MAGE — 1091 — MAGE
macchabée (judas), fila de Matathîas, lui succéda dans le commandement des armées juives l’an 167 av. J.-C., battit les généraux d’Antiochus Epiphane, Apollonius, Nicanor, Gorgias, Ptolémée et Lyaias; rentra en triomphe dans Jérusalem, et purifia le temple (164). Anliochus ayant envoyé contre lui de nouvelles troupes, il les défit également. Le roi lui-même allait marcher contre lui, à la tête d’ une armée formidable, lorsque ce prince fut enlevé par une maladie terrible. Antiochus Eupator, son successeur, se vit contraint d’accorder aux Juifs une paix avantageuse; mais cette paix fut rompue par un nouveau roi de Syrie, Démélrius Soter, et Judas, après avoir remporté plusieurs avantages, périt enfin dans un combat, l’an 161 av, J.-C.
macchabée (jonathas), frère du précédent, lui succéda dans le commandement, l’an 161 av, J.-C., chassa Bacchidas de la Judée (168), s’allia avec Alexandre Bala, usurpateur du trône de Syrie, puis, après la mort de ce dernier, embrassa le parti de Démétrius Nicutor; il quitta celui-ci pour se déclarer en faveur du jeune Antiochus, fils d’Alexandre Bala, et le soutint fidèlement. Tryphon, qui voulait usurper le trône sur ce jeune prince, se défit de Jonathas par trahison, 1 43 av. J.-C.
macchabée (simon), frère des précédents, succéda à Jonathas comme prince des Juifs et grand-sacrificateur, s’empara de Gaza et s’allia avec Démétrius Nicator, roi de Syrie, par lequel il fit reconnaître l’indépendance de la Judée. 11 eut ensuite à soutenir la guerre contre Antiochus Sidétès, et força les généraux de ce prince à quitter la Judée. Simon fut assassiné, après une administration glorieuse del 0 ans, par Ptolémée, son gendre, 1 33 av . J .C.
MACCHABEES (les), nom de sept frères qui souffrirent le martyre avec leur mère, sous Antiochus Epiphane, l’an 168 av. J.-C. Ils n’appartenaient point à la famille des précédents.
MACCLESF1ELD, ville d’Angleterre (Chester), à 53 kil. N. E. de Chester; 23,130 hab. On y remarque l’église paroiss'ale, bâtie en 1278, et celle du Christ en 1776. Tissus de coton, filatures hydrauliques de soie. Aux environs, houille, ardoises.
MACDONALD (Et.-Jacq.-Jos.-Alexandre) , duc de Tarente, maréchal de France, né à Sédan en 1765 d’une famille irlandaise, mort en 1840, servit d’abord dans le régiment irlandais de Dillon, se distingua à la bataille de Jemmapes, après laquelle il fut fait colonel (1702), et défit le duc d’York en plusieurs rencontres. En 1795, il traversa le Wahal sur la glace, s’empara de la flotte hollandaise à la tête de son infanterie , et fut aussitôt nommé gén. de division. Envoyé en Italie en 1798, il remplaça Championnet dans le commandement de Naples, réduisit la Calabre; puis disputa opiniàtrément à Souvarow le passage de la Trébie avec une armée fort infér., 1799. Disgracié pour avoir défendu Moreau, il reprit du service en 1809, fut créé maréchal à VVagram, puis duc de Tarente. En 1812, il commanda !e 10* corps en Russie, comlialtit à Lutzeu, à Bautzen et à Leipsick (1813) , et pendant la campagne de 1814 commanda l’aile gauche de l’armée. Après l’abdication de Napoléon, Macdonald fut nommé membre de la Chambre des Pairs et fut chargé de licencier l’armée de la Loire. En 1816, il devint grand-chancelier de la Légion-d’Honneur, et conserva cette dignité jusqu’en 1831.
MACDUFF. Votj FiFE.
MACEOO, dit François de Sainte Augustin, cordelier portugais, né à Coïmbrc en 1696, mort en 1681 à Padoue, fut chargé de plusieurs missions politiques à la cour de France par le roi de Portugal, Jean IV, et professa la philosophie à Padoue J1 a publié une quantité innombrable d’ouvrages, entre autres : Propugnaeulum lusitano-
gallicum , Paris, 1647, in-fol., où il défend les droits du duc de Bragance à la couronne de Portugal ; Encyclopœdia in agonem liiieraiorum producia (thèse de omni re scibili , qu'il soutint à Rome en 1667 pendant trois jours, et dont il sortit avec honneur) ; Schéma conyreyaiionis Sancti Officii romani , Padoue, 1676 ; c’est une histoire de finquisition.
MACÉDOINE, Macedonia, partie occid. de la Roumélie , roy. de la Grèce ancienne, au N. de la Thessalie, à 10. de la Thrace, à l’E. de l’Hlyrie. Elle avait pour bornes naturelles les monts Cambuniens et Olympe au S., Bermiens et Pmde à l’O., Scardus au N., et. le Strymon à l’E.; mais elle finit par s’étendre à l’E. jusqu'au Nestus. On y distinguait 6 régions principales, la B. -Macédoine , la II. -Macédoine , la Macédoine occident, ou lllyrie macédon., la Macédoine orient, ou Thrace macédonienne, la Chalcidique. A la première appartenaient l’Emathie (berceau et centre de la monarchie), la Mygdonie, l'Anthémasie, la Bottiée, la Piérie. La seconde comprenait la Deuriopie, l’Almopie, la Péonie et la Pélagonie. Dans la troisième étaient (du S. au N.) la Stymphalie, l’Elymiotide , l’Orestide, la Dassarétie, la Lvncestide, la Pénestie. La quatrième se composait de 7 prov., Bisaltique, Sintique, Üdomanlique, Médique, Edonie, Diée, Dersé. La Chalcidique enfin se subdivisait en Chalcidique propre, Crossée, Acté , Sithonie, Pallène. Les villes d'Edesse et de Pella furent successivement capitales de toute la Macédoine. L’Haliacmon , le Ludias, l’Axius, le Strymon, en étaient les principales rivières. Beaucoup de ports ; mines d’or (à Philippes). Les habitants étaient très braves , mais peu civilisés, du moins avant Philippe ; aussi les Grecs regardaient-ils les Macédoniens comme des barbares. Cependant la famille royale se disait héraelide. — Le roy. de Macédoine fut fondé vers 1392 av. J.-G. par quinze tribus de Pélasges chassées de rHistiéotide. Péiagon, un de leurs rois, défendit Priarn contre les Grecs. En 796, PHéraclide Caranus, suivi de Grecs et d’Argiens, usurpa l’Emathie et fonda une dynastie nouvelle qui, sous ses trois successeurs (766-647), réunit la Haute et la Basse Macédoine, ainsi que la Chalcidique. En 492,1a Macédoine, envahie par les généraux de Darius, fut contrainte de subir l’alliance des Perses; mais elle revint â l'alliance grecque dès 479. Le pays était depuis 401 livré à une anarchie complète, lorsque Philippe IJ monta sur le trône, 360 av. J.-C. Ce prince rendit le calme à la Macédoine, reconquit les anciennes provinces, en ajouta de nouvelles, et soumit la Grèce entière à sa domination; il se préparait à entamer la guerre contre les Perses, lorsqu’il mourut assassiné, en 336. Alexandre réalisa ses projets; mais à sa mort, 323, son empire fut démembré, et la Macédoine, après diverses révolutions, devint le lot de la famille d Antigone, 278. Elle comprit alors, outre la Macédoine propre* la Thessalie ; elle dominait en même temps sur l’Epire, et exerçait une influence contestée, mais réelle, sur la plus grande partie de la Grèce méridionale. Les Romains, après trois guerres contre la Macédoine (212-206 av. J.-C., 200-197 et 170-168), réduisirent complètement ce pays sous leur dépendance, et en 147. après une quatrième guerre, ils la déclarèrent province romaine. La Macédoine fut, lors du partage de l’empire, comprise dans l’empire d’Urient; au xni* siècle, les Croisés y formèrent en faveur de Boniface de Monlferrat un royaume particulier qui avait Thessalunique pour capitale et qui est plus connu sous le nom de roy. de Thessalonique ( \oy. thessalomoue); la Macédoine tomba au xve siècle, avec les autres provinces de la Grèce, sous le joug des Turcs ottomans qui la possèdent encore.
MACF — 1092 — MACtl
Rots de Macédoine depuis 79 G av. J.-C.
Alexandre Aigus, (Régents : Perdiccas ,
322 ; Pilhon , 320; Antipater, 320 ;Polysperchon, 320-311.) Cassandre,
Philippe IV, |
Antipater, >
Alexandre, I
Démétrius I 295
Pyrrhus, d’Epire, 287-86 Lvsimaque,de Thra- *ce, 287-82
Séleucus, de Syrie, 282 Plolémée Céraunus, Méléagre,
Antipater (de nouv .) Antigone Gonatas, Pyrrhus (de nouv.) Antigone (de nouv.) 27 3-42 (Alexandre , fils de Pyrrhus), 267-66 Démétrius II, 242
Antigone Doson, 232 Philippe V, 221
Persée, 178-168
Andriscus, 152-148
Caranus, 796
Cœnus, 7 66
Tyrimmas, 738
Perdiccas I, 695
Argeus I, 647
Philippe I, 609
Ajeropas, 676
Alcétas, 666
Amyntas I, 638
Alexandre I, 496
Perdiccas II, 452
Archelaüs I, 429
Orestes, 405
Archelaüs II, 402
Amyntas II, 398
Pausanias, 397
Amyntas III, 396
Argeus II, 390
Amyntas III fréta b lï), 388 Alexandre II, 370
Ptolémée, 369
Perdiccas III, 366
Amyntas IV, 360
Philippe II, 359
Alexandre III, dit le
Grand, 336
Philippe 111 Arrhidée, 323
macédoine (prov. romaine de), formée en 148 av. J.-C., comprenait le royaume de Macédoine, l’Illyrie grecque, l’Epire, la Thessalie. Therma en fut la capit. Sous l’empire, la Macédoine fut d’abord province sénatoriale, puis forma un des deux diocèses de la préfecture d'illyrie ; elle se composait alors de six provinces : Macédoine propre ou Petite-Macédoine, Thessalie, Ancienne-Epire, Nouvelle-Epire, Achaïe, Crète, et elle avait pour ch.-l. Thessalonique.
macédoine (petite-) ; on nomma ainsi sous l’empire l’ancienne Macédoine, ou Macédoine propre. Voy. l’article précédent.
macédoine salutaire, nom donné pendant un temps (dans les ;n« et ive siècles de J.-C.) au N. O. de l’ancien roy. de Macédoine ; elle fut répartie ensuite entre la Prévalitane et la Nouvel le-Epire.
MACÉDONIENS , secte religieuse , avait pour chef le patriarche Macédonius (Voy. ce nom).
MACEDON1US, patriarche de Constantinople, était attaché au parti des Semi-Ariens lorsqu’il parvint au patriarcat (vers 351). Sa nomination déplut vivement aux Catholiques, et le jour de son installation il s’engagea uue rixe dans laquelle périrent plus de 3,000 personnes. A la suite d’autres troubles, l’empereur Constance le üt déposer en 360 dans un concile tenu à Constantinople. Après cette déposition, Macédonius se üt le chef d’une hérésie nouvelle, en niant la divinité du Saint-Esprit.
MACER (clodius) , préteur en Afrique sous Néron, voulut, à l’avénement de Galba, se rendre indépendant et affamer l’Italie. Galba le fit tuer, en 68.
MACERATA , ville de l’Ltat ecclésiastique , sur une mont., à 178 kil. N. E. de Rome ; 12,000 hab. Ch.-l. d’une délégation. Evêché. Cathédrale, porte Pie, etc. Elle occupe l’emplacement de l’ancienne Helvia Ricina , détruite par les Goths. Dans le roy. (français) d’Italie, elle fut le ch.-l. du dép. du Musone. — La délégation de Macerata, située entre celles d’Ancône, Grbin, Pérouse, Camerino, Fermo et l’Adriatique, a 80 kil. sur 45, et 230,000 hab. Elle est traversée par l’Apennin ; beaucoup de rivières (Musone, Esino, Potenza, etc.); blé, vin, chanvre, cire, huile, bestiaux.
MACFARLANE (Robert), écrivain politique, né en Écosse en 1734, mort en 1804, écrivit quelque temps en faveur de l’opposition, et fut, pendant plusieurs aunées, éditeur des journaux le Morning-
Chronicle , et le London Packet. Admirateur enthousiaste d’Ossian, il aida Macpherson dans son travail de révision, et entreprit lui-même une traduction en vers latins des poésies du barde écossais. On a aussi de lui un Essai sui • l'authenticité d'Ossian et de ses poëmes, Londres, 1804.
MACHABËE. Voy. macchabée.
MACHADO (Rio de). Voy. jeupARANA.
MACHADOU, capitale de File d’Anjouan (une des Comores) ; 5,000 hab. Port, forteresse, palais.
MACHA NID AS, tyran de Lacédémone, usurpa l’autorité l’an 210 av. J.-C. 11 voulait assujettir tout le Péloponèse, lorsqu’il fut vaincu et tué à Mantinée par Philopœmen, 206 av. J.-C.
MACHAO, anc. ville de France. Voy. menerbes.
MACHAON et PODALIRE , fils d’Esculapc et d’Epione ou d’Arsinoë , célèbres médecins et habiles chasseurs, guidèrent les guerriers d’OEchalie au siège de Troie. Machaon y guérit Ménélas, blessé d’un coup de flèche, et fut tué par Eurypyle, filg de Télèphe. Podalire, après la prise de Troie, fit naufrage et aborda en Carie, où il épousa la fille du roi. Les 2 frères furent adorés après leur mort.
MACHARÈS , un des fils de Mithridate , était roi du Bosphore. Il abandonna son père pour se rendre à Lucullus, l’an 70 av. J.-C. Dans la suite, craignant la vengeance de Mithridate, il se tua.
MACIIAULT , ch.-l. de canton (Ardennes) , à 15 kil. S. O. de Vouziers; 600 hab.
MACHAULT D’ARNOUYILLE (Jea»-Bapt.), contrôleur général des finances en 1745, attaqua vivement les privilèges du clergé en faisant rendre (1747) un édit fameux connu sous le nom d 'édit de main-morte, qui « défendait tout nouvel établissement de chapitre, collège, séminaire, maison religieuse, sans une permission expresse du roi, et révoquait tous les établissements de ce genre faits sans autorisation juridique. » Nommé en 1749 ministre d’état , Machault établit un impôt d’un vingtième, gradué sur le prix de ferme des terres, et dont personne n’était exempt. L’année suivante, il succéda à d’Aguesseau dans la charge de garde des sceaux, tout en conservant le contrôle-général ; mais attaqué de toutes parts, surtout par le clergé, il fut enfin disgracié, par les intrigues de Mme de Pompadour (1754). Il mourut en 1794 à la prison des Madelonettes, où il avait été enfermé comme suspect.
MACHECOUL , ch.-l. de canton (Loire-Inférieure), à 32 kil. S. O. de Nantes; 3,497 hab. Jadis ch.-l. du duché de Retz.
MACHIAVEL, Niccolo Macchiavelli , né à Florence en 1469, d’une famille noble, mais pauvre, mort en 1527, fut pendant 14 ans, de 1499 à 1512, secrétaire de la république florentine, office qui consistait à recueillir les délibérations du conseil des dix magistrats suprêmes, à rédiger les traités, la correspondance. 11 exerça en celte qualité une grande influence sur les affaires, et fut chargé de plusieurs missions en France, en Allemagne, à Rome. A la suite d’une révolution qui rappela les Médicis dans Florence (1512), il perdit son office. I mpliqué peu après dans une accusation contre le cardinal de Médicis (depuis Léon X), il fut mis à la torture, puis exilé; cependant il réussit au bout de quelques années à obtenir la confiance des Médicis, et fut employé de nouveau (1521). Il avait consacré aux lettres le temps de sa disgrâce, et c’est dans cet intervalle qu’il a composé la plupart de ses ouvrages. Les principaux sont ; le Prince , où il enseigne aux tyrans les moyens de réussir, même au mépris de la justice et de l’humanité, et où il expose cette détestable politique qui a reçu depuis le nom de machiavélique : il adressa ce traité manuscrit en 1514 à Laurent de Médicis, devenu depuis peu maître de Florence , afin d’obtenir sa protection • Discours sur Tite-Live , écrits vers 1516,
MAC K — 1093 — MACL
où il se montre profond penseur, mais où l’on retrouve des doctrines politiques non moins perverses; Histoire de Florence (de 1205 à 1424), écrite vers 1524; Legazioni, ou relation de scs ambassades; De l’Art de la guerre . On a aussi de lui quelques comédies dont la plus connue est la Mandragore , pièce très licencieuse, et plusieurs nouvelles, parmi lesquelles on remarque Belphègor , qui a été imitée, ainsi que la comédie précédente, par La Fontaine. Les œuvres de Machiavel n’ont été imprimées qu’après sa mort. Les éditions les plus estimées de ses Œuvres complètes sont celles de Florence, 1813, 8 vol. in-8, et 1818, 10 vol. in-8. Elles ont été traduites par Guiraudet, 1799, 10 vol. in-8, ei par M. Périès, 1823-26, 12 vol. in-8. Le Prince a été réfuté par Frédéric II, sous le titre d’ Anti-Machiavel. Quelque opinion qu’on ait de la moralité de cet homme célèbre, on ne peut lui contester le titre de grand écrivain. On l’a souvent rapproché de Tacite. Sous le titre de Machiavel, son génie et ses erreurs (1833, 2 v. in-8) , M. Artaud de Montor a donné une juste appréciât, de son caractère et de ses écrits. Toutes les œuvres de Machiavel sontcondamnéesàRome.
MACHIDAS, rivière d’Afrique, naît par 37° 50’ long. E., 7° 50’ Iat. N., coule au N. O. et tombe dans la Ouelbe ; cours, 900 kil.
MACHINE (la), bourg de France (Nièvre), à 6 kil. N. O. de Decize; 760 hab. Houille; forges.
MACHINE INFERNALE. On connaît spécialement sous ce nom une machine meurtrière qui fut dirigée contre le premier consul Bonaparte, le 3 nivôse an ix (24décemb. 1800); elle consistait en un tonneau rempli d’artifices et de projectiles, et qui devait éclater au moment du passage du consul par la rue Saint-Nicaise près des Tuileries ; elle était placée sur uns charrette à l’entrée de la rue. L’explosion eut lieu quelques instants après le passage de Bonaparte ; quarante-six maisons furent ébranlées et endommagées , il y eut huit personnes tuées et 28 blessées grièvement. On accusa d’abord les Jacobins, mais il fut reconnu que c’était l’œuvre de royalistes : Carbon , St-Réjant, agents de Georges, furent exécutés ; Limoelan, leur complice, échappa. On a aussi appliqué le nom de machine iri/ernale à l’appareil employé par Fieschi pour exterminer d’un seul coup toute la famille royale. Voy. fiesciu.
MACIN ou MACINE (George le), historien arabe. Voy. EL-MACIN.
MACK (Charles, baron de) , général autrichien , né en 1752 en Franconie, mort à Vienne en 1828, avait déjà fait avec distinction plusieurs campa-
fnes, notamment celles des Pays-Bas contre la rance en 1792 et 93, lorsqu’il fut envoyé en 1798 à Naples par l’empereur d’Autriche, pour commander comme généralissime l’armée napolitaine qui marchait contre les Français maîtres de Rome. Il se fit battre honteusement par Macdonald et Championnet, puis tomba entre les mains des Français; prisonnier sur parole à Paris, il s’échappa et retourna en Autriche. On le chargea d’un nouveau commandement en Bavière en 1805, mais il se laissa cerner par Napoléon et enfermer dansUlm, et fut forcé de se rendre à discrétion avec 30,000 hommes. Il fut condamné à mort ; sa peine ayant été commuée, il fut détenu au Spielberg, et relâché au bout de 2 ans.
MACKENZIE (George^, jurisconsulte écossais, né en 1636 dans le comté dAngus, mort en 1691, vint en France étudier la jurisprudence à l’université de Bourges, acquit une grande réputation dans le barreau d’Edimbourg, et fut choisi comme défenseur par le marquis d'Argyle, accusé de trahison (1661). Il devint ensuite juge d’une cour criminelle, avocat du roi, et enfin l’un des lords du conseil privé en Écosse; il montra dans ces fonctions un te) zèle pour la cause du roi que les Covenantaires rappelaient r Avocat sanguinaire. Après la révolution de
1688, Mackenzie quitta l’Ecosse et se retira en Angleterre. On a de lui un grand nombre d’ouvrages de jurisprudence, de théologie et de morale, imprimés à Edimbourg, 1716, 2 vol. in-fol. ; on y remarque l'Arétin; Religio stoïci ; Moral gallantry. Il avait fondé à Edimbourg la bibliothèque des avocats.
Mackenzie (Henri), écrivain écossais, né à Edimbourg en 1745, mort en 1831, fut avocat-général à la cour de l’échiquier d’Edimbourg, puis contrôleur des taxes en Ecosse. On lui doit plusieurs compositions pleines de grâce et de délicatesse, entre autres, l'Homme sentimental ( The Man offeeling ), nouvelle, 1778; l’Homme du monde , qui fait suite à l’ Homme sentimental-, Jutia de Roubigné , roman en forme de lettres. Il publia deux journaux dans le genre du Spectateur qui eurent un grand succès: le Miroir (the Mirror), et l'Oisif (the Lounger). Il s’essaya aussi, mais avec moins de bonheur, dans le genre dramatique. Henri Mackenzie donna lui-même une édit, de ses œuvres, 8 vol. in-8, Édimb., 1808.
mackenzie (Alexandre), voyageur anglais, né vers 1760, alla de bonne heure au Canada pour y faire le commerce des pelleteries , découvrit en faisant ses excursions le fleuve qui depuis a conservé son nom (1789), entreprit le premier de traverser l’Amérique septentrionale dans toute sa largeur, exécuta ce hardi projet en 1792 et 1793 : il parvint en juillet 1793 sur les côtes du Grand-Océan, par 52° 21’ lat. N. La relation de son voyage fut publiée à Londres en 1801, et traduite en français dès 1802, par Castéra, 3 vol. in-8.
MACKENZIE, fleuve de l’Amérique septentrionale, sort du lac de l’ Esclave à 10., arrose le pays des Grands Esquimaux en coulant au N. O. , et tombe dans l’Océan Glacial arctique par 136° long. O., 69° 14’ lat. N.; cours, 1,200 kil. Exploré en 1789 par le voyageur anglais Al. Mackenzie.
MACKINTOSH (sir James), écrivain écossais , né à Dores (Inverness) en 1765, mort en 1832, étudia d’abord la médecine, puis s’adonna à l’étude des lois. Il défendit la révolution française contre les attaques de Burke , dans un livre intitulé: Vindiciœ gallicanes (1791), qui eut un grand succès et lui valut l’amitié de Fox; puis il se produisit au barreau où il eut à plaider une cause célèbre, celle de Peltier , auteur d’un libelle contre le premier consul (Bonaparte). En 1804, Mackintosh fut envoyé aux Indes avec le titre de juge au tribunal de Bombay; il revint en 1811 en Angleterre, entra au Parlement l’année suivante , s’y fit remarquer par ses idées libérales et fut un des promoteurs de la réforme. On a de lui : uno Histoire de la révolution de 1688 (ouvrage posthume publié en 1834); une Histoire d’ Angleterre ; des Mélanges philosophiques, traduits par L. Simon ; un Essai sur les progrès de la philosophie morale , qui fait partie de la 7* édit, de l’ Encyclopédie Britannique, et qui a été trad. en français par M. Poret, Paris, 1836; dans ce dernier ouvrage, il rapporte l’approbation morale, non à un jugement de la raison, mais à un simple sentiment, à une émotion toute spéciale.
MAC-LAURIN (Colin), célèbre mathématicien éco^ sais, né en 1698, à Kilmoddan près d’Inverary, mort en 1746, publia à 22 ans un traité sur les courbes, qui étonna Newton lui-même, et partagea en 1740, avec Daniel Bernouilli et Euler, le prix proposé par l’Académie des Sciences de Paris pour un mémoire sur le flux et le reflux de la mer. Il a laissé, entre autres ouvrages, Geometria organica , Loik dres, 1720; Traité des fluxions (en anglais), Edimbourg, 1742, trad. en franç. par le P. Pézenas, Paris, 1749; Traité d’algèbre , traduit en français par Lecozic, Paris, 1753; Exposition des découvertes philosophiques de Newton (en anglais) , Londres , 1748, trad. en franç. par Lavirotte, Paris, 1749.
MAC-LEOD lac de l’Amérique du Nord, daDS
la Nouvelle-Calédonie, par 124° long. O. et 55° lat. N., s’écoule dans la rivière de la Paix; on a établi sur ses bords un fort de même nom. — Rivière de l'Amérique du Nord, entre le Mexique et le territoire d Oregon, se jette dans le Grand- Océan par 43° lat. N. et 125° 60’ long. O.
MACLÜU ou MALO (saint), né au pays de Galles à la fin du ve siècle, vint vers l’an 620 prêcher la loi dans l’Armorique (Bretagne), près de la Ville nommée à cette époque Aleth, et qui depuis reçut de lui le nom de Saint-Malo. Après avoir éprouvé quelques persécutions de la part du roi Hoél, il lut reconnu évêque d’ Aleth; il se démit ensuite de ses fonctions pastorales pour aller faire de nouvelles conversions, et mourut à Saintes en 666. On le fête le 14 novembres.
MACON, Maiisco, ch.-l. du dép. de Saône-et- Loire, sur la rive droite de la Saône, à 60 kil. N. de Lyon et à 394 kil. S. E. de Paris; 11,944 hab. Jadis évêché ; tribunaux de lre instance et de commerce, lycée impérial. Ancien palais de Montrevel, église de Sainl-Mneent , nOlei-üe-ville, liôtel- Dieu ; beau quai, arc de triomphe. Bibliothèque; Société des sciences, arts et lettres et d’agriculture. Fabriques d'étoffes de laine. Grand commerce de vins (Torreins , PouiTly et autres); raisiné dit de Cotignac, etc. Patrie de Seneçay, Dombey, Lamartine. — Ville fort ancienne, existait du temps de César, et appartenait aux Eduens; souvent ravagée par les Barbares, notamment par Attila; elle eut des comtes particuliers à partir du x* siècle. Alix, héritière de ce comté, épousa Robert de Dreux qui le vendit à saint Louis en 1238. En 1436, Charles Vil céda le comté de Mâcon à Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne ; mais Louis XI le réunit à la couronne après la mort de Charles-le-Téméraire (1477). Mâcon eut à souffrir pendant les guerres de religion. Le 11 mars 1814 un combat s’y livra entre les Français et les alliés. — L’arrondissement de Mâcon a 9 cantons ( La Chapelle de Guinchay, Cluny, Lugny, Matour, Saint-Gengoux-le-Royal , Tournus, Tramayes, et Mâcon qui compte pour 2), 136 communes et 1 16,777 hab.
maçon (comté de) ou maçonnais, un des 4 comtés annexes du duché de Bourgogne, entre le Châlonnais au N., la Bresse à l’E., le Lyonnais au S., le Brionnais, le Charolais à l’O. Places principales: Mâcon, Saint-Gengoux, Tournus, Cluny. 11 forme aujourd’hui l’arrondissement de Mâcon.
MACOKABA, nom latinisé de la mecque.
MACOUBA (le), ville de l’île de la Martinique, sur la côte N. à 20 kil. N. de Saint-Pierre; 2,160 hab. Sucre, cacao, café, tabac fort renommés.
MAljXVUD. Voy. mas’oud.
MACPHERSON (Jacques), écrivain anglais, né en Ecosse en 1738, mort en 1796, publia en 1 7 GO les Poésies d Ossian , ancien l>arde écossais, traduites de l'ancienne langue gaélique. Ces poésies eurent un succès prodigieux , mais il s’éleva sur leur authenticité une vive controverse; il paraît cependant que l’existence de poésies gaéliques est incontestable ; Macpherson n’eut d’autre tort que d’adoucir quelquefois la rudesse de l’original , et de remplir les lacunes par des passages de son invention {Voy. ossian). Macpherson a aussi composé une traduction de 1 Iliade qui a eu peu de succès, une Introduction à rhistoire de la Grande-Bretagne et de l’Irlande , et une Histoire de la Grande-Bretagne, depuis la restauration jusqu'à V avènement de la maison de Hanovre; ces deux ouvrages sont estimés. En 1780 il fut élu député à la Chambre des Communes, mais il y garda presque constamment le silence.
MACQUAR1E, riv. de Nouvelle-Hollande (Nouvelle-Galles méridionale) , formée de la jonction du Fish-River et du CampbeH’s-River , pur 147° 16’ long. E. , 33° 30’ lat. S. On ne connaît point sa
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source; mais on a remonté le fleuve l’espace de 460 kil. — Il y a un port du nom de Macquarie dans la Tasmanie, sur la côte O., par 42® 18’ lat. S.
MACQUER (Pierre-Joseph), chimiste, né à Paris en 1718 , mort en 1784 , était professeur de pharmacie à Paris , et membre de l’Académie de3 Sciences. Il a fait des découvertes importantes ên chimie, et a laissé plusieurs ouvrages qui ont été. longtemps classiques. Ses principaux ouvrages sont : Éléments de chimie théorique et pratique, Paris, 1766, 3 vol. in-12; Dictionnaire de chimie , Paris, 1778 , 2 vol. in-4. Macquer a rédigé dans le Journal des Savants tout ce qui concerne les sciences naturelles, de 1768 à 1776.
MACR A , auj. la Magra , petite rivière d’Italie, formait la limite entre la Ligurie et l’Etrurie.
MACRI, TWmesstts, v.deTurquie d'Asie (Anat.),\ 270 kil. S. E. de Smyrne, par 36° 36’ lat. N., 26° 60’ long. E. sur le golfe de Macri ( Glaucus sinus), dans la Médilerranée. Bon port. — Voy. MAKRI.
MACR1EN, M. Fulvius Macrianus, un des 30 tyrans qui prirent la pourpre sous Gallien, s’était élevé par son mérite aux premiers rangs de la milice, et avait été chargé par Valérien «l-e l’administration de la Syrie pendant son expédition contre les Perses. Lors de la captivité de \a!érien, il prit la pourpre en Syrie (260), passa la mer et s’avança jusqu’en Illyrie; mais là il fut battu par Auréole (261) et se fit tuer par ses officiers. 11 s’était associé ses deux ûls Macrien le jeune et Quiétus. Le premier périt avec lui : le second fut tué dans Emèse où l’assiégeait Odenat.
MACRIN, M. Opilius Macrinus, successeur cl e Caracallaà l’empire, né à Césarée en Numidie, fui d’abord préfet du prétoire sous Caracalla. Un devin lui ayant prédit qu’il était destiné à porter la couronne, il assassina l’empereur (217), afin d’assurer l’effet de la prédiction. Proclamé quelques jours après, il signala son avènement par de sages mesures ; mais son extrême sévérité souleva contre lui une partie des soldats. Une légion d’Emèse salua Héliogabale empereur, et Macri n fut tué par ses propres soldats près d’Arehélaïde, en Cappadoce, l'an 218. Il s’était associé Diaduménien, son fils, qui périt avec lui.
MACRIS, un des noms de l’Eubée. Voy. EUBfiE.
MACROBE, Aurelius Macrobius, philosophe platonicien et grammairien latin du commencement du v* siècle, était en 422 grand-maître de la garderobe {prcefectus cubiculi) de Théodose-le-Jcune. C’est tout ce que l’on sait sur sa vie. On a de lui: un Commentaire sur le Songe de Scipion de Cicéron ; les Saturnales, en 7 livres, ouvrage sous forme d’entretiens, qui offre un mélange curieux de critique et d’antiquités. Un 38 ouvrage de Macrobe : Des différences et des associations des mots grecs et latins , ne nous est pas parvenu tel qu’il l’avait composé» Les meilleures éditions de cet auteur sont celles de Leyde, 1670; Variorum, Leips., 1774 ; de L. Janus, Leips. 1848-52. Ses reuv. ont été trad. par Ch. do Rozoy, 1827 , et dans les collect. PanckouckeetNisard.
MÀCROBIENS (c.-à-d. qui a une longue vie), nom donné par les anciens à plusieurs peuples éloignés sur lesquels ils n’avaient que des données incomplètes ou fabuleuses, tels que les habitants de l’île imaginaire de Méroé, et un peuple de l ’Éthiopie, sur les bords de l’océan Austral, auquel on donnait une origine phénicienne. Voy. Hérodote, III, c. xvii.
MACRO N, Nœvius Sertorius Macro , favori de Tibère, présida à l’arrestation et au supplice de Séjan, et lut récompensé de son zèle parla dignité de préfet du prétoire. Lorsque Tibère approcha de sa fin, Macron fit sa cour à Caligula, et l’engagea à prendre possession du gouvernement pendant l’agonie même de l’empereur ; et voyant que Tibère revenait à la vie, il le ül étouffer. Son crédit ne fut