MOI R — 1234 — - MOUT
Son fils, Phil.-Edouard, 1184-18(3, fut secrétaire de Napoléon, puis intendant des bâtiments de la couronne, conseiller d Etat et pair sous les Bourbons.
MOUN1N-VOLCAN1QUE (archipel), en Polynésie, ae compose de quatre groupes, dits : groupes de Mounin-Sima, Volcanique, Oriental, Occidental. Dans le dernier se remarquent les îles Kendrick, Dolores, Borodino ; dans l’Oriental, Guadalupa, Malagrida, Lobos, etc.; dans le Volcanique (exploré par Beechey ) , 1 île de Soufre , celles de Saint- Alexandre et de Saint-Augustin, et le groupe de Peel. Quant au groupe de Mounin-Sima, les Chinois le placent par 139° long. E. et 27° lat. N.; mais probablement ils se trompent sur la longitude. Ce groupe se compose de 89 îles ou îlots et est habité par des Japonais. — La plus grande partie de l’archipel Mounin- Volcanique répond à l 'archipel de Magellan de quelques cartes récentes.
MOUNIS, nom donné chez les Indiens aux solitaires et aux savants ; on le donne aussi aux poêles dont les écrits passent pour inspirés.
MO U N T-SO R R E L , bo u rg d A n gl e terre (Leicester) , à 13 kil. N. de Leicester; 1,(500 hab. Aux environs, carrières. Ancien château très fort.
MOI INT- VER NON, nomdeplus.v. des Etats-Unis, dont 5 sont ch.-l. de comtés dans les États de Mis •souri, Ohio, Illinois, Kentucky, Géorgie.
MOURA, Nova civitas Aruccitana, ville du Portugal (Alenléjo), au confluent de la Guadiana et de l’Ardilla, à 31 kil. N. E. de Béja; 4,000 hab.
MOURACHK1N, ville de la Russie d’Europe (Nijnéi-Novogorod) , à 80 kil. S. E. de Nijnéi-Novogorod ; 6,000 hab. Tanneries de peaux d’agneaux.
MOURAD-BEY, l’un des chefs des mamelouks qui commandaient en Egypte lors de l’expédition des Français, était né en Circassie vers 1750. Il s’empara dès 1776 de toute l’autorité en Egypte, conjointement avec Ibrahim , et tous deux se rendirent indépendants de la Porte. Ils commirent toutes sortes d’extorsions, et le consul français luimême eut à subir de leur part plusieurs insultes; ce fut là le prétexte de l’expédition française. A l’arrivée de Bonaparte , Mourad , abandonné d’Ibrahim , eut à supporter seul le fardeau de la guerre. Pendant trois ans il déploya une activité incroyable, toujours vaincu , mais reparaissant toujours aveedes forces nouvelles. Enfin il négocia avec Kléber, qui lui laissa le gouvernement de la Haute-Egypte. Mourad dès lors garda une fidélité inviolable aux Français, et leur fournit même, des secours. 11 mourut de la peste en 1801.
mourad, sultan des Ottomans. Voy. amurath.
MOURADGEA I) OHSSON, diplomate et écrivain, né à Constantinople en 1740, mort à Paris en 1807, était originaire d’Arménie, et possédait également les langues d’Orient et celles de l’Europe. Après avoir été longtemps interprète de l’ambassade de Suède, il devint en 1782 chargé d’affaires, puis ministre de cette puissance près de la Porte. Il entreprit de faire connaître la civilisation des Turcs, et, après avoir amassé dans ce but d’amples matériaux , vint se fixer à Paris pour rédiger son ouvrage ; la première partie parut à Paris sous le titre de Tableau général de l’empire ottoman , 2 vol. in -fol., 1787-90; une deuxième partie fut publiée en 1804 sous le titre de Tableau historique de l'Orient, 2 vol. in-8; il a paru en 1821 un 3e vol. du Tableau général de l’empire ottoman, par les soins du fils de 1 auteur.
MOURAVIEF (Michel Nikititsch), poète, historien et philosophe russe, né à Smolensk en 1757 , mort en 1807, devint officier supérieur dans la garde impériale, puis fut nommé par Catherine II chevalier d'honneur et instituteur de ses enfants. Il composa pour ses élèves: les Lettres d'Emile; les Dialogues des morts; Essais d'histoire , de morale et de littérature , 1796. Il devint, sous l’empereur
Alexandre, sénateur, conseiller privé, puis adjoint du ministre de l’instruction publique. On a encore de lui une Géographie de la Russie.
MOURCI1ED - ABAD ou MOURCHID - ABAD , Moorshed-Abad des Anglais, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), ch.-l. de district, par 24° 10’ lat. N., 103® 30' long. E. ; 97,818 hab. (en 1840) ; elle était jadis plus peuplée. Rues étroites et sales, quelques mosquées et pagodes. Fabriques de toiles, de châles, d’étoffes de soie ; commerce considérable. — Cette ville, primitivement nommée Mokjous-Abad , reçut son nom actuel du nabab Mourched-Kouly-Khan ; de 1704 à 1757, elle fut la capitale du Bengale. En 1742 cette ville fut pillée par les Mahrattes, et depuis ce temps Mourched-Abad a beaucoup perdu de son importance.
MOUROM, ville de la Russie d’Europe (Vladimir), à 110 kil. S. E. de Vladimir, sur l’Oka; 6,500 hab. ; 17 églises , etc. Tanneries, commerce de cuirs de Russie. — D’abord possédée par des princes indépendants , elle passa ensuite successivement aux princes de Kiev, de Vladimir et de Rostov. Prise et ruinée par les Bulgares en 1038, et ravagée ensuite par Batou-Khan.
MOURZOUK, ville de l’Afrique septentrionale, capitale du Fezzan , par 13° 32’ long. E., 25° 54’ lat. N. , à 800 kil. S. de Tripoli; 2,500 hab. Murs hauts, épais; 7 portes; château-fort, résidence du sultan; 16 mosquées, grandes places vides où parquent les chameaux des commerçants. Quelque industrie (forgerons , bijoutiers, tanneurs, tisserands). Mourzouk est le rendez-vous des caravanes qui vont de l’Egypte à Tripoli, et de Bournou à Kachena. Il n’y pleut ja nais. Letherm. varie de 56° à 60° cent. MOUSA, iman. Vou. imam et tman-mouça. MOÙSA-BEN-NASSER, générahdu calife Walid 1, fut nommé par ce prince vice-roi de l’Afrique en 705. 11 subjugua, avec son lieutenant Tarik, les plus riches contrées de l’Espagne, franchit les Pyrénées, et s’avança en France jusqu’aux portes de Carcassonne. Il fut au milieu de ses triomphes rappelé à Damas en 715, comme coupable d’injustice envers son lieutenant Tarik , fut condamné à payer une amende de 200,000 dinars d’or, et battu de verges. 11 mourut en 718.
MOUSO, ville de l’Afrique australe, capit. du pays des Barolous, en Cafrerie, à 200 kil. N. E. de Litakou; 12,000 hab.
MOUSSOUR ou MUSART, chaîne de montagne»
et riv. de l’empire chinois (Turkestan). Les montagnes s’étendent sur la limite de la Dzoungarie et du Turkestan chinois; la riv. tombe dans le Tarim après 400 kil. de cours au S. E.
MOUSTAG. Voy. mustagh.
MOUSTAPHA. Voy. mustapha.
MOUSTIERS. Voy. moutiers.
MOUTHE, ch.-l. de cant. (Doubs), à 24 kil. S. O. de Pontarlier; 950 hab.
MOUTIER, moutiers, Monasterimi, n. d’un grand nombre de villes, qui se formèr. autour de monastères.
moutiers, ch.-l. de cant. (Basses-Alpes), à 26 kil. S. de Digne; 2,000 hab. Chapelle de N.-D.-de- Beau-Yezer. Etoffes de laine, faïence, papeteries.
moutièrs-EN-tarentaise , Daranlasia ou Cetitro num civitas, ville de France (Savoie), à 19 k. S. E. de Chambéry; 1,900 li. Ecole de mineurs. Aux env., mines de plomb et salines. Patrie d’innocent V. Évêché au ivc s.; archevêché au ixe ; évêché depuis 1827. Jadis fortifiée ; ses remparts furent détruits en 1336.
moutiers-les-maufaits (les), ch.-l. de cant. (Vendée) à 26 kil. E. des Sables-d’Olonne ; 500 hab.
MOUTON-DUVERNET, général, né à Paris, était général de division en 1813. Membre de la Chambre des Députés en 1815, aux Cent-Jours, et gouverneur de Lyon le 2 juillet de la même année, il fut [ arrêté en mars 1816; il périt victime des réactions