‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 688 sur 1261 · MARC —1125— MARI · texte numérisé non relu

MARC —1125— MARI

Recklingshausen et l'évêché de Münster au N. C’était le plus vaste comté du cercle. Le comté de Limbourg y était enclavé. Ch.-l., Hamm. Il se divisait en quatre quartiers ( Hamm , Hoerde , Altena, Wetter). En 1806, le comté de La Marck forma la plus grande partie du dép. de la Roër, dans le grand-duché de Berg. En 1814, il fut concédé à la Prusse; il forme auj. la plus grande partie de la régence d’Arensberg, dans la province de Westphalie.

MARCK (comtes de la), maison noble et ancienne, issue de la maison d’Altena, est connue dans l’histoire depuis le xme siècle. Engilbert, fils d’Alphonse IV, comte d’Altena, mort en 1251, fut le premier comte de La Marck. Cette maison acquit , outre le comté de La Marck , de vastes domaines, tels que ceux de Clèves, de Berg et Juiiers, et donna naissance à un grand nombre de branches : les ducs de Clèves et de Nevers, les seigneurs d’Aremberg, de Sédan, de Fleuranges, de Lumain, les ducs de Bouillon, etc. Elle s’éteignit en 1610, et le partage de sa succession donna naissance à de longues querelles ( Voy . jijliers). Presque toujours les membres de cette maison se mirent au service de la France , à laquelle ils fournirent plusieurs maréchaux et généraux distingués; nous citerons :

marck (Guillaume de la), chef de la branche des barons de Lumain, né vers 1446. 11 se signala dans les troubles des Pays-Bas et mérita le nom de Sanglier des Ardennes. Chassé de Liège pour le meurtre de l’évêque de cette ville, il se réfugia auprès de Louis XI, et de concert avec ce prince fit révolter les Liégeois et ravagea le Brabant; mais il tomba entre les mains de l’archiduc Maximilien, qui lui fit trancher la tête en 1485.

marck (Robert II, comte de la), né vers 1460, mort en 1535. Il possédait une partie du Liégeois, le duché de Bouillon, la principauté de Sédan. Il servit le roi Louis XII et assista à la bataille de Novare, où il sauva la vie à ses deux fils (1513). Pendant les guerres de Charles-Quint et de François I, il prit successivement parti pour la France et pour l’Autriche; il fut chassé de ses états par Charles-Quint, mais François I le fit rétablir par le traité de Madrid. 11 avait épousé Catherine de Croy, fille du comte de Chimay. Brantôme lui a consacré un article dans les Vies des Capitaines français.

marck (Ëvrard de la), cardinal, évêque de Liège, frère du précédent, connu sous le nom de cardinal de Bouillon , fut pourvu par Louis XII de l’évêché de Chartres, et reçut toutes sortes de bienfaits de François I; il trahit pourtant ce prince pour Charles-Quint en 1518, et concourut puissamment à faire élire empereur ce dernier en 1519. Il fut nommé en récompense archevêque de Valence, et reçut le chapeau de cardinal en 1520; il aida ensuite Charles-Quint à chasser de ses états son propre frère Robert , et mourut à Liège, dont il possédait l’évêché, en 1538.

marck (Robert 111 de la), seigneur de Fleuranges, dit V Adventureux, né à Sédan vers 1490, était fils de Robert II qui lui sauva la vie à la bataille de Novare en 1513. Il s’était déjà distingué par la défense de Vérone contre les Vénitiens (1510), et avait puissamment contribué à la prise de la Mirandole (1512). Il suivit François I en Italie, commanda l’avant-garde à Marignan (1515), et fut fait prisonnier avec le roi à Pavie (1525). En 1519, il avait été envoyé en Allemagne auprès des électeurs pour les engager à donner leurs voix à François I, mais il ne put réussir. Nommé maréchal de France pendant sa captivité, il fut à son retour chargé de la défense de Péronne et repoussa les Impériaux (1536). Il mourut l’année suiv. à Lonjumeau. Il a laissé des Mémoires intéressants, qui s’étendent de

1499 à 1521; il les avaitécrits pendant sa captivité.

marck (Robert de la), connu aussi sous le nom de maréchal de Bouillon, fils du précédent, chevalie» de l’ordre du Roi et capitaine des Cent-Suisses de sa garde, né vers 1520, fut fait maréchal de France en 1547, puis duc et commandant militaire de la Bourgogne, de la Champagne et de la Brie, enfin lieutenant-général de la Normandie. 11 reprit aux Impériaux Metz en 1552, le château de Bouillon et toutes les places de son ancien duché, 30 ans aprèa l’usurpation de Charles-Quint. A la défense d’IIe3din en 1553 , il fut fait prisonnier et conduit en Flandre où il mourut en 1556.— Voy. aremeerg.

MARCKOLSHE1M, ch.-l. de canton (Bas-Rhin), à 12 kil. S. E. de Schelestadt; 1,500 hab. Tabac, chanvre. Poterie.

MARCODIMIUM, ville de Germanie, auj. duren.

MARC01NG, ch.-l. de canton (Nord), à 8 kil. S. 0. de Cambray; 1,301 hab.

MARCOMANS, Marcomanni, peuple de Germanie, habitait au temps d'Auguste sur les deux rives de VAlbis (Elbe), dans les monts Hercyniens ; puis chassa les Boii de la Bohême actuelle et eut alors les Quades pour voisins à l’E. Unis à ces derniers, ainsi qu’aux laziges et aux Vandales, ils envahirent l’Italie de 167 à 174, mais ils furent repoussés.

MARCOM1R, nom deplusieursprincesque l’on fait régner sur les Francs bien avant Pharamond. Marcomir I serait le fils du Troyen Anténor et aurait conduit les Francs delaTroade en Germanie; — Marcornir III estplaeésous le règne de Claude; — Marcomir V est supposé le père de Pharamond. L’histoire de ces princes imaginaires est racontée par l’abbé Trithême : De Origine Francorum.

MARCO-PAOLO ou POLO. Voy. polo.

MARCOUSSIS, b. de Seine-et-Oise, à 25 kil. E. d Rambouillet. Château où Condéfut enfermé en 1650.

MARCULFE, moine français, que l’on présume avoir vécu dans le vne siècle, a réuni dans un recueil les formules des contrats et des actes publics les plus usités de son temps. Cette précieuse collection a été publiée par J. Bignon, Paris, 1613.

MARCUS, prénom très commun chez les Romains ; on l’écrit M. par abréviation.

marcus græcus, auteur d’un livre intitulé : Liber ignium ad comburendos hosies (publié en 1804 par Laporte du Theil); on y trouve, entre cent recettes ridicules, quelque chose d’analogue à la composition de la poudre, et de curieux détails sur le feu grégeois. On ne sait rien de cet auteur; on conjecture qu’il vécut vers le xm* siècle.

MARDA1TES, petite peuplade de Syrie que l’on a confondue à tort avec les Maronites et qui , unie à ceux-ci, fit à partir de 679 beaucoup de mal aux Arabes qui avaient envahi leur pays. On ne parle plus d’eux après le x* siècle.

MARDES, peuple de l’Asie ancienne (Médie), sur le bord méridional de la mer Caspienne, entre les Gelœ à l’O. et les Tapyres à l’E., par 48° et 49° long. E., fit partie de l’empire Médo-Perse , de celui d’Alexandre, etc. Leur pays est à peu près le Mazendéran actuel (entre le Ghilan et le Taberistan). Pauvres, belliqueux et adonnés au brigandage, les Mardes n’étaient que nominalement sujets.

MARDICR, village de l'anc. prov. de Flandre (Nord), à 8 kil. O. de Dunkerque, sur la mer; 250 hab.; a donné son nom à un petit canal. C’est à Mardick que Chifflet place VItius Bonus des anciens. Prise par Turenne en 1 657 ; démantelée en 1664.

MARD1N, Marde ou Miride, ville de la Turquie d’Asie, à 81 kil. S. E. de Diarbekir; 27,000 hab. Elle a quelques fortifications, plusieurs mosquées et des églises chrétiennes, une medresseh ou collège j musulman. Maroquin estimé. — Ville fort ancienne, et longtemps très importante ; mais elle souffrit beaucoup des invasions des Tartares au xm* siècle.

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MARDOCENTÈS, roi arabe, s’empara de l’empire de Babylone sur les descendants de Nemrod, vers l’an 2218 av. J. -G., et y fonda une dynastie qui régna 225 ans, jusqu’au renversement de Nabonad par Bélus, roi d’Assyrie (1993).

MARDOCHEE, Juifcélèbre,issu de ceux qui avaient été emmenés en captivité à Babylone par Nabuchodonosor, fit épouser Esther, sa nièce, au roi Assuérus (Artaxerxèsl ?),etdécouvritune conspiration tramée contre ce prince. Mardochée ayant refusé de s’agenouiller devant l’Amalécite Aman, favori du roi, ce ministre voulut le faire mourir ainsi que tout son peuple ; mais la protection d’Esther le sauva, et Aman, convaincu de conspirer, subit à sa place le dernier supplice. On place cet événement vers 453 av. J.-C.

MARDONIUS, général des Perses, gendre de Darius, conduisit, en 492 av. J.-C., à travers la Thrace, une armée perse destinée à envahir la Grèce , soumit la Macédoine, combattit aux Thermopyles et à Salamine, 390, et fut complètement défait par Pausanias à Platée, 479 : il périt dans la bataille.

MARK B, ïiv. d’Afrique, naît en Abyssinie, coule au S. O., puis au N. O.; entre en Nubie, se perd dans les sables, puis reparaît et se jette dans l’Atbarah après un cours de 700 kil. — Voy. saba.

MARÉCHAL, marescallus , mot dont l’origine n’est pas bien connue, se rencontre dès les premiers temps de la monarchie. Il a désigné d’abord un officier supérieur placé sous les ordres du connétable ou du général en chef, et que l’on nommait maréchal de l’host (c.-à-d. de l’armée), maréchal de camp. Les maréehaux-de-camp de l’armée du roi étaient appelés maréchaux de France, pour les distinguer des maréchaux-de-carnpdes autres seigneurs féodaux. Les maréchaux de France furent dès 1 185 élevés au-dessus de tous les autres maréchaux-décamp; ils acquirent une importance de plus en plus grande, surtout après la suppression de la dignité de connétable, en 1627 ; depuis cette époque, la dignité de maréchal de France est la plus élevée de l’armée. Un bâton, appelé bâton de maréchal, est la marque distinctive de cette haute dignité. — Avant François 1, les fonctions de maréchal étaient purement temporaires; ce fut ce prince qui le premier nomma des maréchaux à vie. Il en fixa Le nombre à quatre ; ce nombre a beaucoup varié depuis ; il y en eut vingt sous Louis XIY ; il est aujourd’hui ûxé à douze. — Chez les étrangers le titre de maréchal est porté par plusieurs grands officiers; tels sont : le grand-maréchal de l’Empire; le maréchal de l’Eglise ; le grand-maréchal de Pologne, le maréchal de la diète ; les feld-maréchaux. — Dans la guerre des Albigeois, on donna le titre de maréchal de la Foi à Gui de Lévis, qui accompagna Simon de Montfort, et ce titre resta héréditaire dans sa famille.

MARÉCHAL (lord), titre qui était héréditaire dans une noble famille d’Écosse, celle des comtes de Keith. Un membre de cette famille fonda en 1593 le collège Maréchal à Aberdeen ; et deux autres, George et Jacques Keith, se sont illustrés au dernier siècle dans la carrière militaire {Voy. keith).

maréchal (P.-Sylvain), écrivain, né à Paris en 1750, mort en 1803, commença à se faire connaître par des poésies pastorales dans lesquelles il prenait le nom de Berger Sylvain; fut quelque temps bibliothécaire à la bibliothèque Mazarine, mais perdit sa place pour avoir publié des écrits irréligieux. Chaud partisan de la révolution, il fut un des chantres de la liberté et de la déesse Raison; il affichait un grossier athéisme , et fut particulièrement lié avec l’astronome Lalande qui partageait ses^opinions désolantes. On a de lui des Bergeries , 1770 ; le Pibrac moderne , 1781 ; Fragment d'un poème sur Dieu, ou le Lucrèce moderne , 1781 ; Code d’une société d’hommes sans Dieu, 1797 ; Voyage de

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