‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 726 sur 1261 · MESO · texte numérisé non relu

MESO

mesmes (Henri de), fils aîné du précédent, né en 1632, mort en 1696, chancelier de la reine Louise, veuve de Henri 111. Aussi habile comme militaire que comme politique , il reprit plusieurs places aux Espagnols. 11 négocia en 1570 à St-Ger main , avec les Protestants, la paix dite Boiteuse et Mal-Assise , ainsi nommée parce qu’elle fut signée par Biron, qui était boiteux , et par de Mesmes, qui était seigneur de Malassise. H. de Mesmes était aussi un érudit distingué ; il fut l’ami et le protecteur des Turnèbe, des Lambin, des Pibrac, etc. 11 a laissé des Mémoires que Rollin cite dans son Traité des Études ( liv. I, ch. 2).

mesmes (Claude de), connu sous le nom de comte d' Avaux, petit-fils du précéd., fut chargé de plusieurs ambassades, et fut conseiller d’état en 1623, ensuite plénipotentiaire aux traités de Munster et d’Osnabruck (16481. 11 mourut en 1660.

mesmes (J.-Ant. de', , comte d’ Avaux et marquis de Givry, petitneveu du précéd., fut ambassadeur extraordinaire à Venise, plénipotentiaire à la paix de Nimègue, puis ambassadeur en Hollande, en Angleterre et en Suède; il mourut en 1709, à 69 ans. On a publié ses Lettres et ses Négociations , 1762.

mesmes (J.-Antoine de), né a Paris en 1661, mort en 1723 , premier président au parlement de Paris, défendit d’abord les droits du duc du Maine, bâtard de Louis XIV, à la régence, mais les abandonna bientôt. On l’accusa d’avoir été gagné par Philippe d’Orléans. Sous la régence de ce prince, il ne craignit pas de lui adresser de sages remontrances au nom du parlement , notamment à l’occasion du système de Law et de la nomination de Dubois à l’archevêché de Carnbray ; ce qui le fit exiler. 11 était de 1 Académie Française.

MESMIN (saint), Maximinus , 2e abbé de Mici, près d’Orléans. On le fête le 15 décembre.

MESNA, ville d’Afrique. Voy. baghermé.

MESNAGER (Nie.), diplomate, né à Rouen en 1668, mort en 1714, fut employé par Louis XIV dans plusieurs négociations ; signa à Londres les articles qui servirent de base à la paix générale, en 1711 ; fut ensuite nommé plénipotentiaire avec le maréchal d’Uxelles et l’abbé de Polignac, pour terminer les négociations au congrès d’Utrecht, en 1713.

MÉSOPOTAMIE, Mesopotamia (c.-à-d. entre les fleuves ), auj. YAldjezire/i moins le livah de Diarbekir , contrée d’Asie entre l'Euphrate et le Tigre, était bornée au N. par les monts Masius, au S. par la Chaldéeetla Babylonie, etse divisaiten Mésopotamie supérieure, au N., s’étendant du Mygdonius jusqu’au Tigre, et en Mésopotamie inférieure, dite aussi ArabxaTranseuphraiensis, au S. de l’Euphrate. La première était fertile, peuplée et riche ; la seconde était à peu près déserte. Dans la première, on distinguait surtout la Syrie des Rivières (portion de la Syrie à l’E. de l’Euphrale jusqu’au Chaborus), et la Mygdonie (du Chaboras au Tigre) ; la seconde était parcourue par des Arabes nomades et pillards. La première avait, entre autres villes, Nisibis, Edesse, Haran ou Carrhes, Arnid ; la seconde, Atra, Neharda et Cunaxa. — La Mésopotamie ne semble pas avoir été une division officielle en usage chez les Orientaux. Au ive siècle, il y eut une Mésopotamie, province du diocèse d’Orient (ch.-l., Amid), mais qui ne comprenait que le N. E. de la Mésopotamie supérieure : le N. O. de celte même Mésopotamie formait l’Osroène (ch.-l., Edesse), qui était aussi une province du diocèse d’Orient ; la Mésopotamie inférieure était possédée par des hordes arabes ou relevait des Sassanides. — La Mésopotamie n’a pas d’histoire propre. Ce pays ligure fréquemment dans la Bible: c’est là qu’étaient nés Nachor, Tharé, et plusieurs autres patriarches. Elle fut successivement soumise aux rois d’Assyrie, de Babylone, de

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