‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 765 sur 1261 · MOST · texte numérisé non relu

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toile» teintureries, etc. — Mossoul occupe, dit-on, en partie l’emplacement de l’ancienne Ninive. Elle eut pendant longtemps des sultans particuliers, soumis aux califes; elle fut, à plusieurs reprises, saccagée par Saladin, par les Mongols et par Tamerlan. Nadir-Chah l’assiégea vainement en 1741. — Le gouvernement de Mossoul est quelquefois regardé comme une dépendance de celui de Bagdad : le plus souvent il forme un parhalik à part; il a 14,250 kil. carrés, et 145,000 hab. ; il s’y trouve beaucoup de tribus kourdes et de Yézidis indépendants.

MOSSY, riv. de l'Inde (Haïderabad), naît par 80° long. E., 17° 14’ lat. N.; tombe dans la Kistnah, vis-à-vis de Pondigole, après un cours de 280 kil. Elle arrose Haïderabad et Golconde.

MOSTACFY-BILLAH, calife abbasside de Bagdad, monta sur le trône en 944. Trop conliant dans l’émir Moëz-ed-Daulah, il fut après 16 mois de règne déposé par cet audacieux ministre, qui le priva de la vue et le relégua dans une prison, où il mourut au bout de quatre ans (949).

MOSTADHER-B1LLAH, calife abbasside de Bagdad, fils et successeur de Moctady, s’assit sur le trône, à 16 ans, en 1094, et mourut en 1118, après un règne de 25 ans. Généreux, ami des lettres, Mostadher n’avait cependant point les qualités d’un prince ; il subit le joug du turc Barkiaroc. Sous son califat, les Croisés s’emparèrent de Jérusalem (1099).

MOSTADY- BIAMR - ALLAH , calife abbasside, succéda à son père Mostandjed en 1170, et mourut en 1180, après un règne glorieux. Son califat est célèbre par la soumission de l’Egypte, que son lieuteaavt Snladin affranchit du joug des califes fatimites.

MOSTAGANKM, Cartenna ou Murustoga , ville murée de l’Algérie française (Tlemcen), à 80 kil. N. E. d’Oran, près de l’embouchure du Chélif, par 1° 55’ long. O., 36° 5’ lat. N. ; 4,000 hab. Bon port ; mosquée, château-fort. Occupée en 1833.

MOSTAÏN', calife abbasside de Bagdad en 862, s’abandonna aux conseils de ses favoris, et vit ses sujets se soulever plusieurs fois contre son autorité; assiégé dans Bagdad par les rebelles, Mostaïn fut obligé d’abdiquer en faveur de sou cousin Mol az, qui le fît périr (8661, maisqni rie régna lui-même que 3aris.

MOSTANDJED, calife abbasside de Bagdad, succéda à son père Moctafy en 1160. 11 eut d’abord à réprimer la révolte d’un de ses frères; devenu paisible possesseur du trône, il gouverna ses états avec sagesse. Mostandjed mourut empoisonné en 1170.

MOSTANSER , calife abbasside de Bagdad, succéda en 1226 à son père Dhaher, obtint l’amour de ses sujets par sa générosité et par la protection éclairée qu’il accorda aux lettres et aux arts, repoussa une invasion des Mongols dans les dernières années de son règne. 11 mourut en 1243, à 51 ans.

mostanser (Ahmed), premier calife abbasside d’Egypte, frère du précédent, échappa au massacre de sa famille après la prise de Bagdad par Houlagou, sous Moslasem : se réfugia en Egypte, fut reconnu en 1260 pour calife par Bibars, qui régnait dans ce pays, et en obtint des secours pour reconquérir Bagdad; mais il échoua et périt la même année, en combattant les Tartares.

mostanser, roi de Tunis en 1249, fut attaqué par saint Louis qui mit le siège devant Tunis (1270). Mostanser fut vaincu, et ne fut sauvé que par la peste qui ravagea le camp des Français. 11 obtint la paix de Philippe-le-Hardi, et mourut en 1276.

MOSTAR, ville de la Turquie d'Europe (Bosnie), sur la moyenne Narenta, à 8^ kil. N. O. de Trébigné; 9,000 hab. Evêché grec. Vieux pont romain. Armes damasquinées. Commerce de blé, vin, etc.

MOSTARCHED, calife abbasside de Bagdad, succéda en 1118 à son père Mostadher. Après avoir réprimé une révolte de son frère, ce prince essaya de s affranchir de la tyrannie des émirs ; mais cette

entreprise hardie causa sa perte. Il fut vaincu et pris par un de ses généraux en 1135, et périt peu

après assassiné.

MOSTASEM, dernier calife abbasside de Bagdad,» fils et successeur de Mostanser, monta sur le trône l’an 1243 de J.-C. Tout entier aux plaisirs, il abandonna le soin des affaires à ses femmes et à ses courtisans. Une querelle religieuse existait alors à Bagdad entre les Sunnites et les Chyites : Mostasem fit piller les propriétés de ces derniers, que protégeait son visir Mowaied-Eddin. Celui-ci, pour se venger, appela Hou lagou, frère du khan des Mongols, et lui livra Bagdad. Au milieu du massacre et du pillage, Mostasem se rendit au camp d’Houlagou; mais celui-ci le fit mourir avec ses deux fils (1258); il était âgé de 42 ans et en avait régné 15. En lui s’éteignit la première dynastie des Abbassides, qui avait régné à Bagdad pendant 508 ans.

MOTA-DEL-CUERYO, ville d’Espagne (Manche), à 26 kil. N. E. d’Alcazar : 3,800 hab. Toiles, lainages.

MOTADHED, calife abbasside, succéda à son oncle Motamed l’an 892 de J.-C. Ce prince allia la prudence à la fermeté, maintint les grands dans l'obéissance, diminua les impôts, protégea les savants, et mourut en 902, après un règne de 9 années.

MOTADl- B1LLAH , calife abbasside, régna à Bagdad en 869, et fut poignardé au bout de onze mois pour avoir voulu faire des réformes dans les mœurs, la religion et la discipline.

MOTAMED, calife abbasside de Bagdad, succéda à son cousin Motadi l’an 870 de J.-C. Il régna vingt-trois ans, pendant lesquels ii ne prit aucune part aux événements, laissant l’autorité à son frère Movvaffek. Il mourut à la suite d’une débauche, en 892, à l’âge de 5 1 ans. Son neveu Motadhed lui succéda.

MOTASSEM, 4e fils d’Haroun-al-Raschid,etSecalife abbasside de Bagdad , régna de 833 à 842 de J.-C., se montra intolérant dans les querelles religieuses, et barbare dans ses guerres avec l’empereur Théophile. Il créa la milice turque, qui, dans Sa suite, détrôna les cal i fes i il fonda la ville de Sermenraï et mit à mort le sectaire Babek , 837.

MOTAYVAKK’.L, dernier calife abbasside d’Egypte, vivait sous le règne du mamelouk Kansou-al- Ghaury ; il combattit avec lui l’empereur desTurcs Sélim I (1516), fut fait prisonnier et forcé de renoncer à tous ses droits. 11 resta quatre ans captif à Constantinople , et revint ensuite en Egypte, où il mourut en 1538. En lui s’eteiguit le titre de calife que sa famille avait possédé 800 ans.

MOTAZ. calife de 866 à 869. Voy. mostaïn.

MOTAZALITES, sectaires mahomètans qui 9e rattachent à la secte d’Ali ; ils soutiennent que Dieu ne possède point d’attributs qui soient séparés de son essence, que le Coran n’est point incréé ni éternel, et que la volonté de l’homme est libre.

MOTHE (LA). Voy. LA MOTHE.

MOT I ERS on MOTIERS-TRAVERS , village de Suisse (Neuchâtel), à 22 kil. S. O. de Neufchâtel, dans le Val de Travers. J.-J. Rousseau s’y retira de 1762 à 1765, et y écrivit ses Lettres de la" Montagne.

MOT1N (Pierre), poëte, né à Bourges, mort vers 1615, a laissé quelques pièces de vers que l’on trouve dans les recueils du temps. Boileau a dit de lui , dans son Art poétique (IV, v. 39 et 40) :

J'aime mieux Bergerac et sa burlesque audace Que ces vers où Motin se morfomJ et nous glace.

M0TR1L, Firmurn Julium , ville d’Espagne (Grenade), à 8 kil. E. de Malaga et non loin de la mer; 12,000 hab. Rhum, salpêtre. Mines de plomb.

1 MOTTA-SANTA-LUCIA, ville du roy. de Naples (Calabre Cil.), à 20 kil. S. de Cosenza ; 3,150 hab.

MOTTEVILLE (Franç. bertaut, dame de), née en Normandie vers 1621, m. en 1689, avait pour mère une Espagnole et pour oncle le poëte Bertaut. Elle s’attacha dès sa j eunesse à Anne d’Autriche , fut disgracié e

MOUL — 1233 — MOUN

par le cardinal dp. Richelieu, se retira en Normandie où elle épousaen 1639N. Langlois, seigneurdeMotte- ▼ille, et devint veuve deux ans après. Après la mort du cardinal de Richelieu, Anne d Autriche, déclarée régente, la rappela à la cour et en fit sa confidente intime. Mme de Motteville a écrit : Mémoires pour servir à l'histoire d'Anne d’Autriche, 1723. Cet ouvrage renferme de précieux renseignements sur la vie privée de la reine et sur la Fronde.

MOTTRA, Malhoura , Mathura en anglais, ville de l'Inde anglaise (Calcutta), à 48 kil. N. O. d’Agrah, sur la Djemnah, par27° 31’ lat. N., 75° 12’ long. K., ville forte et ville sainte selon les Hindous, qui y font naître Krichna. Quantité de temples. Jadis grande et riche, mais saccagée par Ahmed-Chah en 1756.

MOUÇA ou mousa. Voy. imam et maiiomet 1.

MOUCHY (Antoine Mi), dit Democharès, docteur en Sorbonne et chanoine de Noyon, né près de Cornpiègne, mort à Paris en 1574, se rendit célèbre par son zèle contre les Réformés et fut nommé inquisiteur de la Foi. Les hérétiques qui le haïssaient appelèrent de son nom Moucharts ceux qu'il employait à découvrir les sectaires. Il assista au concile de Trente et publia plusieurs écrits théologiques.

MOUCHY (Philippe t>f. NOA ILLES, duc de), maréchal de France, 2e filsd’Adrien-Mauricedei'L,né en IT15, üt avec distinction tou tes les campagnes de L. XV. Gouverneur de Versailles lorsqu’éelata la révolution, il honora sa vieillesse par son courageux attachement à son souverain. 11 était près de Louis XVi à la déplorable journée du 20 juin 1792, et son bras, bien qu’affaibli par l’âge, eut encore assez de force pour repousser de son maître les menaces et les outrages. Au 10 août, il voulut encore occuper le poste de l’honneur, mais il ne put parvenir jusqu’au roi. Le 27 juin 1794 , sa tête tomba soub la hache révolutionnaire; il avait 79 ans.

MOUDAN1A, Myrlée ou Apumèe de lîithynie, ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), ch.-l. de livah, à 31 kil. N. 0. de Brousse, sur le golfe de Moudania (golfe de Cionte des anciens); 20,000 hab. Petit fort. Environs délicieux.

MOUDON, Milden en allemand, Minidunum en latin, ville de Suisse (Vaud), à 22 kii. N. E. de Lausanne; 2,400 hab. Vieille tour carrée; ruines romaines. Longtemps capitale du pays de Vaud; mais déchue depuis que ce pays passa sous la domination bernoise, en 1536.

MOUHY (Charles de fieux, chevalier de), romancier, membre de l’académie de Dijon, né à Metz en 1702, mort en 1784, est auteur d’un grand nombre de romans: la Paysanne parvenue , 1735; la Mouche, ou les aventures de Bigand , 1736 ; Mille et une Faveurs; le Masque de fer , 1747; Abrégé de i histoire du théâtre français, 1780; Dictionnaire dramatique, 1783, 3 vol. in-8, etc.

MOUKDEN ou FOUNG-THIAN, ville de l’empire chinois, capit. de la prov. de Ching-King, dans la Mandchourie. Voy. foung-thian.

MOULE (le), bourg et port de la Guadeloupe (Grande-Terre), à 22 kil. N. E.dela Pointe-à-Pître; 8,000 hab. (dont 7,000 esclaves). Cannes à sucre, coton, manioc, etc.

MOULIN. Voy. molin et dumoulin.

MOULINES (Guill. de), né à Berlin en 1728, d’origine française, mort en 1802, remplit d’abord les fonctions de pasteur protestant, puis fut résident du duc de Brunswick à Berlin, enseigna la philosophie au prince royal de Prusse. Il a laissé, entre autres écrits, des traductions d'Ammien Marcellin, Berlin, 1775, et de V Histoire Auguste , P83.

MOULINS, Molinœ au moyen âge, ch.-l. du dép. de l’Ailier, sur la droite de l’Ailier, à 283 kil. S. E. de Paris; 15,231 hab. Évêché. C’est une assez belle ville, et où l'on remarque surtout les promenades extérieures, plusieurs places plantées d’arbres, le

nouvel hôtd-de-ville , la caserne de cavalerie, le pont, le mausolée du mar.Henrill de Montmorency. Lycée, grand séminaire, société d’économie rurale, sciences naturelles et des arts; bibliothèque, musée, pépinière départementale. Coutellerie renommée', couvertures de laine et autres, etc. Commerce de vins, grains, bois, bétail. Aux environs eaux minérales. — Suivant quelques auteurs, Moulins ne fut fondée qu’en 1370; elle occuperait, dit-on, l’emplacement de l’ancienne Gergovie des Boïens; elle doit son nom moderne aux nombreux moulins à eau qu’on y voyait sur les bords de l’Ailier. Il s’v tint de3 Etats-Généraux en 1 566. Résid. des ducs de Bourbon . Pat. des Lingendes, deYillars. — 9 c. (B.-rArchamhault, Chevagne, Dompierre , Lurcy-Lévy ou le Sauvage, Monlet-aux-Moines, Neuilly-le-Réa! , Souvigny, plus Moulins qui compte pour 2), 93 communes, et 90,582 hab.

moulins-engilbert, ch.-l. de cant. (Nièvre), à 13 kil. S. O. de Château-Chinon ; 3,316 hab. Fortifications auj. en ruines ; église paroissiale. Chapeaux, poteries, tanneries r aux environs mines de fer, carrières, belles forêts. — Cette ville eut jadis des seigneurs particuliers, fut prise en 1474 par Charlesle-Téméraire, et en 1475 par le duc de Bourbon.

moulins-la-marche, ch.-l. de cant. (Orne), à 15 kil. N. E. de Mortagne; 900 hab. Source minérale.

MOULTAN, prov. de l’Inde indépendante, partie de la Confédération des Seikhs, à l’E. du Beloutchistan et du Kaboul (836 kil. sur 398), est arrosée par leSindh, leSetledje, etc.; très fertile à l’E. et au N., sur les bords du Sindh, aride ailleurs, et divisée en cinq parties principales (Moultan, Leia, Dera- '(sniaïl-Khan, Dera-Ghazy-Khan, Bahawalpour). Elit a pour cil. -1. Moultan. Assujettie aux Sheikhsdep.lSlS elle a été annexée en 1849 aux possessions anglaises

moultan, Urbs Mallorum , ch.-l. de la prov. de Moultan , sur la rive gauche du Tchennab, près de sa jonction avec le Ravei , iiar 69° long. E., 3üu 35 lat. N. ; 7u,000 naD. (100,000 suivant quelques voyageurs); très hautes murailles, citadelles. Quelques bâtiments remarquables : beau temple hindou, etc. Quelques manufactures de soie, tapis fort beaux. Tombeaux de deux saints mahométans. G’ est une des plus anciennes villes de l’Inde. Elle a eu , longtemps son radjah particulier. Les Mahrattes, le Afghans, les Sheikhs Font dévastée; soumise aux Seikhs depuis 1818 ; prise par les Anglais en 1849.

MOULV1A ou MOULOUIA, Malva ou Malvana, riv. de l’empire de Maroc (Fez), naît dans l’Atlas, par 31° 54’ lat. N., coule au N. E. , tombe dans L Méditerranée au S. E. de Melilla. Cours, 460 kil.

MOUN1ER (Jean-Joseph), né à Grenoble en 1758, suivit d’abord la carrière du barreau , devint secrétaire des états provinciaux du Dauphiné , puis député aux États-Généraux, 1789. Il y développa l’un des premiers le projet d’une constitution et d’une déclaration des droits de l’homme. Après le li juillet, Mounier narut incliner vers la cause royale. Il était président de l'assemblée aux 5 et 6 octobre 1 7 89, et montra dans cette circonstance une grande fermeté, tenant tête aux factieux au péril même de sa vie. Én 1790 il quitta la France, se retira en Suisse, puis en Angleterre, et de là à Weimar où il établit une maison d’éducation destinée à préparer les jeunes gens aux carrières publiqu îs. Rentré en France après le 18 brumaire (1799) „ î 1 devint préfet du dép. d’Ille-et-Vilaine , fut appelé au conseii d’état (1805), et mourut en 1806. On a do lui i Considérations sur le gouvernement, etc., qui convient à la France , Paris, 1 7 89 ; Recherches sur les causes qui ont empêché les Français de devenir libres , 2 vb'l. in-8, Genève, 1792; De l'influence attribuée aux philosophes , aux francs-maçons , etc. , Tubingue/ /80Î, Paris, etc. Maunier se montra toujours ie'!dt,fëhseur du régime constitutionnel et d'une sag'^lt^mé.

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