‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 671 sur 1261 · MAIN · texte numérisé non relu

MAIN

Sarllie et de la Mayenne. Sol ondulé , généralement fertile ; volailles estimées. — Le Maine tire son nom des Cenomani qui l’habitaient autrefois, ou bien de la Maine ou Mayenne, qui l’arrose. Sous les Romains, il fit partie de la troisième Lyonnaise. Au moyen âge, il était compris dans les possessions des comtes d’Anjou ; il passa sous la domination anglaise lorsque Henri Plantagenet, comte d'Anjou, devint roi d’Angleterre. Philippe-Auguste l’enleva à Jean-sans-Terre en 1203. Saint Louis le donna avec l’Anjou à son frère Charles, dont les descendants le possédèrent jusqu’en 1481; Louis XI le réunit alors à la couronne. Henri II le donna de nouveau en apanage à son 3e fils Henri (depuis Henri III); celui-ci le céda à François, duc d’Alençon, son frère, et ce dernier étant mort sans enfants en 1584, le Maine fut réuni définitivement à la couronne. — Louis XIV donna le titre de duc du Maine à l’un des fils qu’il avait eus de M,n* de Montespan ( Voy . ci-après).

maine ou mayne (la) , rivière. Voy. Mayenne.

MAINE (Louis-Aug. de bourbon, duc du), fils de Louis XIV et de Mme de Montespan, né en 1670, fut élevé par Mme de Maintenon et jouit de l’affection particulière du roi, qui, après l’avoir légitimé, lui donna le rang de prince du sang, et le déclara en 1 7 14 habile à succéder; mais, à la mort du roi, le duc d’Orléans, à qui il avait disputé sans succès la régence, le dépouilla de ses prérogatives. La duchesse du Maine, irritée , fit alors entrer son mari dans la conspiration de Cellamare; mais l’intrigue ayant été découverte, il fut pris et enfermé à la citadelle de Doullens (1718). Cependant il se réconcilia bientôt avec le Régent, et fut revêtu de plusieurs hautes dignités qu’il conserva jusqu’à sa mort (1736). Ce prince avait les plus belles qualités de l’esprit et du cœur ; mais il avait une apathie et une timidité qui le rendaient incapable des grandes choses. — 11 avait épousé Anne-Louise de Bourbon, petite-tille du grand Coudé, morte en 1763, à l’âge de 77 ans. C’était une femme vive et ambitieuse; elle conspira pour son mari avec Cellamare ; elle fut comme lui mise en prison, mais ne vit point avec le même calme que ce prince la couronne lui échapper. Elle habitait Sceaux, dont elle fit un séjour charmant.

MAINE-ET-LOIRE (départ, de) , entre ceux de la vlay e n n e au N . , d’I . -et-L .àrE.,deIaVienneauS.-E., des Deux-Sèvres au S., de la Vendée au S. O., de la Loire-Inférieure à 10., et d’Ille-et-Vilaine au N. O.: 7,188 kil. carr.; 477,270 hab. Ch.-l., Angers. Formé en grande partie de l’Anjou. Arrosé parla Loire qui le traverse de l’E. à l’O., et y reçoit l’Authion, la Maine (formée de la Mayenne et de la Sarlhe) qui lui donne son nom , le Thoué, le Layon et l’Evre. Collines et plaines. Fer, houille, ardoisières immenses, marbres, granit, grès, pierres de taille, pierres à chaux, etc. Sarrazin et autres grains, légumes secs, fruits, lin, chanvre, vin assez estimé ; excellents pâturages. Gros bétail, chevaux, moutons. Hauts - fourneaux ; toiles, mouchoirs dits de Chollet, tissus de coton, teintureries. Commerce actif. — Ce dép. a 5 arrond. ( Angers, Scgré , Baugé, Saumur, Beaupréau), 34 cantons, 384 communes ; il appartient à la 15e division militaire , a une cour impér. et un évêché à Angers.

MAINE DE BIRAN, philosophe , né vers 1770 à Ghanleloup, près de Bergerac (Dordogne), mort à Paris en 1824 , fut au temps de l’Empire souspréfet de Bergerac , puis membre du Corps légisiulif ; fit partie avec Lainé de la fameuse commission qui dès 1813 protesta contre la tyrannie impériale , siégea à la Chambre des Députés sous la Uestauration , et fut nommé conseiller d’état. Il cultiva avec succès la philosophie, et fut peut-être le métaphysicien le plus profond de son temps, p abord disciple de Condillac et de Cabanis, il s’éloigna bientôt de cette école, et s’attacha surtout à

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