‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 727 sur 1261 · MESS · texte numérisé non relu

MESS

Perse, de Macédoine, aux Séleucides, aux Parthes, enfin aux Romains. Lucullus et Pompée en commencèrent la conquête ; mais ce pays fut sans cesse disputé par les Parthes, et les empereurs finirent par y renoncer, donnant l’Euphrate pour limite à leurs états d’Orient.

MESSALA , nom d’une branche delà famille romaine Valeria, qui a fourni à la république plusieurs personnages consulaires , a pour chef M. Valérius, consul l’an 491 av. J.-C., qui prit Messana (Messine), et reçut de là le surnom de Messala. C’est de cette famille qu’était issue la fameuse Messaline.

messala (m. valérius corvinus), orateur romain, suivit d’abord le parti de Brutus, et fut proscrit par les triumvirs l’an 43 av. J. -G. Mais après la bataille de Philippes, voyant le parti républicain anéanti, il s’attacha à Octave, qui l’éleva au consulat (31 av. J.-C.), le chargeade réduire l’Aquitaine (27) et le créa préfet de Rome (26). Il m. à 70 ans (11 après J.-C.) : il avait perdu la mémoire depuis 2 ans. Messaia cultivait les lettres; il fut le Mécène de Tibulle.

MESSALINE ( Valérie ) , impératrice romaine, fumeuse par ses débauches, était issue de la noble famille des Messala. Elle épousa l’empereur Claude, sur lequel elle exerça longtemps un empire absolu et souilla le trône en donnant Pexemole de l’adultère et en s'abandonnant sans réserve à la luxure la plus effrénée : elle alla jusqu’à épouser publiquement, et du vivant de son époux, Silius, jeune homme qu’elle aimait éperdûment. Claude , à cette nouvelle, la fit mettre à mort avec ses complices, l’an 48 de J.-C. A l’impudicité, Messaline joignait i’avarice et la cruauté; elle sacrifia à sa jalousie et à ses vengeances Julie, fille de Germanicus, Valérius Asiaticus, Poppée, mère de l’impératrice de ce nom , Appius Silanus, et plusieurs autres Romains distingués. — Une autre Messaline, petite-fille du consul Statilius Taurus, se signala aussi par ses galanteries ; elle n’en plut pas moins à Néron, qui l’épousa l’an 65 de J.-C. Elle survécut à ce prince, et passa le reste de sa vie dans le commerce des lettres.

MESSANE, Messana, d’abord Zanclé , ville de Sicile, auj. messine.

MESSAPIE, Messapia , auj. Terre d'Olranle, contrée d'Italie, sur la mer Adriatique, entre l’Apulie et l’Iapygie, avait pour habitants, au N. les Peucètes ou Pédicules, au S. les Calabres et les Messapes proprement dits. Achérontie , Sturnes, Matéoles, étaient les villes principales de ses subdivisions. Les colonies grecques de Brindes et Tarenle en étaient indépendantes. — La Messapie fut comprise sous Auguste dans la 2e région de l’Italie.

M ESSEN E, Messene , auj. Mavrornali , ville du Péloponôse, capit. de la Messénie, vers le centre, au S. du mont Ithome et à 10. du Pamise, fut fondée par Epaminondas l’an 370 av. J.-C., après la victoire de Leuctres; c’était la plus grande ville du Péloponèse. Les Eléens et les Achéens , alliés des Romains, battirent près de là PhilippoVde Macédoine.

MESSÉNIE, M essenia, contrée du Péloponèse, bornée au N. parla Triphylie et l’Arcadie, à l’E. parla Laconie, au S. et à PO. par la mer, était une des plus pittoresques et des plus fertiles de la Grèce. Elle formait un petit royaume qui, au retour des Iléraclides, échut à Cresphonte (1 190 av. J.-C.). Elle eutà soutenir contre Sparte 3 guerres terribles. Les hostilités commencèrent en 7 44. La guerre dura 19 ans et finit par la prise d’ithome et la soumission des Messéniens. Voy. aristodème. — L’an 684 av.J.-C, ils reprirent les armes, et ayant été vaincus en bataille rangée , ils se renfermèrent dans la citadelle d’Ir? où ils se défendirent pendant 11 ans (Voy. aristomène). — Enfin ils se révoltèrent de nouveau l’an 465 av. J.-C., et furent encore 8 ans après forcés de se soumettre. Epaminondas les délivra en 370. ils en-

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