‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 687 sur 1261 · MAR 1121 MAR A · texte numérisé non relu

MAR 1121 MAR A

de satire où il passe en revue toutes les professions, s’exprimant fort librement, surtout au sujet du clergé. Pour échapper aux persécutions , il le publia sous le pseudonyme de Marcellus Palingenius , anagramme de ses noms; ce n’est qu’en 1725 que Facciolati fit connaître le vrai nom de l’auteur du Zodiacus. Du reste, on ne sait rien de sa vie ni de l’époque de sa mort. La meilleure édition de ce poème est celle de Rotterdam, 1722. Il a été traduit en français par Lamonnerie, 1731.

MANZORA ou ARVANHA, riv. d’Afrique, forme la limite du Monomotapa et du Sofala ; elle a sa source aux monts Reth, et son embouchure dans le Zambèze; cours, 500 kil. au N. E.

MAOUNA, une des îles des Navigateurs, par 186° 41’ long. E., 14° 20’ lat. S. — Visitée en 1787 par La Pérouse ; onze de ses compagnons y furent massacrés

MAOUT, Philadelphie, ville de la Turquie d’Asie (Selefkeh); à 49 kil. N. (le Selefkeh. Belles ruines.

MAPHÆUS. Voy. maffei et maffeo.

MARABOUTS (de l’arabe marbouth , cénobite), prêtres mahométans, principalement répandus en Afrique , et qui sont en grande vénération chez les Maures et les Arabes ; la qualité de marabout se transmet de père en fils. — Au moyen âge on donnait le nom de Marabouts à une tribu d’Arabes qui étaient allés s’établir dans le désert de Sahara pour s’isoler des autres tribus musulmanes et observer avec plus d’exactitude les pratiques les plus minutieuses du Coran ; dans la suite, leurs chefs devinrent souverains du Maghreb et régnèrent même sur une grande partie de l’Afrique et de l’Espagne. Ils sont plus connus sous le nom d’ Almor avides.

MARACA1BO. Voy. maracaybo.

MARACANDA, auj. Samarcand, ville de la Sogdiane, sur le Polytimète, fut détruite par Alexandre, mais se releva depuis. Voy. samarcand.

MARACAY, ville de la république de Venezuéla, à 80 kil. S. 0. de Caracas, sur le lac de Valencia; 8,400 hab. Environs fertiles en sucre, indigo, etc.

MARACAYBO, ville de l’Amérique du Sud (Venezuéla), ch.-l. du dép. de Zulia, sur le bord O. du lac de Maracaybo, par 74° 6’ long. O., 10° 40’ lat. N.; 20,000 hab.; à 560 kil. de Caracas. Port fermé par une barre ; deux forts. Café, cacao, copahu, salsepareille, cuirs, bois jaunes, etc.

maracaybo (golfe de), ou de Venezuela, dans la mer des Antilles, le long de la côte de la Colombie, entre 10° 42-12° lat. N., 72° 15-74° 30’ long. O.; 190 kil. de profondeur; sa largeur varie de 100 à 250 kil. Il renferme quelques îles et reçoit les eaux du lac Maracaybo.

maracaybo (lac de), dans le Venezuéla, entre 9°-10° 40’ lat. N. et 73° 15’-74° 45’ long. O; 220 kil. sur 200 ; communique par un détroit de 36 kil. de long avec la mer des Antilles, et reçoit les rivières de Zulia, Chama, Motatan, etc.

maracaybo (prov. de), une des 4 prov. du dép. de Zulia, dans la république de Venezuéla, a pour villes principales, outre Maracaybo, Perija, Alta- Gracia, Gibraltar.

MARACH, Germanica Cœsarea, ville murée de la Turquie d’Asie, ch.-l. du pachalik de Marach, à 140 kil. N. O. d’Alep. Château, vieilles mosquées.

marach (pachalik de), dans la Turquie d’Asie, entre les pachaliks de Roum au N., de Diarbékir à l’E., d’Alep au S., d’Adana à 10.: 310 kil. sur 220; 250,000 hab. Traversé par le Taurus, arrosé par l’Euphrate. Climat et sol varié, fruits délicieux, industrie nulle; 5 livahs : Marach , Aïntab, Kars, Semisat, Malatia, qui tous ont pour ch.-l. des villes de même nom. Ce pachalik occupe une partie de l’ancienne Comagène et de la Petite-Arménie.

MARADEH-EL-HAMOUD, oasis de l étal de Tripoli (vue en 1825 par Pacho, oui crut y retrouver le

jardin des Hespérides dont parle Strabon) ; à 300 kil. S. de Bengazi.

MARAGHA, ville de Perse (Aderbaïdjan) , à 80 kil. S. de Tauris; 15,000 hab. Place forte. Bazar bains publics, tombeau d’Houlagou. — Houlagou y avait fait construire un observatoire.

MARAGNON, fleuve d’Amérique. Voy. amazone.

MARAIS (le), dit aussi la Plaine. On nomma ainsi en 1793 la partie la moins élevée de la salle de la Convention, où siégeaient les membres du parti modéré ; la faction démagogique occupait la partie la plus élevée, désignée sous le nom de la Montagne. — On appelle aussi Marais un quartier de Paris (le quartier du Temple).

MARAIS PONTINS. Voy. pontins.

MARAJO ou JOANNES, île et comarque du Brésil (Para), entre les embouchures de l’Amazone et du Tocantin; 310 kil. sur 260. Marais; climat chaud; sol fertile. Ch.-l., Marajo, sur la côte E.

MARAKAIÎ, ville d’Afrique. Vog. dongola (nouv.).

MARALD1 (Jacq.-Philippe) , savant mathématicien et astronome de l’Académie des Sciences, né dans le comté de Nice en 1665, mort en 1729, était neveu du célèbre Cassini. Son oncle le fit venir en France en 1687. Il travailla en 1700 et en 1718 à la fameuse méridienne. Il a laissé un Catalogue manuscrit des étoiles fixes , et un grand nombre d'Observations , qu’on trouve dans les Mémoires de l’Académie des Sciences.

maraldi (J. -Dominique), célèbre astronome, neveu du précédent, membre de l’Académie des Sciences, né à Paris en 1709, mort en 1788, fut, de 1732 à 1740, associé à son cousin, Cassini de Thury, pour la description trigonométrique des côtes et des frontières de la France, et pour préparer la grande carte générale de la France (en 180 feuilles). En 1735, il fut chargé de rédiger la Connaissance des temps , tâche pénible et ingrate, dont il s’acquitta pendant vingt-cinq ans. On a de lui plusieurs Mémoires dans le recueil de l’Académie des Sciences.

MARANA (J. -P.), écrivain italien, né à Gênes en 1642, mort en 1693, fut emprisonné pendant quatre ans à Gênes pour n avoir pas révélé la conjuration du comte délia Torre, qui avait voulu livrer Savone au duc de Savoie; pendant sa captivité, il écrivit l’histoire de cette conjuration. Il se réfugia en France et obtint une pension de Louis XIV. Outre VHistoire de la conjuration du comte délia Torre , Lyon, 1682, il a publié en français l'Espion du grand seigneur, Paris, 1684 et années suivantes, espèce de revue qui obtint quelque succès, et qui suggéra à Montesquieu l’idée des Lettres persanes.

MARANHAO ou MARANHAM (île), île du Brésil, dans l’Atlantique (prov. de Maranhao), entre les baies de San Marcos à l’O. et de San José à l’E. ; 60 kil. sur 35. Fertile et bien peuplée — Les Français s’en emparèrent en 161 2 et y bâtirent une ville.

maranhao , ou San-Luis de Maranhao, ville du Brésil, ch.-l. de la prov. de Maranhao, dans l’île de ce nom, par 41° 20’ long. O., 2° 32’ lat. S.; 15,000 hab., trois forts. Evêché. Commerce de riz, coton, peaux crues et tannées, bois de teinture. Bâtie par les Français.

maranhao (prov. de), prov. de l’empire du Brésil, entre l’Océan Atlantique au N. E., les prov. de Para au N. O., de Goyaz au S. O., de Piauhy à l’E.: 1,000 kil. sur 700; 183,000 hab. Ch.-l. Maranhao. Le pays est arrosé par le fleuve Maranhao, qui se jette dans l’Atlantique, vis-à-vis de l'île de même nom. Sol plat au N., montagnes au S. Climat agréable; sol fertile. Mines d’or, d’argent, de fer.

MARANO, ville du roy. de Napies (Terre de Labour), à 8 kil. N. O. de Naples; 6,600 hab.

MARÂNS, v. et port de la Char.-Inf., ch.-l. de c„ à 19 kil. N. E. de La Rochelle; 4,657 hab. Aux environs, marais salants. Commerce de blé, légumes

MARB — 1 122 — MARC

secs, lin, eau-de-vie, merrains.— Plusieurs sièges (notamment en 1583, époque à laquelle elle fut prise par Henri IV). Son château fut rasé en 1638.

MARAT, ville de France (Puy-de-Dôme), à 5 kil. S. E. d’Oliergues; 2,500 hab.

MARAT (Jean-Paul), fameux démagogue, né en 1744 à Genève ou à Boudry, près de Neufchâiel, vint à Paris exercer la profession de médecin, fut attaché en celte qualité aux écuries du comte d’Artois, et se Ût un certain nom par des écrits sur les sciences naturelles. D’un caractère violent, d’une imagination ardente, il embrassa avec exaltation les principes et les idées révolutionnaires et publia à partir de 1789 un journal politique qui porta successivement les titres de Publiciste parisien , d Ami du peuple , de Journal de la République , où il prêchait les doctrines anarchiques et conseillait les mesures les plus sanguinaires. 11 devint par là l’idole du peuple, s’immisça dans le Comité de salut public, quoiqu’il n’eût pas de titre légal, et eut la plus grande part aux massacres des 2 et 3 septembre 1792, ainsi qu’à la condamnation de Louis XVI. Nommé député à la Convention par un collège des électeurs de Paris, il y siégea à la tête du parti de la Montagne , fit décréter la création du Tribunal révolutionnaire, et la formation d’un Comité de sûreté générale chargé spécialement d’arrêter les' suspects , attaqua avec fureur les Girondins, et en fit proscrire 22 au 2 juin 1793. La veille de cette journée, il avait provoqué ouvertement le peuple à l’insurrection; livré pour ce fait au Tribunal révolutionnaire par la Convention elle-même, il avait été ramené en triomphe dans la salle des séances par la populace ameutée. Un mois après (13 juillet), Marat fut assassiné dans son bain par Charlotte Corday ( Voy . ce nom), qui croyait par là délivrer la patrie d’une odieuse tyrannie. Sa mort fut pour les terroristes le prétexte de nouveaux massacres. On lui Qt des funérailles magnifiques et une sorte d'apothéose ; son corps fut déposé au Panthéon , mais il ne tarda pas à en être tiré. Marat a publié (outre son journal ) divers écrits, les uns politiques, entre autres, les Chaînes de l'esclavage , d’abord en anglais, Edimbourg, 1774; puis en français, Paris, 1792 (réimprimé en 1833); Profession de foi de Marat , l'Ami du peuple, adressée aux Français, etc.; «.-les autres scientifiques, tels que De l'homme ou de r influence de l'âme et du corps , Amsterdam, 1775; Recherches sur la lumière, l'électricité, etc., 1779-84 ; une traduction de Y Optique de Newton, 1787.

MARATEA, ville du royaume de Naples (Basilicate), à 13 kil. S. O. de Lagonegro; 3,900 hab. Deux obélisques en marbre.

MARATHON, bourg de l’Attique, à 31 kil. N. E. d’Athènes. Dans la première guerre médique, Miltiade y remporta sur les Perses une victoire décisive, l’an 490 av. J.-C.. — Cette ville est encore célèbre dans la fable par un taureau monstrueux dont Thésée délivra la contrée.

MARATHON1SI, Gythium? v. forte de la Grèce, (Laconie), dans le pays des Maïnotes, sur le golfe de Kolokythia, à 40 kil. S. de Misitra; 600 hab.

MARATTES (les). Voy. mahrattes.

MARATT1 (Carlo) , peintre italien, né à Camerino en 1625, mort en 1713, élève de Sacchi, travailla pour le pape Alexandre VII et ses successeurs, et fut pendant longtemps le peintre le plus renommé de Rome. Il excellait surtout dans les ta-. Dleaux d’autel et dans la peinture des Vierges. On voit de lui au Louvre quatre tableaux : une Nativité, une Vierge avec 1 enfant Jésus; Saint J ean dans le désert; le Mariage mystique de sainte Catherine. 11 réussissait aussi dans la gravure.

MARBACH, ville du royaume de Wurtemberg (Neckar), à 20 kil. N. de Stuttgart, sur le Neckar; 3.350 hab. Patrie de Schiller.

MARBELLA, Barbesola, ville d’Espagne , à 43 kil. S. O. de Malaga, sur la mer; 4,300 hab. Rues larges; belles places , édifices d’architecture mauresque. Aux environs, salines; mines dè fer, de plomb et d’antimoine ; pêche active.

MARBLEIIEAD, ville des États-Unis (Massachussets), à 7 kil. S. E. de Salem ; 6,000 hab. Bon port; fort. Pêche de la morue; commerce de poisson.

MARBOURG, Mattium ou Malliacum , ville de la Hesse-Electorale , à 80 kil. S. O. de Hesse-CasseL sur la Lahn; 8,000 hab. Jolie église de Sainte-Élisabeth, consistoire luthérien ; château-fort, université, bibliothèque, etc. Ancienne résidence des landgraves de Thuringe. Il s’y tint un colloque en 1529.

MARBOURG, ville des Etats autrichiens (Styrie) sur la Brave , à 60 kil. S. de Grœtz, 7,000 hab! Ch.-l. de cercle; commerce en blé et en vin.

MARBOZ, ville de France (Ain), à 15 kil. N. de Bourg; 2,500 hab.

MARBRE (île de), Marble Island en anglais, dans la baie d’Hudson, a son centre par 92° long. O., 62° 50 lat. N. : 40 kil. sur 24; port sur la côte S. E. Le sol de l’île est tout formé de marbre à peine revêtu d’un peu de terre végétale.

MARBRES d’arundel. Voy. arundel et paros.

MARC (saint), un des quatre évangélistes, né, à ce qu’on croit, dans la Cyrénaïque, s’attacha de bonne heure à saint Pierre, l’accompagna dans ses travaux, le suivit à Rome, où il lui servit d’interprète ; alla prêcher l’évangile dans la Pentapole (ou Cyrénaïque), et en Egypte, où il fonda l’église d’Alexandrie. L’an 68 de J.-C., il fut pris et mis à mort par les idolâtres. On célèbre sa fête le 25 avril. Il écrivit son évangile en grec, selon les uns, en latin, selon d’autres; il le rédigea 10 ans après l’Ascension de J.-C., d’après les conversations qu’il, avait eues avecS. Pierre ; cetévang. n’estsouv. qu’un abiégé de celui de S. Matthieu. Les Vénitiens croient posséder le corps de saint Marc qui aurait été transporté chez eux en 815; ils vouent à ce saint un cuite particulier. S. Marc a pour emblème le lion.

marc (s.), pape en 336, est fêté Le 7 octobre.

marc, hérésiarque du il* siècle, disciple de Valentin et issu de Basilide, substituait à la Trinité une Quaterniié de son invention (il admettait en Dieu V Ineffable, le Silence, le Père , la Vérité), rejetait les sacrements et même le jeaptême. Il s’attira un grand nombre de partisans par des prestiges et de prétendues prophéties.

MARC-ANTOINE. Voy. ANTOINE et RAIMONDI.

MARC-AURÈLE. Voy. AURÈLE.

MARCEAU (François-Sé vérin desgraviers-), général français, né en 1769 à Chartres, d’un procureur au bailliage de cette ville, s’engagea à 16 ans, fut nommé en 1791 chef du premier bataillon des volontaires d’Eure-et-Loir, alla en 1793 en Vendée avec le grade de capitaine , et fut nommé à 24 ans , sur la recommandation de Kléber, général en chef de l’armée de l’Ouest. Il gagna sur les Vendéens la sanglante bataille du Mans (12 déc. 1793). Employé en 1794 à l’armée de Sambre-et- Meuse comme général de division, il contribua puissamment au gain de la bataille de Fleurus. Il protégea en 1796 la retraite de l’armée de Jourdan ; déjà il avait plusieurs fois repoussé l’ennemi, lorsqu’il fut blessé mortellement près d’Altenkirchen ; il n’avuil que 27 ans. Les ennemis s’unirent aux Français pour lui rendre les honneurs militaires. Marceau ne s’était pas moins fait remarquer par son humanité et son désintéressement que par son courage et scs talents stratégiques. Chartres lui a érigé une statue (1850). — (S.) Voxj. marcel (S.).

MARCEL 1 (saint), pape, 308-309, succéda à saint Marcellin. Il fut banni par l’empereur Maxence sous prétexte qu’il causait des troubles par sa sévérité envers les Tombés. On le fêle le 16 janvier.

MARC

MARC

harcel Si, pape , élu en 1555 , ne fégna que 21 jours ; il eut pour successeur Paul I V.

Marcel (saint), évêque de Paris, célébré par sa piété, fut élevé sur ce siège épiscopal à la fin du iv® siècle, et l’occupa jusqu’à sa mort, vers 440. Il fut enterré près de Paris dans un village qui forme auj. le faubourg Saint-Marcel. Sa fête se célèbre le 3 novembre. Selon la légende , le saint évêque avait délivré le pays d’un serpent monstrueux qui Pinfestait.

Marcel (Étienne), prévôt des marchands de Paris, se signala par son audace pendant la captivité du roi Jean : souleva le peuple contre l’autorité du dauphin (depuis Charles V), et contre la noblesse •, porta le trouble dans les états-généraux, convoqués en 1356, en engageant les députés du Tiers à refuser des subsides et à réclamer au contraire des réformes exagérées ; fit assassiner sous les yeux du dauphin Robert de Clermont, maréchal de Normandie, et JeandeConflans, maréchal de Chamjne ; enfin il se préparait à ouvrir les portes de

lecture de ce passage, et qu’elle récompensa l’au leur Jui faisant compter 10,000 Besterces (environ 2,000 fr.) pour chacun de ses vers. ^ marcellus (Ülpius) , jurisconsulte romain , contemporain des Antonins, de la secte des Proculéiens, jouit dans son temps de la plus grande autorité On trouve dans les Pandectes des trag. de Mo MARCELLUS PAL1NGENIUS. Voy. MANZOLLI.

MARCKNAT, ch.-l. de canton (Cantal), à 16 kil N. O. de Murat; 2,100 hab.

MARC-EN-BAROEUL, ville de France (Nord), à 5 kil. N. de Lille; 3,348 hab.

MARCH ou MORAVA , Marchus ou Marus , riv. des États autrichiens ( Moravie ) , sort du mont Schneeberg, court au S., baigne Olmutz, arrose les comitatsde Prerau , deHradisch, sépare l’archiduché d’Autriche de la Hongrie , et tombe dans le Danube, par la rive droite, à 13 kil. au-dessus de Presbourg. Cours, 270 k. Affluent principal, la Taya. MARCHAND (Prosper), bibliographe, né vers

1675 à Guise, en Picardie, mort en J 756, ouvrit à aris à Charles-le-Mâuvais, roi de Navarre, qui * Paris en 1698 un magasin de librairie qui devint

pagr Pari

assiégeait cette ville (1358), lorsque deux courageux le rendez-vous des bibliophiles; passa en Hollande

citoyens, Jean et Simon Maillart , le tuèrent à coups de hache. M. Naudet a écrit l'histoire de la Conjuration d’Etienne Marcel, Paris, 1815, in-8.

Marcel, fameux maître de danse du xvm® siècle, mort vers 1757 , a composé quelques ballets oubliés aujourd’hui. C’est lui qui s’écriait: «Que de choses dans un menuet 1 » En voyant danser un Anglais, il dit: « On saute dans les autres pays , on ne dansé qu’à Paris. »

MARCELLIN (saint), pape de 295 à 304. C’est sous son pontificat qu’eut lieu la persécution de Dioclétien. Il est honoré comme martyr; sa fête tombe le 26,avril.

marcellin (ammien) , historien. Voy. ammien.

MARCELLUS (M. Claudius), général romain, fut cinq fois consul. En 222 ar. J.-C., irbattit les Gaulois à Clastidium, tua de sa main leur roi Viridomare, remportant ainsi les troisièmes dépouilles opimes, prit Milan et réduisit la Gaule Cisalpine en province romaine. Envoyé contre Annibal après la bataille de Cannes, il releva le» affaires des Romains, et remporta sur le général carthaginois deux avantages à Noie (216-215), puis transporta en Sicile le théâtre de la guerre; il s’empara de Syracuse après trois ans de siège (212) ; c’est au sac de la ville que périt Archimède , quoique le général romain eût donné ordre de l’épargner. Il vainquit encore Annibal en 210, à Canusium; mais il périt deux ans après, étant tombé dans une embuscade. On l’avait surnommé l'Épée de Rome, comme Fabius Cunctator en était dit le Bouclier.

marcellus (M. Claudius), de la famille du précédent, consul l’an 51 av. J.-C., fut le premier à proposer au sénat de retirer à César le gouvernement des Gaules, et prit parti pour Pompée dans la guerre civile. César, vainqueur à Pharsale, l’exila à Mitylène ; mais dans la suite il le rappela à la prière du sénat : ce fut à cette occasion que Cicéron prononça le discours de remercîments intitulé : Pro Marcello. Marcellus ne put jouir du bienfait de César, il fut tué par un de ses esclaves au moment de s’embarquer.

marcellus (M. Claudius), fils d’Oçtavie , sœur d’Auguste , et de M. Claudius Marcellus Æsernious (con«ul l’an 22 avant J.-C.) , fut adopté par Auguste, son oncle , qui lus donna en mariage sa fille Julie’ et le désigna pour son successeur. Ce jeune prince, qui donnait les plus grandes espérances, mourut à 20 ans, 23 av. J.-C. Livie fut soupçonnée de l’avoir fait empoisonner. Virgile a déploré dans de beaux vers (au 6* livre de YËnèide ) la mort prématurée de Marcellus, et a fait de lui un éloge pompeux. On raconte qu’Octavie s évanouit à la

pour y professer plus librement la religion réformée qu’il avait embrassée , et s’établit à Amsterdam comme libraire ; il renonça plus tard au commerce pour se livrer uniquement à l’étude. On lui doit des éditions d’ouvrages rares ou importants, tels que le Dictionnaire de Bayle, Rotterdam, 1720, 4 vol. in-fol. ; les Voyages de Chardin , les Œuvres de Brantôme; mais il est surtout connu par un Dictionnaire historique (La Haye, 1758-9, 1 vol. in-fol.), qui complète les Dictionnaires de Bayle et Chauffepié. Ce Dictionnaire fut publié après sa mort, sur ses notes, par Allamand.

marchand (Etienne), capitaine de la marine marchande, fit de 1790 à 1792, pour le compte d’tme maison de Marseille , un voyage autour du monde, et découvrit en 1791, le groupe N. O. des îles Marquises, qu’il nomma îles de la Révolution; l'une d’elles porta son nom L’histoire de son voyage a été écrite parFleurieu. M. en 1793.

MARCHANGY (Louis-Antoine de), né dans la Nièvre vers 1780, mort à Paris en 1826 , se fit connaître par un ouvrage intitulé la Gaule poétique , 6 vol. in-8, Paris, 1813 et 1826, où il envisageait l’histoire nationale dans ses rapports avec la poésie, l’éloquence et les arts, et publia en 1826 Tristan le Voyageur ou la France au XIVe siècle , qui est comme le complément de l’ouvrage précédent. Il entra en 1815 dans le ministère public, et s’éleva par degrés jusqu’aux fonctions d’av.gén. près la cour de cassation. Il acquit une fâcheuse célébrité par des réquisitoires qu’on accusait d’être trop passionnés.

MARCHAUX, chi-1. de canton (Doubs), à 15 kiL N. E. de Besançon ; 400 hab.

MARCHE, nom qui dans le moyen âge, surtout depuis Charlemagne, servit à désigner les provinces frontières d’un empire ; elles étaient gouvernées par des commandants militaires nommés margraves (de mark , marche, et graff, comte), ou marquis (en latin marchio), et qui étaient chargés de défendre les frontières. La plupart de ces contrées ont reçu dans la suite d’autres titres, tels que ceux de comtés, duchés, etc. ; cependant le nom de marche a été conservé dans les temps modernes par quelques-unes d’entre elles, comme le comté de la Marche, en France, les Marches d’Italie, la Marche de Brandebourg (Voy. ci-après).

marche (la), par abréviation pour la Marche limousine , province et grand-gouvernement de l’ancienne France, ainsi nommée parce qu’elle était sur la frontière de France du côté du Limousin, dont elle avait fait longtemps partie; bornée au N. par le Berri et le Bourbonnais, au S. par le Limousin, à FO. par le Poitou; à l’E. par l’Auvergne. Capit.,

MARC

MARC

Guéret. Elle se divisait en Haute-Marche (ch.-l., Guéret), et Basse-Marche (ch.-l., Bellac). Air froid; peu de fertilité; pâturages, chevaux; industrie chétive. La Vienne, la Creuse, l’Anglin, la Gartempe, le Cher y ont leur source. La Marche forme auj. le dép. de la Creuse et une forte partie de celui de la Haute-Vienne. — Du temps des Romains, ce pays était compris dans l’Aquitaine et faisait partie du territoire des Lemovices, et de celui des Bituriges Cubiei des Pictuvi. Au vm* siècle, Guillaume 111, duc d’Aquitaine, détacha la Marche de ses domaines et l’érigea en comté en faveur de Boson I, petit-fils de Roger, comte de Limoges et de Charroux. Depuis ce temps, la Marche eut des comtes souverains , parmi lesquels on remarque les seigneurs de Lusignan. Phi! ippe-le-Bel l’acquit par confiscation (1309) et la légua à Charles-le-Bel, son 3* fils ; ce prince l’échangea en 1327 contre le comté de Clermont qui appartenait à Louis I de Bourbon. Jacques, 2e fils de ce dernier ( Voy . ci-après l’art, historique), lui succéda dans la possession du comté de la Marche ; ce comté passa ensuite dans la maison d’Armagnac, puis dans celles de Bourbon-Beaujeu et de Bourbon-Montpensier, et fut confisqué en 1523 sur le connétable de Bourbon par François I.

marche, Marca, ancienne prov. des Etats de l’Eglise, au N. E., se divisait en Marche 4’ Ancône au N. et Marche de Ferma au S. Elle forme auj. les délégations d’Ancône, Macerata, Fermo et Ascoli.

marche d’esragne, nom donné par Charlemagne aux pays qu’il avait conquis au-delà des Pyrénées; cette marche était comprise entre les Pyrénées au N. et le cours de l’Ebre au S. ; elle confinait ainsi au roy. des Asturies à l’O. et au califat de Cordoue au S. Elle se divisait en marche de Gascogne , qui avait pour capitale Pampelune , et marche de Golhie ou Septimanie, qui avait pour capitale Barcelone. Cette contrée forma depuis une partie de la Navarre et le comté de Barcelone.

MARCHE (BASSE et HAUTE-). Voy. CÎ-deSSUS MAR¬ CHE (la) et ROUERGUE.

MARCHE (VIEILLE-, NOUVELLE-, et MOYENNE-), — MARCHE DE 1 UCIiEll,— M. DE PRIEGN1TZ OU ANTÉRIEURE. Voy. BRANDEBOURG.

MARCHE DE SAXE, — DE STADE, — TRÉVISANE, etc. Voy. SAXE, STADE, TRÉVISE, etc.

marche (la), ch.-l. de cant. (Vosges), à 32 kil. S. de Neufchâteau ; 1,600 hab. Fers ; huiles de grains. Patrie de Gaill. de La Marche (fond, du coll. La Marche), du mar. Victor. Instit. de la Trinité.

marche-en-famène, Marca , ville -du duché de Luxembourg, à 53 kil. S. O. de Liège; 1,500 hab. Cette ville existait dès le vii« siècle, et était le ch.-l. d’un petit pays appelé Famine ( pagus Falmiensis ), dans le territoire des Gondrusi. En 1577, il y fut conclu un traité entre le roi d’Espagne et les Provinces-Unies.

marche-sur-saone (la), village du dép. de la Côte-d’Or, dans l’ancien duché de Bourgogne, à 26 kil. S. E. de Dijon; 1,100 hab.

MARCHE (Jacques H de bourbon, comte de la), petit-fils de Jacques l de Bourbon, tige des comtes de la Marche de la maison de Bourbon (qui fut tué en 1361 en combattant les Grandes Compagnies ), fut pris par les Turcs à la bataille de Nicopolis (1396) , paya une forte rançon et revint en France*, prit parti pour les Bourguignons contre les Armagnacs, fut fait de nouveau prisonnier et détenu jusqu’en 1412. Devenu veuf de Beatrix de Navarre, qu’il avait épousée en 1406, il épousa en 1415 Jeanne II, reine de Naples et de Sicile ; mais ne reçut de cette princesse que le titrede ducdeCalabre. Il Gtmettreàmortplusieurs des favoris de Jeanne et la tint elle-même en captivité-, mais le peuple se souleva contre lui, et il fut forcé de fuir (14 19). De retour en France, il se retira chez les Franciscains de Besançon, où il mourut (1438).

marche (Olivier de la), chroniqueur, né en 1426 dans la terre de La Marche en Bourgogne, vécut à la cour des ducs de Bourgogne et s'attira la haine de Louis XI pour avoir fait échouer son projet d’enlever le duc de Charolais (Charles-le-Téméraire). Ce prince , devenu duc de Bourgogne, le nomma capitaine de ses gardes et le récompensa largement. On a de La Marche des Mémoires (Bruxelles, 1616, Louvain, 1645), qui sont précieux pour l’histoire du temps, et quelques ouvrages en vers, tels que le Chevalier délibéré ; Traité des duels ; le Triomphe des dames d’honneur , etc.

MARCHECK, ville des États autrichiens (Autriche) , sur la March , à 44 kil. E. de Korneubourg; 1,500 hab. Entre Marchek et Laa, est la plaine do Marchfeld , où Ottokar fut vaincu (1278). Voy. LAA.

MARCHENA, Marcia, ville d’Espagne (Séville), à 40 kil. E. de Séville; 13,200 hab. Palais des ducs d’Arcos. Antiquités romaines. Lainages fins, couvertures de laine. Bains sulfureux.

MARCHENOIR, chef-1. de cant. (Loir-et-Cher), à 26 kil. N. de Blois; 600 hab.

MARCHES (les), ancien petit pays de France, dans le S. de la Basse-Normandie, auj. dans le dép. de l'Orne. Places: Alençon, Séez, Argentan.

MARCHIENNES, ch.-l. de canton (Nord), sur la Scarpe, à 14 kil. E. de Douai; 2,614 hab. Filature de laine et tanneries. Commerce de lin , asperges, etc. Patrie des braves Corbineau.

marchiennes-au-pont , ville de Belgique (Hainaut), à 12 kil. S. O. de Namur; 1,200 hab. Aux environs, beaucoup de houille. Victoire des Français sur les Impériaux en 1794.

MARCIAC, ch.-l. de canton (Gers), à 24 kil. O. de Mirande ; 1,500 hab.

MARC1ANISI, ville du royaume de Naples (Terre de Labour), à 12 kil. S. E. de Capoue ; 7,000 hab.

MARCIEN, Marcianus, empereur d’Orient, né vers 391 dans la Thrace, d’une famille obscure, s’enrôla fort jeune dans la milice, et s’éleva jusqu’au rang de sénateur. Théodose-le-Jeune étant mort, Pulchérie, sa sœur, qui avait été proclamée impératrice, épousa Marcien. Ce guerrier brava les menaces d Attila, et par son énergie le força à s’éloigner de l’Orient. Marcien avait été couronné vers 450, étant déjà sexagénaire; il mourut en 457.

marcien, géographe grec, né à Héraclée, sur le Pont-Euxin, dans le iv* siècle, écrivit un Périple dont il ne reste plus que des fragmenta. Il a été publié en 1600 dans les Geogr. vet. scripiores Grœci minores , et en 1839, par E. Miller, Paris, in-8.

MARCIGNY-LES-NONNAINS, ch.-l. de canton (Saône-et-Loire), à 24 kil. S. O. de Charolles ; 2,665 hab.

MARCILLAC, ch.-l. de cant. (Aveyron), à 16 kil. N. 0. de Rhodez ; 1 ,450 hab. Commerce de bestiaux.

MARC1LLAT, ch.-l. de cant. (Allier), à 19 kil. S. de Montluçon; 1,500 hab. Houille aux environs.

MARCILLY-LE-HAYER, ch.-l. de cant. (Aube), a 19 kil. S. E. de Nogent-sur-Seine ; 600 hab.

MARC10N, hérésiarque du »• siècle, né à Sinope en Paphlagonie, avait été ordonné prêtre. Chassé de l’église pour avoir séduit une vierge, il se ha avec l’hérétique Cerdon, et se mit à dogmatiser; il enseignait qu’il y avait deux principes, I un auteur du bien, l’autre du mal; attribuait I ancienne loi an mauvais principe, et la nouvelle

au bon ; rejetait la plus grande partie du Nouv. Testament et des épitres de S. Paul, etc. Il eut en ltalie.en ko}Pte,en Syrie, en Perse, un grand nombre de partisans fanatiq., connus sous le nom de Marcionites

MARC1US. Voy. le surnom qui suit ce nom.

MARCK (comté de la), ancien état de l’empiro d Allemagne, dans le cercle de Westphalie, entre le duché de Berg au S. et à 10., le duché de Clèveg à l’O., le duché de Westphalie à TE., le comté de

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