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tes imités deBoccace ; on y trouve beaucoup d’imagination et d'esprit, mais parfois aussi la licence de l’époque. M. a encore laissé des poésies (publ. en 1547 sous ce titre : Marguerites (perles) de la Marguerite des princesses) etdes Lettres (pub. en 1841 par M. Génin).
marguerite de France, duchesse de Berry, puis duchesse de Savoie, fille de François I, née en 1523, morte en 1574, cultiva les lettres, fut, à l’exemple de son père , la protectrice des savants, notamment de L’Ilôpital, Ronsard, Dorât, et fit fleurir l’université de Bourges, capitale de son duché. Elle épousa en 1559 Emmanuel-Philibert, duc de Savoie ; elle attira à l’université de Turin les jurisconsultes les plus fameux, et se fit tellement chérir de ses sujets par sa douceur et par sa charité, qu’ils la nommèrent la Mère des peuples.
marguerite de France, reine de Navarre, fille de Henri II, roi de France, née en 1552, épousa en 1572 le prince de Béarn, depuis Henri IV. Mais cette union, faite par la cour dans le but de tromper les Protestants à la veille de la Saint-Barthélemy, ne fut point heureuse. Les deux époux ne sentaient l’un pour l’autre aucun penchant; bientôt l’un et l’autre cherchèrent de leur côté de nouveaux objets d’affection, et Henri, éclairé sur les infidélités de sa femme, se vit obligé de la Taire enfermer au château d’Usson en Auvergne. Lorsqu’il fut devenu roi de France , il sollicita du pape et obtint l’annulation de ce mariage. Depuis ce temps cette princesse vécut à Paris dans un palais séparé ; néanmoins le bon roi fournissait à ses dépenses, et allait môme lui faire de fréquentes visites. Elle mourut en 1615, laissant des Mémoires très curieux sur les événements qui se sont passés de 1565 à 1587, Paris (Hollande), 1658, Liège, 1713.
marguerite, surnommée la Sémiramis du Nord , reine de Norwége, de Danemark et de Suède, fille de Waldemar, roi de Danemark, née en 1353, épousa en 1363 Haquin, roi de Norwége. A la mort de Waldemar, 1376, elle fit proclamer son fils Olaüs roi de Danemark sous sa tutelle; son mari étant mort en 1380, elle devint également régente de la Norwége ; profitant d’une révolte des Suédois contre leur roi Albert de Mecklembourg, elle se fit proclamer reine de Suède en 1387, battit Albert à Falkœping en Vestrogothie, et le contraignit à abdiquer. Ayant perdu son fils la même année, elle choisit pour lui succéder Eric, son petit-neveu, le fit reconnaître roi par les trois pays, et convoqua en 1397 à Calmar une assemblée des députés de tous ses états qui rédigea le célèbre acte d’union par lequel les roy. de Danemark, de Suède et de Norvège étaient unis à perpétuité. Elle mourut en 1412. Cette princesse joignait l’énergie d’un grand homme aux grâces et aux qualités de son sexe.
marguerite d’anjou, reine d’Angleterre, fille de René, dit le Bon , roi titulaire de Sicile, avait été élevée à la cour de France, et mariée en 1445 à Henri VI, roi d’Angleterre. Elle prit bientôt un empire absolu sur ce roi imbécile, gouverna pour lui, et lorsqu’éclata la guerre des Deux-Roses, elle se mit à la tête du parti de Lancastre (Rose-Rouge). Battue deux fois par le duc d’York, à Saint-Alban (1455), et à Northampton (1460), elle remporta à Wackefield une éclatante victoire. Le duc d’York y perdit la vie, mais son fils le remplaça, se fit proclamer roi, sous le nom d’Edouard IV, battit les troupes de Marguerite à Towton, et la força à fuir en France (1461). Elle vit ses affaires un instant relevées par Warwick, qui avait abandonné le parti d’York pour celui de Lancastre ; mais elle
Îierdit tout espoir après la bataille de Tewkesbury 1471). Elle tomba alors avec son fils au pouvoir de 'ennemi, fut enfermée à la Tour, et ne recouvra sa liberté qu’en 1475, par la médiation de Louis XI. Elle mourut en France en 1482.
marguerite d’autriche , fille de l’empereur Maximilien I et de Marie de Bourgogne, née en 1480, morte en 1530, fut fiancée en 1483 au dauphin , depuis Charles VIII , qui la renvoya à son père en 1491, pour épouser Anne de Bretagne ; en 1497, à l’infant d’Espagne, fils de Ferdinand et d’Isabelle, qui mourut peu après ; et fut enfin mariée en 1501 à Philibert-le-Beau, duc de Savoie, qu’elle perdit après quatre ans d’une union heureuse. En 1506, Marguerite fut nommée par Maximilien gouvernante des Pays-Bas. Elle assista, en qualité de plénipotentiaire , aux conférences de Cambray, et conclut le traité de 1508 avec le cardinal d’Amboise, ce qui ne l’empêcha pas en 1515 de déterminer le roi d’Angleterre à entrer dans une nouvelle ligue contre la France. En 1529,. elle conclut avec la duchesse d’Angoulême, Louise de Savoie , le traité de Cambray, dit paix des Dames , traité fort avantageux à l’Autriche. Pendant son administration, l’agriculture et les arts firent des progrès remarquables dans les Pays-Bas.
marguerite de parme, duchesse de Florence, de Parme et de Plaisance , puis gouvernante des Pays- Bas, était fille naturelle de l’empereur Charles-Quint. et petite-nièce de Marguerite d’Autriche. Elle épousa Alexandre de iWc<h<:is, duc de Florence; puis, en 1538, Octave Farnèse petit-fils du pape Paul III, et duc de Parme et de Plaisance. Nommée par Philippe 11 gouvernante des Pays-Bas (1559), elle montra beaucoup de prudence et tâcha de ramener les insurgés par la douceur; mais elle fut au bout de peu de temps (1567) remplacée par le duc d’Albe, dont les cruautés la firent vivement regretter. Elle se retira en Italie où elle mourut en 1586. Elle eut pour fils Alexandre Farnèse, duc de Parme, qui fut aussi gouverneur des Pays-Bas (1578).
MARGUERITE (île), Margarita , île de la mer des Antilles (îles Sous-le-Vent), par 66° 47’ long. O., 11° 3’ lat. N., séparée du continent par un canal de 24kil.de large, fait partie du département de l’Orénoque dans la république de Venezuela : 62 kil.sur 35; 12,000 hab. Ch.-i., L’Assomption. Fortifications nombreuses et redoutables. Sol fertile (fruits, mais). Pêcherie de perles (mariante), d’où le nom de nie.~*Colomb la découvrit en 1498. Les Espagnols y Plaidèrent plusieurs établissements ; mais les Hollandais les ruinèrent en 1662. Il s’y livra plusieurs combats dans la guerre de l’lndép>endance.
MARGUERITTES, ch.-l. de canton (Gard) , à 9 kil. N. E. de Nîmes ; 1,750 hab.
M ARGUS, Margab . fl.delaMargiane (haute Asie), sortait des monts Paropamise, et se jetait dans l’Oxus, — Morava, fl. de Mœsie, sortait du m. Orbelus, et se jetait dans le Danube . à Margum (Passarovitz).
MARIAMNE, princesse juive, du sang royal, fut épousée par Hérode-îe-Grand. Ce prince avait pour elle une violente passion ; cependant dans un accès de jalousie il la fit mettre à mort sur de faux soupçons (30 av. J. -G.). A peine l’ordre était-il exécuté, qu’il en éprouva le plus vif regret, et tomba dans une sorte de délire pendant lequel il croyait encore voir et entendre Mariamne. Ce sujet tragique a été mis sur la scène par Voltaire et par plusieurs autres poètes.
MARIANA (J.), célèbre jésuite, né à Talavera en 1537, mort à Tolède en 1624, à 87 ans, enseigna la théologie à Rome, puis à Paris (1569), et se retira depuis 1574 à Tolède dans la maison des Jésuites, où il consacra le reste de sa vie à la composition de ses ouvrages. On a de lui : 1° une Histoire d'Espagne qui jouit d’une grande réputation ; elle fut d’abord écrite en latin sous ce titre : Historiée de rebus Hispanice libri XXX, Tolède, 1592-95; l’auteur la mit lui-même en espagnol (elle a été traduite en français par le Père Charenton, 1725); 2° un traité célèbre, De rege et regis imiituiione , i Tolède, 1599, où il examine si l’on peut tuer uu
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tyran et se décide pour l'aifirmative. On prétendit que la lecture de ce traité avait déterminé Ravaillac à commettre son crime, et ce livre fut en conséquence brûlé à Paris en 1610 par arrêt du parlement.
MARIANI montes, auj. la sierra morena.
MAR1ANIQUE (système), nom donné aux chaînes des montagnes qui s’étendent en Espagne et en Portugal, limitant au S. le bassin de la Guadiana. Il se compose de la Sierra-Morena ( Mariani montes), à l’E., et de montagnes moins hautes qui la continuent au S. O. jusque près de la mer.
MARIANNA, ville du Brésil (Minas-Geraës), ch.-l. de la province, à 226 kil. N. de Rio-Janeiro, sur le Ribeiro-do-Carmo ; 7,000 hab. Évêché. Mines d’or.
MARIANNE. Voy. mariamne.
MARIANNES ou DES LARRONS (îles), dites aussi Archipel de Saini-Lazare , chaîne de 17 îles du Grand-Océan (Polynésie), au N. E. des Philippines, au S. de l’archipel Mounin-Volcanique, par 14 1°-143° long. E., 12° 30’-20° 13’ lat. N. : 3,110 kil. carrés; 6,400 hab. (jadis on y comptait 44,000 hab.). Climat assez tempéré. Arbre à pain, citrons, oranges, cocos, bananes, etc. Les 6 îles les piusmérid. sont seules habitées: ce sont Guarn (ch.-l., Agana), Tinian, Saypan ou St-Joseph, Agrigan, l'Assomption. — Les compagnons de Magellan les découvrirent en 1621; et Legaspi en prit possession au nom de Philippe II en 1666. Sous Philippe IV, on les nomma Mariannes en l’honneur de Marie-Arme d’Autriche, mère de Charles II, qui y envoya des missionnaires. La cruauté des Espagnols envers les indigènes a presque complètement dépeuplé cet archipel ,- on n’y compte plus guère que 2,000 naturels environ.
MARIANUM, ville de l’anc. Corse. Voy. bünifacio.
MARIBOE, ville de Danemark, dans l’île de Laaland, ch.-l. du diocèse de Laaland ; 700 hab.
MARIDUNUM, ville de la Bretagne romaine, chez les Démètes, auj. caermarthen.
MARIE (sainte), la sainte Vierge, mère de Jésus- Christ, était issue du sang royal de David et eut pour mère Ste Anne. Fiancée vers l’âge de 15 ans à S. Joseph, déjciâgé,elle liabitaNazarelhavec son ép., qui ne fut que le gardien de sa virginité. Peu après son mariage l'ange Gabriel lui apparut, lui annonça qu'eue concevrait par la vertu du saint Esprit, et sans cesser d’être vierge; il lui dit de nommer son ûls Jésus. Neuf mois après naquit en effet le Sauveur. Marie l’emmena avec elle en Égypte pour le soustraire à la fureur d’Hérode qui, inquiet de certaines prophéties, voulait le faire périr. Le danger passé, elle revint avec S. Joseph s’établir à Nazareth , où elle mena pendant plusieurs années une vie obscure et cachée. Elle accompagna Jésus pendant ses prédications et fut présente à son crucifiement. Marie est honorée, comme mère de Dieu, d’un culte particulier, et invoquée comme intercédantd’une manière toute^ puissante auprès de son fils. L’Église célèbre sous le nom d’ Assomption , le 15 août, l’anniversaire de sa mort et de son élévation au ciel ; elle fête en outre la Conception de la Vierge le 8 décembre, l'Annonciation le 25 mars, la Visitation le 2 juillet, la Nativité de la Vierge le 8 septembre, la Purification le 2 février, la Présentation le 21 novembre
marie de Béthanie, sœur de Marthe et de Lazare, se fit remarquer de Jésus par sa foi et son dévouement. C’est à sa prière qu’il ressuscita Lazare; c’est elle aussi qui six jours avant la Pâque versa des parfums sur les pieds de Jésus. On la fête lel9janv.
MARIE MADELEINE. Voy. MADELEINE.
Pleines de France.
MARIE DE BRABANT, fille de Henri, duc de Brabant, épousa en 1274 Philippe-le-Hardi , roi de France! Deux ans après, elle fut accusée par Labrosse, favori du roi, d’avoir empoisonné l’aîné des fils que Philippe avait eus d’une première femme; son innocence fut reconnue, et Labrosse pendu. M., 1321,.]
MARIE D’ANGLETERRE, fille de Henri vil, roi d’Angleterre, épousa Louis XII en 1614 , devint veuve l’année suiv., et s’unit peu après au duc de Suffolk.
^ marie de médicis, fille du grand-duc de Toscane* François I , née à Florence en 1573, épousa Henri IV en 1600 et fui mère de Louis XIII. D’un caractère altier et opiniâtre, elle fit le malheur de son époux et fut soupçonnée de n’avoir pas été étrangère au crime qui abrégea sa vie. Nommée régente après la mort de Henri IV, 1610, elle ne s’occupa qu’à détruire l’ouvrage de ce grand roi, donna sa confiance à d’indignes favoris, surtout à Concini, et se rendit tellement odieuse à son propre fils que celuici fut obligé de l’éloigner de la cour dès qu’il fut majeur, 1617. Elle prit les armes contre lui, mais sans succès, et malgré un raccommodement momentané, ménagé par Richelieu, qui était alors son conseil (1620), elle fut quelques années plus tard contrainte par Richelieu lui-même à quitter la France (1631). Elle passa le reste de sa vie dans l’exil, séjournant successivement à Bruxelles, à Londres, et enfin à Cologne; elle mourut dans cette dernière ville en 1642, manquant presque du nécessaire, et après avoir en vain sollicité de rentrer en Fiance. Marie de Médicis avait protégé les arts; on lui doit le palais du Luxembourg et une collection de tableaux de Rubens. On peut consulter sur cette reine : Histoire de la mère et du fils , Amsterdam, 1730, 2 vol. in— 1 2, ouvrage qui porte le nom de Mézeray, mais qui est probablement de Richelieu lui-même ; Vie de Marie de Médicis , par Mm* d’Arconville, Paris, 1774, 3 volumes in-8.
marie-thérèse d’autriche, fille de Philippe IV, roi d’Espagne, épousa Louis XIV en 1660, et mourut en 1683. ÉUe se fit remarquer par sa douceur ainsique par sa piété, et supporta *.uis murmurer les nombreuses infidélités du roi. Bossuet etFléchier ont prononcé son oraison funèbre. Il ne faut, pas la confondre avec l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche
marie leczinska, fille de Stanislas, roi de Pologne, épousa Louis XV en 1725, et mourut en 1768. Son père était dépouillé de son royaume et dans la détresse lorsqu’eut lieu ce mariage inespéré.
marie-antoinette d’autricre, fille de l’impératrice Marie-Thérèse, née en 1755, épousa en 1770 Louis XVI, alors duc de Berry. Les fêles de ce mariage furent troublées par de graves accidents. A peine montée sur le trône (1 774), cette princesse, à laquelle on pouvait tout, au plus reprocher un peu de légèreté et trop de fierté, fut en butte à toutes sortes d’attaques ;%u moment de la Révolution, elle devint l’objet de violentes préventions à cause de ses liaisons avec les ennemis des nouvelles institutions. Marie- Antoinette voulut partager tous les malheurs de son époux : elle se vit comme lui insultée et menacée aux 5 et 6 octobre 1789 ; l’accompagna dans sa fuite et fut ramenée à Paris avec lui après l’arrestation deVarennes (1791) ; fut renfermée au Temple, puis transférée à la Conciergerie, après avoir été séparée de ses enfants; et se vit enfin condamnée à mort, sous les imputations les plus infâmes et les plus calomnieuses; elle monta sur l’échafaud le 16 oct. 1793. Cette princesse subit ses malheurs avec une héroïque résignation, que la religion seule pouvait inspirer. Une
Histoire de la captivité de Louis XVI et de la famille royale a été publiée en 181/ , in - o. Dès 1793 , il avait paru des Wp™n* le procès de la reine , par une femme (Mm« de btaël) .
Princesses élranyères.
marie de bourgogne , fille unique de Char1 les-le-Téméraire, duc de Bourgogne, née à Bruxelles en 1457, morte à Bruges en 1482, n’était âgée que de 21 ans lorsqu’elle hérita des vastes états de son père. Exposée aux attaques de Louis XI et aux révoltes de ses propres sujets, elle chercha un époux qui pût lui servir de protecteur, et choisit en 147*
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i’archidac Maximilien, fils de l’empereur Frédéric III. Cette union transmit à la maison d’Autriche les états et les droits des ducs de Bourgogne, et établit ainsi entre cette maison et la France une rivalité qui dura plusieurs siècles.
marie d’aütriche, petite-ûlle de Marie de Bourgogne, fille de l’archiduc Philippe et sœur de Charles-Quint, née à Bruxelles en 1503, épousa en 1521 Louis II, roi de Hongrie et de Bohême, qui fut tué à la bataille de Mohacz en 1526. En 1531 Charles- Quint lui confia le gouvernement des Pays- Bas, et elle l’exerça avec fermeté jusqu’en 1555. Elle se relira ensuite en Espagne, où elle mourut en 1558.
marie i tudor , reine d’Angleterre , née en 1515, de Henri VIII et de Catherine d’A*agon. Elle avait été élevée loin du trône, dans une sorte d’exil. A la mort de son frère Édouard VI, 1553, Jeanne Grey voulut, à l’instigation du duc de Nortluimberland, lui disputer la couronne, mais elle trouva peu de partisans et tomba entre les mains de sa rivale qui lui fit trancher la tête. Marie rétablit en Angleterre le catholicisme, poursuivitlesRélormateurs et en fit périr un grand nombre sur les échafauds et les bûchers. Elle avait épousé en 1554 Philippe II , fils de Charles-Quint; mais elle fut délaissée par ce prince dès qu’il fut monté sur le trône d’Es Elle m. sans enfants, en 1558. . , ,
marie il, reine d’Angleterre, fille aînée de Jacques II et de sa première femme, Anne Hyde, née en 1662, épousa à l’âge de 15 ans le prince d’O-, range, depuis Guillaume III, et lui montra un tel dévouement, qu elle apprit avec des transports de joie la chute de son propre père , que son époux venait remplacer sur le trône (1688). Fille d’un père catholique, elle fut protestante fanatique. Elle mou rut de la petite-vérole en 1695, à l’âge de 33 ans.
marie de lorraine, reine d’Ecosse, fille de Claude, duc de Guise, fut mariée en 1534 à Louis II d Orléans, duc de Longueville, qui mourut après 3 ans de mariage; elle épousa en 1538 le roi d’Ecosse Jacques V, et devint mère de l’infortunée Marie Stuart. Restée veuve de bonne heure (1542), elle fut nommée régente du royaume. Marie se laissa dominer par les Guise, ses frères, et par leur conseil combattit les progrès delà Réforme, dont l’établissement causa les malheurs de sa fille. Elle mourut en 1560.
marie stuart , reine d’Ecosse et de France, fille de Jacques V, roi d’Ecosse, et de Marie de Lorraine, naquit en 1542, perdit son père huit jours après sa naissance, et fut aussitôt reconnue reine sous la tutelle de sa mère, Marie de Lorraine. Elle épousa en 1558 le dauphin de France, qui l’année suivante devint roi sous le nom de François II. Veuve après 18 mois de mariage, elle retourna en Ecosse ; mais son attachement à la religion catholique y souleva con-; tre elle ses sujets, qui avaient embrassé la réforme avec fanatisme. Dominée par une folle passion, elle épousa en 1565 le jeune Henri Darnley, son cousin, qui n’avait pour lui que sa beauté ; cette union ne fut pas heureuse. H. Darnley, jaloux d’un Italien nommé David Rizzio, secrétaire et confident de la reine, le fit assassiner sous le* yeux mêmes de Marie. Ce prince périt lui-même peu après (1567), d’une manière tragufue, et Ton accusa Marie-Stuart de n’être pas étrangère à sa mort. Trois mois après la catastrophe, elle se vit contrainte d’épouser celui-là même qu’on soupçonnait d’avoir consommé le meurtre de Darnley, le comte de Bothwell. Les Écossais, soulevés par Murray, son frère naturel, s’arment" alors contre elle , s emparent de sa personne, et veulent la forcer d’abdiquer et d abjurer sa religion. Elle parvient à s’échapper du château de Lochleven où elle était retenue, et se réfugie en Angleterre (1568) , espérant trouver protection auprès de la reine Elisabeth, sa cousine ; mais cette princesse, qui était sa rivale et son ennemie jurée, après avoir feint de s’intéresser à
ses malheurs, la jeta dans une étroite prison et la retint captive durant 18 ans. Plusieurs tentatives furent faites pour la délivrer, notammentpar JNorfolk ( F. Th . HowARD,4educde N. )et Babington; tontes échouèrent. Babington ayant consp. contre Élisabeth, l’artificieuse reine saisit ce prétexte pour accuser Marie d’avoir trempé dans le complot, et la fit condamner à mort (1587). Elle subit le supplice avec une héroïque résignation, en protestant de son innocence. Marie Stuart passait pour la plus belle femme de son temps; elle avait en môme temps l’esprit très cultivé; on a conservé d’elle quelques poésies pleines de grâce et de sensibilité, entre autres ses adieux àTa France, sonpaysde prédilection. La mémoire de cette princesse, qui peut être regardée comme un martyr de la religion catholique, est chère à toutes les âmes sensibles; toutefois, malgré le vif intérêt qu’elle excite, on ne peut dissimuler qu’elle s’attira par scs imprudences une partiedeses malheurs. Elle eut, du reste, à lutter contre les ennemis les plus redoutables, notamment con tre Murray, son frère,qui aspirait au trône, etcontre Knox, audacieux réformateur, et adversaire fougueux du catholicisme. Buchanan a écrit contre elle des libelles diffamatoires. De son mariage avec H. Darnley , Marie avait eu un fils qui régna depuis sur l’Ecosse sous le nom de Jacques VI, et sur l’Angleterre sous celui de Jacques Ier. Schiller a pris Marie Stuart pour sujet d’une de ses plus belles tragédies; cette pièce a été imitée avec succès par M. Lebrun. 11 a paru en 1844 des Lettres inédites de Marie Stuart, publiées par le prince de Labanoff, Paris, 7 v. in-8. VHist. de M. Stuart a été écriteenl819parSévelinges,etenl852 parM.Mignet.
marie-thérèse d’autriche, impératrice, née en 1717, fille de l’empereur Charles VI, épousa en 1736 le duc de Lorraine, François. Son père, n’ayant pas d’enfant mâle, lui assura sa succession par l’acte célèbre connu sous le nom de Pragmatique-Sanction ; mais à la mort de ce prince, en 1740, il s’éleva plusieurs compétiteurs, et Marie- Thérèse se vit attaquée de tous côtés : le roi de Prusse, Frédéric II, envahit la Silésie: l’électeur de Bavière, soutenu par la France, se fit couronner empereur sous le nom de Charles VII. Marie-Thérèse tint tête à tous ses ennemis ; obligée de quitter Vienne, elle se réfugia en Hongrie , rassembla les nobles de ce pays, leur présenta son fils au berceau, et les intéressa si vivement à sa cause, que tous d’une commune voix s’écrièrent : Moriamur pro rege nostro Maria-Theresa. Secourue par l’Angleterre, elle battit l’électeur de Bavière à Dettingen en 1743 ; ce prince étant mort en 1745, elle rentra dans toutes ses possessions, et parvint à faire élire son mari, qui fut couronné empereur sous îfc nom de François I. Une paix générale fut signée à Aix-la-Chapelle en 1748, et Marie-Thérèse put s’occuper de réparer les maux de la guerre. Elle protégea les arts et le commerce, et fonda des universités. Son règne ne fut plus guère troublé que par une nouvelle lutte avec la Prusse, connue sous le nom de guerre de Sept-Ans (1756-63); elle eut cette fois la France pour alliée, mais elle n’en fut pas moins forcée de céder la Silésie à Frédéric II par le traité d’Hubertsbourg. Marie-Thérèse trempa, en 1772, avec l'impératrice de Russie et le roi de Prusse, dans l’inique partage de la Pologne. Elle mourm en 1780, laissant ses états héréditaires à son fils Joseph II, qui avait été couronné empereur dès Van 1765
marie de molina , reine de Castille et de Léon , fille d’Alphonse de Molina, issue du sang royal, épousa en 1282 Sanche IV, son cousin germain; fut nommée en 1 295 régente de Castille pendant la minorité de son fils Ferdinand, et gouverna avec sagesse. Nommée de nouveau régente en 1312, à la mort de son fils Ferdinand, elle résigna l’autorité pour pré-
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venir des discordes, et mourut respectée en 1322.
MARIE-CAROLINE, reine de Naples, née à Vienne $n 1752, fille cadette de l’emp. François I et de Marie- Thérèse, mariée en 1768 àFerdinand I, roi de Naples, domina son faible époux, mais se laissa dominer ellemême par un indigne favori, J . Acton, et une femme dépravée, lady Hamilton; ne gouverna que d’après l’Impuls.de l’Angl. eten hainedela France, futforcée par l’invas. franç. de se réfugier 2 fois en Sicile (1799 etl806), quitta nie quand lesAngl. y eurcntétablile gouv. cons titit., 1812, et alla m. àSchœnbrünn, 1814.
Personnages divers.
marie DK France, femme poêle du xm® siècle, est auteur d’un recueil de fables qu’elle avait intitulé Ysopet (petit Esope), et de quelques contes. On trouve dans ses œuvres un style simple et quel-' quefois élégant. Legrand d’Aussy a mis en français moderne quelques-unes de ses fables, dans son recueil de Fabliaux ; M. de Roquefort a donné les Œuvres de Marie de France , 2 vol. in-8, Paris, 1832.
marie d’agreda, visionnaire espagnole, née en 1602 dans la ville d’Agreda (Vieille-Castille), d’une famille pieuse du nom de Coronel, fit ses vœux en 1620 dans le couvent de Y Immaculée- Conception, fondé par sa famille dans sa ville natale , en devint abbesse en 1627, et crut avoir reçu de Dieu et de la sainte Vierge l’ordre d’écrire la vie de la mère de Dieu; elle obéit et publia en 1655 le recueil des visitations dont elle avait été honorée : ce n’est qu’un tissu de visions ridicules et quelquefois indécentes. Elle mourut en 1665. La Vie de la sainte Vierge a été traduite en français par le père Thomas Crozet, sous ce titre : la Mystique cité de Dieu, histoire divine de la vie de la, très sainte Vierge, 3 vol. in-4, Marseille, 1696. L’ouvrage a été censuré à Rome, mis à l’index, et condamné par la Sorbonne.
marie alacoque. Voy. alacoque.
MARIE-GALANTE, une des Antilles françaises, par 16° lat. N. , 63° 20’ long. O. : 17 kil. sur 15; 11,780 h. Ch.-l., Grand-Bourg ou Le Marigot; autres lieux: la Capesterre à l’E., le Vieux-Fort au N. O. Hautes falaises à pic sur toutes les côtes, excepté au S. E. ; abords dangereux. Montagnes et forêts au centre. Bois de cam pêche • café, canne à sucre , coton, cacao; bestiaux, chevaux, mulets. — Découverte par Christophe Colomb en 1493. Les Français y envoyèrent la première colonie; elle leur fut longtempsdisputéepar les Holland, etles Anglais. Elle a suivi le sort de la Guadeloupe, dont elle dépend.
MAR1ENBAD, village de Bohème, cercle de Pilsen; 334 h. Sources minérales, salines et acidulés; bains.
MAR1ENBERG, ville duroy.de Saxe, à. 60 k. O.de Dresde ; 3,000 h. Toile, tissus de coton . Aux environs mines d’argent et d’étain; fabriques de vitriol ; alun.
M ARIEN BOURG, ville murée des Etats prussiens J Prusse) , à 50 kil. S. E. de Dantzick; 5,000 hab. Vieux château; jadis résidence des grands-maître# de l’Ordre Teutonique. Eglise Sainte-Marie. Lainages, toiles, cotonnaaes, etc. Prise par Casimir IV en 1460, par les Suédois en 1626 et 1655. Elle avait titre de palatinat. — V. forte de Belgique (Namur), à 10 k. S. de Philippeville ; 600 h. Forges aux env. Bâtie en 1542 par Marie de Hongrie, gouvernante des Pays- Bas. Prise en 1554 par les Français; rendue en 1559 aux Espagnols qui la cédèrent à Louis XIV en 1659. Enlevée à la France en 1815.
MARIENDAL ouMARIENTHAL. V. MEPCentheim.
MARIENWERDER , Ktvidzin en polonais, vi*lle des États prussiens (Prusse) , ch.-l. de régence et de cercle, à 60kil.auS.de Dantzick; 5,000 hab. Draps, toile, savon, etc. — La régence de Marienwerder, située entre la Poméranie et la régence de Dantzick au N., la Prusse orient, à l’E., la Pologne et la Posnanie au S., le Brandebourg à l’O., a 260 kil. sur 70, et 380,000 hab.
MARIENZELL (c.-à-d. cellule de Marie), ville
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des États autrichiens (Styrie), à 16 kil. N. E. de Brllck, sur la Salza. Eaux minérales; fonderie* de canons, boulets et bombes ; pèlerinage annuel qui attire plus de 100,000 âmes. H
MAR1ESTAD, ville de Suède (Gothie), ch.-l. du lan ou gouvernement de Skaraborg, à 260 kil. S. O. de Stockholm ; 1,200 hab.
MARIGLIANO, v. murée du roy. de Naples (Terre de Labour) , à 19 kil. N. E. de Naples ; 3,400 hab.
MARIGNAN, Marignano ou Melegnano en italien, ville du roy. Lombard-Vénitien, sur le Lambro, à 14 kil. S. E. de Milan; 4,000 hab. Vieux château. — Les Guelfes et les Gibelins y conclurent la paix en 1279. François I y remporta en 1515 sur le duc de Milan et les Suisses une vict. mémorable. Les Français y batt. les Autrichiens le 8 juin 1859.
MARIGNY, ch.-l. de cant. (Manche), à 11 kil. O. de Saint-LÔ ; 1,300 hab.
MARIGNY (Enguerrand de), premier ministre de Philippe-le-Bel , né vers 1260 en Normandie, jouit pendant tout le règne de Philippe d'un pouvoir absolu. Ce prince le nomma successivement chambellan , comte de Longueville , châtelain du Louvre, surintendant des finances, premier ministre, et enfin son coadjuteur au gouvernement du royaume. Sa fortune avait excité contre lui beaucoup d’envieux, à la tête desquels était le comte de Valois, frère du roi, et dès que Philippe fut mort, ils l’accusèrent auprès de son fils, Louis-le-Hutin, d’avoir dilapidé les finances. Marigny fut condamné sans être entendu, et fut exécuté en 1315 au gibet de Montfaucon qu’il venait lui-même de faire construire.
marigny (Carpentier de), ardent Frondeur , publia div. pamphlets contre Mazarin. On lui attribue le fameux traité: Tueruntyran n’estpas uncrime, 1658.
MARIGOT (le), b. de la Martinique, sur la côte N. E., à 1 1 k. N. O. de la Trinité; 1 ,200 h. — V. de Marie-Galante (V. granduotirg) : — de Guadeloupe, etc.
. MAR1LLAC (Charles de), habile négociateur, né en Auvergne en 1510, m. en 1560, embrassa l’état ecclésiastique et n’en donna pas moins son temps aux affaires politiques. Il fut chargé de missions importantes en Turquie, en Angleterre, et fut envoyé à la diète d’Augsbourg en 1559, pour maintenir la bonne intelligence entre l’empereur Ferdinand et le roi de France Henri II. En 1560, à l’assemblée des notables, tenue à Fontainebleau , il s’éleva avec force contre les désordres de l'état. Il était lié étroitement avec le chancelier L'Hôpital.
marillac (Michel de), neveu du précédent, né en 1563, fut nommé en 1624 garde des sceaux par Richelieu, après avoir rempli avec distinction ^les charges de maître des requêtes, de conseiller d’Etat et de surintendant des finances. Lorsque Richelieu se brouilla avec Marie de Médicis, il prit parti pour celle-ci ; mais Richelieu ayant ressaisi son autorité à la célèbre journée des Dupes (il novembre 1630), Marillac se vit enlever les sceaux et fut jeté dans une prison, où il mourut en 1632, emportant la réputation d’un magistrat vertueux.
marillac (Louis de), maréchal de France, frère du précédent. 11 servit d’abord sous Henri IV , et assista pendant la minorité de Louis XIII au siège de La Rochelle, où il était chargé des travaux de la digue; fut ensuite nommé commandant de 1 armée de Champagne, et enfin maréchal en 1629. Dévoué, ainsi que son frère , à la reine-mère, il entra dans le complot qui avait pour but d’éloigner Richelieu du gouvernement pour y ramener Marie de Médiofc ; Richelieu, ayant déjoué ce complot (11 nov. 1630), le fit arrêter à la tête de son armée, l’accusa de concussion , et le fit condamner à mort (1632). marillac (Louise de). Voy. legras (Mm#). MARIN (le), bourg de la Martinique, au S. O., à 20 kil. de Port-Royal ; 200 hab. Ch.-l. d’arrond. Église ma&asins, douanes. Commerce actif et soi