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de Descartes; Des vraies et des fausses idées (contre le système de Malebranche) , 1683. Son Instruction sur la Grâce (1700, posthume) fut mise à i 'Index.
ARNAULD DE POMPONNE. Voy. POMPONNE.
ARNAULT (Ant.-Vincent), né à Paris en 1766, mort en 1834, se fit connaître au commencement de la révolution par des tragédies républicaines, Marias à Miniurnes, 1 791 , Lucrèce, 1 792, qui eurent un grand succès. Il n’en fut pas moins forcé d’émigrer pendant la Terreur. Il s’attacha de bonne heure à Bonaparte, l'accompagna en Egypte, fut chargé par lui du gouvernement des îles Ioniennes, puis travailla à la réorganisation de l’instruction publique en France, et fut nommé conseiller de l’université. 11 fut pendant les cent-jours membre de la chambre des représentants, ce qui le fit exiler par les Bourbons (1816) ; il ne put revenir en France qu’en 1819. Arnault avait été admis à l’Institut dès 1799 ; il en fut exclu à la Restauration, y rentra en 1829 et devint secrétaire perpétuel de l’Académie française (1833). Ses œuvres ont été publiées en 8 v. in-8. Par., 1824. Outre Marias et Lucrèce, on y remarque Germanicus, tragédie (jouée pendant son exil) ; le Roi et le Laboureur , des poésies diverses, et des fables fort estimées où l’on trouve, avec un peu de satire, beaucoup de philosophie. On a encore de lui une Vie de Napoléon, 1822, 3 vol. in-fol., et les Souvenirs d’un sexagénaire, 4 vol. in-8, 1833.
ARNAUTES, d’un mot qui signifie vaillant dans la langue du pays, peuple belliqueux qui habite dans les montagnes de l’Albanie et dans la partie de l’Illyrie située au S. de Drino et de Scutari. Ils servent à recruter la milice des Turcs.
ARNAY-LE-DUC ou ARNAY-SUR-ARROUX , ch.-l. de cant. (Côte-d’Or), à 54 kil. S. O. de Dijon; 3,20U h. Collège. Coligny y battit, en 1570, les Catholiques, commandés par le maréchal de Cossé
ARNE (Thomas-Auguste), compositeur anglais, né à Londres en 1708, mort en 1778, fit la musique de plusieurs opéras célèbres : la Rosarnonde d’Addison, V Alfred de Thompson et Mallet, etc. Il est l’auteur du fameux chant national Rule, Britannia (Règne, Angleterre). A rué introduisit un nouveau genre de musique, formé d'un mélange des styles anglais, écossais et italien.
ARNHE1M, Arno ldi villa , ville de Hollande (Gueldre), sur le Rhin, rive droite, à 75 kil. S. E. d’Amsterdam; 10,000 hab. Pont de bateaux, cathédrale, ancien palais des ducs de Gueldre, hôtelde-ville. Commerce de transit entre l’Allemagne,
Amsterdam et Rotterdam. Ville autrefois anséatique ; prise par Louis XIV en 1672.
ARNHEIM (terre d’). Voy, hollande (nouvelle-;.
ARNHEIM ou ARN1M, famille allemande très ancienne et qui remonte au x* siècle. Elle a fourni lusieurs hommes remarquables , entre autres .-Georges d’Arnheim, né en 1581, mort en 1641, dit le Capucin luthérien, à cause de sa tempérance.
II joua un rôle équivoque dans la guerre de Trente ans : il servit d’abord la Suède, passa ens. sous les ordres de Wallenstein en 1626 ;puis, en 1631, prit le commandement des troupes de l’électeur de Saxe. Il s’était retiré dans ses terres après la paix de Prague, lorsque les Suédois l’enlevèrent en 1637, et le conduisirent à Stockholm comme coupable de trahison envers Gustave-Adolphe ; mais il sut se tirer d affaire et recouvrer la liberté. 11 venait de reprendre un commandement dans les troupes impériales lorsqu’il mourut. Quoique Protestant zélé en apparence, Arnheim passa toujours pour un Jésuits déguisé. Arn. était de l’Uckermarck (Brandebourg).
ARNO, Arnus, riv. de Toscane, sort du mont Falterona et se jette dans la Méditerranée, après avoir passé à Florence et à Pise, et avoir reçu 10 mbrone et l’Eisa. Navigation difficile vers l’embouchure. — Sous l’empire , l’Arno a donné son
ARNT
nom à un dép. qui avait pour ch.-l. Florence.
ARNOBE, Arnobius, apologiste de la religion chrétienne, né vers le milieu du ni* siècle, à Sicca en Numidie, enseignait d’abord les lettres et la philosophie païenne. 11 se convertit vers l’an 300, et écrivit, comme gage de sa nouvelle foi, un Traité contre les Gentils ( Disputationum adversus gentes libri VII ) , publié pour la première fois à Rome, 1542, et depuis avec notes à Leipsick, par J. C. Orellius, 1816-1817, 2 vol. in-8°. 11 eut pour disciple Lactance. — On le nomme quelquefois Arnobe l’ancien, pour le distinguer d’un autre Arnobe qui vivait au ve siècle dans la Gaule, et dont on a un Commentaire sur les Psaumes.
ARNOLD (Benoît), général américain, né vers 1745, dans le Connecticut, servit d’abord avec distinction la cause de l’indépendance, fut nommé commandant de Philadelphie en 1778, puis chargé de la défense de West-Point, poste important, près de New-York. Ne se croyant pas assez récompensé de ses services, il trahit sa patrie, et tenta de livrer la place au général anglais Clinton (1780); mais il fut découvert à temps. Il se sauva auprès des Anglais, et porta les arme3 contre sa patrie. A la paix, il se retira en Angleterre, où il mourut en 1801.
àrnold Melchthal, Winkelrield. F. melchthal, etc.
ARNOLFO DI LAPO, nom de deux architectes italiens du xme siècle, père et fils, dont les ouvrages marquent le passage du style gothique au retour vers le goût de l’antiquité. Le fils fit construire la cathédrale de Florence, qui fut achevée par Brunelleschi. Il m. en 1300, à 68 ans.
ARNON, auj. Arnoun, torrent de la Palestine, sort des mont, de Gaiaad et se perd dans la mer Morte, après un cours de 80 kil.
arnon, riv. de France, arrose les dép. de l’Ailier et du Cher, passe à Cullan, Lignières, Charost, reçoit la Sinaise, la Théols ; tombe dans le Cher, un peu au-dessous de Yierzon, après un cours de 30 kil.
ARNOUL ou ARNULF de Carinthie, empereur d’Allemagne , de la race de Charlemagne. Il était fils naturel de Carloman, roi de Bavière, et petit-fils de Louis-le-Germanique. Après la déposition de Charles-le-Cros, il fut élu roi de Germanie à la diète de Tribur (888) ; il se fit ensuite reconnaître à Pavie comme roi d’Italie, puis se rendit à Rome, où le pape Formose le couronna empereur (896). Il combattit les Normands et les Moraves, et mourut en 899 ; on le crut empoisonné. 11 eut pour successeur son fils Louis IV, dit l'Enfant , le dernier des Carlovingiens en Germanie.
ARNOUL, dit le Mauvais , fils de Luitpold, fut élu duc de Bavière à la mort de l’empereur Louis IV, et régna de 912 à 937. Son fils aîné ne put conserver son héritage. — Le second, Arnoul, comte palatin du Rhin, fut la tige de la maison de Wittelsbach , qui rentra en possession du duché de Bavière en 1180.
ARNOULD (Sophie), célèbre actrice de l’Opéra, née à Paris en 1740, morte en 1803, débuta en 1757, et se retira en 1778. Elle acquit une grande célébrité par ses bons mots. A. Deville a publié Arnoldiana ou Sophie Arnould et ses contemporains , 1813, in-12.
ARNSTADT, ville de la principauté de Schwartzbourg-Sondershausen, sur la Géra, à 4 kil. S. O. d’Erfurt ; 4,400 hab.
ARNSTEIN, ville de Bavière (Bas-Mein), à 26 kil. N. de Wtlrtzbourg. Patrie de l’historien Schmidt.
ARNTZENIUS (Jean), né à Wesel en 1702, mort en 1759, fut professeur d’histoire et d'éloquence à l’athénée de Nimègue (1728), et occupa en 1742 la îhaire de Burmann à Franeker. On a de lui de éditions d'Aurelius Victor (Amsterdam, 1733), du Panégyrique de Pline (1738), de celui de Pacatus (1753), et quelques ouvrages originaux. — Son frère Othon