‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 665 sur 1261 · LYON · texte numérisé non relu

LYON

LYSI

la reunit à la France en 1307 . Ce prince érigea la seigneurie de Lyon en comté et le laissa en partage a f archevêque etau chapitre de St-Jean. Lyon comptait plus de 200,000 hab. en 1793, lorsqu elle se révolta contre la Convention : elle eut alors à subir un siégé terrible , dont le résultat fut la destruction presque entière de la ville ; elle fut ensuite décm ee , par les commissaires de la Convention , Collot- S’ Herbois , Couthon , Fouché ; le nom même de

voltes d’ouvriers qui -

et 49, et l’inondation de 1840 l’ont encore cruellemen t fan souffrir ; en outre, les fabriques de soie fondées depuis le commencement du xix® siècle en Suisse, en Allemagne, en Italie , ont commence a iui ravir d'importants débouchés. L église de Lyon tut j une des plus florissantes de3 Gaules ; elle eut pour fondateurs saint Pothin et saint lrénée. Il se tint à Lyon plusieurs conciles, notamment deux œcuméniques, en 1245 et 1274: dans le dernier on s'occupa de la réforme du clergé et de la réunion des églises grecque et latine. Lyon possédait un chapitre célèbre où l’on ne recevait que des nobles , et dont les membres portaient le titre de comtes de Lyon. Ce tte v.a vu naître les empereurs Claude, Caracalla et Géta; Sidoine-Apollinaire; Louise Labé,Ph. Delorme, Coustou, Coysevox, Audran ; Spon, Terras- (son, Montucla, Sonnerat, les Jussieu, C. Jordan, de 'Gérando, J. -B. Say. Jacquart, le major Martin, Su- ■het, etc. — L’arr. a 16c. (L’Arbresle, Condrieu, Givors, Limonest, Mornant, Neuville-l’Archevêque , Saint-Genis-Laval , Saint-Laurent de Chamousset, Saint-Symphorien-sur-Coise, Vaugneray, plus Lyon qui compte pour G ) , 128 communes, 330,044 hab.

lyon (le golfe de) , Gallicus sinus. On nomme ainsi cette partie de la Méditerranée qui s’étend depuis la côte N. E. de l’Espagne jusqu’aux embouchures du Rhône, baignant les côtes de la Catalogne et des départements des Pyrénées-Orientales, île l’Aude, de l'Hérault et des Bouches-du-Rhône. On écrit aussi quelquefois golfe de Lion , et l’on explique ce nom par l’agitation des eaux du golfe dont on compare la violence à la fureur du lion.

LYONNAIS , grand -gouvernement de France avant la révolution, avait pour bornes au N. la Bourgogne, au S. le Yélay et le Vivarais, à l’E. la Bresse et le Dauphiné , à l’O. le Bourbonnais et l’Auvergne, et se composait de trois parties ; le Lyonnais proprement dit , le Beaujolais, le Forez. Ch.-l. général, Lyon. Montagnes et forêts au centre ; plaines fertiles à l’E., vers le Rhône et la Saône, et à l’O. vers la Loire. — Jadis habité par les Ségusicns, il fit sous les Romains partie de la Lyonnaise lr*, puis du roy. de Bourgogne ; enfin devint un comté particulier qui fut réuni à la couronne (le Lyonnais en 1307 sous Philippe-le-Bel, le Beaujolais et le Forez sous François I). Il forme auj. les dép. de la Loire et du Rhône.

lyonnais proprement dit, dans l’E. du grandgouvernement de Lyonnais. Places: Lyon, Anse, Tarare, l’Arbresle , Condrieu , Saint-Symphorien, Charlieu. Auj. dép. du Rhône.

LYONNAISE, Lugdunensis , nom donné par Auguste à la partie de la Gaule comprise entre la Belgique , l’Aquitaine et la Grande - Séquanaise, c.-à-d. à la Celtique proprement dite , diminuée de quelques peuples situés au S. de la Loire (qu’il joignit à l’Aquitaine), et augmentée des Lingones. Elle formait au iv* siècle 4 provinces, savoir: l°la Lyonnaise lr«, au S. E. (auj. Bourgogne , Nivernais , Forez ) , comprenant les Segusiani , Mandubii , Ædui , Lingones; ch.-l. , Lugdunum ( Lyon ); — 7° la Lyonnaise 2* au N. ( Normandie ), comprenant Î38 Caletes, Veliocasses , Lexovii, Eburovices , Viducastes , Tiajocasscs , Abiincatui, Veneli, Saii ; ch.-L,

Ju'iobona (Lillebonne), ou Rotomagus (Rouen) : — 30 la Lyonnaise 3e, à l’O. ( Bretagne , Maine , Anjou ), comprenant les Turones , Diablintes , Cenomani , Andecavi , Arvii , Namnetes , Bedones, Veneli, Curiosolites , Corisopites, Osismii; ch.-l. Turones (Tours); — 4° la Lyonnaise 4e, au centre ( Orléanais , Ile-de- France et partie de la Bourgogne) , comprenant les Meldi , Tricasses , Senones , Carnutes , Parisii , Aureliani ; ch.-l., Senones (Sens). On joint souvent à la Lyonnaise la Grande- Séquanaise ou pays des Séquanes et des Helvètes ( Voy . gaule).

LYONNET (Pierre), naturaliste, né en 1707 à Maëstricht , d’une famille originaire de Lorraine, mort en 1789, remplissait à La Haye, auprès des Etats-Généraux, les fonctions de secrétaire des chiffres et de traducteur-juré. Il consacra ses loisirs aux sciences ; il s’occupa surtout des insectes , et acquit le talent de graveur afin de pouvoir représenter plus fidèlement ses découvertes. Il donna en 1742 une traduction française de la Théologie des insectes de Lesser; assista Tremblay dans la publication de son Mémoire sur les polypes , 1744, et publia lui-même -en 1760 Y Anatomie de la chenille qui ronge le saule , monographie qui est un chef-d’œuvre de patience et d’exactitude.

LYONS-LA-FORÈT. Voy. lions.

LYRE, bourg et abbaye. Voy. lire.

LYRNESSE , Lymessus , ville de Mysie , prè9 d’Adramytte, était, au temps de la guerre de Troie, capitale d’un petit royaume, et fut pillée par Achille qui y fit prisonnière la belle Briséis.

LYS (la), Lye ou Leye en allemand, Legia en latin, riv. de France et de Belgique, prend sa source en France, à 15 kil. S. O. de Béthune (Pas-de- Calais); traverse le dép. du Nord, entre en Belgique près de Menin, arrose la Flandre occidentale et la Flandre orientale en passant par Courtray, et se jette dans l’Escaut à Gand; 200 kil. de cours. Ellecommunique avec un grand nombre de canaux. Cette riv. a donné son nom à un dép. de l’empire français, qui avait pour ch.-l. Bruges.

LYS (Jean), peintre, né à Oldenbourg en 1570, mort en 1629, séjourna à Rome et à Venise, suivit de préférence l’école vénitienne et prit pour modèles Titien , Paul Véronèse et le Tintoret. Ses tableaux les plus estimés sont :1a Chute de Phaéton, St Jérôme dans le désert entendant la trompette du jugement dernier; Adam et Ève pleurant sur le corps d'Abel.

lys (Jacques d’arc du), père de la Pucelle d’Orléans. Voy. JEANNE D’ARC.

LYSANDRE, général lacédémonien , est surtout célèbre par la victoire navale qu’il remporta à Ægos-Potamos sur les Athéniens (405 av. J.-C. ), victoir qui mit fin à la guerre du Péloponèse, et a la suite ae laquelle n s’empara d’Athènes, 404: ii établit le gouvernement des Trente-Tyrans. Lysandre, tout puissant alors dans sa patrie, se préparait, dit-on, à l’asservir, lorsqu'il fut tué dans un combat livré par les troupes Spartiates contre les troupes thébaincs, devant Haliarte, 394 av. J.-C.

LYSAN1Æ (abila-). Voy. abel.

LYS1AS, célèbre orateur athénien, né l’an 459 av. J.-C., mort en 378, aida Thrasybule à chasser les Trente-Tyrans. Il nous reste de lui 32 discours avec des fragments de quelques autres. Une de ses harangues les plus éloquentes est celle contre Eratosthène , qui avait fait mettre son frère à mort pendant le gouvernement des Trente. Les meilleures éditions de Lysias s.ont celles de Taylor, Londres, 1739, in-8, et Cambridge, 1740, in-8. L’abbé Auger l’a traduit en franç. Paris, 1783, in-8.

lysias , général d’Antiochus Epiphanes , roi de Syrie, fut envoyé contre Judas Macchabée, se laissa surprendre par ce général , perdit 5,000 hommes et fut mis en fuite. Après la mort d’Epiphanes (164 1 av. J.-C.), il s’empara du pouvoir au nom du jeune

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Antiochus Eupator. Il assiégeait Jérusalem lorsqu’il apprit que Philippe, qui lui disputait la régence, s’était emparé de la capitale de la Syrie ; il leva le siège , marcha contre son compétiteur et le défit; mais Démétrius Soter étant subitement apparu, Lysias et Eupator se virent abandonnés de leurs partisans, et furent massacrés par leurs propres gardes (162 ans av. J.-C.).

LYSIMACH1E, Lysimachia , dite aussi Hexamilium, ville de la Thrace (Chersonèse), sur le golfe Mélane, fut fondée par Lysimaque l’an 309 av. J.-C.

LYS1MAQUE, Lysimachus, un des meilleurs capitaines d’Alexandre , eut la Thrace en partage après la mort du conquérant (323 av. J.-C.), et y bâtit la ville de Lysimachie , capitale de scn royaume. Ligué avec Séleucus et Cassandre contre Antigone et Démétrius, Lysimaque contribua à la victoire d’Ipsus (301). A la fin de sa vie, il fit deux expéditions en Macédoine (295 et 286), et resta maître de ce pays. Il régnait depuis 25 ans en Thrace, depuis 4 en Macédoine , lorsqu’il fut tué dans un ‘combat contre Séleucus (282 av. J.-C.). Il avait alors 80 ans. Lysimaque s’était rendu odieux par ses cruautés : il n’épargnait pas même les siens, et mit à mort Agathocle, un de ses fils, sur de légers soupçons.

LYSIPPE, statuaire grec, natif de Sicyope, florissait vers 350 av. J.-C. Il obtint seul , avec Apelles et Pyrgotèle, l’honneur de représenter les traits d’Alexandre. Il ne nous reste de lui aucun ouvrage. Les plus connus étaient une statue de Socrate , un Hercule , qu’on voyait encore à Constantinople au commencement du xin* siècle, une statue de l'Occasion, regardée par les anciens comme son chefd’œuvre. Winckelmann lui attribue le Laocoon.

LYS1S, philosophe grec, né à Tarente, fut disciple de Pythagore et échappa avec peine à la fu¬

reur de Gylon de Crotone. Lysis est regardé comme I auteur des Vers dorés ; on les attribue aussi à Empédocles et à Philolaüs. On a de lui une Lettre à Hipparque (dans les Opuscula mythologica et philosophica de Th. Gale), dans laquelle il reproche à Hipparque de divulguer les secrets de la philosophie de leur maître. — Une faut pas le confondre avec un autre Lysis qui fut précepteur d’Epaminondas.

LYSTKA, auj. Latik, ville de Lycaonie, au N. O. d’ Icon i u m . S . Paul y fut lapidé. Patrie de S . Timothée.

LYTTLETON (lord George), littérateur anglais, né en 1709 à Hagley (Worcester), mort en 1773, se fil connaître, encore fort jeune, par des productions littéraires, telles que des Pastorales et des Lettres persanes , faites à l’imitation de celles de Montesquieu, ouvrage médiocre, qu’il condamna lui-même. Au retour d’un voyage en France et en Italie, il fut élu député à la Chambre des Communes, où il se montra l’adversaire du ministère Walpole, quoique son père fût lord de l'amirauté dans ce ministère. Après la chute de Walpole (1744), il fut successivement secrétaire du prince de Galles, lord-commissaire de la trésorerie, trésorier de l’épargne du roi , chancelier de l’échiquier. Tombé en 1757 avec le ministère dont il faisait partie, il fut créé pair et baron de Frankley. Depuis cette époque jusqu’à sa mort, il s’occupa uniquement de littérature. Ses ouvrages les plus remarquables sont les Dialogues des morts (1760), et V Histoire de Henri II, précédée de l'Histoire des révolutions d'Angleterre , 1767-1771. Ses Œuvres complètes ont été publiées par son neveu George Ayscough, Londres, 1774, in-4. On a publié tous son nom des Lettres sur l'Histoire d' Angleterre, qui sont de Goldsmith. Lyttleton est surtout estimé pour l’élégance et la pureté de son style. 11 fut l’ami et le protecteur des gens de lettres.

M. Dans les abréviations des noms propres, cette lettre se prenait pour Marcus; avec une apostrophe, M’, pour Manius.

MAADEN (c.-à-d. mines). Voy. maden et almaden.

MAALSTROM. Voy. maelstrom.

MAAS, nom de la Meuse en flamand, entre dans la composition d’un grand nombre de noms géographiques.

MAASEYCK, ville de Belgique (Limbourg), sur la Meuse, à 26 kil. N. E. de Maêstricht; 3,400 hab. Patrie de Jean et Hubert Van Eyck, inventeurs de la peinture à l’huile. — Jadis fortifiée. Prise par les Français en 1675 et 1803.

MAASLANI), dép. du roy. de Hollande ( 1 805- 1809), avait pour ch.-I. La Haye. Réparti d'abord entre les départements français des Deux-Nèthes, des Bouches-du-Rhin et des Bouches-de-la-Meuse, il est auj. compris dans la Hollande méridionale.

MAASLU1S, ville du royaume de Hollande (Hollande méridionale), à 15 kil. O. de Rotterdam, sur un bras de la Meuse; 4,500 hab. Toile à voiles, huile de merluche, chantiers de construction; armements pour la pêche de la morue.

MAB , la fée des songes et la sage-femme des autres fées dans les traditions du moyen âge. Quelques-uns en font la reine des fées et lui donnent pour époux Obéron. Chaucer, et Shakspeare (dans Roméo et J uliette, acte I, scène 4), ont donné de cette fée et de sa cour des descriptions fort poétiques.

MABILLON (Jean), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, l’un des hommes les plus sa¬

vants de son ordre, né à St-Pierremont, près de Vouziers, en 1632, m. à Paris en 1707, vint en 1664 à Paris , et aida d’Achéry à rédiger son Spicilège. En 1683, Colbert l’envoya en Allemagne pour y chercher tout ce qui pourrait servir à l’histoire de la France. 11 alla également en Italie en 1689 aux dépens du roi, et en revint avec une ample moisson. Il passa le reste de sa vie dans l’abbaye de Saint- Germain-des-Prés à Paris. Ses principaux ouvrages sont : Acta Sanctorum S. Benedicti in sœculorum classes distribula , Paris, 1668-1702, 9 vol. in-fol., auquel il joignit plus tard Annales ordinis S. Benedicti, 1713-39, 6 vol. in-fol.; Analecta, Paris, 1723,in-foi. (ce sont des pièces recueillies dan3 diverses bibliothèques); De re diplomalica libri VI 1681, in-fol., ouvrage capital, où il explique tout ce qui regarde l’écriture, le style, l’origine des chartes et diplômes; De lilurgia gallicana , 1689 et 1729, in-4, S. Bernardi opéra, 1690, 2 vol. in-fol.; Traité des études monastiques , 1691; Musœum italicum, 1687- 1689, 2 vol. in-4. Sa Vie a été écrite par D. Ruinart.

MABLY (Gabriel bonnot de), écrivain français, frère de Condillac, né à Grenoble en 1709, mort en 1785, fut placé au séminaire de St-Sulpice par le cardinal de Tencin, son oncle. Plus jaloux de conserver son indépendance que d’obtenir les dignités de l’église, il se contenta de recevoir le sousdiaconat, et s’occupa tout entier d’études sur l’histoire et la politique. Il fut quelque temps employé comme secrétaire par le cardinal de Tencin, qui faisait partie du ministère, et fut chargé par lui

MAC A — 1090 — MAGG

de quelques missions diplomatiques; mais vers 1746, il rompit avec le cardinal, et renonçant aux affaires, il s’adonna exclusivement à ses études de prédilection. 11 a composé plusieurs ouvrages sur l’histoire, la morale et la politique; on y remarque en général un esprit austère, morose, une opposition vive aux institutions existantes et un grand enthousiasme pour les républiques de l’antiquité, surtout pour Lacédémone. Ses principaux écrits sont : Parallèle des Romains et des Français, 1740; Droit public de l'Europe , fondé sur les traités , 1748, dont la publication fut défendue en France; Observations sur les Grecs , 1749; Observations sur les Romains , 1 7 5-1 ; les Principes des négociations, 1757,- Entretiens de Phocion sur le rapport de la morale avec la politique , 1 703; Observations sur /’ histoire He France , 1765; De l’Étude de l’histoire , 1778 * 1 Manière d'écrire l'histoire, 1782; Principes de il/ orale, 1784; Doutes sur les sociétés, etc. Ses Œuv. ont été réun. nar l’abbé Àrnoux, 15 v. in-8. 1794-95.

MAC, mot qui veut dire fils, précède un grand nombre de noms propres en Écosse et en Irlande.

MACABRE (danse). On a nommé ainsi une ronde infernale dansée par des morts de toutes conditions et de tous les âges, rois ou sujets, riches ou pauvres, vieillards ou enfants; c’est une allégorie ingénieuse figurant la fatalité qui condamne tous les humains à la mort. Cette ronde se trouve représentée au moyen âge dans un grand nombre de cimetières, et est décrite dans un ouvrage fort singulier intitulé lui-même ; Danse macabre, ou Miroir de la mort, ou Danse des morts. Cet ouvrage paraît avoir été d’abord écrit en allemand , puis traduit en latin, en français, etc. Les plus anciennes édifions qu’on en connaisse en français remontent à l’an 1485; M. Champollion-Figeac l’a exhumé en 1811 de la bibliothèque de Grenoble. Le nom de Macabre ne serait, selon quelques savants, que le nom même de l’auteur de cette invention poétique ; selon d’autres, ce serait une corruption de l’arabe magbarahy cimetière. La danse des Morts a été aussi souvent reproduite par les peintres et les graveurs des xve et xvi* siècles; on connaît surtout celle de Bâle, peinte dans le couvent des Dominicains.

MACAIRE (saint), l'Ancien, né dans la Haute- Égypte vers l’an 300, de parents pauvres, se retira dans le désert de Scété (Thébaïde) à l’âge de 30 ans, en fut tiré malgré lui pour être revêtu du sacerdoce, fut persécuté à cause de son attachement à la doctrine du concile de Nicée, et fut relégué par ordre de l’empereur Yalens dans une île du Nil ; mais le mécontentement que le peuple fit éclater à l’occasion de son exil obligea le préfet à rappeler Macaire. Il retourna dans le désert de Scété, où il mourut vers l'an 390. On le fête le 15 janvier. On lui attribue 50 homélies, publiées en grec à Paris, 1559, in-8, et plusieurs Opuscules ascétiques, dans le Thésaurus asceticus du père Poussines.

macaire (saint), le Jeune, né à Alexandrie (Egypte), contemporain du précédent, se retira vers 335 dans la solitude de Nitrie en Egypte (vallée de Natron), y devint célèbre par ses vertus, mais fut persécuté pour son zèle contre les Ariens. Il mourut en 394. On le fête le 2 janvier. On le regarde comme l’auleur de la Règle de saint Macaire, imprimée dans le Codex reyularum, Rome, 1661, 2 vol. in-4.

MACALO, lieu de Lombardie, non loin de Bergame et de Brescia, où Carmagnole, commandant Tes troupes vénitiennes, remporta en 1427 une victoire éclatante sur les généraux du duc de Milan.

MACAO, Ngao-men en chinois, ville de Chine (Kouana-toung) , assez petite, mais très commerçante, dans une presqu’île de la baie de Canton, à 1 18 k. S. de Canton, par lll° 75’ long. E., 22° 12’ lat. N.; elle appartient de nom aux Portugais, mais un mandarin chinois y exerce nne surveillance gé¬

nérale. Des agents de la Compagnie anglaise dc« Indes orientales y résident aussi 8 mois. L’évêque exerce une influence décisive dans l’administration. — Macao est aux Portugais depuis 1580. Bien qu assez florissante, c’est aujourd’hui une ville en décadence : on y compte encore 34,500 hab. (30,000 Chinois, 4,000 Portugais et 500 autres Européens). On y a établi un musée d’histoire naturelle et d'objets de sciences et d’arts. Il s’y publie une Gazette portugaise. Le port est franc depuis 184 6,

MACAROIS1QUE (poésie), genre de poésie burlesque, dans lequel on mêle à dessein les mots de plusieurs langues ou dans lequel on fait entrer des mots de la langue vulgaire en leur donnant une terminaison étrangère, surtout latine. Voy.ro - LENGO. Genthe a écrit YHist. de ce genre, Leips., 1829.

MACARTNEY (George, comte de), diplomate anglais, né en Irlande en 17 37 , mort en 1806, fut successivement ambassadeur en Russie (1764), gou verneur de la Grenade et de Tabago (1775), gou verneurde Madras (1780), et enfin ambassadeur en Chine (1792). Il avait pour mission d’obtenir un traité de commerce .avec les peuples de cette eon~ trée; mais ses efforts furent tout à fait infructueux. G. Staunton, secrétaire d'ambassade de Macartney en Chine, a publié la relation de ce voyage, et son ouvrage: a donné lieu à plusieurs autres écrits.

MACAS. Voy. quixos-et-macas.

MAGASSAR, ancienne ville de l’île de Célèbes, capitale de l’anc. roy. de Macassar, par 127° 28’ long. E., 5° 9’ lat. S. Elle n’existe plus, mais près de son emplacement se voient auj. Vlaardingen et le fort de Rotterdam. — Le royaume, de Macassar était jadis florissant et occupait toute la côte S. O. de l’île; il est auj. vassal de la Hollande; sa capitale actuelle est Goak. — Les Hollandais nomment Gouvernement de Macassar l’ensemble de leurs possessions dans l’île de Célèbes. — Les Portugais mirent pied les premiers dans ce pays en i 6 1 5 ; les Hollandais les en chassèrent en 1667. — On donne le nom de rade de Macassar à une rade belle et sûre située près de Vlaardingen; port franc depuis 1847.

MACAULEY (Catherine sawbridge, mistriss), dame anglaise, célèbre par ses écrits, née en 1733 dans le comté de Kent, épousa en 1760 le docteur Macauiey, médecin de Londres, et se remaria en 1778 à un M. Graham. Elle se fit remarquer par ses idées républicaines, fit en 1785 un voyage en Amérique où elle fut fort bien accueillie de Washington, et défendit la révolution française contre Burke. On a d’elle une Histoire d' Angleterre depuis Jacques I jusqu'à l' avènement de la maison de Hanovre, 8 vol. in-4 , 1763-83, qui a été fort exaltée, et divers ouvrages de politique , entre autres une réfutation de Hobbes. Morte en 1791.

MACBETH, prince écossais, cousin germain du roi Duncan qui régnait au xi* siècle. Selon les chroniques, une sorcière lui avait prédit qu’il serait roi ; pour accomplir la prédiction, il assassina Duncan près d'inverness et se fit couronner à sa place (1040). 11 se rendit odieux par ses cruautés, et fut renversé du trône en 1047 par Malcolm, fils de Duncan, qui avait obtenu des secours du roi d’Angleterre, Edouard-le-Confesseur. Le crime de Macbeth a fourni à Shakespeare le sujet d’une de ses plus belles tragédies qui a été imitée par Ducis.

MACCHABÉE (matathias), vaillant guerrier juif, de la famille des Asmonéens, s’opposa avec courage aux ordres tyranniques donnés par Antiochua Ëpiphane pour contraindre le peuple juif à sacrifier aux idoles. Nommé général par ses concitoyens insurgés, il chassa les Syriens et releva les autels du vrai Dieu. 11 mourut, au milieu de ses succès, l’an 167 av. J.-C., laissant cinq fils, Judas, Simon, Jonathas, Jean et Eléazar ; les trois premiers surtout sont célèbres.

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