‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 668 sur 1261 · MAD G · texte numérisé non relu

MAD G

que, elle suivit assidûment Jésus et assista à sa passion ; elle apprit sa résurrection au moment où elle portait des parfums pour embaumer son corps, et l’annonça à b. Pierre et à S. Jean. On croit en Pro vence qu’elle finit sa vie à la Ste- Baume. On la fête le 22 juill. — Ouelques-uns en distinguent deux : l’une la pecheresse, et l’autre le témoin des derniers moments du Christ et de sa résurrection.

madeleine de pAzzi (sainte), carmélite, née à Florence en 1566, de l'illustre famille des Pazzi , morte en 1607, se distingua par son humilité, ses mortifications et, son ardent amour pour Dieu. Sa Vie écrite en italien par le P. Puchini, a été traduite en français par Brochaud, Paris, 1670. Elle a laissé des Œuvres spirituelles qui ont été recueillies par le P. Suivi, Venise, 1739. On 1 bon. le 25 mai.

MADELEY, ville d’Angleterre (Shrop), à 22 kil. S. E. de Shrewsbury; 6,400 hab. Marché. Commerce de fer. A 3 kil. se voit le pont de fer de Coalbrook-Dale, sur laSaverne. — Charles 11, après sa défaite à Worcester, se réfugia dans cette ville.

MADELONNETTES, maison religieuse, fondée à Paris, sous Louis X 1 1 1 , en 16i8, pour servir d'asile aux filles repentantes, et placée sous l'invocation de sainte Madeleine. Sous la République, elle servit de prison politique. C’est aujourd’hui une maison de détention pour les filles de mauvaise vie; elle est entre la rue du Temple et la rue St-Martin.

MADEMOISELLE, nom par lequel on désignait en France la fille aînée de Monsieur, frère du roi. On connaît surtout sous ce nom la duchesse de Montpensier, fille de Gaston, duc d’Orléans, et frère de Louis XIII.

MADEN ou MAADEN (c.-à-d. mine), mot arabe qui entre dans la composition d’un grand nombre de noms géographiques. Voy. almaden.

MADÈRE, Madeira (c.-à-d. bois), île d’Afrique-, lans l’Atlantique, à 690 kil. de la côte occidentale de l’Afrique sept., par 12° 37’ long. O., 32° »5' lat. N., forme avec quelques autres îles plug petites le groupe de Madère ; elle a 45 kil. sur 23 eieuv. 1,000 kil. earr.; 150,000 hab. Capitale. , Funchal. Division , deux capitaineries : Funchal et Maehico. Elle est hérissée de montagnes ( parmi lesquelles le pic Ruivo). Climat chaud, sain; soi fertile; vins célèbres (madère sec, madère-malvoisie, sereial , tinta). Tremblements de terre. — Vue dès 1344, dit-on, par un marin anglais, elle fut véritablement découv.par les Portug.J.Gonzalèz Zarco, Texeira et Parestrello, en 14 lS, et resta depuis au Portugal. Ce n’était alors qu’une immense forêt (d’où son nom) : on y mit le feu (1421), et I incendie dura 7 ans. La vigne et la canne à sucre plantées sur les cendres réussirent au-delà de toute espérance. Aujourd hui, bien qu appartenant nominalement au Portugal, Madère dilfère peu d’une possession anglaise. Les Anglais s’en sont emparés en 1801, sous prétexte qu elle pouvait être occupée par la France ; ils l'ont aussi possédée de 1807 à 1814.

MADERNO (Charles), architecte, né en 1556 à Bissona en Lombardie, moi l à Rome en 1 629, termina l’église de Saim-Jacques-des- Incurables à Rome, que Voilera avait laissée imparfaite; construisit te dôme et le chœur de Saint-J ean-des- Florentins, fit la façade de Sainte- Suzanne t obtint le Litre d'architecte de Saint-Pierre, et fut chargé par le pape Paul V de l’achèvement de cette célèbre basilique. Maderno construisit une foule d’autres bâtiments à Rome, parmi lesquels on remarque le palais Malfei.

MADFOUNEH (c.-à-d. la ville enterrée), village de la Haute-Égypte, sur un canal à la gauche du Nil, par 26» 20’ lat. N., 29° 40’ long. E. Un y voit les ruines de l’antique Abydos.

MADGYARS, une des tribus hongroises conduites par Arpad en Hongrie, était probablement la principale. Son nom devint celui de toute la nation.

alADJR — 1096 — MA DK

C’est encore ainsi que les Hongrois se désignent eux-mêmes aujourd’hui. Voy. Hongrie.

MADIAN, auj.il/idian, ville ancienne de l’Arabie, au N. E. de la mer Rouge et sur les bords du golfe le plus oriental de cette mer, était la capitale d’une peuplade de Madianites bien distincte de celle qui habitait à l’E. du lac Asphaltite. C’est à Madian qu’habitait Jéthro, beau-père de Moïse, et c’est là aussi que se réfugia le prophète.

MADIANITES, Madianilœ , peuple arabe, au S. des Moabites, à l’E. du lac Asphaltite, descendait de Madian (ûls d’Abraham et de Céthura), et menait la vie nomade et pastorale. Les Madianites étaient idolâtres; leurs filles, envoyées par eux auprès des Hébreux pour les séduire, y réussirent un moment. Les Madianites tinrent sept ans les Hébreux sous le joug (1356-49), mais ils furent défaits par Gédéon. Ils eurent tantôt des rois, tantôt une organisation républicaine. Leur nom ne disparaît de l’histoire qu’au m* siècle av. J.-C. — Une autre peuplade de Madianites habitait au N. E. de la mer Rouge et avait pour capitale Madian (Voy. ce mot).

MAD1EH (lac), ou lac d’Aboukir , lac de la Basse- Égypte, entre Alexandrie et Aboukir : 17 kil. de long sur autant de large. 11 communique avec la mer et le lac Maréotis.

MADÎSON (James), président des États-Unis, né à Montpellier (Virginie) en 1758, mort en 1836, se destina d’abord au barreau. Il se fit connaître en 1784 en combattant le bill qui voulait établir une religion dominante aux États-Unis et qui fut remplacé par la Déclaration de liberté religieuse; il participa en 1786 à la rédaction de la constitution. Elu, presque à l’unanimité, président en 1809, il fit déclarer par le congrès, en 18i2, la guerre à l’Angleterre; réélu en 1813, il continua la guerre avec succès, et par le traité du 24 décembre 1814 fixa la limite septentrionale des Etats-Unis au lac Hudson et au lac Supérieur. Il protégea les sciences; on lui doit l’érection de l’université de Virginie. En 1817, il quitta la présidence et se retira dans son pays natal. — Plus de vingt villes ou comtés des Etats-Unis ont pris le nom de Madison en l’honneur de l’ancien président. On connaît surtout sous ce nom le ch-1. du comté de Jefferson , dans l’état d’Indiana, sur la rive droite de l’Ohio, entre Indianopolis et Vincennes.

MADJARl, ancienne ville du Kaptchak, près de la Kouma, sur le chemin d’Astrakhan à Mozdok (dans le gouvernement russe du Caucase), était florissante au xiv* siècle, et servait d’entrepôt pour les marchandises qu’on transportait de l’embonehure du Terek à celle du Don. Aujourd’hui ruinée.

MADJD-EDDAULAH (Abou-Taleb Roustem), le dernier prince de la branche de la famille des Bouidcs qui régnait sur la Perse centrale, succéda, sous la tutelle de sa mère Seïdah, à son père Fakhr- Eddaulah en 997. Madjd-Eddaulah dépouilla dans la suite sa mère de toute autorité et prit pour ministre le fameux Avicenne. Il fut sans cesse attaqué par Mahmoud, sultan de Ghazna, qui finit par s’emparer de sa personne et de ses états en 1029.

MADJICOSEMAH, groupe d’îles de l’Empire chinois, entre la mer Orientale et le Grand-Océan Equinoxial , au S. O. de l’archipel de Liéou-Khiéou , et à l’E. de l’île de Formose. On y récolte du thé, des cannes à sucre et du poivre; on y trouve des arbres à vernis et de l’encens.

MADJOULI, île de l’Inde anglaise, dans le Brahmapoutre, par 94° 15’ long. E., 27° 5’ lat. N. : 162 kil. sur 19. Elle appartient au roy. d’Assam.

MADRAS, ville de l’Inde Cisgangétique anglaise, ch.-l. de la présidence de Madras, sur la côte de Coromandel, à 103 kil. N. de Pondichéri, à 1,630 kil. S. O. de Calcutta, par 77» 56’ long. E., 13° 4’ lat. N.; 462,000 hab. (en 1840). Sa situation est ncu

favorable au commerce : le terrain aux environs est sablonneux, aride et sans eau. On y distingue la Ville -Blanche y au milieu de laquelle s élève le fort Saint-George (une des plus fortes places de l’Inde; et la Ville-Noire (Tchenappapatam) , infiniment plus grande et plus populeuse. Un canal la joint à l’Ennore. Beaucoup de pagodes, minarets, mosquées, maisons à toits plats (qui lui donnent un aspect bizarre). Quelques monuments : palais du gouvernement, douane, cour de justice, église Saint-George, collège fondé en 1812, observatoire, jardin botanique, Société asiatique , trois journaux (en 1825). Industrie active pour tous les tissus de coton , notamment pour les étoffes de couleur connues sous le nom de madras ; très grand commerce (inférieur pourtant à celui de Calcutta et de Bombay). — Madras était jadis la capitale du Karnatik. Les Anglais s’y fixèrent vers 1039, et en firent le ch.-l. de leurs possessions dans l’Inde. Labourdonnais la leur prit en 1746, mais la paix d’Aix-la- Chapelle la leur rendit (1748). Lally voulut la reconquérir en 1769, mais il y échoua. Madras, depuis ce temps, n’a pas cessé d’appartenir à l’Angleterre.

madras (présidence de), une des trois grandes divisions de l’Inde anglaise immédiate. Elle correspond surtout aux parties E. et S. de la péninsule, comprend, outre le Karnatik et le pays des Circars du Nord, des portions considérables du Koïmbatour, du Maïssour, du Malabar, du Kanara et du Balaghat, et compte environ 15 millions d’hab. Elle est subdivisée en 22 districts. En voici le tableau :

Districts.

Madras,

Tchinglepet,

Nellore,

Arkot septentrional, Arkot méridional, Tandjaour, Tritchinapali,

Madura,

Chevaganga,

Tinevelli,

Koïmbatour,

Salem et Barramahal,

Seringapatam,

Malabar,

Kanara ,

Bellary,

Kaddapa,

Ganlour,

Mazulipatam, Radjamandri, Vizagapatam, Gandjam,

Chefs-lieux .

Madras.

Tchinglepet.

Nellore.

Arkot.

Veradatchellam.

Tandjaour.

Tritchinapali.

Madura.

Chevaganga.

Tinevelli.

Koïmbatour.

Salem.

Seringapatam.

Calicut ou Cochin.

Mangalore.

Bellary.

Kaddapa.

Gantour.

Mazulipatam.

Radjamandri.

Vizagapatam.

Gandjam.

MADRÉ (lac), en Mexique (Tamaulipas), à 36 kil. E. de Sotto-la Marina : 100 kil. sur 28; communique avec le golfe du Mexique.

MADRE (Isola). Voy. BORROMÉES (îles) .

madre-de-dios (île), dans l’Amérique du Sud, près de la côte O. de la Patagonie, par 77° 10’ song. O., 50° 15’ lat. S. : 130 kil. sur 80.

MADRID, Mantua Carpetanorum , puis Majoritum et Madrituniy capitale de l’Espagne, dans la Nouvelle-Castille, sur la rive gauche du Mançanarez, à 1,296 kil. S. O. de Paris, par 5° 53’ long. O., 40° 35’ lat. N. ; 240,000 hab. Mur d’enceinte.

Rues larges, propres, régulières, mais mal pavées (les plus belles sont celles d’Alcala, d’Atocha, de San - Bernardino , de Toledo, de Fuencarral ) : 42 places (entre autres la Plaza-Mayor, celle du Palais-Roval , celle du Soleil). Monuments remarquables (nouveau palais du Roi, palais de Buen-Retiro, palais des Conseils , musée royal, musée des sciences naturelles, hôtel des postes , douane , Buenavisla , arsenal , monnaie , etc.) ; pont de Ségovie sur le Mancanarez. arc-de-triom-

SUES — iü97 — MAGA

phe d Alcala ; 3 théâtres, églises assez belles, 3 promenades (le Prado, la Florida, les Délices, Campo- Grande). Acad, des sciences (f. en 1849), des beauxarts, de la langue espagn., dei’hist. d’Esp., d’éconora., de médecine ; 7 bibliothèques ( la bibliothèque royale est une des plus riches de l’Europe). Collection de tableaux, observatoire, jardin botanique. Musées des sciences naturelles, d’artillerie ; conservatoire des arts et métiers ; collège de chirurgie, écoles de médecine, de pharmacie, des ingénieurs; institut de Saint-Isidore (espèce d’université), etc. Manufactures royales de salpêtre, porcelaine, ta- , pisseries, cartes à jouer ; fabriques de chapeaux, ; étoffes de soie, broderies, imprimeries, etc. Commerce médiocre. — Madrid n’était encore qu’un petit village au temps des Romains: en 1109, elle fut prise par les Maures qui la fortifièrent et lui donnèrent son nom actuel. Henri 111, roi de Castille, la répara et l'agrandit vers 1400. Enfin elle devint capitale de tout le royaume sous Philippe II, en 5 563. N’étant point place de guerre, elle a été souvent occupée, sans pouvoir opposer de résistance. Les Français y entrèrent en 1808. Lope de Vega, Calderon, Quevedo, Moratin, etc., sont nés à Madrid. Il s’y forma une célèbre école de peinture.

Madrid (intendance de), une des cinq intendances de la Nouvelle-Castille, au N. de celle de Tolède; villes princ., Madrid, ch.-l.; Léganès, Gétafe.

madrid (traité dé). Voy. François i.

MADR1DEJOS, ville d’Espagne (Tolède), à 26 kil. O. d’Alcazar; 7,000 hab. Etamines.

MADRIGAL, ville d’Espagne (Avila), à 55 kil. N. O. d’Avila; 2,000 hab. Patrie de la reine Isabelle de Castille, de G. Quiroga, archevêque de Tolède.

MADRIGALEJÜ, ville d’Espagne (Badajoz), à 98 k. E. de Badajoz; 1,200 h. Couvent des moines de Buadalupe. Ferdinand-Ie-Catholique y m. en 1516.

MADRITUM, nom latinisé de madrid.

MADURA ou MADURÉ, ville de l’Inde anglaise (Madras), à 130 kil. S. O. de Tri tchina pâli ; 20,000 hab. Célèbre temple dit Pahlari : toiles de coton. Démantelée par les Anglais en 1801.

madura, une des îles de la Sonde, à 10. et près de Java: 150 kil. sur 40 ; 118,600 hab. (dont 13,000 Chinois). Ch.-l.. Madura, sur la côte E. Bon port. Belle végétation, riz, etc. — AuxHollandaisdep.1747.

MÆLAR (lac), en Suède, au N. O. de Stockholm et de Nikœping, communique avec la mer Baltique et le lac de Hiaelmar : 90 kil. sur 40 ; il renferme environ 1,500 petites îles.

MAEL-CARHA1X, ch.-l. de canton (Côtes-du- Nord), à 40 kil. S. O. de Guingamp, à 13 kil. E. de Carhaix ; 1,800 hab.

MAELSTROM ou MOKOESTROM (c.-à-d .courant qui moud), gouffre de l’Océan Glacial arctique, par 9° 20’ long. E., 67° 20’ lat. N., près de l’îleMoskœ, une des Loffoden : très dangereux et très vaste : il a beaucoup augmenté dans ces dernières années.

MAESTRICHT, Maastricht en flamand, Trajectum ad Mosam des anciens, ville forte du roy. de Hollande, ch.-l. du Limbourg hollandais, sur la gauche de la Meuse, à 90 kil. E. de Bruxelles; 29,000 hab. Ville belle et bien bâtie. Citadelle. Hôtel-de-ville, église de St-Servais, arsenal, pont de 100 mètres de long, etc. Aux environs, jolies promenades. Société d’agriculture, athénée, bibliothèque. Etablissements de bienfaisance. Tanneries; drap, flanelle, raffineries, papeterie, etc. Près de la porte Saint-Pierre commence une vaste carrière qui s’étend jusqu’à Liège, et qui en cas de siège, dit-on, donnerait asile à toute la population. — Maëstricht fut bâtie sur l’un des points où l’on passait la Meuse (Maas) dans un bac. Elle existait dès le IVe siècle. Elle soutint nombre de sièges, fut prise en 1632 par le princeH.Fréd.de Nassau qui la céda aux États de Hollande; en 1673 par Louis XIV; en 1748 encore par

les Français. Joseph 11 en revendiqua la possession en 1784 et fit cession de ses droits à la Hollande moyennant une somme de 9,500,000 livres. Bombardée par les Français en 1793, prise par Klébei en 1794. Réunie à la France en 1795 et dès lors ch.-l. du dép. de la Meuse -Inférieure jusqu’en 1814; comprise en 1815 dans le roy. des Pays-Bas, elle fut, après la séparation de la Hollande et de la Belgique, l’objet de longues contestations; enfin en 1839 elle fut rendue au roi de Hollande.

MAFFEI (Raphaël), surnommé Volterran , Vola lcrranus , savant compilateur, né en 1452, à Volterra en Toscane, mort en 1522 , a laissé sous le titre de Commentarii urbani , en 38 livres, une espèce d’encyclopédie dont les 12 premiers livres traitent de la géographie , les 1 1 suivants de l’histoire des hommes célèbres anciens et modernes , et les derniers offrent un sommaire de toutes les sciences cultivées alors. Ses œuvres, publiées pour la première fois en 1506, in-fol., ont été réimprimées à Paris en 1526. — Un autre Mafl’ei , Paul-Alexandre, né aussi à Vollerra en 1653, mort en 1716, fut un antiquaire distingué.

MAFFEI (J .-Pierre), savant jésuite, né à Bergama en 1535, mort en 1603, entra dans l’ordre des Jésuites en 1565, après avoir été professeur d’éloquence à Gênes et secrétaire de la république. Vers 1570, il fut appelé à Lisbonne par le cardinal Henri de Portugal, pour travailler à Y Histoire générale des Indes , sur les documents conservés dans les archives publiques. L’ouvrage parut à Cologne en 1593, in toi., sous ce titre : Historiarum Indicarum libri XVI LTIistoire des Indes a été traduite en français par Arnaud de la Borie et par l’abbé de Pure.

maffei (François-S< ipion, marquis de), littérateur, né à Vérone en 1675, mort en 1756, fit avec distinction la campagne de 1704, au service de la Bavière,

ftuis revint en Italie pour se consacrer aux lettres]

1 composa en 1713 sa tragédie de Mérope, qui fit époque dans l’histoire de l’art dramatique et commença une utile réforme en Italie. Un autre écrit Y Histoire de Vérone, acheva de répandre sa réputation dans toute l’Europe. Maffei vint en France en 1732, et y fut accueilli avec la plus grande distinction. De France il alla en Angleterre, puis en Hollande, en Autriche , et reçut partout le même accueil. De retour à Vérone, il y forma une collection fort riche d’inscriptions antiques, et en publia des copies exactes dans un recueil intitulé Musœum Veronense. Ses Œuvres ont été publiées à Venise, 1790, 28 vol. in-8. Elles contiennent divers recueils de poésies italiennes et latines. La Mérope fut traduite en français par Fréret et imitée par Voltaire, MAFFEO VEGIO , Maphœus Vegius, poëte latin moderne, né en 1406 à Lodi , mort en 1458, professa les belles-lettres à Pavie, et composa divers ouvrages dont les plus célèbres sont : 1 ’Antoniade, poëme en l’honneur de saint Antoine, 1490; Astyanax, la Toison d'Or ( Vellus aureum ), 1475, et un Supplément à l'Énéide en 12 livres, Cologne, 1471, MAFRA, ville de Portugal (Estramadure) , à 26 kil. N. O. de Lisbonne; 2,700 hab. Grand palais avec couvent, parc de 20 kil. d'étendue.

MAFUMO, riv. de l’Afrique S. E. , dans la Cafrerie, sur la côte de Natal , tombe dans la baie de Lagoa, après un cours de 7C0 kil.

MAGADA, ancien nom du béhar.

MAGAÜOXO, roy. de l’Afrique, sur la côte orîen-. taie, borné au N. E. par le territoire d’Ajan , au N. O. par le pays des Machidas, au S. O. par le roy. de Juba et au S. E. par la merdes Indes; 400 kil. de long. Lieu principal, Magadoxo, par 2° 5’ lat. N., 43° long. E. Habitants inhospitaliers, mélangés d’ Abyssins, de Nègres et d’Arabes. L’intérieur du pays est inconnu ; il paraît renfermer des mines d’or et d’argent. Commerce d’ivoire , grains bé

MÀGD — 10Ü8 — MAGL

taii, etc. Les Portugais comprennent nominalement ce royaume dans leurs possessions d’Afrique ; il paraît appartenir de fait à l’imam de Mascate.

MAGALHAENS. Voy. Magellan.

MAGDALENA , fl. de l’Amérique méridionale, dans la Nouvelle - Grenade, sort du lac Pampas, par 1° 5’ lat. N., coule au N. , tombe dans la mer des Antilles par plusieurs embouchures sous 11° 8’ lat. N., après un cours de 1,300 kil., et a pour affluents : le Bogota, le Sogainoso, la Cauca. — 11 donnait son nom à un des 12 départements de la Colombie (divisé en 3 provinces, Carthagène, Sainte- Marthe, Rio-de-la-Hacha) ; ch.-l. Carthagène.

MAGDEBOURG, en latin moderne Magedoburgurn ou Parihenopolis , ville des Etats prussiens (Saxe), ch.-l. de la régence de Magdeiourg et de la province de Saxe, sur la gauche de l Elbe , à 168 kil. S. O. de Berlin, par 9° 18’ long. E., 62° 8’ lat. N.; 39,000 hab. Divisée en 6 parties, Neumarkt, Altstadt ou la forteresse , Neustadt, Sudenburg, Friedrichstadt. Assez bien percée et bien bâtie , très bien pavée. Une des plus fortes places de l’Europe. La citadelle est dans une île de l’Elbe. Cathédrale magnifique, hôtel du gouvernement, hôtel-de-ville, arsenal, machine hydraulique , établissements scientifiques et littéraires, institutions de bienfaisance. Industrie active .-soieries, cotonnades, lainages, tulles, bonneterie, dentelles, savon vert ; gants ; porcelaine, etc. Grand commerce de commission et de transit: Grandes foi res. Chemin de fer. — Ane. archev., érigé en 967. Ville hanséatique. Magdebourg prit part à la ligue de Smalkalde, et fut mise au ban de l'empire; elle tint encore après la bataille de Mühlberg (1647), et n’admit pas l 'intérim. Elle fut assiégée en 1660 par Maurice de Saxe, qui enfin la prit en 1661. Elle souffrit beaucoup pendant la guerre de Trente-Ans, ayant été bloquée 7 mois en 1G29 par les impériaux , sous Wallenstein : prise d’assaut par Tilly , qui la réduisit en cendres, en 1631 (10 mai) assiégée encore en 1635 et livrée par capitulation aux Impériaux, 1636. Les Français y entrèrent en 1806, et l’annexèrent au royaume de Westphalie; elle devint alors ch.-l. du dép. de l’Elbe. En 1813 les Français, pour étendre leurs moyens de défense, démolirent les faubourgs de Neustadt et de Sudenburg (ils sont auj. rebâtis). Otto de Guéricke, et le poëte F. Schulz, naquirent dans cette ville. On connaît sous le nom d 'hémisphères de Magdebourg un appareil de physique imaginé par Otto de Guéricke , pour démontrer la puissance de compression de l’air. On appelle Centuries de Magdebourg une histoire ecclésiastique rédigée à Magdebourg dès les premières années de la Réforme; elle eut pour principal auteur Flacius.

magdebourg (archevêché , puis duché de) , état d’empire , formé d’abord aux dépens de l’évêché d’Halberstadt , et auquel plus tard fut ajouté le canton compris entre le lac salé de Mansfeld , l’Unslrutt, la Saale, l’Helme, etc. — L’archevêché lui-même dérivait d’un couvent de Bénédictins fondé par Othon I en 937, érigé en archevêché 30 ans après, il avait pour suffragants : Havelberg, Brandebourg, Cammin, Lebus, et pendant longtemps Mersebourg et Naumbourg. Il fut sécularisé lors de la paix de Westphalie (1648), prit le titre de duché, et fut donné à l’électeur de Brandebourg, qui toutefois n’en prit possession qu’en 1680. 11 se divisait en 4 cercles: Holzkreis , Jérichow, la Saale, Lucken wald, dont les vflles principales étaient: Magdebourg, Calbe, OEbsfcld, Halle, Neumarkt, Alsleben, Luckenwald, Jutterbock, etc.

magdebourg ( régence de ) , une des trois régences de la province prussienne de Saxe; 11,100 kil. carr.; 564,000 hab. ; ch.-l. Magdebourg. Autres villes: Calbe, Quedlinbourg, Tangermunde, les 2 Ilaldeusleben. Burg , etc. Le comté médiatisé de Stolberg-Wernigerode y est compris. Pays plat et fer¬

tile, traversé du N. au S. par l’Elbe, arrosé par la Bode , la Saale, la Havel , le canal de Planen , etc. Céréales, légumes, fruits, chanvre, lin, tabac, etc. Mines de sel, fer, houille ; chaux, tourbières. Raffineries de sucre, distilleries, soieries, bonneterie.

MAGEDUO, ville de Palestine, dans la demitribu occidentale de Manassé, près de la mer. Josias, roi de Juda, y fut battu et tué par Néchao, roi d’Egyple, l’an 608 av. J.-C.

MAGELLAN (Fernand), en portugais Slagalhaem , célèbre navigateur portugais du xvi* siècle, 6eï vit daboid le roi de Portugal dans l’Inde sous Albuquerque ; mais ayant eu à se plaindre d’une injustice, il quitta sa patrie et passa en 1617 au service de l’Espagne, sous Charles- Quint. Chargé de diriger une expédition contre les Moluques, il conçut le projet de se rendre à ces îles en prenant par l’ouest et en passant au sud de l’Amérique méridionale, tandis que jusque-là on n’y était allé que par la route de 1 est, en doublant le cap de Bonne- Espérance. Il obtint Je commandement d’une petite flotte de cinq vaisseaux, et exécuta son projet à travers mille difficultés; parti le 20 septembre 1519, il découvrit, le 21 octobre 1520, le détroit qui porte son nom , entre l’Amérique méridionale et la Terre-de-Feu, traversa l’Océan Pacifique, et aborda en mars 1521 aux Philippines. Il périt peu après à Zébu, lune des Philippines, dans une expédition contre les naturels du pays, avant d’avoir

abordéauxMoluques.Bürckaécritsa vie,Leips.,5843.

MAGELLAN (détroit de), bras de mer qui sépare la Patagonie ( extrémité S. de l’Amérique méridionale) de la Terre-de-Feu, par 62° 46’ lat. S. et 70° 3S’-77° 14’ long. O.: 500 kil. sur 60 (à l’endroit le plus resserré). Découvert par Magellan en 1520; la navigation y est très dangereuse.

Magellan (archipel de), dans le Gr. Océan boréal, est le même que l’archipel Mounin. V. ce nom. — On a aussi donné ce nom à l’archipel situé àl’extrém. S. de rAmér.,conten. les Terres de Feu, des États, etc.

MAGES, prêtres de la religion de Zoroastre, chez les anciens Perses, formaient une corporation vouée à la fois au culte et aux sciences; ils cultivaient surtout l’astronomie, l’astrologie, et d’autres sciences occultes, ce qui leur a fait attribuer une puissance surnaturelle dont le souvenir se conserve encore parmi nous dans notre mot magie. Ils étaient surtout chargés d’entretenir le feu sacré. On retrouve les successeurs des mages dans les prêtres actuels des Guèbres , répandus dans la Perse et l’Inde, surtout à Surate et à Bombay. — Selon saint Matthieu, des mages sortis de l’Orient, et conduits par une étoile, vinrent à Bethléem, lors de la naissance de Jésus, pour adorer l’enfant divin. La tradition en a fait des rois. Voy. Épiphanie.

MAGETOBR1GA. Voy. àmagetorria.

MAGHREB (le), c.-à-d. le couchant , nom donné par les Arabes à la partie de l’Afrique comprise entre la Méditerranée au N. et à l’E., le Grand-Atlas au S. et l'Atlantique à l’O. Elle renferme les état» barbaresques (Maroc, Algérie, Tunis, Tripoli, Sidy- Hcscham et Bilednlgérid).

MAGINDANAO. Voy. mindànào.

MAGISDROS (Grégoire). Voy. Grégoire.

MAGISTÈRE (la), bourg de France (Tarn-et* Garonne), sur la Garonne, à 19 kil. O. de Moissac; 1,900 hab. Grains et pruneaux.

MAGISTÈRE (le). On désignait souvent ainsi la dignité de grand-maître de l’ordre de Malle.

MAGL1ABECCH1 (Antoine), savant bibliophile, né à Florence en 1633, de parents pauvres, mort en 1714, se fit remarquer dès son enfance par une mémoire extraordinaire et par son goût pour l’étude ; il s’attacha surtout aux langues et aux antiquités, et fut nommé par le duc Cosme III conservateur d’une biblioth. que ce prince venait d’établir

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