‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 772 sur 1261 · NAPO — 1250 — NAPO · texte numérisé non relu

NAPO — 1250 — NAPO

Normands , prit sous ces derniers maîtres le nom de Royaume de Naples , fut réuni dès le xne siècle à la Sicile, et dès lors, bien que depuis il en ait été souvent séparé, notamment sous les princes français de la maison d'Anjou, de 1282 à 1442, sous 1 Empire français, de 1806 à 1815 , et tout récemment en 1848 et 1849, son histoire se confond avec celle de la Sicile. Voy. siciles (roy. des deux-). j naples (prov. de), intendance du roy. de Naples , entre la Terre de Labour au N. et au N. E., la Principauté Citérieure à 1 E. et au S. E., et la mer Tyrrhénienne à 10.; 53 kil. sur 13 ; ch.-!., Naples. Division , 4 districts : Casoria, Castei-a-Mare , Naples et Pouzzoîea.

naples (golfe de), Crater sinus , dans la mer Tyrrhénienne, sur la côte de la prov. de Naples, entre le cap Misène au N. 0. et le cap délia Campanella au S. E.; 31 kil. sur 22; aspect imposant et pittoresque. Vers l’entrée sont les îles d’ischia et de Capri ; au N. 0. s’avance la petite presqu’île de Baïes, et sur la côte orientale s’élève le mont Vésuve.

NAPLOUSE ou NABLOUS, Sichem ou Mabartha, puis Neapolis, ville de Syrie (Damas), à 50 kil. N. de Jérusalem ; 10,000 hab. Savons, etc. On y montre les tombeaux de Josué, de Joseph, et le puits de Jacob, près duquel Jésus-Christ conversa avec la Samaritaine. Cette ville fut la capitale de la Samarie après la ruine de la ville de Samarie par Salmanasar. — Environs délicieux et vues magnifiques.

NAPO (rio-). riv. de la Nouv. -Grenade, naît dans les Andes, coule à l’E., puis au S. E. et tombe dans TAmazone par 3° 34’ lat. S. Cours : 1,100 kiL

NAPOLEON (S.), un des grands d’Alexandrie, subit le martyre sous Dioclétien. On l’hon. le 15 août.

NAPOLEON BONAPARTE, empereur des Français, né à Ajaccio le 15 août 1769, mort à Sle-Hélène le 5 mai 1821, était le 2e fils de Charles Bonaparte, noble Corse, peu fortuné et chargé de famille, et de Letizia Ramolino. Par la protection du comte de Marbeuf, il entra en 1779 à l’éc. de Brienne, d’où en 1784 il passa à l’école mil. de Paris, et fut sous-lieutenant d’artil. dès 1785.11 titdeux voyages en Corse en 1790 et 1792; banni du pays par Paoli, alors allié des Anglais, 3 il vécut assez longtemps à Marseille avec sa mère et ses sœurs dans une gène extrême ; enfin, ayant rejoint Bon régiment, il fut fait capitaine en 1793 pour avoir canonné les Marseillais fédéralistes. Nommé colonel la même année au siège de Toulon, il eut une part essentielle à la prise de cette ville sur les Anglais, fut récompensé par le grade de général de brigade , et commanda l’artillerie de l’armée d’Italie en 1794. Mais une mission secrète à Gênes, dont le chargea le conventionnel Ricord, le rendit suspect; mandé à Paris, détenu, pui3 relâché, il ûnit par être rayé des listes d’activité. Sans ressources en cet instant, il songeait à passer en Turquie poury organiser l’artillerie, lorsque M. de Pontécoulant l’attacha aux bureaux de la guerre. L’insurrection parisienne du 13 vendémiaire (5 octobre 1795) contre la Convenvention changea sa situation. Choisi pour second par Barras, il mitrailla les insurgés devant St-Roch, leur tua 1,200 hommes, et obtint en récompense le grade de général de division. L’année suivante il épousa Joséphine, veuve du vicomte de Beauharnais, et reçut le commandement en chef de l armée d’Italie, alors battue, désorganisée et sans argent. En un an il mit en pleine déroute ou détruisit 5 aimées, chacune plus forte que la sienne, savoir i’armée piémontaise à Mondovi, et 4 années autrichiennes : celle de Beaulieu à Cairo, Montenotte, Mtlieairno, Dego, et au pont de Lodi : celle de Wurmseï à Castiglîone, Roveredo, Bassano; celle d’Alviuzi Arcole, à Rivoli, et sous Mantnue,que rei dit Wurin ser ; enfin celle du prince Charles, qu’il poursuivit en Allemagne et sur la route de Vienne jusqu’à Léoben. Le roi de Sardaigne, le pape, les ducs de

Parme, de Modène, de Toscane, avaient signé ou imploraient la paix; l’empereur d’Autriche la demanda aussi; et par le traité de Campo-Formio, suite des préliminaires de Léoben, il céda à la France, en échange des États de Venise, occupés chemin faisant par Bonaparte, les Pays-Bas autrichiens avec toute la rive gauche du Rhin et le Milanais, qui devint alors la république Cisalpine, 1797. De si prodigieux succès, l’enthousiasme public pour le jeune général, son ambition et quelques efforts que dès cette époque il fit pour s’emparer du pouvoir effrayèrent le Directoire. Après avoir proposé à Bonaparte le commandement d’une flotte destinée à l’invasion de l'Anglet., on accepta, pour l’éloigner, l’offre qu’il avait faite de diriger en Egypte une expéd. qui coloniserait ce pays une fois conquis, et serait un point d’appui pour attaquer les Anglais dans l’Inde. Parti en 1798, il s’empara en route, grâce à des intelligences secrètes, de l’inexpugnable Malte, débarqua ensuite en Egypte, prit Alexandrie, gagna sur Mourad-Bey la bataille des Pyramides qui lui ouvrit l’entrée du Caire, et, tandis que Nelson détruisait la flotte française à Aboukir, acheva, par lui-même ou par ses lieutenants (Kléber et Desaix), de soumettre l’Egypte : il organisa ce pays; fonda au Caire un Institut qui a jeté les plus vives lumières sur les antiquités et l’histoire de l’Egypte ; mais bientôt il se vit environné de dangers par l’impossibilité de recevoir des renforts. Il essaya pourtant de joindre la Syrie à ses conquêtes (1799), frit El-Arich, Gaza, Jaffa, mais mit en vain le siège devant Saint-J ean-d’Acre avec des troupes minées par la faim et décimées par la peste. De retour en Egypte, il remporta encore la stérile victoire d’Aboukir, puis laissa sou armée à Kléber pour revenir en France, échappa comme par miracle aux croisières anglaises, et parut inopinément à Paris à la lin de 1799, sans avoir subi de quarantaine. Le Directoire étaf tombé dans le discrédit, les factions n’avaient aucun chef capable. Bonaparte devint bientôt le centre d’un parti puissant. Aidé de Sieyès, de son frère Lucien, du général Leclerc, il renversa le Directoireàla fameuse journée du 18brumaire anVlll(9 nov.!799),se fit nommer 1er consul pour 10 ans et se donna pour collègues deux hommes prêts à te seconder, Cambacérès et Lebrun. Il se remit aussitôt à la tète de l’armée d’Italie; le pass. des Alpes (1800), la victoire de Marengo, et les succès que, grâce à ces débuts décisifs, remportèrent ensuite ses lieutenants, rendirent aux armes françaises la supériorité en Italie, tandis que Moreau, du côté du Rhin, gagnait la bataille de Hohenlinden. Le traité de Lunéville avec l’Autriche (1801), et bientôt celui d’Amiens avec l’Angleterre (1802), terminèrent la seconde guerre de la révolution. Bonaparte profita de la paix pour fermer les plaies de l’intérieur, mit un terme aux réactions des partis, pacifia la Vendée, rappela les émigrés, rouvrit les églises, conclut avec le pape un nouveau concordat, réorganisa tous les services, institua la banque de France, ouvrit le grandlivre de la dette publique, enfin fit achever la rédaction du Code civil. 11 déjouait dans le même | temps les complots de tous genres formés contre lui, échappait à la Machine infernale et profitait même de ces attentais pour augmenter son pouvoir. Le sénat, qui déjà 1 avait nommé consul à vie en 1802, le proclama empereur en 1804; il fut sacré en cette qualité, sous le nom de Napoléon, par le pape Pie Vil, venu à Paris exprès pour cette cérémonie 2 déc ) ; un an plus tard, il érigea la république Cisalpine en royaume et se fit couronner roi d'Italie à Milan. Cependant , depuis la fin de 1803 l’ Angleterre avait recommencé les hostilités; l'Autriche, la Russie, les Deux Siciles, en firent autant en 180 >. Napoléon eut la douleur de voir les flottes combinées de la France et de l’Espagne anéanties par Nelson à Trafalgar; mais sur terre il compensa

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