‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 764 sur 1261 · MOSE · texte numérisé non relu

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part, la Russie d’Asie, l’Asie centrale et la Chine de l’autre. — Moscou n’était qu’un village avant louri 1 (Dolgorouki) , qui , dit-on, fonda cette ville vers 1147. La chute du grand-principat de Kiev par l’invasion mongole (1235), et l’occupation de tout le sud de la Russie par la Horde-d’Or, fit prédominer Moscou en même temps que la ligne des princes de Moscou, à partir d’Iaroslav II, 1238, devenait la dynastie des grands-princes de Russie ou czars. Dès 1300, au plus tard, elle seule fut la vraie capitale de la Russie. Plusieurs fois elle fut assiégée ou prise : par Olgierd, 1369-70; par Toktamouich, 1382; par Iédigéï, 1408; par Dmitri-Khemiaka, 1445; par lesTartares, 1451 et 1477; par Otre-

{)ief, 1605; par les Polonais, sous la conduite de ^adislas, fils de Sigismond III, 1611; enfin par Napoléon, 1812; mais Rostopchine qui y commandait .avait, par ordre exprès d’Alexandre 1, préparé l’incendie de la ville qui fut brûlée presque tout entière; dès 1814 Moscou commença à se relever de ses ruines; elle est auj. plus belle et plus riche que jamais. Pétersbourg, fondée en 1703, lui avait s'avi le. rang de capitale ; mais Moscou est restée la ville chérie des Russes, leur ville saùtfe : c’est là que les cznrsso fon f oouronner. — Paix de M osco u , trai t é co nclu, en 1686. entre ia Russie et la Poiogne. Sobieski faisait de grandes concessions à la Russie pour obtenir son appui contre les Tartares et les Turcs.

Moscou (gouvernement de) , entre ceux de Tver, Vladimir, Riazan, Toula, Kalouga, Smolensk : 235 kil. sur 215 : 25,500 kil. carrés; environ 1,500,000 hab. Beaucoup de riv. (Oka, Moskova, Kliazma, etc.), 109 lacs. Blé, chanvre, houblon, légumes (asperges, etc.), fruits. Gros et menu bétail, poisson, gibier ; au moins 600 manufactures. Ch.-l., Moscou. MOSCOVIE. Voy . Russie.

MOSELLANE (lorraine). Voy. lorraine. MOSELLE, Mosel en allemand, Mosella des anciens, riv. de France et d’Allemagne , naît près de Tay, à 26 kil. S. E. de Remiremont (Vosges); coule au N., au N. O., puis au N. E.; baigne Remiremont, Epinal, Toul, Pont-à-Mousson , Metz, Thion ville; puis, quittant la France pour entrer en Allemagne, arrose Trêves, Berncastel, Zell; tombe dans le Rhin à Coblentz. Cours, 480kil. dont 280 en France. On récolte d’excellent vin sur les côtes qui la bordent.

Moselle (dép. de la), dép. de la France, à l’E., borné au S. par celui de la Meurthe, à l’E. par celui du Bas-Rhin, à l’O. par le dép. de la Meuse, au N. par le Luxembourg, la Prusse et la Bavière; 427 250 hab. : 5,327 kil. carrés. Ch.-l., Metz. Il a été formé aux dépens de la Lorraine et des Trois- Évêchés. Montagnes, vallées et plaines ; beaucoup de riv. Fer, houille, manganèse, grès, quartz, plâtre, chaux, belle pierre de taille, terre à potier et à creusets. Grains, vins, fruits, légumes, chanvre, pommes de terre ; quelques bois. Forges et usines à fer (scies, limes, râpes, tôle, acier, etc.); sucre de betteraves, huiles, eaux-de-vie, vinaigre; acides minéraux ; lainages, toiles, confitures, liqueurs, etc. Grand commerce. — Ce dép. a 4 arr. (Metz, Sarreguemines, Briey, Thîon ville), 27 cant., et 605 communes; il appartient à la 5* division militaire a une cour impér. et un évêché à Metz.

Moselle (dép. de rhin-et-). Voy. rhin-et-moselle. MOSER (J. -J.), publiciste allemand, né à Stuttgard en 1701, mort en 1785, professa le droit à Tubingue, puis à Franefort-sur-POder ; fut chargé de diverses missions politiques, et eut avec plusieurs petite princes d’Allemagne de vifs démêlés qui le dégoûtèrent des affaires. Il se livra alors tout entier "à l’étude et s’occupa surtout de fixer le droit positif des peuples de l’Europe. Il a publié sur ces matières une foule de volumes : le nombre s’en élève à près de 700. Les principaux sont : Ancien , Droit public de V Allemagne, 1727 ; Pmn de la con-

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stitulion moderne de V Allemagne , Tubingue, 1731; Principes du droit des nations européennes en temp'% de guerre, 1752. — Son fils, Frédéric Moser, 1731- 98 , a écrit sur les mêmes matières des ouvrages estimés, entre autres : les Devoirs réciproques d’un souverain et de son ministre, traduit en français par Champigny, 1791.

MOSES. Vey. moïse.

MOSHEIM (J. -Laurent de), savant théologien

Erotestant, né à Lubeck en 1694, mort en 1755, se t remarquer de bonne heure par une vaste érudition, ce qui le fit rechercher de plusieurs princes de l’Allemagne. Le due de Brunswick lui donna en 1723 une chaire de théologie à l’université d’Helmstædt, qu’il conserva jusqu’en 1747; puis il fut appelé par l’électeur de Hanovre à Gœttingue , comme professeur de théologie, et avec le titre de chancelier de I’universXé ; il y resta jusqu’à sa mort. Mosheim a rendu d’incontestables services a l’histoire ecclésiastique, mais il l’a aussi travestie plus d’une fois, et s’est montré partial contre les Catholiques : ses ouvrages sont à V Index. Les principaux sont : un Abrégé d’histoire ecclésiastique , en latin, 1726 et 1755; un recueil de Sermons, Hambourg, 1747, qui’sont regardés comme des modèles du genre ; Morale de l’Ecriture , dont une 5e édition parut en 1773, 9 vol. in-8; une traduction latine de Y Intellectual System de l’Anglais Cudworth, 1738 et 1773, avec d’importantes additions, et une foule de dissertations particulières sur divers points d’histoire ecclésiastique , notamment sur les rapports du platonisme avec le christianisme.

MOSKEN1TSA, v. des États autrichiens (Trieste), à 8 kil. S. 0. de Fiume, sur le golfe de Quarnerolo ; 2,000 hab.

MOSKOVA ou MOSKVA, riv. de la Russie d’Europe, prend sa source dans le gouv. de Smolensk, coule à l’E., entre dans le gouv. de Moscou, passe à Mojaïsk, Zvenigorod, Moscou ; puis se dirige au S. E., et se jette dans l’Oka près de Kolomna. Cours, 300 kil. — Sur les bords de cette rivière, près du village de Borodino, les Français remportèrent sur les Russes une éclatante mais sanglante victoire, le 7 septembre 1812. Le maréchal Ney reçut à la suite de cette bataille le titre de prince de la Moskova.

MOSLEMA1I , capitaine arabe , l’un des fils du calife Abd-el-Mélek, commanda les armées musulmanes sous le règne de ses frères VValid I, Soliman, Yézid II et Hescham. Ses principaux exploits sont la conquête du Pont et de l’Arménie (705), le siège de Constantinople, qui dura plus de deux ans (717), sa victoire sur Yézid-ibn-Mahleb, et sur les Turcs Khazars, et la réduction du Chirvan. Mort en 739. MOSOUL. Voy. mossoul.

MOSQUITOS (baie des), vaste baie de l’Amérique du Sud, s’étend le long des côtes de la N.- Grenade, du Guatimala et du territoire des Mosquitos; 660 kil. de large sur 270 de profondeur.

mosquitos (territoire des), contrée du Guatimala oriental, à l’E. de l’état de Honduras, au N. E. de celui de Nicaragua, entre 11°-16° lat. N., 85°-88° long. 0., est habité par les Mosquitos, peuple jadis nombreux et puissant, mais auj. faible et fort réduit.

MOSS, ville de Norwége, à 53 kil. S. de Christiania, sur le Skagger-Rack ; 3,000 hab. Moulins à scie, fonderie de 1er et de canons. Commerce actif.

MOSSOUL, ville de la Turquie d’Asie, ch.-l. du pachalik de même nom, sur la droite du Tigre, à 369 kil. N O. de Bagdad; de 40 à 50,000 h., dont env. 10,000 Chrét. (Nestoriens). Murs avec fossés et tours, château dans une île du Tigre ; rues étroites et sales; maisons en terre pour la plupart; vingt mosquées, dix églises, etc. Bains nombreux. Indus trie et commerce assez actifs, mais en décadence, toiles, cotonnades, mousselines, velours, tapis, sellerie, armes, usines à fer et acier, imprimeries sur

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