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ARGE — 101 — ARGE

Son fils, François Argellati, a publié des traités de jurisprudence, d’histoire, et des ouvrages d’agrément, entre autres un Décaméron (Bologne, 1761), fait à l imitation de celui de Boccace, mais dans un genre plus sérieux.

ARGENS, Argenteus, petite riv. de France (Yar), prend sa source à 6 kil. de Saint-Maximin, reçoit plusieurs petits affluents, arrose Barjols, Vidauban, le Muy, Roquebrune, et tombe dans le golfe de Fréjus.

ARGENS (J .-B. boyer, marquis d’), né en 1704 à Aix en Provence, 01s d’un procureur-général, suivit la carrière des armes, et eut une jeunesse fort licencieuse, ce qui le fit déshériter par son père. Blessé devant Philipsbourg (1734), il quitta le service et se retira en Hollande, où il vécut du produit de sa plume. Il attira l’attention du roi de Prusse par ses attaques contre la religion révélée : ce prince l’appela à sa cour, en fit son chambellan avec 6,000 fr. de traitement, et le nomma directeurgénéral de l’Académie. Après avoir vécu 26 ans dans l’intimité de Frédéric, d’Argens vint passer ses dernières années dans sa famille, à Aix, et y mourut en 1771. Il avait une instruction très vaste et très variée, mais il fut un des ennemis lea plus acharnés du christianisme. Ses principaux écrits sont : Lettres Juives, La Haye, 1764, 8 vol. in-12; Lettres Chinoises, 1766, 6 vol. in-12; Lettres Cabalistiques, 1769, 7 vol.; Philosophie du bon sens, 1768, 3 vol.; des traductions d’ Ocellus Lucanus, du Timée , et du discours de l’empereur Julien contre les Chrétiens; des Mémoires secrets de la république des Lettres, 1744, 7 vol., et 1766 ; Mémoires du marquis d’Argens, 2e édition, 1 vol., 1807, et plusieurs romans.

ARGENSON (voyer d’ ). Cette famille, originaire de Touraine , a produit plusieurs hommes d’état, dont nous ne citerons que les plus connus :

argenson (René voyer, seigneur d’), 1696-1661, d’abord magistrat au parlement de Paris , ensuite intendant d’armée pendant le siège de la Rochelle,

1629, intendant de justice à l’armée du Dauphiné,

1630, surintendant du Poitou, ambassadeur, etc., fut chargé de diverses missions diplomatiques. Il avait reçu la prêtrise peu de jours avant sa mort. Il mourut à Venise, où il dirigeait son fils aîné, ambassadeur près de cette république.

argenson (René voyer, comte d’), fils du précédent, 1623-1700, seconda son père dans tous ses travaux et dans ses missions sous la régence d’Anne d’Autriche et sous Mazarin; fut ambassadeur à Venise, 1661-56, et remplit encore diverses missions avec succès; mais à son retour en France il déplut au roi par la sévérité de ses principes et de ses mœurs, et dès lors il alla vivre dans ses terres, 1670.

argenson (Marc-René voyer d’), fils du précédent, 1662-1721, né à Venise, fut nommé en 1697 lieutenant-général de police, devint en 1715 président du conseil de l’intérieur , joignit les sceaux à ce titre, 1718, mais donna sa démission en 1720. Il s’était très fortement opposé au svstèrne de Law. il créa la police politique, comme La Keynie avait créé la police civile : c’est lui qui introduisit l’usage des lettres de cachet. M.-R. d’Argenson était membre titulaire de l’Académie Française et membre hon. de i’ Académie des Sciences. 11 estpèredesdeuxsuivants.

argenson (René-Louis voyer, marquis d’), 1694- 1767, fut successivement magistrat au parlement, conseiller d’état, 1720, intendant du îlainaut et du Cambrésis, ministre des affaires étrangères, 1744- 1747. C’est le dernier ministre qui ait persévéré dans le système anti-autrichien, il avait beaucoup desavoir, de noblesse d ame, de fermeté et de philanthropie. On l’accusait d’être trop favorable aux philosophes. On a de lui quelques ouvrages, entre autres, des j Essais, dans le goût de ceux de Montaigne, Amsterdam, 1785, réimprimés sous le titre de Loisirs d'un ministre d'état, Liège, 1787,2 vol. in-8. On a

publié les Mémoires du marquis d' Argenson, Paris, 1825, in-8. 11 avait été élevé, ainsi que son frèro (qui suit), au collège Louis-le-Grand, avec Voltaire, dont il resta toujours l’ami. Il eut pour fils le marquis de Paulmy, ambassadeur.

argenson (Marc-Pierre voyer, comte d’), 1696- 1764 , frère du précédent, remplaça, en 1720, comme lieutenant- général de police , son père , Marc-Réné d’Argenson ; mais il perdit bientôt cette place à cause de son opposition au système de : Law. Cependant le Régent lui donna un poste élevé dans sa maison privée , et il y resta après la mort de ce prince, jusqu'à la retraite du nouveau duc d’Orléans à Sainte-Geneviève. Il fut le collaborateur de d’Aguesseau pour ses célèbres ordonnances. Il rentra aux affaires en 1737 comme directeur de la librairie, et parvint au ministère de la guerre en 1743, pendant que son frère avait le portefeuille des affaires étrangères. Les succès de 1744 et 1746 furent regardés comme étant en partie son ouvrage. En 1757, madame de Pompadour réussit à le faire disgracier. Le public ne lui reprochait guère que sa sévérité contre les parlements lors des querelles de ces corps avec la cour. Il était membre de l’Académie Française et de celle des Inscriptions. Il s’était toujours montré favorable aux gens de lettres et même aux philosophes. Les premiers volumes de YEncy clopédie ( 1751) lui furent dédiés. *

argenson ( Antoine-René voyer d’ ), dit le marquis de Paulmy, fils de René-Louis, ministre des affaires étrangères, né en 1722, fut conseiller au parlement dès l’âge de vingt ans, puis commissaire-général des guerres ; jouit d’une grande influence pendant le ministère de son oncle et de son père ( Voy . René-Louis et Marc-Pierre d’ARGENSON) ; fut ambassadeur en Suisse en 1748, et après avoir été cinq ans (1761-56) secrétaire-général au département de la guerre, obtint ce dernier portefeuille en 1767 ; il le perdit au bout d’un an, mais remplit encore deux ambassades, l’une en Pologne (1762), l’autre à Venise (1766-70); il sollicita celle de Rome, mais n’ayant pu l’obtenir, il quitta les affaires et ne s’occupa plus que d’études littéraires. Il mourut en 1787. 11 était de l’Académie Française, et membre honoraire de celles des Sciences et des Inscriptions. Sa superbe bibliothèque, achetée en 1781 par le comte d’Artois, porte au j. le nom de Bibliothèque de l’Arsenal.

argenson (M.-R. d’), député. V. le Supplément.

ARGENT, ch.-l. de cant. (Cher), sur la Saudre, à 40 kil. N. O. de Sancerre ; 1,100 hab.

ARGENTAG, ch.-l. de cant. (Corrèze), à 26 kil, S. E. de Tulle ; 2,900 hab.

ARGENTAL (Ch. -Augustin ferriol , comte d’), né en 1700, mort en 1788, l’un des plus ardents admirateurs de Voltaire, entretint avec lui une correspondance suivie. 11 était neveu de la fameuse madame de Tencin, et est , selon quelques-uns, le véritable auteur du Comte de Comminges , qui parut sous le nom de cette dame.

ARGENTAN, ch.-l. d’arr. (Orne), sur l’Orne, à 44 kil. N. O. d’Alençon; 6,500 hab. Fabrique de point d’Alençon et de point d’Argentan. Coll, comm Mézerav naq. près d’Argentan (à Ry). — L air. aise (Briouze, Ecouché, Exmes, Gacé, la Ferté-Fresnel, le Merleraull, Mortrée, Putanges, Trun, Vimoutiers, plus Argentan), 248 comm. et 113,233 hab.

ARGENTARO (mont), Orbelus , haute mont, qui fait partie de la chaîne du Balkan, entre la Servie orient, et la Macédoine, est située par 19° 56’ long. E., 42° 4’ lat. N. Elle tire son nom du talc transparent dont elle est composée et qui a l’apparence de l’argent.

ARGENTEA regio, c.-à-d. contrée d’argent, pays de l’Inde à l’E. du Gange, était peut-être le roy.

AraLan onfnpl

ARGENTEUIL, ch.-l. de caut. (Seine-et-Oise), à

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