‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 801 sur 1261 · ORAN — 1308 — ORAN · texte numérisé non relu

ORAN — 1308 — ORAN

Jbourg8. C’est une ville très ancienne. Elle est la résidence de l’évêque de Christiania. Voy. christiania.

OPSOPOEUS (Vincent), philologue, né en Franeonie au xve siècle, mort en 1540, tint une école à Anspach pour l’enseignement des langues anciennes, il a laissé des corrections et notes sur Démosthène, 1534, des notes sur Y Anthologie, un petit poëme de Ane bibendi; on lui doit aussi les premières éditions de Polybe, de Diodore de Sicile, des Lettres de saint Basile "et de saint Grégoire de Nazianze. — Jean Opsopœus, né en 1556 dans le Palatinat, mort à Heidelberg en 1596, était médecin. Il a donné des éditions de divers traités d’Hippocrate, des Oracles sibyllins , magiques, etc., des notes sur Sénèque, Frontin, etc.

OPTAT (saint), Optatus, évêque de Milève en Numidie, au iv* siècle, mort vers 384. On a de lui un traité De schismate Donatistarum (lre édit., Mayence, 1549, in-fol. ; Paris, 1700, in-fol., édit. Dupin). Ses autres écrits sont perdus. On le f. le 4 juin.F.HERSENT.

OPTAT1EN, Publius Porphyrius Optatianus, poêle latin, vivait sous Constantin. On a de lui un Panégyrique de Constantin (morceau bizarre dont les vers forment diverses figures, tel qu’un autel, un orgue, etc.). Ce panégyrique se trouve dans les Poematavetera de Pithou, Paris, 1590, et a été donné à part par Welser, Augsbourg, 1595, in-fol.

OR, riv. de la Russie d’Eur. (Orenbourg), prend sa source chez les Kirghiz, coule au N., puis à l’E., et se jette dans l’Oural après un cours de 120 kil. environ. Elle donne son nom aux villes d’Or(plus connue sous le nom de Pérékop), d’Orenbourg, d’Orskaïa, etc.

OR (CÔTE D’). Voy. CÔTE-D’OR.

OR (mont d ). Voy. dore (mont).

OR ou ORUS, dieu égyptien. Voy. horus.

ORACLES, Oracula, établissements sacrés chez les païens, où l’on venait consulter les dieux sur l’avenir : les réponses qu’on recevait portaient aussi le nom d’oracles. L’Asie Mineure, la Grèce, l’Italie comptaient beaucoup d’oracles, entre autres ceux de Dodone, de Delphes, de Trophonius, de Cumes, de Préneste : il faut y joindre l’oracle de Jupiter Ammon en Libye. Les réponses s’obtenaient de diverses manières. A Delphes, elles étaient rendues par une prêtresse nommée pythie; à Dodone, tantôt par des femmes, tantôt par des colombes ou même par le bruit des arbres ; dans l’antre de Trophonius, le dieu parlait en songe au fidèle; à Préneste, on agitait des espèces de dominos ; parfois enfin, on prenait pour la réponse de l’oracle le premier mot que l'on entendait au sortir du temple, ou bien on interprétait comme révélation des dieux le moindre bruit, le mouvement fortuit d’un être ou d’un objet appartenant à l’oracle. Les réponses étaient souvent en vers ; parfois on les écrivait sur des feuilles de roseaux ; elles étaient toujours conçues en termes fort ambigus. Les oracles se turent à mesure que diminua l’idolâtrie et que le christianisme fit des progrès. Voy. PYTHIE, SIBYLLES, ZOROASTRE, etc.

ORADOUR-SUR-VAYRES, ch.-l. decant. (Haute- Vienne), à 11 kil. S. E. de Rochechouart; 3,348 hab.

ORAISON, île de l’Océanie. Voy. caen (île de).

ORAN, Porlus magnus, Gilba?v. maritime de l’Afrique française (Algérie), ch.-l. du gouv. d’Oran, à 360 kil. S. O. d’Alger, par 35° 44’ lat. N., 2° 60’ long. O., au fond d’une baie, entre les caps Falcon et Ferrât; 13,618 h. Port; château fortifié; murailles; plusieurs beaux édifices. — Fondée par Les Maures chassés d’Espagne, cette ville fut prise par les Espagnols en 1505; les Maures la reprirent en 1708, et malgré une interruption de 60 ans (1732- 92), la possédèrent jusqu’au temps de la conquête française ; elle fut occupée par les Français en 1831. Elle avait été presque ruinée par des tremblements de terre en 1790 et 91.— Le gouvern. d’Oran comprend toute laparue occidentale de la régence, de Fembou- -Uure du Tennis jusqu’aux frontières du Maroc

ORANGE, Arausio , ch.-l. d’arr. (Vaucluse), près de l’Aygues, à 22 k. N. d’Avignon ; 8,874 h. Collège. Arc de triomphe dit de Marias, érigé, dit-on, en mémoire de la victoire gagnée par Marius à Aix sur les Teutons (102 av. J. -G.) ; restes d’un cirque ou théâtre. Ane. évêché, université et parlemen — Jadis aux Cavares, et célèbre par la victoire des Teutons sur Manilius etCépion, en 105 av. J.-C.; colonisée par César, prise ensuite par les Wisigoths, les Bourguignons, puis par les Francs, elle finit par avoir des princes particuliers (Voy. ci-après); le dernier étant mort en 1702, Louis XIV s’empara de la ville, qui depuis est restée unie à la France. Orange eut beaucoup à souffrir pendant les guerres de religion. Il s’y tint un grand nombre de conciles. Patrie de Raimbaud,un des héros du Tasse. — L’arr.a7c. (Beaumes, Bollène, Malaucène, Vaison, Vairéa3 et Orange qui compte pour deux), 40 comm. et 67,443 hab.

orange (principauté d’), partie du Bas-Dauphiné, enclavée de tous côtés dans le comtal Venaissin,- 60 kil. sur 30 au xvm* siècle (mais plus considérable jadis). Places principales: Orange (ch.-l.), Courteson, Causans. — Jadis partie du pays des Cavares, dans la Viennaise ; comprise ensuite dans le roy. des Burgundes et dans la Bourgogne mérovingienne et carlovingienne, puis dans la Bourgogne cisjurane de Boson, et dans le roy. d’Arles ; elle devint seigneurie dès le ix* ou le x® siècle , et comté au xi*. Quatre maisons ont successivement régné sur cette principauté : 1° celle de Giraud d’Adhémar, éteinte en 1 174, à laq. appartient le comte Raimbaud; 2° celle de Baux (1185-1373); 3° celle de Chàlons (jusqu’en 1530) ; 4° celle des Nassau. Ceux-ci s’étant éteints en 1702 , Louis XIV réunit (1714) la principauté à la France, malgré les prétentions diverses des ducs de Nassau-Dietz, du roi de Prusse Frédéric-Guil-; laume I , qui y prétendait du chef de sa mère , et celles du prince de Conti, héritier des Longueville, ; qui déjà avaient eux-mêmes contesté cet héritage aux premiers Nassau. La principauté d’Orange fut alors annexéeau Dauphiné, et en 1 7 89 elle fut comprise dans le dép. de Vaucluse. Néanmoins la maison de Nassau , qui règne auj. en Holl., donne touj. le titre de prince d' Orange à l’héritier présomptif de la couronne.

orange, nom de plusieurs comtés des Etats-Unis dans les états de la Caroline du Nord, d’Indiana, de Vermont, de Virginie et de New-York; ce dernier, situé dans la partie S. E. de l’état, est le plus important; il compte au moins 50,000 hab., et a pour ch.-l. Goshen et Newburg.

ORANGE ou gariep, fleuve de l’Afrique australe (Hottentolie), est formé de deux branches, le Garier, ou Fleuve Jaune plus au N., qui naît chez les Cafres, et le Nouveau - Gariep ou Fleuve Noir, dont on ne connaît point exactement la source, mais qui traverse l’Hottentotie ; après sa jonction, il coule à 10. et tombe dans l’Océan Atlantique par une seule embouchure, par 28 « 32’ lat. S.; cours, 1,650 kil. C’est le principal fleuve de l’Afrique australe. Les hippopotames et les crocodiles y abondent. Ce fleuve croît périodiquement comme le Nil. Son lit contient Leaucoup de quartz, des opales, etc.

ORANGE (Philibert de challon, prince d’), grand capitaine du xvi* siècle, naquit au château de Nozeroy en 1502. François 1 lui ayant confisqué en 1517 sa principauté parce qu’il ne voulait pas reconnaître la suzeraineté de la France, il se retira auprès de Charles-Quint qui lui donna le comté de Saint-Pol. Pris par les Français en 1525, il resta prisonnier jusqu’au traité de Madrid (1526); ilaccom pagna ensuite le connétable de Bourbon au siég de Rome et lui succéda dans le commandement de l’armée impériale; il s’empara du château Saint- Ange, et força le pape à accepter les plus dures conditions. 11 se rendit ensuite à Naples dont i] fut nommé vice-roi, et força les Français à quitter

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