MERI
Cette ville appartint jadis aux Siamois; les Birmans la leur enlevèrent et la cédèrent aux Anglais ; les Français y ont eu un comptoir.
mergui (archipel) , groupe d’îles, situé dans la partie orientale du golfe de Bengale, entre 7°-14° lat. N., et 94°-96° long. E. Iles principales : Muscos, Tavaï, Tenasserim, du Roi, Domel, St-Matthieu, etc. Elles sont habitées par les Tchalomés et les Basés. — Ces îles faisaient jadis partie de l’Empire birman ; elles ont été récemment cédées aux Anglais.
MERIADEC. Voy. conan.
MER1AN (J.-Bernard) , philosophe, né en 1723 près de Bâle en Suisse, mort à Berlin en 1807, entra dans la carrière ecclésiastique. En 1750 il quitta sa patrie pour se fixer à Berlin, où Maupertuis le fit nommer membre de l’Académie. Il a inséré dans les Mémoires de cette société d’excellentes dissertations sur la philosophie spéculative. En 1770, il fut nommé directeur de la classe des belles-lettres dans la même Académie. Il était en même temps directeur des études du collège français. Ses ouvrages sont écrits en français; les principaux sont : Mémoires sur l'apperception de notre propre existence ; Sur l’existence des idées dans l'âme ; Sur le problème de Molyneux; Sur l'action , la puissance et la liberté ; Sur le premier principe de Leibnitz et celui de Locke ; une traduction des Essais de Hume , Amsterdam, 1784; Système du monde , d’après Lambert, Paris, 1784. En général il combat Leibnitz et Wolff, et se montre favorable à l’empirisme et à la méthode analytique. L’Eloge de Mérian a été prononcé par François Ancilloti à l’Académie de Berlin en 1810.
MERI DA, Emerita Augusla , ville de l’Estramadure espagnole, sur la Guadiana, à 51 kil. E. de Badajoz ; 5,000 hab. Superbe pont romain de 66 arches ; ancien et vaste château-fort. — Fondée par Auguste qui en fil une colonie romaine ; ch.-i. de la Lusitanie sous les empereurs romains, elle était très grande et très riche et avait, dit-on, 90 kil. carrés de surface. Aussi a-t-elle de très belles ruines. Les Maures la prirent en 713 et ne la perdirent qu’en 1230; Alphonse IX, roi de Léon, s’en rendit alors maître. Les Français l’occupèrent en 1811.
mérida, ville Je l’Amérique du centre, ch.-l. de l’étal d’Yucatan (au Mexique), à 187 kil. N. E. de Campêche; 10,000 hab. Evêché. Cour de justice pour les états de Chiapa , Tabasco et Yucatan.
mérida, ville de l’Amérique du Sud, dans la république de Vénézuéla, ch.-l. de la province de Mérida, sur le Chaîna, à 360 kil. N. E. de Bogota, par 73° 10’ long. O., 8° 10’ lat. N.; 3,000 hab. Evêché. — Jadis grande et mieux peuplée, mais détruite en partie par le tremblement de terre de 1812. — La prov. de Mérida fait partie du dép.de Zulia, et a env. 350 kil. sur 135 et 50,000 haJj. Sol fertile.
MER1GNAC, village du département de la Charente, à 8 kil. N. E. de Jarnac; 1,400 hab. Aux environs, bons vins blancs et rouges. 11 donne son nom au petit canal de Mérignac.
MER1NDOL, bourg de France (Vaucluse), à 13 kil. O. de Cadenet; 625 hab. Sous le règne de François 1, ce village, qui avait pour habitants des sectaires des anciens Vaudois, fut détruit, en 1545, par d’Oppède; il s’est relevé de ses ruines et est encore peuplé de protestants.
MÉRIN1TES, nom d’une dynastie arabe qui régna sur l’Afrique septent. , principalement dans le royaume de Maroc, depuis la chute des Alrnohades, du xurau xve siècle. Elle a pour chef et pour fondateur un certain Abdallah, chef de la tribu guerrière des Ebn-Mériniz. Voy. Maroc.
MÉRION, héros grec, était un des amants d’Hélène. Il conduisit au siège de Troie, avec Idoménée, les vaisseaux des Crétois.
MÉR10NETH, Mervinia , comté d’Angleterre dans le pays de Galles, entre ceux de Denbigh au N. E.,
MERM — 1173 — MESR
de Montgomery à l’E., de Cardigan au S., de Caernarvon au N. O., et la mer d'Irlande à l’O. : 90 kil. sur 44; 36,000 hab.Ch.-l., Bala ou Dolgelly. Montagnes, sites pittoresques, sol varié; peu d’industrie.
MÉRITE (ordre du), ordre institué par Louis XV en 1769 pour récompenser les services des officiers étrangers employés dans l’armée française, et qui, en leur qualité de protestants, ne pouvaient être chevaliers de St-Louis. Voy. aussi Ferdinand.
MERLERAULT (le), ch.-l. de canton (Orne), à 24 kil. E. d’ Argentan; 1,200 hab. Fer aux environs.
MERLIN, surnommé Ambrosius , personnage fameux dans les romans de chevalerie, naquit, à ce qu’on croit, au v® siècle, dans les montagnes de la Calédonie (Écosse), vécut à la cour du roi Arthur, et s’éleva tellement au-dessus de ses contemporains par ses connaissances et son génie, qu’on le considéra comme un magicien et un enchanteur. 11 m. en Bretagne, dans la for.deBrécheliant, victime d’un charme auquel il ne sut pas se soustraire. On lui attribue un livre de Prophéties qui a été traduit et commenté dans toutes les langues, notamment en latin par Geoffroy de Monmouth, et en français, dès 1498, par Robert de Borron. Th. Heywood a donné une Vie de Merlin, Londres, 1641. 11 existe un vieux roman intitulé: Merlin l' Enchanteur, qui a été mis en français mod. par Boulard, Paris, 1797.
merlin (de Douay), jurisconsulte, né en 1754 à Arleux en Cambrésis, mort en 1838, occupait le premier rang au barreau de Douay en 1789. Nommé député aux États-Généraux, il fut un des membres les plus laborieux de l’Assemblée constituante , mais il ne paraissait guère que dans les comités. 11 siégea ensuite à la Convention, prit place à la Montagne, vota la mort du roi, eut une grande part à la loi des suspects et à l’organisation du Tribunal révolutionnaire (1793). On lui doit la loi sur les successions , ainsi que le Code des délits et des peines, qui Ut loi jusqu’à la promulgation du Code pénal (1811). Sous le Directoire, il fut ministre de la justice (1796), puis de la police générale, et devint lui-même un des cinq directeurs après la journée du 18 fructidor (4 septembre 1797), à laquelle il avait contribué. 11 eut peu d’influence et quitta le Directoire au 30 prairial (18 juin 1799). 11 consentit après le 18 brumaire à accepter des fonctions subalternes dans la magistrature, fut successivement substitut, puis procureur-général à la Cour de cassation. 11 conserva ces fonctions sous l’Empire et jusqu’en 1815. Exilé à cette époque, il alla se fixer à Bruxelles, et ne rentra en France qu’après 1830. On doit à Merlin de savants ouvrages qui le placent à la tête de nos jurisconsultes ; les principaux sont : Répertoire universel et raisonné de ]urisprudence (dont la 4* édit, parut en 1812, 17 vol. in-4); Recueil alphabétique des Questions de droit (dont une 13e édit, a été publiée en 1819-20, 6 vol. in-4). 11 a mérité par ses grands travaux d’être surnommé le Papitiien moderne. — On le nommait Merlin de Douay pour le distinguer d’un autre Merlin, dit de Thionville , conventionnel, qui se signala par ses violences et sabra- Youre, mais qui ne put, malgré seselforts, empêcher la reddition de Mayence, 22juill. 1793.S’étantopposé au consulat à vie, il fut laissé dans l’oubli ; cependant, en 1814, il f ut env.en miss, par Napoléon, llm. en 1833. y MERL1NO COCCAiO. Voy. folengo.
MER MAUVAISE (archipel de la) , dit aussi Archipel Dangereux , Méridional , des lies basses, Paumatou , entre 14° et 23° lat. S., 162° et 140° long. O., se divise en plusieurs groupes, notamment ceux de Lazaref, des Mouches, du Roi-George (ou Zunder-Grond ) , de Witlgenstein,de Philipps, d’Osnabrück et du Désappointement. Les habitants ressemblent à ceux des îles d’Otaïti, mais sont moins doux et moins civilisés.
MERMNADES, 3* dynastie des rois de Lydie ainsi nommée de Gygès, fils de Mermnas, qui en fut le premier roi; régna sur la Lydie de 708 à 545 av. J. -G. Le dernier prince de celte dynastie fut Crésus, détrôné par Cyrus. Voy. lydie.
MEROÉ, auj.pai/5 de Chendi, contrée d’Ethiopie, entre le Nil tlVAstaboras (Atbarah), s’étendait indéfiniment au S. Les anciens, qui n’en connaissaient que le N., en faisaient une île. Ce pays fut dès la plus haute antiquité un état puissant, et semble avoir précédé l’Égypte elle-même dans la civilisation. On croit que Thèbes n’était qu’une de ses colonies. Les monuments du Méroé sont aussi nombreux que ceux de l’Égypte et offrent le même caractère colossal : ce sont comme en Égypte des temples, de vastes tombeaux couverts de sculptures remarquables. — Probablement le Méroé donna des maîtres à quelques parties de l’Égypte; on pense que la 25® dynastie d’Egypte, ou dynastie éthiopienne, était sortie du Méroé ; mais il est indubitable que Sésostris (Ramsès III) en fit la conquête. Le gouvernement du Méroé fut longtemps entièrement théocratique : il y avait un roi, mais au-dessus de lui s’élevait le prêtre, qui pouvait le mettre à mort au nom de la divinité. Un certain Ergamène, roi du Méroé au ni® siècle av. J.-C. (du temps de Ptolcmée II), opéra une révolution et massacra tous les prêtres dans leur temple. — Le pays de Méroé n’a été exploré par des Européens que dans le dernier siècle. Caillaud, qui a visité cette contrée de 1819 à 1822, est celui à qui l’on doit les renseignements les plus positifs.
méroé, capitale du Méroé, était située probablement près du village actuel d’Ai.vo«r, au N. E. de Chendi : elle était remarquable par son commerce, ses monuments, son oracle d’Amoun ou Ammon, son college de prêtres. Il en reste de belles ruines. Aux environs se voient beaucoup de pyramides.
MEROPE, fille de Cypsélus, roi d’Arcadie, épousa (v. 1190av. J.-C.) Cresphonte, un des Héraelides, et roi de Messénie, dont elle eut 3 enfants. Polyphonie réussit, à la faveur d’une attaque nocturne, à tuer son mari et deux de ses fils, et il allait la contraindre à l’accepter pour époux et à lui donner la couronne, quand Épytus(autrementTéléphonte), son 3e fils, reparut et tua l’assassin de son père. Les malheurs de M. ont été plusieurs fois mis sur la scène, notam ment par Maffei et car Vol taire, àqui ils ont inspiré un de ses ch. -d’œuvre.
MEROVEE, roi franc, que l’on considère comme le 3* de nos rois, fil» ou gendre de Clodion-Ie-Chevelu. 11 naquit vers 411, vint à Rome dans sa jeunesse afin de faire confirmer par Valentinien lit la paix qu’Aétius avait conclue avec les Francs, et resta depuis l’ami des Romains. 11 fut associé au trône par son père, lui suce, en 448 ou 451 , et m. en 467. Uni en 451 au général romain Aétius contre Attila, roi des Huns, il remporta sur ce roi barbare une victoire sanglante dans les plaines Catalauniques, en Champagne, entre Chàl.-sur-Marne et Méry-sur-Seine. On a donné d’après lui le nom de Mérovingiens aux rois de la lrc race.
mérovée , fils de Chilpéric I , fut séduit par les charmes de Brunehaut, sa tante, et lepousa à Rouen en 676, malgré son père. Poursuivi par Chilpéric, à l’instigation de Frédégonde, il se réfugia dans une église; mais il tomba peu après entre les mains de son père qui l’enferma dans un monastère; il y fut tué par un émissaire de Frédégonde.
MÉROVINGIENS, nom donné aux rois de France de la première race , est tiré de Mérovée , fils de Clodion et aïeul de Clovis. Pharamond, que l’on suppose le premier roi de celte dynastie, commença à régner en 4 1 8 , et Childéric III , le dernier, fut déposé en 762. Ils furent remplacés par les Carlovingiens. Pour la série de ces princes, Voy. France.
MERRIMACK, riv. des Etats-Unis (New-Hamp-
MERU — 1 1
•hu e et Massachussets), sort des White-Mountains, -ouïe au S., puis au N. E., et tombe dans l’Océan Atlantique à Newbury-Port. Cours, 280 kil. — Il y a aussi une autre Merrimack, tributaire du Mississipi.
MERR1TCH , ville de l’Inde (Sattarah), sur la iiislnah, à 105 kil. 0. de Bedjapour; 10,000 hab.
MERRV ou M EL) ERIC (saint), en latin Medericus , né près d’Autun au vu* siècle, entra dans l’ordre de Saint-Benoît, y fut élevé à la dignité d'abbé malgré ses refus. 11 quitta sou couvent par humilité; mais il fut rappelé par les instances de ses religieux et des autres fidèles. Dans sa vieillesse il voulut visiter le tombeau de saint Denis; mais, surpris à Paris par une maladie, et ne pouvant aller plus loin, il s’arrêta dans une caverne près d une chapelle de Saint-Pierre et y mourut. On le fête le 29 août.
MERSEBOURG , ville des Etats prussiens, ch.-l. de la régence de même nom, sur la Saale, à 156 kil. S. E. de Berlin; 9,000 hab. Cathédrale (avec m jeu d’orgues le plus grand de l’Allemagne, et :juatre tours très belles), palaifr épiscopal, gymnase. Institutions de bienfaisance. Poudre, amidon, vinaigre, etc. Henri 1 Oiseleur y battit les Hongrois en 933. Aux env. estMœlsen, fameuse par la bat. où fut tué Rodolphe de Rheinfelden eu 108%; > — La régence de Mersebourg, une des trois régences de la province de Saxe, appartenant au royaume de Prusse, a 196 kil. sur 106, et environ 600,000 hab. Le sol en est fertile. On y exploite des mines d'argent, fer, cuivre, houille, etc., et des carrières.
MERS-EL-KEBIR. Voy. marsalquiyir.
MERSEN, ville d Austrasie, à 26 kil. N. O. d’Aixla-Chapelle. Les trois fils de Louis-le-Débonnaire y avaient conclu en 847 un traité d’alliance offensive et défensive. Par un 2* traité conclu en 870 Charlesle-Chauve et Louis-le-Germanique, au mépris de leurs engagements, se partagèrent la Lorraine, qui, par la mort du roi Lothaire-le-Jeune, devait revenir à Louis II, son frère. M. est auj. dans le Limbourg holl.
MERSENNE (le père Marin), savant religieux de L’ordre de» Minimes, né en 1588 dans le Maine, mort à Paris en 1648 , fut au collège de La Flèche le condisciple de Descaries, et resta jusqu'à sa mort l’ami de ce grand homme. Il était lui -même très versé dans les sciences, mais il est surtout connu par ses liaisons avec les principaux savants ; il entretenait correspondance avec eux et était leur intermédiaire. Outre plusieurs ouvrages de théologie, on a du père Mersenne: les Mèchaniques de Galilée , traduites de l'italien, IGM; Harmonie universelle, contenant la théorie et la pratique de la musique , etc., 1636; la Vérité des sciences , contre les Sceptiques et les P yrr /ioniens, 1638 ; Cogitaiaphynco-maihematica, 1644 ; Universœ geometrice mixtœque malhematicœ synopsis , 1644 ; JSovœ observationes physico-mathemalicœ, quibus accessit Aristarclius Satnius, 1647.
MERSEY, r'w. d Angleterre, sépare les comtés de Chester et de Laneastre, et tombe dans la mer d’Irlande au-dessous de Liverpool , après un cours de 100 kil. — U y a sur la côte du comté d’Essex, à 68 kil. S. de Colchester, une île de Mersey où se fait la pêche des huîtres.
MERTHYR-TIDVIL, ville d’Angleterre (Glamorgan), dans le pays de Galles, à 37 kil. N. O. de Cardiff; 24,500 hab. Aux environs, mines de fer, houille, très grandes usines ; agriculture florissante.
MERU, ch.-l. de canton (Oise), à 22 kil. de Beau- ?ais; 2,000 hab. Tabletterie; mégisserie, etc.
MERULA (c.-à-d. merle), surnom d’une branche de la famille Comelia, a fourni à la république ronaine plusieurs magistrats distingués, notamment L. Cornélius Mcrula, consul Lan 193 av. J.-C., qui battit les RoYens près de Mutine (Modène) ; et un autre L. Cornélius Merula, nommé consul l’an 87 av. J.-C. en romplacementdeCinna. Il fut obligé dé