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AURA

Arntzenius fut professeur de belles-lettres à Utrecht, à Gouda, à Amsterdam. Il a publié les Distiques de Caton (1735 et 1754), et de savantes dissertations De Milliario aureo, De Mercurio , etc. — J. -Henri Arntzenius, fils du premier Jean Arntzenius, a donné les Panegyiici veteres , Utrecht, 1790; Sedulius, 1761 ; Arator, 1769, etc.

ARNULF ou ARNULPHE. Voy. arnoul.

ARNUS, riv. d’Italie, auj. I’arno.

AROLSEN , ville de la principauté de Waldeck, sur l’Aar, à 17 kil. N. de Waldeck; 1,400 hab. Résidence du prince. Musée riche en médailles et Mss.

AROMATUM promont., auj. cap guardafui.

ARONA, ville et port des Etats sardes, sur le lac Majeur, à 18 kil. S. de Palanza; 4,000 hab. Chantier de construction. Patrie de saint Charles Borromée; on voit, sur une éminence auprès de la ville, la statue colossale du saint, en bronze ; elle a 25 mètres de hauteur; elle fut érigée en 1697.

ARONCHES ou ARRONCHES, Septem Arœ, ville de Portugal (Alentéjo), au confluent de l’Alegrette et de la Caya, à 26 kil. S. E. de Portalègre.

ARONDEL. Voy. arundel.

AROUDJ, dit Barberousse. Voy. BARBEROUSSE.

AROUN-AL-RASCHID. Voy. haroun.

ARPAD , chef ou khan des Hongrois à la fin du ix* siècle, vint avec sa nation, chassée des bords du Volga, s’établir sur les bords de la Theiss, et combattit les Moraves comme allié de l’empereur Arnoul (vers 895). Sous le faible fils de ce prince, Louis-l’Enfant, il s’empara de la Pannonie, que les Hongrois ont depuis gardée. — Arpad a donné son nom à une dynastie hongroise qui arriva au trône en la personne de saint Étienne (997), et qui le conserva jusqu’à la mort d’André III (1301). On nomme ces rois les Arpades.

ARPAJON, nommée jadis Châtres, ch.-l. de cant. (Seine-et-Oise), à 31 k.S. de Paris; 2,200h. dans une belle vallée, au confl. de l’Orge et de la Remarde.

ARPHAXAD, fils de Sem, vint au monde deux ans après le déluge et fut père de Salé. On le place de 3306 à 2868.

arphaxad, roi de Médie, cité dans le livre de Judith. On le croit le même que Phraorte, fils et successeur de Déjocès.

ARPI, en grec Argos Hippium ou Argyrippe, ville d’Apulie, près de la Daunie, fut bâtie, dit-on, par Daunus ou par Diomède, près de la v. act. de Foggia

ARPINO, Arpinum, ville du roy. de Naples (Terre de Labour), à 13 kil. S. de Sora; 9,800 hab. Arpinum appartint aux Volsques, puis aux Samnites, enfin aux Romains. Patrie de Marius, de Cicéron , et du peintre Joseph d’Arpino.

ARQUA, Ar quata, village de Lombardie, à 17 kil. S. O. de Padoue. Pétrarque y avait une maison de plaisance, où il mourut. — Autre village de Lombardie, à 8 kil. S. de Rovigo.

ARQUES, Archiæ , ville de France (Seine-Inférieure), sur la riv. d’Arques, à 48 kil. au N. de Rouen, à 6 kil. S. E. de Dieppe; 800 hab. Célèbre par la victoire qu’Henri IV y remporta sur le duc de Mayenne le 13 septembre 1589.

arques, petite riv. du dép. de la Seine-Inf., coule du S. au N. O., arrose Grand-Torcy, Arques, et se jette dans la mer à Dieppe; 48 kil. de cours.

ARRABO, riv. de Pannonie, auj. le raab.

ARRAN ou ARREN, Brandinos, île d’Ëcosse, à l’embouchure de la Clyde, forme avec l’île de Bute le comté d’Arran; ch.-l. Lamlash; 7,200 hab. Jaspe, agates, cristal de roche, dit diamant d’Arran. Ossian, dit-on, y passa les dernières années de sa vie.

ARRAN (J. hamilton, comte d’), régent d’Écosse, était en 1543, à la mort du roi Jacques V, le plus proche héritier de la couronne après Marie Stuart, encore mineure, et reçut la régence du royaume. Il administra avec faiblesse et pusillanimité.

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laissa dominer par tous les partis, favorisant chacun d’eux tour à tour, fit une guerre impolitique à l'Angleterre , et commit plusieurs fautes qui le forcèrent à se démettre de son titre de régent (1551). 11 céda le pouvoir à la reine douairière, Marie de Lorraine, sœur des Guise ; ceux-ci, en récompense, lui firent conférer par le roi de France le titre de duc de Chàtellerault, avec une pension de 12,000 livres. 11 m. en France, en 1576. Ce prince avait abjuré la réforme. Il est l’aïeul maternel du spirituel Hamilton.

arran (Jacques stuart , comte d’), capitaine des gardes et favori de Jacques VI, fut chargé de la tutelle du jeune Hamilton, comte d’ Arran (fils du précédent), dont iî prit les titres dans la suite ; fut l’instrument du comte de Lennox, favori du roi ; accusa et fit livrer au bourreau le comte de Morton, ci-devant régent d’ Écosse (1581), devint lieutenant du royaume, et jouit quelque temps d’un pouvoir sans bornes ; mais il se rendit tellement odieux que les nobles s’armèrent pour forcer le roi à l’écarter (1585). Il alla vivre dans la retraite, et fut tué en 1591 par un parent du comte de Morton.

ARRAS , Atrebates, Nemetacum et Nemelocetina , ch.-l. du dép. du Pas-de-Calais, sur la Scarpe; capit. de l’ancien Artois, à 168 kil. N. de Paris (191 kil. par la route d’Amiens); 23,485 hab. Évêché, place forte. Collège comm.Cathédrale grande, hardie; bel hôtel-de-ville , place magnifique; citadelle construite par Vauban, 1670;biblioth. de 34,000vol., etc. Industrie et comm. Patr. de Lécluse,de Damiens, des deux frères Robespierre, de Joseph Lebon. — Cette ville était autrefois capitale des Atrebates. Elle fut ruinée par les Vandales, 407 ; par les Normands, 880 ;occ. parLouisXIenl477,insurg. en 1479, prise par Maximilien d’Autriche, 1492; par le prince d’Orange, 1578, par les Français, 1640, et définitivement cédée à la France en 1659. Voy. artois. — L’arr. d’Arras a 10 cant. (Bapaume, Beaumetz, Bertincourt , Croisilles , Marquion , Pas, Vimy, Vitry, plus Arras qui compte pour 2), 218 comm. et 163.032 hab.— arras (traitéd’)F. philippe-le-BON.

ARREAU, ch.-l. de cant. (H. -Pyrénées), au confluent de la Neste d’Aure et delà Neste deLouron, ; à 41 kil. S. E. de Tarbes; 1,300 hab.

ARRET1UM, ville d’Étrurie, auj. arezzo.

ARRHIDÉE (Philippe), fils naturel de Philippe, et frère d’Alexandre, était dans un état d’imbécillité causée, dit-on, par un poison que lui aurait donné la reine Olympias, dans la crainte qu’il ne fût préféré à son fils Alexandre. Il fut néanmoins nommé roi de Macédoine à la mort du conquérant, conjointement avec un fils de ce prince, l’an 323 av. J. -CL; mais il n’eut que l’ombre de la royauté : Perdiccas avait seul la puissance. 11 fut mis à mort par Olympias au bout de 7 ans.

ARR1E, dame romaine célèbre par son courage. Son mari, CæcinaPætus, ayant conspiré contre l’empereur Claude, fut condamné à la peine capitale. Arrie, pour décider son mari à se donner la mort , s’enfonça un poignard dans le sein ; puis elle le lui présenta en lui disant: «Tiens, cela ne fait point de mal.»Pætus l’imita aussitôt. — Sa fille, nommée aussi Arrie , ne voulant point survivre à Thraséas Pætus son mari, condamné à mort par Néron, se fit ouvrir les veines; mais Thraséas la pria instamment de lui survivre pour ses enfants.

ARRIEGE. Voy. arif.ge.

ARR1EN , Flavius Arrianus , historien grec, né vers l’an 105 de J.-C., à Nicomédie en Bithynie, fut, comme Xénophon qu’il avait pris pour modèle, philosophe et guerrier. Il étudia la philosophie sous Epictète, puis porta les armes avec distinction sous Adrien qui lui conféra le gouvernement de la Cappadoce, 134. Il repoussa les Alains, et fut, en récompense de ses services, nommé consul. Nous avons de lui \ Expédition d'Alexandre , ouvrage remar¬

quable par l’impartialité et le discernement de l'auteur; les Indiques, un Périple du Pont-Euxin , une Instruction sur l'ordre de bataille contre les Alains , un Traité de tactique , un Traité de chasse , quelques dissertations philosophiques, et le Manuel d' Epictète, dans lequel il reproduit fidèlement les doctrines de son maître. Il avait composé plusieurs autres écrits qui sont perdus. Ses œuvres ont été réunies par Borheck, Lemgow, 1792-1811, 3 vol. in-8. L’Expédition d’ Alexandre a été publiée à part par Bonav. Vulcanius, Paris, 1575; par Schmieder , Leipsick, 1798, et par Ellendt, Kœnigsb., 1832 ; et trad. en français par Perrot-d’Ablancourt , 1646, et par Chaussard, 1802, 3 vol. in-8, avec commentaires et cartes. (Pour le Manuel, Voy. epictète.)

ARRIÈRE-BAN. Voy. ban.

ARROE, petite île du Danemarck, au S. de celle de Fionie ; 8,000 hab.

arroe, groupe d’îles de la mer Rouge, par 40* 16’ long. O., 13° 36’ lat. N., dans le voisinage de Moka.

ARROU, groupe d’îles, entre les Moluques et la Papouasie, par 133° long. E. et 6° lat. S. Oiseaux de paradis, kangourous, nacre de perle, écaille de tortue.

ARROUX, riv. de France, naît à 6 kil. N. E. d’Arnay-le-Duc , arrose Gueugnon , Autun , et se perd dans la Loire à Digoin, après un cours de 110 kil.

ARROWSM1TH (Aaron), géographe, né à Londres en 1750, mort en 1823, se fit un nom par son habileté à dresser les cartes et fut nommé hydrographe du roi. On estime surtout un Nouvel Atlas général, qu’il publia en 1817, in-4 , et ses Mappemondes d’après la projection de Mercator.

ARS-EN-RË, ch.-l. de cant. (Charente-Inf.), dans l’île de Ré ; 3,060 hab. Salines.

ARSACË, fondateur de l’empire des Parthes, et chef des Arsacides, était d’abord simple soldat dans 1’arm.d’Antiochus II, roi de Syrie. Il profita de l’affaiblissement de ce prince pour affranemr sa patrie , 255, s’empara de la Parthie et de l’Hyrcanie, prit le titre de roi, et fit d’Ilécatompyles sa capit. Il périt en 254. — Son frère Tiridate ou Ars. II (254-216) continua ses conquêtes, battit et prit Séleucus Callinicus.

ARSACIDES, dynastie des rois parthes, fondée en 255 av. J.-C. par Arsace I, conserva le trône jusqu’à l’an 226 de notre ère, et fut remplacée par celle des Sassanides. Le dernier Arsacide qui ait régné sur les Parthes est Artaban IV, qui fut vaincu par Artaxerce , fils de Sassan. Cette dynastie se conserva longtemps encore sur le trône d’Arménie ; Ardachès, dernier Arsacide d’Arménie, fut déposé en 428 par les Sassanides.

ARSAMOSATE, auj. Sirmat, ville de l’ancienne Arménie, ch.-l. de la Sophène, sur l’Arsanias, près de son embouchure dans l’Euphrate.

ARSCHOT. Voy. aerschoot.

ARSENARIA, ville de Mauritanie, auj. arzew.

ARSENARIUM promontorium, auj. le cap vert.

ARSÈNE (saint), diacre de l’église romaine, fut choisi par Théodose pour être précepteur de son fils Arcadius. Ne pouvant vaincre le caractère opiniâtre de son élève, et dégoûté de la cour, il se retira dans les déserts de Scété, en Égypte, et y resta jusqu’à la fin de sa vie. Il mourut en 445, à 95 ans. On célèbre sa fête le 19 juillet.

ARSÈS, le plus jeune des fils d'Ochus, roi de Perse, fut, après la mort de ce prince (338 av. J.-C.), placé sur le trône par les intrigues de l’eunuque Bagoas, qui espérait régner en son nom. Bagoas, frustré dans son espoir, le fit périr, avec toute sa famille, pour placer sur le trône Darius Codoman

ARSILLE ou AZILLAH, Julia Zilis, v. et port de l’empire de Maroc, sur l'océan Atlantiquu, à

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