‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 804 sur 1261 · ORLÉ · texte numérisé non relu

ORLÉ

passa alors au frère de Louis XIY, Philippe' Louis- Philippe, 5e descendant de ce dernier, monta sur le trône de France en 1830, et laissa le titre de duc d'Orléans à son fils aîné, Ferdinand-Philippe, précédemment duc de Chartres. Voici la liste généalogique des deux principales maisons d’Orléans :

1T# maison. Philippe 11 (régent), 1701

LouisI(ûls de Ch. V), 1392 Louis 1, 1723

Charles, 1407 Louis-Philippe I, 1762

Louis II (depuis roi Louis- Joseph -Phi-

sous le nom de lippe ( Philippe-

Louis XII), 1465 Egalité), 1785

2* maison. Louis- Philippe II,

Philippe 1 (frère de (roi depuis 1830) 1793

Louis XIV), 1661 Ferdinand-Philip., 1830

ORLEANS (Louis 1, duc d’), tige de la première maison d’Orléans, était le deuxième fils de Charles V, et le frère cadet de Charles VI. 11 joua un des premiers rôles pendant la démence de son frère, eut souvent tout le pouvoir, mais fl ni t par être assassiné àParis,vieiller. duTemple prèslar.Barbette) parordre de Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne, son rival d’ambition (1407). Ce meurtre fut l’origine des factions des Armagnacs (partisans d’Orléans) et des Bourguignons, qui ensanglantèrent si longtemps la France. Le duc d Orléans avait épousé Valentine Visconti, qui lu apporia le coin té < l’Asti et des droits sur le Milanais. Le célèbre üunois était son flls naturel.

Orléans (Charles d’), comte d' Angoulême, fils aîné de Louis de France, duc d'Orléans (qui précède), et de Valentine de Milan, né en 1391, prit les armes en 1411, pour venger son père qui avait été assassiné par Jean-sans-P«ur, duc de Bourgogne. 11 s’allia dans ce but avec Bernard d’Armagnac, son beau-père, de là le nom d’Armagnac donné au parti d’Orléans. Il se distingua en 1415, à la bataille d’Azincourt, où il fut blessé et fait prisonnier. Les Anglais le retinrent prisonnier pendant 25 ans. De retour en France, il entreprit vainement de se mettre en possession du duché de Milan, qui lui revenait du chef de sa mère, et ne put se rendre maître que du comté d’Asti. 11 mourut en 1465, laissant, entre autres enfants, Louis d’Orléans, depuis Louis XII. Le prince Charles, pour charmer l’ennui de sa captivité, cultiva la poésie et composa des pièces élégantes et gracieuses, dont quelques-unes ont été insérées dans les Annales poétiques. L’abbé Sallier est le premier qui les ait fait connaître [Acad, des Inscr.). M. A. Champollion etM. Guichard les ont publ. en 1842. sur les Mss.

ORLÉANS (Louis 11, duod’). Voy. Lotus xii (roi de Fr.).

ORLÉANS (Gaston-J. -B., duc d’), né en 1608, fils puîné-ie Henri IV et frère de LouisXlll,portale titre de duc d’Anjou jusqu’en 1626, qu’il reçut en apanage le duché d’Orléans. H passa sa vie dans les intrig. et les révoltes. Marié par force à l’héritière de Montpensier, qui mourut en 1627, il voulut s’unir, malgré sa mère, à Marie de Gonzague (fille de Charles I, duc de Mantoue, 1629), et n’ayant pu réussir, forma un mariage secret avec Marguerite de Lorraine (1632). Il entra dans tous les complots formés contre Biche» lieu, mais vit périr sesadhérents, Montmorency (1632), Cinq-Mars et de Thon (1642), abandonnés à laveng. de l’implacable ministre. Il n’obtint qu’à force d’humiliations la reconnaissance de son deuxième mariage. Nommé lieutenant du royaume à la mort de Louis XIII, il se réhabilita un peu par ses trois campagnes de 1644, 46, 46, prit Gravelines, Mardick, Courtray, etc. ; mais joua un rôle déplorable pendant la Fronde (1649-63). H mourut en 1860), ne laissant que des filles. V. montpensier (duchesse de).

Orléans (Philippe I, ducd’), tige de la deuxième maison d’Orléans, né en 1640, m rt en 1701, état l’unique frère de Louis XIV. Il eut pour précepteur Lamothe Levayer, épousa eu 1661 Henriette d’Angleterre, connue sous le nom de Madame, qu’il perdit de la manière la plus inopinée (Voy. Henriette), se

remaria en 1671 a Charlotte-Elisabeth de Bavière fit les campagnes des Pay3-Bas (1667), et de Hollande (1672), battit le prince d’Orange en 1677 et inspira par sa valeur quelque inquiétude à Louis XIV, qui depuis ne lui donna plus de commandement! Il protesta contre le testament du roi d Esp., Charles II, qui avait épousé sa fille, Marie-Louise d’Orl.

Orléans (Philippe II, duc d’), dit le Régent , filg du précédent, naquit en 1674, et eut parmi ses précepteurs l'immoral abbé Dubois, qui acquit sur lui un empire funeste. Doué de talents brillants, il se distingua dans les armes dès 1693, au point de faire ombrage à Louis XIV. Eloigné des armées, il se livra avec succès à l’étude des sciences naturelles. Cependant il fut quelques années après chargé d’un commandement en Italie (1706), et en Espagne (1707 et 17081. Témoin de la faiblesse de Philippe V, il conçut la. pensée de se placer lui-même sur le trône d’Espagne; Louis XIV, en ayant été instruit, voulut le mettre en jugement; il en fut empêché par l’intervention du duc de Bourgogne, mais depuis il ne vit plus le duc d’Orléans qu’avec répugnance. Toutefois, lorsqu’en 1711 et 1712, des bruits injurieux accusaient Philippe d’avoir causé, par le poison, la mort de plusieurs princes de la famille royale, Louis XIV lui-même repoussa hautement ces horribles imputations. Nommé, par le testament du roi, président d’un conseil de régence (1715), le duc d’Orléans se fit reconnaître par le parlement régent avec un pouvoir absolu. Tout changea aussitôt de face ; les Stuarts quittèrent la France; les Jésuites perdirent leur pouvoir ; 25,000 soldats reçurent leur congé ; des dettes montant à 400,000,000 de livres furent éteintes. Cependant le régent se laissa éblouir par les projets gigantesques de Law, qui amenèrent la ruine d’une foule de familles. Il se forma un parti de mécontents : la duchesse du Maine, unie au duc de Cellamare, ambassadeur d’Espagne, conspira pour donner la régence à Philippe V; mais la conspiration fut déjouée. Le régent, pour se venger, s’allia à l’Angleterre contre l’Espagne , et fit échouer les vastes plans d’Albéroni. Louis XV étant devenu majeur en 1723 voulut laisser le duc d’Orléans à la tête des affaires; mais ce prince mourut la même année. Les grandes qualités du régent furent ternies par un goût immodéré pour le plaisir, goût qui trouva partout des imitateurs : ce qui fait de la régence une des époques les plus corrompues de notre histoire.

Orléans (Louis, 3* duc d’), fils du précédent (1763-62), donna l’exemple des vertus et de la piété, passa les dix dernières années de sa vie à l’abbaye de Sainte-Geneviève, protégea les savants, et eut lui-même de la réputation comme hébraïsant. Il a laissé des ouvrages a érudition et de piété, restés manuscrits. On l’a soupçonné de jansénisme, mais sans preuve suffisante. Il avait épousé une princesse de Bade, qu’il perdit après 2 ans d’une heureuse union.

Orléans (Louis-Philippe, 4« duc d’), fils du précédent (1725-86), eut part aux campagnes de 1742, 43, 44, fut lieutenant-général, puis gouverneur-général du Dauphiné, favorisa l’introduction de l'inoculation en F' rance (1766, etc.), et passa ses dernières années dans sa délicieuse maison de Bagnolet, protégeant les gens de lettres et jouant souvent la comédie. Il épousa secrètement en secondes noces madame de Montesson (1773). 11 distribuait aux malheureux jusqu'à 240,000 francs par an.

Orléans (Louis-Bhilippe-Joseph, 5° ducd’), flls du précéd' nt, né en 1747, fit de bonne heure preuve d’indépendance et d’opposition systémati ue à la cour, en refusant de siéger au parlement Maupeou. Il commanda avecsuccèsuneescadr au combat. d’Ouessant (1778), et sollicita la cha ge de grand amiral, mais il ne reçut que d’injurieux refus. A partir de 1785, il offrit un centre et un pointUe ralliement au*

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