MADE
pas de longue durée. Caligula l’obligea, ainsi que sa femme, à se donner la mort, l’an 38 de J.-C.
MADAGASCAR , Menui/iias ? grande île de la mer des Indes, à GOU kil. de la côte orient, de l’Afrique australe, dont la sépare le canal de Mozambique, a 1,700 kil. du N. E. au S. O sur 580'de large, et près de 5,000,000 d’hab. Capitale, Taraucoa (avec 50,000 hab. environ). Les monts Ambostémènes et Bétanimènes la parcourent et s’élèvent à 4,000 et 6C000 mètres. Beaucoup de îivières. Climat beau, très chaud, mais meurtrier sur bien des points pour les Européens. Sol d’uni fertilité admirable, et qui donne des produits particuliers à l’île, mais très mal cultivé; mines de cuivre, plomb, étain, mercure, fer, etc. (non exploitées, sauf celles de fer). Les habitants, divisés en peuplades et tribus nombreuses, se nomment en général Madécasses ou Malgaches : on les croit de race malaise. Leur langue est riche et douce, leur culte très simple. Bien ue noirs, ils ont de beaux traits ; les Ovas, les éclaves, les Antavars, les Betimsaras, les Antacimes, les Bétanimènes en sont les nations les plus remarquables. — Longtemps divisée en une foule de petits états, Madagascar, au commencement du xixe siècle, est devenue à peu près un royaume unique, grâce au génie du chef Radama. Le pays d’Anossi et quelques districts échappèrent seuls à sa domination. Tananarivo ou Tennarive était sa résidence. Sous sa veuve Ranavalo, qui lui succéda en 1828, après l’avoir fait assassiner, son empire déclina. Au reste Radama était soutenu par les Anglais, et .les pays qu’il avait soumis n’étaient que ses tribu- : taires. — Connue desanc., citée au 1 3es.parMarco Polo,
] visitée en 1506 par les Portugais. Personne n’a pu s'y établir. La France y eut quelques comptoirs depuis 1642; mais le comte Beniowski, qu’elle y envoya en 1774, ayantvoulu se rendre indépendant, fut combattu par la France même, et son établies, détruit, 1786. Depuis 1815, les Franç. ont occupéde nouveau quelques points (Tintingue, Tamatave, Foulpointe), mais ilslesont abandonnés en 1831 , aprèsuneguerre malheureuse contre les Ovas, suscitée par les Anglais.
MAD AIN, ville de Turquie. Voy. modàïn.
MADAME, nom que l’on donnait jadis dans la cour de France à l’aînée des filles du roi, ou à la princesse du sang la plus rapprochée du trône , sans ajouter à ce titre le nom propre. On connaît surtout sous ce nom Henriette-Anne d’Angleterre, duchesse d’Orléans, petite-fille de Henri IV et fille de Charles I, roi d’Angleterre. Bossuet a prononcé l’oraison funèbre de cette princesse.
MADAPOLLAM, ville de l’Inde anglaise (Madras), dans le pays des Circars septentr., à 49 kil. N. E. de Masulipatnam. Etoffes de laine et de coton. On a par suite nommé mudapollam les tissus de coton fabriqués dans cette ville ; ils sont plus fermes et plus lisses que le calicot.
MADAURE, Madaurus, ville d’Afrique propre, au centre, sur le Bagradas. Patrie d’Apulée.
MADDALONI, Suessula , ville du roy. de Naples (Terre de Labour), à 16 kil. S. O. de Capoue; 11,000 hab. Aux environs, bel aqueduc.
MADÉCASSES, habitants de Madagascar.
MADE1RA (c.-à-d. bois), rivière de l’Amérique du Sud, le plus grand afiîuent de l’Amazone, se forme en Bolivie de la réunion du Guaporè et du Mamorè, coule d’abord au N., entre dans le Brésil, tourne vers le N. E., reçoit le Guapey, le Sara, leJamara, le Jeuparana, l’Axia, le Capana, etc., et se joint à l’Amazone par plusieurs branches. Cours, 1,780 kil.
MADEIRA. Voy. MADÈRE.
MADELEINE (sainte marie-), Maria Maydalena , (femme galiléenne, née à Magdalum, sur les bords du lac de Génésareth, s’était longtemps souillée de débauches ; mais, à la vue des miracles de Jésus, elle se convertit et obtint son pardon. Depuis cette épo-