MESS
trèrent dans la Ligue achéenne ; mais ils s’en séparèrent bientôt ( Voy . dinocrate). — Des Messéniens épargnés par les vainqueurs, les uns trouvèrent un refuge à ISaupaete (d’où en 426 les Athéniens les établirent à Pylos), et en Sicile, où ils agrandirent Zanclé qu’ils nommèrent Messine; les autres furent attachés à la glèbe, ou même réduits à la condition d’ilotes. Les Messéniens avaient pour villes principales Cyparissie, Andanie, Pylos, Stényclare ; la plupart de ces villes furent ruinées, mais Pylos se releva, 426; et Epaminondas donna un centre aux Messéniens en bâtissant Mégalopolis et Messène, 370. — Dans le roy. actuel de Grèce on a donné le nom de Messénie à l’un des 30 gouvernements qui forment la division actuelle; ch.-l., Calamata.
messénie (golfe de), Messeniacus sinus, auj. golfe de Calamata, dans la Méditerranée, sur la côte méridionale du Péloponèse, à l’O. du golfe Laconique, entre la Messénie et la Laconie, depuis le promontoire Acri tas jusqu’au promontoire Ténare.
MESSE Y, ch.-l. de canton (Orne), à 17 kil. N. de Domfront ; 1,520 hab.
MESSIE (de l’hébreu meschiah, oint), en gree Chrisios , le Christ , nom sous lequel les prophètes ont désigné le Eils de Dieu destiné à sauver le genre humain. Les Juifs refusent à Jésus le caractère de Messie, et attendent encore le divin libérateur de leur nation. — Les Mahométans attendent aussi un Messie {Voy. mahdi, imam et Ismaéliens).
MESSIER (Charles), astronome, né en 1730 en Lorraine, mort à Paris en 1 S 1 7, occupa longtemps des fonctions secondaires chez le géographe Delisle, fut ensuite nommé commis au dépôt de la marine, et parvint à se faire une réputation européenne par son habileté à découvrir et à observer les comètes, il entra à l'Académie en 1770. Lalande donna en son honneur le nom de Messier ou Garde- Moisson à une constellât, entre Cassiopée, Céphée et la Girafe.
MESSIN (pays), Metensis payas, la ville et le territoire de Metz. Voij. metz (gouvernement de).
MESSINE, primitivement Zanclé, puis Messana, ville et port du royaume des Deux-Siciles, ch.-l. d’intendance, à la pointe N. E. de la Sicile, en face de la côte de l’Italie (dont elle n’est séparée que par le détroit dit Phare de Messine), à 195 kil. E. de Païenne; 70,000 hab. Archevêché; tribunal d’appel; vastes fortifications, citadelle, arsenal; port superbe. Monuments remarquables : le Senaiorio ou hôtelde— ville , le palais archiépiscopal, la cathédrale, le grand-hôpital. Beau quai, promenade dite le Corso. Collège royal, séminaire, 4 bibliothèques. Phare célèbre qui donne son nom au détroit. Les cnv. de Messine sont très beaux et très fertiles; on y élève beaucoup de vers à soie. Coram. assez actif en soie écrue, blé, huile, vins, corail. — M. fut fondée, sous le nom de Zanclé, par une colonie de Cumes; ensuite vinrent des Messéniens fugitifs (667) après la 2e guerre de Messénie; ils l’augmentèrent, et l’appelèrent Messana. Anaxilas, tyran de Rhégium, la prit en 495, et y établit de nouveaux Messéniens. Deux siècles après, Messine, prise par les Mamertins, devint le repaire de ces brigands. Hiéron 11 ayant résolu de les détruire avec l’aide des Carthaginois, ils se donnèrent à Rome; ce qui amena la première guerre punique, et l’assujettissement de la Sicile aux Romains. Messine était très attachée au préteur Verrès; c’est là que fut cruciüé Gavius. Dans les iemps modernes Messine soutint un long siège contre Charles d'Anjou après le massacre des Vêpres siciliennes (1282); en 1674 elle fut assiégée par les Espagnols; le duc de Vivonne et Duquesne la délivrèrent. Elle fut ravagée en 1743 par la peste, et enl783paruntrembl.de terre. Insurgée et bombardée en 1848. — L’intendance a au S. celle de Catane, à l’O. celle de Palerme : 135 kil. sur 39; 260,000 hab.
messine (détroit de), dit aussi Phare de Messine,
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jadis Siculum fretum , détroit entre la Sicile et l’Italie, doit son nom à un phare célèbre qui y existe depuis longtemps; sa largeur varie de 3 à 7,000 mètres. Le flux et le reflux s’y font sentir notablement et le courant est très rapide ; ce qui rend la navigation dangereuse. De là les fables de Charybde et de Scylla. Auj. l’on redoute beaucoup moins cetle traversée.
MESS1S, ville de la Turquie d’Asie, à 31 kil. E. d’Adana, est l’ancienne mopsueste.
MESTRE, ville du royaume Lombard- Vénitien , à 9 kil. O. de Venise; 6,500 hab.
MESUÉ (jean ou jahia, fils de Masouiah, appelé vulgairement), médecin arabe, né au bourg de Khouz, près île l’antique Ninive, mort sous le règne de Motawakkel vers S55, à l’âge d’environ 80 ans, fut successivement attaché à la personne du calife Haroun-al-Raschid et à celle d’Al-Mamoun, et jouit de la faveur de ces princes. Il a laissé beaucoup de traités sur son art, fort estimés chez les Orientaux; un e Pharmacopée , un livre d'anatomie, des traités sur les fièvres, les aliments, les catarrhes, les bains, etc. Parmi les éditions latines des œuvres de Mésué, on cite celles de Venise, 1471, 3 part. in-fol.;de Lyon, 1478, in-fol.
MESURADO ou MONTSERADO, riv. de la Guinée sept., sort du pays des Mandings, coule au S. O., et tombe dans 1 Océan au N. E. du cap Mesurado*
mesurado, cap de la Guinée supérieure, sur la côte des Graines, par 6° 20’ lat. N., 13° long. O. — Il a donné son nom à la colonie américaine du cap Mesurado, dite aussi Liberia.
MESURATA, ville d’Afrique (Tripoli), à 17 kil. E. de Tripoli, près de la Méditerranée. Commerce considérable avec l’intérieur et avec l’Egypte.
MESVRES, ch.-l. de canton (Saône-et-Loire), à 12 kil. S. d’Autun; 1,200 hab.
META, riv. de l’Amérique du Sud, naît dans les Andes, au district de San-Juan-de-los-IJanos, coule au N. E., tombe dans l’Orénoque par 70° 5’ long. O., 6° 10' lat. N. Cours, 800 kil.
METAGONIUM , auj. capo de Très Forças, cap d’Afrique, sur la côte de Numidie, a la forme d’une fourche à trois pointes.
METALLINUM. Voy. medelin.
METAPHRASTE (siméon le), hagiographc, né à Constantinople au x* siècle, fut successivement protosecrétaire de l’empereur Léon, grand-logothète, puis maître du palais. Il a rassemblé 122 vies de saints, restées jusqu’alors éparses dans les archives des églises et des monastères; mais il accueille sans discernement les fables les plus ridicules, et, d’un autre côté, il supprime des faits qui sont d’ailleurs rapportés par les contemporains; de sorte que sa compilation ne jouit pas d’une grande autorité. Un moine, nommé Agapius, en a fait un extrait publié sous ce titre : Liber diclus Paradisus, seu illuslrium sanciorum vilœ , desurnptœ ex Simeone Metaphrasle, (jrœcè, Venise, l54l,in-4. Les principales vies écrites par Métaphraste ont été insérées en grec et en latin dans les Acta sanciorum des Bollandistcs.
MËTAPONTE, Metapus ou Metapontum , auj.
Torre di Mare , ville d’Italie, sur la côte orientale de la Lucanie, près des embouchures du Bradane et du Casuente, avait été, disait-on, fondée par Nestor ou par Epéus; Sybaris y avait envoyé une colonie. Métaponte était puissante et riche; elle fut pendant un temps indépendante, et s’illustra par l’hospitalité qu’elle accorda à Pythagore qui y fonda son institut-modèle et qui y mourut. — Métaponte fut prise par les Romains avant 270 ; elle se déclara pour Annibal en 215, mais fut reconquise vers 207.
MÉTASTASE (Pierre- Bonaventure trapassi, dit) l’un des plus grands poètes de 1 Italie, né à Rome en 1698 d’une famille pauvre, mort à Vienne en 1 1782, eut pour protecteur le célèbre jurisconsulte