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ORME

ennemis de la cour, et ne fut étranger ni aux événements qui amenèrent la révolution, ni à ses premiers actes. Chef du 3e bureau aux assemblées des notables (1787), il déclara que les Etats-Généraux avaient seuls le droit de voter les impôts, et protesta contre les édits bureaux : il fut exilé. En 1789, il fut député aux Etats-Généraux par la noblesse de Paris: il se prononça dans le sens des idées nouvelles et fut du nombre des nobles qui donnèrent l’exemple de se réunir au tiers-état. En 1790, il se rendit avec ses ûls à l’armée du Nord, mais bientôt il reçut l’ordre de la quitter. Jeté de plus en plus dans le parti révolutionnaire, il fut nommé membre de la Convention, prit dans cette assemblée le titre de Philippe- Égalité , se lia avec le parti dit de la Montagne, et se laissa entraîner à voter la mort du roi. 11 n’en fut pas moins mis lui-même en accusation, et eut la tête tranchée le 6 novembre 1793. — Son fils aîné, Louis-Philippe d’Orléans (né en 1773), d’abord duc de Chartres, puis d’Oneaus, dev. en 1830 roi des Français. Le titre de duc d’Orléans a été porté dep. 1830 par le fils aîné de ce prince, Ferdinand-Philippe-Louis-Charles-Henri ( né en 1810, mort en 1842). V. leur notice au Supplément.

Orléans (le Bâtard d’). Voy. dunois.

Orléans (le père d’), historien. Voy. D Orléans.

ORLOF (Grég.-Vladimir), né en 1740, était simple aide-de-camp, quand l’éclat d’une aventure galante qu’il eut avec la princesse Kourakin le recommanda à la grande-duchesse Catherine; elle voulut le voir , et bientôt trama et exécuta avec lui et ses frères cetle révolution de palais qui fit périr Pierre III et qui mit Catherine sur le trône. Favori de l’impératrice, grand-maître de l’artillerie, chargé d’honneurs et tout-puissant, Orlof était mécontent. Ses indiscrétions, ses caprices, ses hauteurs, blessèrent au vif Catherine IL Le dédain avec lequel il refusa le mariage secret qu’elle lui offrait acheva de le perdre. Catherine lui donna l’ordre d’aller voyager hors de la Russie; toutefois, elle lui assura une fortune considérable. De retour à St-Pétersbourg, Orlof ne put supporter l’aspect de la faveur de Potemkin,et mourut en 1783 dans d’horribles accès de démence. — Alexis Orlof, son frère, soldat aux gardes russes, fut un des trois assassins de Pierre 111. Il fut récompensé magnifiquement, fut nommé amiral sans avoir jamais servi dans la marine; il remporta pourtant, avec le secours de l’anglais Elphinstone, la victoire de Tchesmé sur les Turcs, et prit le surnom de Tchesminski. Il alla ensuite à Rome sous un déguisement, se fit aimer de la jeune princesse Tarakanof, fille de l’anc. impératrice Elisabeth, et l’ayant épousée secrètement, il la conduisit en Russie et la livra à Catherine, qui la Gt périr dans un cachot. A l’avènement de Paul I, Alexis Orlof fut exilé et se retira en Allemagne. Il ne revint à Saint-Pétersbourg qu’à la mort de Paul, et y mourut en 1808.

ORME (Robert), historien anglais, né en 1728 à Andjinga (Hindoustan), mor» en 1801, passa la plus grande partie de sa vie au service de la Compagnie des Indes. En revenant en Europe, il fut pris, conduit à l’îie de France, puis à Nantes, obtint enfin sa liberté (1760), et devint historiographe de la Compagnie des Indes. On lui doit : Histoire de la guerre des Anglais dans /’ Hindoustan de 1746 à 1763, Londres, 1763-76, 2 vol. in-4 (trad. en français par Targe. sous le titre d' Histoire des guerres de l'Inde , Paris, 1766, 2 vol. in-12).

. ORME (de l’), architecte. Voy. delorme.

ORMEA, ville des Etats sardes (Alexandrie), à 28 kil. S. de Mondovi; 6,230 hab.

t ORMESSON, hameau de France (Seine), à 6 kil. N. O. de Saint-Denis. Beau château. Filatures.

ORMESSON (lefèvre d’), famille de robe qui a donné plusieurs illustres magistrats à la France, savoir : 1° Olivier Lefèvre d’Ormesson, né en 1626,

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