‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 725 sur 1261 · MES A · texte numérisé non relu

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se démettre en faveur de son adversaire , et se vit contraint de se donner la mort.

merula (George), l’un des restaurateurs des études en Italie, né vers 1424 à Alexandrie-de-la-Paille, mort en 1494 , vint en 1482 se fixer à Milan sur l’invitalion du duc Ludovic Sforce, qui le chargea d’écrire l’histoire de cette ville, lia rendu de grandi services aux lettres par ses publications des auteurs anciens, et par ses corrections. On lui doit la première édition des Epigrammes de Martial (Venise, 1470-72), gr. in-4, des Rei rusticœ Scriptores , ibid. , 1472, Reggio , 1482, in-fol. , et des Comédies de Plaute. On a de lui : Bellum Scodrense, Venise, 1474 , in-4 ; Antiquitatis vicecomitum mediolanensium libri X, in-fol., etc.

merula (Paul), né à Dort en Hollande, mort à Roslock en 1607. On a de lui: Cosmographia generalis et Geographia particularu , Leyde, 1605, in-4; Urbis Romœ delineatio, Leyde, 1599; Histoire universelle , depuis la naissance de J.-C. jusqu’à l’an 1200, continuée par son fils jusqu’en 1614, etc., Levde, 1627 , in-fol.

MERVE-GHAH-J EHAN, ville du Turkestan. Voy.

MARV-CHAHIDJAN.

MERVEILLES (les sept) du monde , nom donné par les anciens à des ouvrages admirables d’architecture ou de sculpture, sur l’énumération desquels on n’est nullement d’accord. On nomme communément: 1° les jardins suspendus et les murs de Babylone ; 2° les pyramides de l’Egypte; 3e le Phare d’Alexandrie ; 4° le colosse de Rhodes ; 5° le Jupiter Olympien de Phidias; 6° le temp de Diane à Ephèse; 7° le tombeau de Mausole.

MERV1LLE ou MERCREDI, ch.-l. de cant n (Ncrd) , à 11 kil. S. E. d’Hazebrouck; 6,258 hab.

MER VILLE (Michel guyot de), auteur dramatique, né à Versailles en 1696, mort en 1755, composa plusieurs tragédies qui ne purent être représentées, et plusieurs comédies qui eurent quelque succès ; la meilleure est le Consentement forci. S’étant brouillé avec les comédiens, il tomba dan» la misère et mit fin à ses jours. 11 avait quelque temps coopéré aux feuilles de Desfontaines et avait écrit contre Voltaire. Son Théâtre a été publié en 1766, 4 vol. in-12.

MERWAN 1, calife, neuvième successeur de Mahomet, était de la race des Ommiades. II se fit élire calife à La Mecque l’an 684 de J.-C., battit Abdallah, son compétiteur, et soumit toute la Syrie. Quoiqu’il eût promis de remettre le califat à Khaled, fils du dernier calife, il désigna pour son successeur son propre fils Abd-el-Mélek ; mais la mère de Khaled, qu’il avait épousée, le fit mourir en l’étouffan: pendant son sommeil, 685.

merwan h, dernier calife de la race des Ommia des en Orient, petit-fils du précédent, se fit proclamer en 744 calife à Harran en Mésopotamie, et vainquit plusieurs compétiteurs; mais il fut vaincu à son tour et renversé par Aboul-Abbas, chef de la dynastie des Abbassides, 750.

MERY-SUR-SEINE, ch.-l. de canton (Aube), à 19 kil. O. d Arcis ; 1,200 h. Bataille sanglante livrée le 22 février 1814 entre les Français et les Prussiens, qui furent repoussés; la ville fut presque incendiée. Quelques-uns placent dans le voisinage de cette ville Ta grande défaite d’Attila en 451.

MÉRY (saint). Voy. merry.

MERZ1G, ville des État prussiens (province Rhé nane), à 15 kil. N. O. de Sarrelouis; 2,900 hab

MESA (Julie), sœur de l’impératrice Julie Domna, femme de Septime Sévère, fut mariée à Julien Avi tus, consul en 209, et eut de lui Julie Soœmis qui fut mère d’Héliogabale, et Julie Mamméc, mère d’Alexandre Sévère. Elle fit proclamer Héliogabale empereur à Emèse, gouverna sous son nom au commencement de son règne, et retarda de quel-

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ques instante la chute de ce prince en lui donnant l’utile conseil d’adopter son cousin Alexien, depuis Alexandre Sévère. Elle fut massacrée par les soldats avec son petit-tils.

MESAGNE, ville du roy. de Naples (Terre d’Otrante), à 16 kil. S. O. de Brindisi ; 6,000 hab. MESCH ACÉRÉ. Voy. mississipi.

J M ESCHE D , M ECU KH KD ou MEGHED (c.-à-d. tombeau) y ville capitale du Khoraçan persan, par 66° 40’ long. E., 37° 36’ lat. N.; 50,000 hab. Beaucoup de mosquées, de medressehs, de bazars, etc.; superbe mausolée de l’imam Réza, mausolée d’Arocn-al-Raschid. Très grand commerce par caravanes. Mesched pourtant semble en décadence. Pa- ! ! de l'astronome Nassir-Eddyn, etc. Près de lèse \ ni les ruines de Thous.

HESCHKD— ALI , dite aussi Imam-Ali , Alexandria ou Il ira, ville de la Turquie d'Asie (Bagdad), à 133 kil. S. de Bagdad; 6,000 hab. Murs flanqués de tours; tombeau d’Ali (gendre de Mahomet), où se rendent de nombreux pèlerins, et monument qui passe pour le tombeau d’Ezéchiel. Aux environs, lac salé de 180 kilomètres de tour. — Fondée par Alexandre, dont elle porta longtemps le nom ; puis capitale d’une principauté arabe sous le nom d’Hira; possédée ensuite par des chrétiens jusqu’en 632, et enfin par les Sarrasins. Prise en 1806 par les Wahabites, que pourtant ses habitants parvinrent à chasser. Mais depuis toutes les richessesqui ornaient le lombeaud’Ali ont été transportées à imam-Mouça, mesched-hossein , dite aussi Imam-Hossein et Kerbela, Voloyesia ou Boyalusus, ville de la Turquie d'Asie (Bagdad), à 98 kil. S. O. de Bagdad, sur un bras de l’Euphrate; 8,000 hab. Tombeau de l’imam Hossein, fils d’Ali, qui fut tué dans ce lieu; ce tombeau attire un grand concours de pèlerins chyites. Bazar et caravansérails.

MESEMBR1A, auj. Misivri, nom commun à deux villes de Thrace, l’une sur le Pont-Euxin au S. de l’Ilæmus et au N. d’Apollonie, l’autre sur la mer Egée, entre Maronée et le lac de Stentor.

MÉSENGUY (François-Philippe), né à Beauvais en 1677, mort en 1763, reçut les ordres mineurs et occupa divers emplois au collège dit de Beauvais, où il fut le collaborateur et l’ami de Rollin etdeCoffin, prit parti pour le jansénisme, s'opposa û la bulle Uniyen.,et fut forcé en 1728 à quitter son collège. On a de lui: Abr.de T Hist. et de la Morale de l'Ancien Test., 1728 ; Vies des Saints , 1730; Abr. de Tllist. de l'Ane. Test., avec éclaire.. 1735-53; Expos, delà rfoc/.c/irèé.,1744,condamnéeparClém. XI 11 enl761.

MESERITSCH, ville des Etats prussiens (Posen), a 99 kil. O. de Posen, sur l’Obra; 4,000 hab.

mesekitsch (gross-), ville de Moravie, à 28 kil. S. E. d’Iglau; 3,400 hab.

MÉSIE, Mœsia, auj. partie de la Bosnie, de la ervie et de la Bulgarie actuelles; grande région le l’Europe anc., comprise entre la Save et le Danube. au N., les monts Scardus, Orbelus, Hæmus au S., le Drin septentrional à l’O., le Pont-Euxin à l’E., était beaucoup plus large que longue (900 kil. sur 200). Son nom voulait dire marécages , et en effet le Danube y formait de très vastes marais. Ses peuples les plus connus étaient lesMèses, les Dardanes, les Scordisques, les Picenses; beaucoup de tribus slaves et finnoises se mêlaient à ces peuples. Les Grecs jusqu’au temps d’Alexandre placèrent leurs monts Hyperborées dans la Mésie et ne connurent que très mal cette contrée, (’.e ne fut guère qu’après la quatrième guerre de Macédoine (147 av. J.-C.), et quand les Romains franchirent le Scardus et l’Orbelus, qu’on connut la Mésie. La conquête commença par la défaite des Scordisques (135 av. J. -G.). Elle ne fut ; chevée que sous Auguste. La Mésie fut postérieurement partagée en deux provinces : mésie supérieure , ou 1e mésie, à l’O. , s’éten¬

dant du Drin au Giabros (Zibritz) ; plus tard elle fut comprise dans le diocèse de Dacie. Ch.-l., Sardique (Voy. dacie).

mésie inférieure ou 2* mésie, à l’E., s’étendant du Ciabros au Pont-Euxin, ayant pour ch.-l. Marcianopolis ; elle fut plus tard comprise dans le diocèse de Thrace ( Voy. thrace).

MESLAY, ville de France. Voy. mélay.

MESLE (le), ch.-l. de canton (Orne), à 22 kil. N. E. d’Alençon, sur la Sarthe ; 810 hab.

MESL1ER (Jean), curé d’Estrépigny en Champagne, né en 1678 dans le Rhételois, mort en 1733, s’est rendu fameux par un testament dans lequel il déclarait que depuis longtemps il ne croyait point aux dogmes du christianisme, quoiqu’il les eût enseignés toute sa vie. Sessentim. sont consignés dans un écrit qui fut trouvé chez lui après sa mort, et dont la lre partie fut publiée parYoltaire en 1762, sous le titre de Testament de Jean Mes lier : c’est une déclamation violon te contre Jecluistianisme. — L e Bon sens du curé Meslier, éeritathée, publié en 1772,estde d’Holbach,

MESMER (F.-A.), médecin allemand, auteur de la doctrine du magnétisme animal, né en 1734 à Itzmang (Haute— Souabe), commença à se faire connaître en 1766 par une thèse De planeiarum lnjluan<, où îl soutenait l’existence d’un fluide subtil, répandu partout, et par l’intermédiaire duquel les corps cé lestes influent sur les corps animés. Peu après il s’établit à Vienne, tenta de guérir par le magnétisme minéral en appliquant des aimants sur les parties malades; mais bientôt il crut reconnaître que la seule application des mains sur le corps produisait le même effet que l’aimant, et il proclama dès lors l’existence d’un magnétisme propre aux êtres animés, qu’il nomma magnétisme animal; prétendit avoir trouvé le secret de s’emparer de cé fluide et de réparer la santé en l’accumulant dan le corps des malades. Ayant éprouvé quelques difficultés dans son pays, il vint à Paris en 1778, annonça d’une manière pompeuse sa découverte, réunit chez lui autour d’un baquet ou cuve magnétisée un grand nombre de malades, excita la cuiiosité universelle, et trouva bon nombre de partisans aux» quels il vendit chèrement son secret. En 1784, le gouvernement nomma, pour examiner la nouvelle doctrine, une commission de savants, au nombre desquels figuraient Darcet, Franklin, Bailly, Lavoisier, A. L. de Jussieu. Les commissaires, par l’organe de Bailly, déclarèrent que Mesmer produisait des effets surprenants, mais ils les attribuèrent à l’imagination on à l’imitation : toutefois un des membres de la commission, Jussieu, ne partagea pas l’opinion de ses confrères, et fit à part un rapport plus favorable. A la suite de ce jugement Mesmer quitta la France: il passa quelque temps en Angleterre, puis retourna en Allemagne, et mourut dans sa ville natale en 1815. Mesmer a été considéré par les uns comme un imposteur, par les autres comme un bienfaiteur de l’humanité ; on ne peut contester qu’il eut trop souvent recours au charlatanisme et qu’il s’est montré fort avide. L’importance de sa découverte est encore aujourd’hui mise en doute : personne ne croit plus du reste à l’échafaudage systématique dont il l’entourait. On a de lui : Mémoire sur la découverte du magnétisme animal, Paris, 1779; Précis historique des faits relatifs au magnétisme , 1781; Mémoire de Mesmer sur ses découvertes, 1799 ; Mesmerismus, Berlin, 1816.

MESM ES (J. -J. de), seigneur de Roissy, né en 1490 d’une ancienne famille du Béarn, mort en 1559, fut envoyé par Catherine de Foix, reine de Navarre, à l’assemblée de Noyon, pour y revendiquer la partie de la Navarre dont les Espagnols s’étaient emparés. François 1 le fit lieutenant civil du Châtelet et premier président de Normandie. Henri II le retint dans son conseil.

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