‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 803 sur 1261 · ORIS · texte numérisé non relu

ORIS

Andronic II), 1295 Andronic II , seul pour la 2e fois, 1320 Andronic III , le Jeune (Paléologue), 1328 JeanV Pal. 1341

Jean VI Cantac. et Jean V Paléologue, 1347 Jean VI, Mathieu Cant. Ct Jean V, 1355 Mathieu Cantacuzène et Jean V, 1355 Jean V, -seul, 1356

Manuel II Pal., 1391 Jean VII Pal., co- 1399

T’pnrpn t

Jean VIII Paléologue, 1425

Constantin XII Dracosès Paléol., 1448-53

onUanlinople, 1204-1261 (Voy. nicée.)

Empereurs latins.

Baudouin I de Flandre, 1204

Henri de Flandre, 1206 Pierre de Courtenay , 1216 Robert de Courten., 1219 Baudouin II, 1228

JeandeBrienne, tuteur, puis ernp. 1231 Anarchie.

9e Dynastie des Paléologues, plus deux Cantacuzenes.

Michel VIII Pal. ou Michel-AndronicI, 1261 Andronic 11 , seul, 1282 Andronic II et Michel IX (ou Micliel-

ORiENT (L ’j, ville de France. Voy. lorient. ORIENT (église d’). Voy. grecque (église). orient (schisme d’). Voy. schisme.

ORIENTAL, (cap), extrémité N. E. de l’Asie, visà-vis du cap Occidental dans l’Amérique du Nord, par 172° 10’ long. O., 71° 10’ lat. E.

ORIENTALE (mer), Toung-Hai en chinois, partie de la mer de Chine, entre la Chine, Formose , les îles Lieou-Kieou, et le Japon.

ORIFLAMME, Auriflamma, célèbre bannière de France, formée d’un étendard couleur rouge ou de feu et semée de flammes d’or, n'était originairement que la bannière de l’abbaye de Saint-Denis. Comme avoués de l’abbaye, les comtes du Vexin la portaient à la guerre; quand Philippe I, en 1082, réunit le Vexin au domaine de la couronne, il hérita aussi du droit de porter l’oriflamme. C’est Louis VI qui le premier la fit porter officiellement à la tête de l’armée française en 1124, en s’avançant vers le Rhin contre l’empereur Henri V ; on ne la voit plus reparaître après la bataille d’Azincourt (1415).

OR1GÈN E, célèbre docteur de 1’ Eglise,né à Alexandrie en 185, vit trancher la tête, en 202, à son père Léonide, qui était chrétien; enseigna la grammaire pour subvenir aux besoins de sa famille, remplaça saint Clément, son maître, dans la direction de l’école chrétienne d’Alexandrie, se signala dès lors par une rigidité de principes et de mœurs qu’il poussa au point de se mutiler pour se soustraire à la tentation, donna des leçons publiques à Césarée en Syrie, se rendit à Athènes pour secourir les églises d’ Achaïe, et reçut les ordres en 230 à Jérusalem. Démétrius, évêque d’Alexandrie, regardant son ordination comme irrégulière, fit assembler un concile contre lui, l’excommunia et lui interdit Alexandrie. Origène n’y rentra effectivement qu’aprèsla mort de Démétrius. Pendant la persécution de Dèce (249), Origène fut mis en prison, chargé de fers et livré à la torture. Il mourut en 253. On a de lui quantité d’écrits (en grec), parmi lesquels on distingue ses Commentaires sur toute i Ecriture- Sainte (édition d’Huet, Rouen, 1668 , 2 vol. in-fol.) ; ses Hexaples , édition de l’Ecriture-Sainte en 6 colonnes qui offraient, avec le texte hébreu, les diverses versions grecques alors en usage (édit, de Montfaucon, Paris, 1713, 2vol.infol. ; édition de C.-F. Bahrdt, Leipsick, 1768-70, 2 vol. in-8) ; V Apologie du christianisme contre Celse (édit, de Guill. Spencer, Cambridge, 1658, in-4). Les Œuvres complètes d’Origène ont été publiées à Paris par Delarue, 1733-1759, 4 vol. in-fol., et à Wurtzbourg , 1776- 1794. Malgré son zèle pour la religion, Origène est resté entaché d’erreur. Il enseignait, dit-on, une doctrine mystique qui se rapprochait de celle des Gnostiques; il croyait à la préexistence des âmes dans une région supérieure, doù elles étaient venues animer les corps terrestres; elles

pouvaient, pendant la vie, se purifier et s’élever à la félicité suprême par la communication intime av*c Dieu. Il soutenait encore que J.-C. n’est fils de Dieu que par adoption ; que l’âme de l’homme a péché même avant d’être unie au corps, que les peines de l’enfer ne sont pas éternelles, etc.' C’est surtout dans le livre des Principes, traduit en latir, p. Butin, quesetrouventces erreurs. quiontété cond, en 325 par le concile do Nicée. Ou lui a attribué les P/tilosophoumena, réfutation di s hérésies en lOlivr., dontla plus grande partie aétérécemm. retrouvée au montAthos; mais cet ouvr. parait être de S. Hippolyte (F. ce nom). — Néoplatonicien, condisciple de Plotin et de Longin, confondu àtort avec ledoct. de l’Eglise.

ORIGEN1STES, nom donné aux partisans d Origène (Voy. origène). Ils étaient surtout répandus ert Egypte et en Nubie. Leurs erreurs furent condamnées à Alexandrie en 399 et dans le second concile deConstantinople en 553. On interdit même la lecture des livres d Origène. — D’autres Origénistes, sectateurs d'un autre Origène, parfaitement inconnu, ne ressemblaient aux premiers que par un amour effréné du paradoxe, admettaient divers ouvrages apocryphes, comme les actes de saint André, etc., condamnaient le mariage et se livraient à une foule d’actes impudiques qu’ils regardaient comme parfaitement justifiables ou indifférents.

ORIGINES aquæ , ville d’Hispanie, auj. caldas d’orense.

ORIHUELA, Orcelis , ville d’Espagne (Valence), sur la Segura, à 26 kil. N. E. de Murcie; 26,000 hab. Evêché, collège universitaire, 3 bibliothèques. Beaucoup de vers à soie. Environs charmants et très fertiles. Maltraitée par la peste (1648), par une inondation (1651), et par le tremblement de terre de 1829. — Habitée d’abord par les Contesiani, soumise successivement aux Carthaginois, aux Romains et aux Goths, qui la nommèrent Orzuella. Les Maures la prirent en 715. Jacques 1, roi d’Aragon, la leur enleva en 1264.

ORINË, auj. Dahalac , île du golfe Arabique (mer Rouge), sur la côte de l'Ethiopie.

ORION, fils d’Hyriée, était, selon la fable, sorti de la peau d’une génisse, sacrifiée par son père aux dieux (Neptune, Mercure et Jupiter). C’était un habile et infatigable chasseur. U osa défier Diane, ou, suivant d’autres, il méprisa son amour. La déesse pour le punir le fit piquer par un scorpion; puis, inconsolable de sa mort, elle obtint sa translation au ciel, où il forme une des plus brillantes constellations. Les rapports de Diane et d’Orion ont donné lieu de supposer au fils d’Hyriée un goût très vif pour l’astronomie.

ORISSA ou OR1ÇAH, ancienne province de l’Hindoustan, auj. aux Anglais, entre le Bengale au N. et les Circars au S., avait 840 kil. (du N. au S.) sur 150 de moyenne largeur, et environ 1,000,000 d’hab. Kattak en était le ch.-l. général. Très montueuse à 10. ; elle est à l’E. baignée par la mer. La chaleur y est extrême et le climat malsain. Le sol, très fertile, n’est pas cultivé partout. Les rivières, très poissonneuses, sont infestées de gavials et de serpents. Les habitants, nommés Ourias, sont braves, fiers, et détestent les Mahrattes. L’Orissa forme actuellement 6 districts de la présidence de Calcutta.- Singboum, Kandjar, Balassor, Kattak, Khourdah et Maharbandj (ces 2 derniers ont pour ch.-l. Khourdahgar et Hariorpour). 11 y a encore dans l’Orissa, tout soumis qu'il est aux Anglais , beaucoup de petits radjahs qu’on laisse jouir d’une souveraineté nominale. C’est dans l’Orissa que se trouve la fameuse ville de Djaggernat (Voy. ce nom).

ORlSTANOouORlSTAGêG, ville des Etats sardes, dansl’îlede Sardaigne (intendance de Busachi),à78 kil. de Cagliari et de Sassari. près du Tirso; 5,600 hab. Archevêché, cathédrale, palais archiépiscopal,

OKLE — 1314 — ORLE

séminaire. Un peu de commerce maritime, mais surtout grand mouvement entre le N. et le S. de 1 de. Aux env., soude et Yin dit Guerraecia. A ‘20k. à 10., ruines de Tarras , aux dépens de laquelle fut élevée Oristano, en 1070. Jadis marquisat. Prise par le ct(î J’Harcourt en 1637. — Oristano donneson nom à une intendance qui fait partie de la grande-intendance de Casliari. et qu’on nomme aussi intend. de Busachi.

ÔRITHYIE, fille d’Erechthée, roi d’Athènes, fut, selon la Fable, enlevée nar Borée. Voy. dorée.

OKiZABA, ville du Mexique (Vera-Cruz), à 90 kil. S. O, de Vera-Cruz; 8,000 h. Pic voleaniq. Tabac.

ORKHAN, 2e sultan ottoman, (ils d’Othman I, venait de s’emparer de Prose, 1325, quand il fut appelé au trône, 1326. 1! choisit pour ministre le sage Ala- Eddyn , conquit Nicomédie (1328), Nieée (1333) et lé reste de la Bithynie, soumit la principauté de Karasi {capitale, Pergame), et pilla les faubourg? de Constantinople (1337). 11 donna des lois et des institutions à son empire, et forma les Janissaires II épousa en 1347 Théodora, fille de J. Cantacuzène, devenu empereur, et envoya à ce prince , 1350, des troupes contre le roi de Servie. Néanmoins, il autorisa dans la suite son fils Soliman à former un établissement en Europe (à Tzymbe, Ipsala, Rodosto, etc., 1356) aux dépens de l’empire grec. Orkhan mourut en 1360 et eut pour successeur Mourad (Amurat 1). Sous son règne, Brouse avait remplacé Konieh comme capitale de l’empire ottoman.

ORKHON, riv. de Mongolie, chez les Khalkhas, coule au N. E. et se jette dans la Sélenga, à 66 kil. S. O. de Maïmadchan; 450 kil. de cours. Karakorum, capitale de Gengis-Khan, se trouvait sur ses bords dans la partie supérieure de son cours.

ORKNEY, îles de l’Atlantique. Voy. orcades.

ORLÉANAIS, ancienne prov. et grand-gouv. de France avant 1789, avait pour bornes : au N., l’île de France; au S., le Berry, la Touraine; â l’0., la Normandie, le Perche, le Maine; à l’E., le Nivernais, la Champagne : 150 kil. sur 160. Division : Orléanais propre, Sologne, Blaisois, Gâtinais, Beauce ou pays Ghartrain , Dunois, Vendomois, Perche- Gouet. Ch. -1. général, Orléans. — L’Orléanais propre se partageait en Haut-Orléanais (Beaugency, Meung, Pithiviers, Rouvray-St-Denis, plus Orléans), et Bas- Orléanais (Notre-Dame-de-Cléry, Jargeau, La Ferté, Olivct). Climat tempéré, sol très varié (contraste complet de l’ingrate Sologne et de la fertile Beauce). Plusieurs ivières (Loire, Loiret, Loir, Cher,Beuvron, Cousson, Saudre, Yonne, Essonne, Loing) ; canaux de Briare et d'Orléans. — L’Orléanais forme auj. le dép. de Loir-et-Cher, presque tout celui d’Eure-et- Loir et la plus grande partie de celui du Loiret. — Ce pays était jadis occupé par les Aureliani, les Carnutes et les Senones. Il fut ensuite compris dans le Roy. d'Orléans, puis dans la Neustrie. 11 faisait partie des domaines d’Hugues Capet en 987. Voy. Orléans.

ORLEANS, Aureliani en latin (et plus anciennement Genabum, selon l’opinion vulgaire) , ville de France, ch.-l. du dép. du Loiret, sur la droite 6e la Loire, à 121 k. S. 0. de Paris; 47,393 hab. Evêché, suffragant de Farchev. de Paris; cour imp., lycée, séminaires. Long faubourg (3 kil.) ; beaucoup de belles maisons, quelques belles rues; cathédrale inachevée (de style mauresque perfectionné) , beau pont, hôtel-de-ville, théâtrë , statue équestre de Jeanne-d’Are (en bronze) : nromenade du Mail. Académie des sciences, belles-lettres et arts, bibliothèque, jardin botan iq. Banque; indust.activei draps fins, tissus de laine, de coton, calottes-tunis, chapeaux, dentelles; blanchisserie de cire, raffinerie de sucre, teintureries, etc.) Chemin de fer de Paris à Orléans. Grand commerce par la Loire, le canal d’Orléans et le chemin de fer. Orléans est un point de jonction commercial entre Paris et tout le bassin de la Loire qu S. Sa prospérité pourtant a été plus grande

qu’aujourd’huî. — Orléans ne devînt cité que son» Aurélien, qui lui donna son nom (270-27 5) ; Attila en 450, les Anglais en 1428, le duc François de Guise en 1563, l’assiégèrent, et ils l’eussent prise si des incidents inattendus (l’intervention de saint Aignan, de Jeanne d’Arc, l’assassinat de Guise par Poltrot de Méré) n’eussent chaque fois tout changé. Il s’y est tenu plusieurs conciles et synodes (511, 533, 538, 541, 549, 645, etc.). Sous Charles IX, Catherine de Médicis inaugura sa régence par les états-généraux d'Orléans de 1560 et 1561, où le tiers-état proposa la réforme du clergé et l’examen des comptes des derniers ministres des finances (delà le Triumvirat de cette époque et la lre guerre civile religieuse, 1562). Les états au reste ne firent rien : ils furent dissous et transférés à Melun; mais Catherine, par Y édit d’Orléans (28 janvier 1561), mit en liberté les Calvinistes,, et, en confirmant l’édit de Romorantin, accorda une amnistie pour le passé. A Orléans sont nés Pelau, Amelot de laHoussaye , Michel Le Vassor, Bongars, Pothier, etc. — L’arr. d’Orléans a 1 4 cantons ( Artenay, Beaugency, Châteauneuf-sur-Loire , La Ferté-St- Aubin, Cléry-sur-Loire, Jargeau, Meung, Neuviileaux-Bois, Patay, plus Orléans, qui compte pour 5), 106 communes, et 141,637 hab.

Orléans (nouvelle-), ville des États-Unis, capit. de l’état de la Louisiane, sur la gauche du Mississipi, dan® une île, à 160 kil. de la mer du Mexique, à 2,000 kil. S. O. de Washington; 60,000 h. en 1830; 102,191 en 1840. Posit. peu saine. Beau et large quai Il faubourgs; nouv. palais de l’Etat, palais du gouverneur, arsenal de l’Etat, palais de justice, douane de l’Union, nouveau marché, cathédrale catholique, deux théâtres. Evêché catholique, collège, bibliothèque, 8 journaux. Forges, pressoirs à coton, moulins à scie, 4 banques. Très grand commerce tant, intérieur que maritime (c’est après New-York la lrff place de l’Union pour l’exportation) ; un chemin de fer de 8 kil. la lie au lac Ponchartrain. — La Nouvelle-Orléans fut fondée en 1717 (au temps de Law) et reçut son nom du (lue d’Orléans, alors régent; mais elle n’a pris de développement qu’en 1772. Elle a, comme la Louisiane, appartenu successiv.à la France, puis à l’Espagne, 1763. et, dep. 1803, à l’Union. Les AngLüht vainem. tenté delà prendre en 1 8 14. — Cette capit. a été remplacée en 1 848 par Râton-Rouge.

hllans (roy. d), roy. formé à deux reprises des iémemhrements qui eurent lieu à la mort de Clovis et à celle de Clotaire I. La première fois, sous Clodomir et ses fils (511-633), il comprit le Maine, FAnjou, la Touraine, le Berry; la deuxième , sous Gontran (661-593), il fut grossi du roy. de Bourgogne, et la capitale, au lieu d’être Orléans, fut Châlons-sur-Saône. Dans les partages subséquents, le roy. d’Orléans ne fut plus nommé.

Orléans (comté et duché d’), Gef français, ne dut d’abord être qu’un comté de l’empire carlovingien, et quand Charles-le-Chauve fit revivre les duchés, il se trouva faire partie du duché de France, et conséquemment être un arrière-fief de la couronne. Mais de très bonne heure il fit retour aux dues de France, et Robert I (roi en 923 ou du moins compétiteur au trône) était comte de Paris et d’Orléans en même temps que duc de France". Hugues-le-Grand et Hugues Capet en héritèrent. Ainsi le fief et les deux arrière-fiefs étaient au même personnage. Ce furent là les bases solides du domaine royal nouveau, et par suite du pouvoir royal. Le comté d’Orléans ne fut point séparé .de la couronne sous les Capétiens directs ; mais il le fut souvent depuis : 1° Philippe VI l’érigea en duché pour Philippe, son 4r fils, mort en (375; 2° Charles VI en donna le titre à son frère, Louis (1392), dont le petit-fils (Louis XII) monta sur le trône en 1498, et réannexa Orléans au domaine; 3° Louis XI II l’en détacha de rechef pour son frère Gaston, qui n’eut pas d’héritier mâle ; 4° il

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