MARE
Pythagore , 1799; Dictionnaire des Athées , 1800, avec un supplément de Lalande. Dans ce Dictionnaire, œuvre de folie, on voit figurer Bossuet, Fénelon, Leibnitz, parmi les alhées, à côté d’Epicure et du baron d’Holbach.
MAREMME (la) ou MAREMMES (les), la Ma remma ou le Maremme en italien (c.-à-d. le lùttoral). territoire de la Toscane, entre Livourne et Plombino, le long de la mer, très fertile, mais marécageux, malsain et peu peuplé; on n’y trouve que quelques pasteurs nomades qui y conduisent des troupeaux de buffles. Ruines de plusieurs villes étrusques. On a fait ces dernières années de grands efforts pour assainir ce pays.
MARENGO, Maricus vicus, village des États sardes (Alexandrie), à 4 k. S. E. d’Alexandrie , près du confluent du Fontanone et du Tanaro, est célèbre par la victoire que Bonaparte, premier consul, y remporta sur Mêlas et les Autrichiens (14 juin 1800). La soumission de l’Italie, la fin de la seconde coalition et la paix de Lunéville en furent les résultats. — Sous l’Empire, on donna le nom de Marengo à un dép. de l’empire français, qui avait pour ch.-l. Alexandrie. Ce dép. a formé à peu près les provinces actuelles d’Alexandrie, d’Asti et de Casale. — L’Italie a d’autres villages moins connus, du nom de Marengo. — Aux Etats-Unis se trouvent aussi des localités de ce nom, entre autres le comté de Marengo (dans l’Alabama) , et la ville de Marengo, ch.-l. de ce comté, sur la Tombekbée, à 63 kil. O. de Cahawba.
MALIENNES, ville de France, ch.-l. d’arr. (Charente-Inférieure), à 37 kil. S. de La Rochelle; 4,542 hab. Tribunaux de première instance et de commerce. Bien bâtie, maiB peu salubre; grand commerce de sel et de vins. Bonnes huîtres. — L’arr. a 6 cant. (Le Château, Royan , Saint-Pierre, La 1 remblade, Saint- Agnan, plus Marennes), 34 comm. et 49,626 hab.
marennes (paJ8 de), ou marensin, petite subdivision de la Gascogne, le long de la côte, entre l’Adour jusqu’aux environs de Dax, et l’Océan. Pays couvert de marais ; pins dont on tire de la résine et de la poix. Lieux princip. Cap-breton et Magescq. Ce pays est compris auj. dans le dép. des Landes.
MAREOT1S (lac), auj. Marioui, dans l’Egypte Infér., à l’O. du Delta, près d’Alexandrie, communiquait à la Méditerranée par le bras Canopique du Nil. Ses environs produisaient des vins exquis.
MARESCOT (Armand-Samuel), général du temps de l’empire, né à Tours en 1758, mort à Vendôme en 1832, entra dans le corps du génie; prit part comme chef de bataillon au siège de Toulon, où il eut de vives contestations avec Bonaparte; défendit Maubeuge en 1794; prit Charleroi, après avoir essuyé un échec devant cette ville; s’empara de Landrecies, de Mafistricht (novembre 1794) ; défendit Landau (1796), rendit en 1797 et 98 les plus grands services dans les armées de Rhin-et-Moselle et d’Allemagne, et fut nommé en 1799 inspecteur-général du génie. Il accompagna le général Dupont en Espagne, et eut le malheur de signer la capitulation de Baylen. Il fut pour ce fait destitué et incarcéré pendant trois ans, puis exilé à Tours. Il fut sous la Restauration réintégré dans son grade, fait pair et marquis. On a de lui une Relation des principaux sièges faits en Europe par les armées françaises depuis 1790, Paris, 1806, in-8.
MARET (Hugues), duc de Bassano, né à Dijon en 1763, mort en 1839, publia en 1789 les bulletins de l’Assemblée nationale, et jeta ainsi les fondements du Moniteur universel. Envoyé comme ambassadeur à Naples en 1792, il fut enlevé en route par les Autrichiens; il ne recouvra la liberté qu’en 1795, et fut échangé contre la fille de Louis XVI. Après le 18 brumaire, Bonaparte, qui avait reçu de lui
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de nomüreux services lorsqu’il n’était encore que 3imple lieutenant, le nomma secrétaire-général des consuls, puis ministre secrétaire d’Êtat, 1804. Ce fut à ce titre que Maret accompagna l’Empereur dans toutes ses campagnes, fut admis à ses plus secrètes délibérations et chargé de la rédaction de ses instructions et de ses bulletins. Nommé en 1811 duc de Bassano, il prit le portefeuille des affaires étrangères, et en 1813 celui de la guerre. 11 fut exilé après 1815, et ne revint en France qu’en 1820. Il fut un instant ministre (10-18 nov. 1834). Maret était un homme infatigable au travail.
MARETIMO, Hiera, île de la Méditerranée, à 32 kil. de lacôte O. de la Sicile, sert de prison d’état. C’est une des anciennes îles Egades.
MAREUIL, ch.-l. de cant. (Dordogne), à 36 kil. N. O. de Périgueux; 850 bab. Bonneterie, filatures.
mareuil, ch.-l. de cant. (Vendée), sur le Lay, à 22 kil. S. E. de Bourbon- Vendée ; 600 hab.
MARFÉE (bois de la)*, en Champagne , dans le dép. des Ardennes et non loin de Sédan. Il s’y livra un combat en 1641 entre les troupes royales, commandées par le maréchal de Châtillon, et plusieurs princes français coalisés contre le cardinal de Richelieu. Les rebelles furent vainqueurs ; mais le comte de Soissons, l’un d’eux, y fut tué.
MARGARITA. Voy. marguerite.
MARGARITI, Gythanœ, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), à 100 kil. S. O. delanina; 6,000 hab.
MARGATE, ville d’Angleterre (Kent), à 120 kil. S. E. de Londres, à l’embouchure de la Tamise; 10,339 hab. Maisons élégantes et jolis édifices dans la partie moderne de la ville. Grand commerce de grains. Bains de mer.
MARGAUX., village du dép. de la Gironde, à 10 kil. à l’E. de Castelnau- de -Médoc; 900 hab. Vin renommé, dit de Château-Margaux.
MARGÉRIDES (monts), branche des Cévennes, dans le N. du département de la Lozère, sur la limite de ce département et de celui de la Haute- Loire, et entre ce dernier et eelui du Cantal ; elle se détache des (Cévennes près de la source du Chapeau-Roux, affluent de l’Ailier; court au N. O., et va se lier au Plomb du Cantal. Sa plus haute cime ne dépasse pas 1,560 mètres.
MARGHILAN ou MARGHINAN , ville du Turkestan indépendant (khanat de Khokhan), à 80 kil. S. E. de Khokhan , sur un affluent du Sir-Daria ; 20,000 familles ; fort, espèce de temple où l’on conserve un drapeau rouge qui appartint, dit-on, à l’armée d'Alexandre-le-Grand, Draps d’or et d’argent, velours , étoffes diverses. Grand commerce avec le Kachgar, surtout en thé , damas , porcelaine , etc.
MARG1ANE, Margiana , contrée d’Asie, au N. de la Bactriane , était parfois comprise dans la Bactriane même. Son ch.-l. était Marginie ou Anliochesur-Marg. Son territoire produisait de superbes raisins et de bons vins. Elle était arrosée parle Maraus.
‘ MARGINIE. Voy. margus et margiane.
MARGRAFF (George) , médecin et voyageur , né en 1610 à Liebstædt (Misnie), s’attacha aucomtede Nassau, gouverneur des établissements hollandais au Brésil , et visita tout ce pays par ordre de ce prince (1636-42). Il mourut en 1644 dans un voyage à la Guinée. Il a laissé une excellente Histoire naturelle du Brésil , en lat., publiée en 1648 pari, de Laët.
MARGRAFF (André-Sigismond), chimiste, né à Berlin en 1709, m ort en 1782 , fut membre de l’Académie royale de cette ville, directeur de la classe de physique, associé de l’Académie des Sciences de Paris. On lui doit des découvertes précieuses en chimie et en métallurgie ; c’est lui qui le premier a extrait la potasse du tartre et du sel d’oseille, qui a retiré du sucre de la betterave, et a tiouvé 1 acide formique. Ses opuscules, presque tous en français, se trouvent, soit dans les Mémoires de 1 Aca¬
démie de Berlin , soit dans les Miscellanea berolinensia. Ils ont été réunis à Berlin, 1761-67.
MARGRAVE (de l’allemand marck, marche, frontière, et graff , comte), titre donné autrefois parle; empereurs aux seigneurs qu’ils chargeaient de la défense des provinces-frontières ou marches. Aujourd’hui plusieurs princes d’Allemagne ont conservé ce titre, parce que leurs principautés étaient primitivement des marches. On compte actuellement quatre margraviats en Allemagne : celui de Brandebourg (au roi de Prusse), celui de Misnie (au roi de Saxe), celui de Bade (au grand-duché de Bade), et celui de Moravie (à l’empereur d’Autriche). — Le nom de marquis a la même origine.
MARGUARITES , ville de Candie , à 20 kil. E. deRetimo; 10,000 hab. Huile (la meilleure de l’îlej.
MARGUERITE (sainte) , Margarita , vierge et martyre , patronne de Crémone , née , à ce qu’on croit, dans le ni8 siècle, à Antioche en Pisidie. On ne sait rien de certain sur elle. On la fête le 20 juillet.
marguerite (sainte), reine d’Ecosse, fille d’Edouard, prince anglais, et d’une princesse de Hongrie, née en Hongrie en 1046, épousa en 1070 Malcolm III, roi d’Ecosse. Par sa beauté et ses vertus, elle prit un grand ascendant sur l’esprit de ce prince. Elle s’en servit pour faire du bien et adoucir le sort du peuple, Son époux et son fils ayant été tués en 1093 sur le même champ de bataille, elle en mourut de chagrin trois jours après. On la fête le 10 juin.
marguerite, reine de France, fille de Raymond Bérenger IV, comte de Provence, née en 1219, morte en 1295, fut mariée en 1234 à Louis IX, et se montra par ses vertus digne de son époux. Elle l’accompagna dans sa première croisade, et déploya le plus grand courage lorsqu’il eut été fait prisonnier : ce fut elle qui détermina les Croisés à résister dans Damiette aux Infidèles. Elle empêcha saint Louis de renoncer au trône. Après la mort du roi elle se retira dans un couvent.
marguerite de bourgogne, fille de Robert 11, duc de Bourgogne, épousa en 1305 Louis-le-Hutin, qui n’était pas encore roi de France. Elle était jeune, belle et spirituelle; mais son goût effréné pour le plaisir l’entraîna aux plus coupables déportements : en 1314 , cette princesse , et sa belle-sœur, Blanche de la Marche, furent convaincues d’adultère avec les deux frères, Philippe et Pierre Gaultier d’Aulnay, gentilshommes normands. On les enferma au Château-Gaillard d’Andely;M. y fut, quelques mois après, étranglée par l’ordre de son mari, à l’âge de 25 ans (1315).
marguerite d’écosse , fille de Jacques I , roi d’Ecosse, fut mariée dès son enfance au dauphin (Louis XI). enl 428, mais ne se réunit à lui qu'en 1436 Elle aimait les lettres et avait plaisir a entendre Alain Chartier (Voy. alain chartier). Louis la rendit si malheureuse qu’elle dit en mourant : Fi de la vie ! qu'on ne m'en parle plus ! Elle m. en 1445.
marguerite de valois, reine de Navarre, sœur de François I, née en 1492, morte en 1549. Elle épousa en 1509 le duc d’Alençon. Devenue veuve, elle fut mariée en 1527 au roi de Navarre, Henri d’Albret, dont elle eut Jeanne d Albret, mère de Henri IV. Elle aimait beaucoup François I, qui avait aussi pour elle un grand attachement et qui la surnommait/a Marguerite des Marguerites ; elle alla le trouver à Madrid pendant sa captivité et travailla de tout son pouvoir à lui faire rendre la liberté. Dans son roy. de Navarre, Marguerite fit fleurir le commerce, favorisa les lettres et les cultiva elle-même avec succès. On lui reproche d’avoir incliné vers la réforme; elle accueillit dans ses états Dolet, Calvin, et fit tous ses efforts pour réconcilier les Catholiques et les Protestants. On a d’elle Vlleptamèron ou Nouvelles de la reir\e de Navarre (imprimé en 1559), recueil de con-