LUTZ
tes circonstances. Les princip. sont : sa traduction allemande de la Bible; son Catéchisme , qui contient les principes de la réforme; des Sermons, des Commentaires bibliques; le traité De servo arbitrio, contre Érasme ( il y nie le libre arbitre ) , et ses Lettres. On a plusieurs éditions de ses œuvres, entre autres celles de Bœrner, Leipsick, 1728-40 , 23 vol. t in— fol.; de Waich, Halle, 1737-53, 24 vol. in-4. Sa vie a été écrite par Mélanehthon et par plusieurs autres auteurs (tout récemment M. V. Audin a publié une Histoire de la vie , des écrits et des doctrines de Luther , Paris, 1840). M. Michelet a donné sous le titre de Mémoires de Luther, 1835 , 2 vol. in-8, des fragments de ses ou vrages relatifs à l’histoi re de sa vie. Les doctrines de Luther ont été exposées et réfutées par Bossuet ( Histoire des variations).
LUTHÉRIENS, partisans des doctrines de Luther (pour ces doctrines, Voy. luther). Le luthéranisme date de 1517, époque à laquelle Luther commence a s'élever ouvertement contre l’autorité du Saint-Siège. Après avoir longtemps lutté contre les légats du pape et contre l’empereur Charles- Quint, les Luthériens, soutenus dès l’origine par des princes puissants (notamment l’électeur de Saxe et le comte palatin), obtinrent quelques concessions aux diètes de Nuremberg ( 1523) et de Spire (1526); mais ces concessions ayant été retirées dans une nouvelle diète tenue à Spire en 1529, ils protestèrent contre les résolutions de cette diète (d’où le nom de Protestants qu’on leur donne fréquemment), et présentèrent en 1530 à la diète d’Augsbourg leur confession de foi. Cette confession ayant encore été rejetée, les princes luthériens , dont le nombre s’était considérablement accru et auxquels s’étaient joints le roi de Suède (Gustave - Wasa ) , le roi de Danemark (Frédéric), le landgrave de Hesse, etc., forment entre eux la fameuse ligue de Smalkalde (1530): ils obtiennent de nouveau la liberté de conscience par un traité signé à Nuremberg (1532); mais au bout de peu d’années, Charles-Quint leur déclare la guerre. Il remporte sur eux la victoire de Mühlberg en 1547, et les oblige , par l’édit temporaire connu sous le nom d'intérim d" Auij s bourg, à se soumettre aux décisions du concile de Trente; néanmoins, l’empereur se voit obligé en 1552 de signer le traité de Passau qui permettait l’exercice libre du luthéranisme dans tout l’empire. Cependant, les nouvelles doctrines eurent encore à lutter pendant près d’un siècle, et les contestations auxquelles elles donnaient lieu ne furent définitivement terminées qu’à la paix de Westphalie, en 1648. Aujourd’hui les Luthériens composent la majorité des populations en Suède, en Danemark, en Prusse et dans tout le nord de l’Allemagne. Le luthéranisme se distingue du calvinisme en ce qu’il admet la présence réelle, et rejette la prédest. absolue, en ce qu’il tolère les ornements religieux et conserve une sorte de hiérarchie. Cependant, depuis quelques années, ces deux sectes tendent à se fondre en une seule. Voy. évangélique (Église).
LUTTER, bourg du duché de Brunswick, à 27 kil. S. O. de Wolfenbuttel ; 1,200 hab. Victoire de Tilly, général de l’armée bavaroise et catholique, sur Christian IV, roi de Danemark , en 1626.
LUTTERWORTH, ville d’Angleterre (Leicesler), à 22 kil. S. de Leicester ; 2,262 hab. Tissus, bonneterie. Patrie de Wiclef, qui y fut curé.
LUTT1CH, nom allemand de la ville de liège. LUTZELSTE1N, v. de France. Foy. petite-pierre.
• LUTZEN, Lucena, v.des Etats pruss. (Saxe), entre Mersebourg et l’Elster, à 19 kil. S. O. de Leipsick (1,300 hab.), est célèbre par 2 batailles: l’une où Gustave-Adolphe vainquit les Impériaux et périt, îe 16 novembre 1632 ; l’autre où Napoléon battit les Musses et les Prussiens réunis, le 2 mai 1813.
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LUXEMBOURG, Luciliburgum en latin moderne, en allemand Lutzelburg, capitale du grand-duché de Luxembourg (partie holland.), sur l’Alzette, à 85 kil. S. E. de Bruxelles, par 3° 49’ long. E., 49° 37’ lat. N.; 12,000 hab. Une des plus fortes places de l’Europe (c’est une des 3 grandes forteresses féd.). La v. est div. en haute et basse ; celleci, traversée par l’Alzette. Athénée. Industrie et com merce , surtout de viandes salées et jambons. — Souvent prise et reprise, notamment par les Français, 1542, 1543, 1684 et 1702, Luxembourg a généralement suivi le sort des Pays-Bas catholiques. Reprise en 1795, elle fut sous la République et l’Empire le ch.-l. du dép. (français) des Forêts.
Luxembourg (grand-duché de), ancienne province des Pays-Bas, aujourd'hui possession particulière du roi (mais non du royaume) de Hollande, et en même temps partie de la Confédération germanique, bornée par la France au S., par la Belgique à l’O. et au N., par la province Rhénane de Prusse à l’E.: 116 kil. de l’E. à l’O. sur 1 12 ; 5,850 kil.carr. Ch.-l., Luxembourg. Le pays est arrosé par plusieurs rivières(Moselle, Alzette,()urthe, Semoy, Chiers), et couvert de ’inontagnes et de vastes forêts (les Ardennes). Climat froid, sain. Sol assez fertile. Gibier et poisson. Fer, cuivre, houille, marbre, pierre à bâtir, etc. Toiles, lainages, tabac ; papeteries, distilleries, etc. — Le Luxembourg, compris autrefois dans la B.-Lorraine, eut d’abord le titre de seigneurie, puis de comté ; une 1T* maison de Luxembourg s’étant éteinte en 1136, Henri I, comte de Namur, hérita du comté et le transmit à sa fille Ermesinde, femme de Waleran de Limbourg, qui fut la tige d’une 2e maison de Luxembourg (Voy. ci-après), sous laquelle le comté devint duché, en 1354. Elisabeth, fille du duc Jean, ef nièce des empereurs Wenceslaset Sigismond, le fit entrer dans une branche cadette de la 2e maison de Bourgogne en épousant Antoine de Bourgogne, due de Brabant (1409), qui mourut en 1415. N’ayant point d’héritiers et craignant de se voir enlever le duché de Luxembourg par Guillaume de Saxe, landgrave de Thuringe, Elisabeth vendit ce duché à Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne (1444). Le mariage de Marie de Bourgogne (1477) le fit échoir à Maximilien d’Autriche : Charles-Quint le comprit dans les 17 provinces qui formaient le cercle de Bourgogne. La rébellion des provinces du Nord le laissa à l’Espagne (1592-1609). Louis XIV s’en fit céder quelques districts, dits Luxembourg français (Thionville, Damvilliers, Marville, Montmédy), qui furent annexés au gouvernement de Metz. La guerre de la succession d’Espagne fit passer le reste à l’Autriche. La France l’occupa presque constamment depuis 1793, et en fit le département des Forêts. En 1 8 1 5, le congrès de Vienne le rendit à l’Allemagne comme état de la Confédération germanique, mais en l’annexant au royaume des Pays-Bas. Après 1831, il devint un sujet de graves débats entre la Belgique et la Hollande; ces débats n’ont été définitivement terminés que par le traité du mois d’avril 1839. Aujourd’hui toute la partie orientale, qui comprend Luxembourg. Diekirch, Echlernach, etc., appart.au roi de Hollande; le reste, où se trouvent les villes d’Arlon, Bastogne, Houfalise, Neufc château, Bouillon, a été laissé à la Belgique, qui s’était d’abord emparée du tout; Arlon en estlech.-l.
LUXEMBOURG (maison de), une des plus illustres maisons souveraines de l’Europe, a pour fondateur Waleran de Limbourg , qui épousa au xii'1 siècle Ermesinde, héritière du Luxembourg. Elle a fourni à l’Allemagne 5 empereurs, savoir: Henri VII (1308-13), Charles IV (1347-78), Wenceslas (1378-1400), Josse (1410), Sigismond (1411- 37); des rois à la Bohême, et à la France 2 connétables et maréchaux. Ses principales branches
LUYJN
sont, après (a branche aînée, dite de Luxembourg, celles des Luxembourg-Ligny, L.-Saint-Pol , L.- Brienne, L.-Piney, etc. — A partir de 1422, la branche ftînée se fondit dans la maison d’Autriche par le mariage d’Elisabeth, fille et héritière de l’empereur Sigismond (de Luxembourg) avec Albert II, archiduc d’Autriche, puis empereur. La 2e branche «’éteignit dès 14 lô; la 3e, en 1482 (ses domaines passèrent par mariage dans la maison de Bourbon- Vendôme); la 4e en 1608; la ô'oubranche desLuxemi*>urg-Piney se fondit vers 1661 dans celle des Montmorency par le mariage de la dernière héritière, Madeleine, duchesse de Luxembourg, avec François-Henri de Montmorency, maréchal de France (1661), plus connu depuis ce mariage sous le nom de maréchal de Luxembourg ( Voy . ci-après).
Luxembourg ( François-Henri de jiontmorencybouteville, duc de), maréchal de France, ne en 1628, était fils du fameux Bouteville, décapité pour s’être battu en duel. D’abord aide-de-camp de Condé, il se distingua près de lui à la bataille de Lens (4648), et gagna le grade de maréchalde-camp à 20 ans. Il suivit constamment la fortune de Condé dans les troubles de la Fronde, se mit comme lui au service de l’Espagne pour combattre Mazarin , fut quelque temps enfermé à Vincennes, puis fit sa paix (1660). Les troubles apaisés , il reparut avec gloire dans les armées françaises : il se signala en 1668 à la conquête de la Franche-Comté , où il servait en qualité de lieutenant-général ; en 1672, il commanda «n zhef pendant la campagne de Hollande , prit Grool , Deventer, Carnpen, etc.; défit les armées des Etats près de Bodegrave et de Woërden; fit en 1673 une belle retraite qui fut admirée des ennemis mêmes, et devint en 1675 maréchal de France. S’étant brouillé avec Louvois, il resta quelque temps sans emploi, et fut impliqué par la haine du ministre dans un procès ridicule : on l’accusait d'entretenir commerce avec des empoisonneuses et d’avoir fait pacte avec le diable ; il fut déclaré innocent, mais il n’en avaitpas moins subi une longuecaplivité(1680). Remis après dix ans d’inaction à la tête des armées, il gagna les batailles de Fleurusen 1690, de Steinkerque en 1692, et de Nerwinde en 1693. Le duc de Luxembourg mourut à Versailles en 1695. Issu de la famille des Montmorency, il avait épousé, vers l’année 1661, l’héritière de la maison de Luxembourg- Piney, et avait depuis joint à son nom et à ses armes les armes et le nom de Luxembourg. — Un de ses fils, Christian- Louis de Montmorency - Luxembourg (1675-1746), fut fait maréchal par Louis XV en 1734, après s’être distingué à Oudenarde, à Lille, à Malplaquet, à Bouchain. — Son neveu, Ch.-Fr.- Fréd. de Montmorency -Luxembourg (1702-64), devint aussi maréchal sous Louis XV, mais il ne commanda jamais en chef. Retiré dans sa terre de Montmorency, il y accueillit avec une extrême bienveillance J.-J. Rousseau, qui s’est plu dans ses écrits à faire l’éloge de son protecteur. La femme du maréchal , connue d’abord sous le nom de duchesse de BoufQers, jouit sous Louis XV d’une grande célébrité par sa beauté et son esprit.
LUXEU1L, Luxovium , ch.-l. de c. (H. -Saône), à 16 k. N. O.deLure; 3,628 h. Kirschwasser, jambons, chapeaui de paille, forges, etc. Eaux thermales, salines. On y voyait jadis un fam. monast. fondé par S. Colomban, et où furent enfermés Ebroïn et saint Léger (673). Luxeuil fut ravagé par les Sarrasins dans u vin* siècle , mais relevé par Charlemagne.
LUXOR. Voy. louqsor.
LUYA ou CHILLOAS, ville du Pérou, à 44 kil. N. O. de Chachapoyas; jadis ch.-l. de la prov. de Luya-et-Chilîoas. auj. dans le dép. de Livertad.
LUYNES, nommée d’abord Manié et Hoches- surfaire, p. v. dudép. d’l.-et-L~,à9k.O. deTours;2,000
LYCE -
hab. Château. Passementerie, rubans noirs, etc Séjour de Paul-Louis Courier. Elle a reçu son non; duconnét. d’Alb. de Luynes. Érigée en duchéen 1627
LUYNES (maison d’albert de), famille originaire de Toscane, que l’on fait remonter àThomas Alberti, frère du pape Innocent VI, et qui vint s’établir eu France au commencement du xv* siècle dan3 la ville de Pont-Saint-Esprit. Léon d’Albert, un de ses descendants, qui le premier donna à son nom une forme française, possédait la seigneurie de Luynes à litre de comté en 1540. Cette seigneurie fut érigée en duché-pairie en faveur de Charles d’Albert, favori de Louis XIII.
luynes (Charles d’albert, duc de), favori de Louis XIII , né au Pont-Saint-Esprit en 1578 , fut d abord page de Henri IV, qui le plaça auprès de son fils (depuis Louis XIII). 11 sut se concilier l’affection ue son jeune maître, et dès que ce prince fut monté sur le trône (1610), il le combla de faveurs et de dignités. De Luynes hâta la perte du maréchal d’Ancre (1617), s’empara, après le meurtre du favori, de toute l’autorité, et fit exiler ia reine-mère afin de régner sous le nom du roi. Il ne tarda pas à se rendre odieux par son ambition et son avidité, et excita quelques révoltes; mais il réussit à comprimer les mécontents, et profita des avantages qu’il avait obtenus sur eux pour se faire nommer connétable (1621) ; il fit déclarer la guerre aux protestants et leur enleva quelques places ; mais il échoua honteusement devant Montauban. Il succomba peu après (1621), d’une fièvre pourprée. Il élait sur le point d être disgracié. — Son fils, Louis- Charles , duc de Luynes et duc de Chevreuse , né en 1620, se distingua d’abord dans les armes, puis se lia avec Port-Royal; il publiadiversouvr.de piété, et trad. les Méditations de Descartes (1647). M.1690.
LUZ-EN-BARÈGES, ch.-l. de canton (Hautes- Pyrénées), à 40 kil. S. de Tarbes ; 2.G78 hab. Eaux minérales près de là (à St-Sauveur)
LUZARA. Voy. luzzara.
LUZARGHES, ch.-l. de canton (Seine-et-Oise), à 24 kil. N. E. de Pontoise ; 1,400 hab. Bl-ondes, boutons de métal. Ancienne abbaye , fondée par saint Louis ; ancien château royal. Envir. délicieux.
LUZECH, ch.-l. de canton (Lot) à 13 kil. O. de Cahors ; 2,500 hab.
LUZERNE (le cardinal la). Voy . la luzerne.
LUZY, ch.-l. de canton (Nièvre) , à 30 kil. S. de Château- Chinon ; 2,000 hab. Commerce de bois et houille.
LUZZARA , ville du duché de Parme, à 7 kil. N. E. de Guastalla; 1,500 hab. Les Français y battirent les Autrichiens en 1702 ; le marquis de Créqui, fils du maréchal, célèbre par son esprit, périt dans cette action.
LYÆUS, surnom de Bacchus. Voy. bacchus.
LYGAMBE. Voy. archiloque.
LYCAON, fils de Pclasgus et roi d’Arcadie, fonda Lycosure, la ville la plus ancienne de cette contrée , réunit les habitants sauvages et leur donna des lois. 11 vivait du temps de Cécrops. Selon la fable, il fut changé en loup pour avoir essayé d’assassiner pendant son sommeil Jupiter qui, sous la forme d’un simple mortel , était venu lui demander l’hospitalité. D’après une autre tradition, il avait offensé le d;eu en servant sur la table les membres d’un jeune enfant qu’il avait égorgé , ou plutôt en lui sacrifiant de3 victimes humaines.
LYCAONIE, Lycoonia, région de l’Asie-Mineure (cl plus tard province du diocèse d'Asie), dans les mont, au N. de la Pisidie et de l’Isaurie, avait pour villes principales Iconium (Konieh) etLarande.
LYCÉE (mont), Lycœus mons, auj. mont Minllia montagne d Arcadie, au S., s’unissait au mont Taygète. 11 était consacré à Pan. Son nom venait du grand nombre de loups qu’on y rencontrait.
LYCU — 1086 — LYDG
lycée (le) , Lycœum , portique et promenade d’Athènes, sur les bords de 1’ 1 tissus, où Aristote donnait ses leçons en se promenant avec ses disciples. — Par suite le Lycéen désigné l’école et la doctrine d’ Aristote. Voy. aristote et péripatéticiens.
LYCHNIDE, Lyc tondus , ville de l’Europe ancienne, ch.-l. des Dassarètes, sur la côte E. d un lac nommé aussi Lychnide (auj. lac d ’Ochrida), et sur la voie Egnalia , appartint d’abord à l’Myrie, puis à la Macédoine , revint à l’IIlyrie, et finit par devenir romaine en 167 av. J.-C.
LYCHNIDE (lac de), auj. lac d’OCHRIDA.
LYC1E, Lycia , auj. livah de Tekke et partie de eelui de Mentech; région de l’Asie-Mineure, au S. de la Phrygie, entre la Carie et la Pamphylie, avait pour villes principales Myra et Patare. On y adorait surtout Apollon. — La Lycie appartint successivement àCrésus, aux Perses, à Alexandre, à Antigone, aux Séleucides, aux Rhodiens (190-168), à qui les Romains la firent céder par Antiochus-le-Grand ; redevint libre nominalement sous l'alliance de Rome, et enfin fut annexée à l’empire sous Claude. — Très anciennement la Lycie avait été habitée par les Termiles et les Milyes, et avait porté le nom de Milyade.
LYGK, Œlck en polonais, ville des Etats prussiens ( Posen ) , à 98 kü. S. de Gumbinnen ; 3,250 hab. Toiles, tanneries.
LYCOMÈDE, roi de Scyros, et père de Déidamie. Achille fut envoyé chez lui , déguisé en fille , pour se soustraire à ceux qui voulaient l’emmener au siège de Troie, et séduisit sa fille.
LYCOPHRON , poète du ni® siècle av. J.-C., cél. par l’obscurité de son style, né à Chalcis en Eubée, vécut en Egypte, à la cour de Ptolémée Philadelphe; fit un grand nombre de tragédies et de poésies diverses, et prit place, avec Aratus, Tliéocrite, etc., dans la Pléiade poétique. 11 ne reste de lui qu’un poème fort singulier, intitulé : Alexandra ( Cassandre , fille de Priam ) ; c’est une longue prédiction des malheurs réservés à Troie; elle est écrite dans un style énigmatique et peu intelligible. Ce morceau a été longuement commenté, chez les anciens par Tzetzès, et chez les modernes par Ganter, Bâle, 1666;Meursius, 1597 ; Potier, Oxford, 1697, Reichard, Leipsick, 1788; Muller, ib., 1811 ; Bachmann ,ib., 1830. M. Dehèque l’a édité, trad. et commenté en 1853. FilsdePériandre.F.pÉRiANDRE.
LYCOPOLIS, auj. Syoui , ville de Thébaïde , vers le N., au N. O. d’ Apollinopolis minor , sur la gauche du Nil, donnait son nom au nome Lycopalite. On y honorait le loup, ou plutôt le chakal, que les anciens prenaient pour le loup. Patrie de Plotin.
LYCORTAS, l’ami et le disciple de Philopœmen, devint, après ce général, chef de la ligue Achéenne, vengea sa mort en pillant Messène, et força les Spartiates à entrer dans la ligue, l’an 182 av. J. -G. L’hi ton en Polybe éta * roa fils.
LYCOSTHENE. Voÿ. TVCiLFFHART.
LYCOSUR E y. JLycosura, ville d’Arcadie, chez les Parrhasiens, au pied du mont Lycée et au S. O. de Mégalopolis. Une des plus anciennes villes de la Grèce, fondée par Lycaon, fils de Pela^gus. ^LYCURGUE, roi fabuleux de la Tlirace, s’opposa au culte de Baechus, et poursuivit les Méuades pendant qu’elles célébraient les Orgies; il fut puni de cécité , et fut saisi d’un transport de fureur dans lequel il se mutila; ses sujets se révoltèrent contre lui et il périt de mort violente, crucifié selon les uns, ou selon d’autres déchiré par des chevaux sauvages. Il est probable que ce prince proscrivit l’usage du vin et qu’il excita par là une insurrection dans laquelle il périt.
lycfrgue , législateur des Lacédémoniens, était filad’Eunome, roi de Sparte. Son frère aîné Poiydecte, qui avait occupé le trône après Eunome, étant mort fort jeune, l’an 898 av. J. -G., sans laisser
d’autre enfant que celui dont sa femme était enceinte, celle-ci offrit la couronne à Lycurgue, s’engageant à faire périr son enfant s’il voulait l'épouser., Lycurgue repoussa ces offres coupables, et après la naissance du prince, qu’on nomme Gharilaüs, il se contenta du titre de t uteur de son neveu; il gouverna en cette qualité jusqu’à la majorité du jeune Gharilaiis. Des désordres sans cesse renaissants dam Sparte ayant fait sentir à Lycurgue le besoin d'une bonne législation pour sa patrie, il partit pour la Grète, l'Egypte et l’Asie, dans le but d’étudier les lois de ces pays. De retour à Sparte, il donna à sa jiatrie une législation qui fit longtemps sa gloire (884). On dit qu’après avoir fait jurer à ses concitoyens de ne rien changer à ses lois pendant son absence, Lycurgue partit pour un long voyage et ne revint jamais. Au reste rien n’est moins certain que tout ce que l’on raconte de ce personnage qui est antérieur aux temps vraiment historiques. La législation de Lycurgue avait principalement pour but d’établir l égalité entre tous et de former un état guerrier sans esprit de conquête. Pour atteindre ce premier but, les terres avaient été partagées en portions égales; une loi interdisait l’aliénation, la diminution et l’augmentation des portions attribuées à chaque famille ; les monnaie* d’or et d’argent avaient été remplacées par du fer; les repas étaient communs, l’éducation donnée en public. Pour alteindre le second but, l’éducation était toute martiale : des exercices continuels développaient les forces et l’adresse des jeunes gens. Il étafl défendu de s’appliquer aux arts et aux métiers .- tout cela était abandonné aux esclaves. Le gouvernement se composait de deux rois, qui présidaient aux cérémonies religieuses, avaient l’initiative des lois et commandaient les armées ; d’ua sénat de 28 membres élus par le peuple, chargé d’ordonner tout ce qui concernait la guerre, la paix, les alliances, etc.; d’une assemblée du peuple, qui choisissait tous les magistrats, fixait la répartition, des contributions à fournir, admettait ou rejetais les lois. Sparte dut sa grandeur à cette législation ; la république commença à décliner du moment oà elle abolit les institutions de Lycurgue. Voy. SPARTE.
Lycurgue r tyran de Sparte, se fit placer sur 1* trône l’an 219 av. J.-C. , en corrompant les éphores, mais il fut déposé peu après.
Lycurgue, orateur athénien, intendant du trésor public, chargé du soin de la police, se fit autant remarquer par son éloquence que par la probité avec laquelle il remplit les fonctions publiques» Il était un des trente orateurs qu’ Alexandre voulaitse faire livrer par les Athéniens, et que ceux-ei lui refusèrent. Il mourut vers l’an 325 av. J.-C. il ne reste de lui qu’un discours, qui se trouve dans le Recueil des orateurs grecs de Reiske, Leipsick, 1770, »>t que l’abbé Auger a traduit en français.
LYGUS, nom d’un grand nombre de rivières chez les anciens, en Asle-Mineure, en Syrie, etc., la plupart peu importantes V. zab,rhy\dacus, etc. LYGUS, roi de Thebes. Voy , antiope et difcé.
LYDD, ville d’Angleterre (Kent), à 44 kil. S. O. de Maidslone; 1,450 hab., est conjointement avec Romney un des Cinq-Ports. Phare
LYDD A . auj. Ludd ou Loddo , Diospolis des Grecs, ville de la Palestine, auj. en Syrie (Damas), à 5 kil. N. F,, de Ramseh : 2,000 hab. Evêché grec. Eglise magnifique, construite par Justinien , et consacrée à saint George, qui, selon la tradition, souffrit le martyre à Lydda. Saint Pierre guérit un paralytique dans cette ville.
LYDGATE, vieux poète anglais, né en 1380, mort vers 1460, était moine de l’ordre des Bénédictins. Il imita Chaucer avec assez de succès; il a laissé ; des Èglogues , des Odes , de3 Satires , un poëmo intitulé; la Chute des Princes, immimé en ! 494; UBO
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