‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 716 sur 1261 · MENA · texte numérisé non relu

MENA

para de Chios et de Lesbos. Mais il mourut de maladie au milieu de ses succès, l’an 333 av. J.-C. dev. Mitylène. Alexandre épousa sa veuve, Barsine.

memnon, historien d’Héraclée (dans je Pont), qui florissait vers le IIe siècle de J. -G., avait composé une histoire d'Héraclée, dont il ne nous reste que des fragments insérés nar Photius dans sa Bibliothèque. Ces fragments ont été récemment recueillis par Conrad Orellius, sous ce titre : Memnonis historiarum excerpta cum versione latina Laur.Rhodomanm, Leipsick, 1816. L’abbé Gédoyn a donnéune traduction de \' Histoire d' Héraclée, par Memnon, dans les Mémoires de l’Académie des Inscriptions, tom.IV.

MEMPHIS, Moph des Hébreux, ville de l’Egypte, ch.-l. de l’Heptanomide, sur le Nil, par 29° long. E., 29° 53’ lat. N., à quelques kil. au-dessus de la bifurcation du fleuve. Bâtie par Ménès, agrandie ou restaurée par Uchorée, elle fut longtemps la capitale d’un vaste état; et quand l’Egypte entière fut réunie en un seul empire, elle en fut pendant un temps la capitale. Elle avait beaucoup de temples magnifiques et était environnée de eanaux pour l’écoulement des eaux du Nil. A 8 kil. au N. E. se trouvaient les fameuses pyramides. La conquête de l’Egypte par Cambyse, mais plus encore la fondation d’Alexandrie, portèrent des coups mortels à Memphis. On n’en voit plus que les ruines qui sont encore un objet d’admiration (à Sakkarali).

MEMPHRAMAGOG , lac de l’Amérique du N., dans le Canada et l’état de Vermont, a 54 kil. sur 5, et communique au St-Laurent par le St-François.

MENADES, nom des Bacchantes (du grec mainesthai, être en fureur). Ce surnom leur fut donné parce que, dans la célébration des orgies, elles se livraient à des transports furieux.

MÉNAGE (Gilles), savant et bel-esprit, né à Angers en 1613, mort à Paris en 1692, abandonna le barreau pour se donner tout entier à la littérature, et s’engagea dans l’état ecclésiastique pour obtenir des bénéfices qui lui permissent de cultiver librement les lettres. 11 fut lié avec Balzac, Benserade. Pélisson, Scudéry et Chapelain, fut protégé par le cardinal Mazarin, honoré de l’amitié de la reine de Suède Christine, et exerça pendant quelque temps une sorte d’empire parmi les gens de lettres, Mais sa réputation, fondée principalement sur l’affectation de bel esprit, pâlit devant l’influence de Boileau, et plus encore devant celle de Molière, qui l'immola sous le nom de Vadius dans les Femmes savantes. 11 s’était attiré par sa causticité un assez grand nombre d’ennemis et ne put entrer à l’Académie. On a de lui : les Origines de la langue française, Paris, 1650, in-4 (dont la meilleure édition est celle de 1750, 2 vol. in-fol., avec les étymologies de Huet etLeduchat) ; Observations sur la langue française, 1672-76 ; Origines de la langue italienne , 1669, en italien; Diogène Laërce , greclatin, avec un ample commentaire, Londres, 1663, in-fol., Amsterdam, Wetstein, 1692, 2 vol. in-4, Mulierum philosopharurn hisioria , Lyon, 1690 (à la suite du Diogène Laërce ) ; des poésies latines et françaises assez médiocres, 1656 et 1687. On a donné après sa mort un Menagiana, recueil de traits de sa conversation, Paris, 1693 et 1715, in-12. Ménage avait une connaissance profonde de la langue italienne, et était membre de l’Académie délia Grusca

MENALE, Mœnalus nions, auj. mont Roino, en Arcadie, vers le centre, continuait à i’E. la chaîne des monts llypsonte et Phaiante. Consacré à Pan.

MENAM ou ME1NAM, dite aussi rivière de Siant, fleuve d’Asie, naît dans la prov. chinoise d’Yunnan, au S. E.; traverse ensuite l’empire Birman du N. au S., et se jette dans le golfe de Siam par 13° 30’ lai. N. et 99° long, E. ; 1,400 kil. de cours.

MENAM-KONG. Voy. ME1-KONG.

MENANDRE, poète comique d’Athènes, r:é en

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