ORNA
intendant et contrôleur général des finances sous Charles IX et Henri 111 jusqu’en 1677, président de la Chambre des comptes ; il fut un des premiers ù reconnaître Henri IV et mourut en 1600: — 2° Olivier II Lefèvre d’Ormesson, son petit-fils, rappor eur dans le procès de Fouquet, dont il a laissé un Journal publ. dansles Documents hist. sur l’hist. de France . mort en 1686; — 3° Henri-François de Paule Lefèvre d'Ormesson, fils d’André II, mort en 1766, intendant des finances après avoir été membre du conseil de régence lors de la minorité de Louis XV, et avoir rempli diverses missions; — 4° L.-Fr. de Paule Lefèvre d’Ormesson, fils de Henri-Fr., né en 1748, mort en janvier 1789, neveu de d’Aguesseau , premier président du parlement de Paris ; membre honoraire de l’Académie des Inscriptions; — 6° Anne-L.-Fr. de Paule Lefèvre d’Ormesson de Noyseau, fils du précédent, né en 1753, conseiller au parlement de Paris (1770), président à mortier ( 1 7 88); député de la noblesse aux Etats-Généraux (1789), bibliothécaire du roi, et condamné à mort le 20 avril 1794. — L.-Fr. de Paule Lefèvre d’Ormesson d’Amboise, cousin-germain d’Anne-L.-Fr., né en 1751, mort en 1807, après avoir été conseiller au parlement, maître des requêtes, intendant des finances , contrôleur général , conseiller d’État. En 1792, il avait été élu maire de Paris, mais il refusa
ORMOND, canton d’Irlande (Munster), dans le comté de Tipperary ; il est montagneux et stérile.
ORMOND (Jacq. butler, duc d’). On en connaît surtout deux : l’un né en 1610, mort en 1688, vice-roi d’Irlande, dernier appui de la cause de Charles I, et un des principaux auteurs de la restauration ; — l’autre, né en 1665 à Dublin, mort en 1747 à Avignon, petit-fils du précédent, trèspuissant sous la reine Anne, condamné sous Georges, comme .coupable de haute trahison; mais il se réfugia en France et y devint un des chefs des Jacobites. Les Ormond étaient d’une des plus nobles familles irlandaises.
ORMSK1RK, ville d’Angleterre (Lancastre), à 19 kil. N. E. de Liverpool; 4,250 hab. Eglise gothique.
ORMUS ou mieux HORMOUZ, Armuzia , Ogyris , ville et port d’Asie, sur la côte N. E. de l’île d’ Orrnusy non loin de la côte du Fars, et à l’entrée du golfe Persique que lie à la mer d’Oman le détroit d'Ormus ; environ 300 hab., plus 200 soldats de l’imam de Maskate. — L’île d’Ormus était jadis le centre des riches pêcheries de perles des environs, et quoiqu’elle soit stérile , ses pêcheries, et sa position, qui en fait la clef du golfe Persique, l’ont rendue célèbre. Aussi le petit sultan auquel elle appartenait était puissant et opulent au moyen âge, et l’île était défendue par quelques ouvrages qui passaient pour forts. Albuquerque l’attaqua deux fois et la prit en 1514 ; elle devint une des premières stations portugaises en Orient. Mais Chah-Abbas 1, aidé des Anglais, la reprit en 1623. Elle est auj. à l’iman de Maskate, sous la suzeraineté de la Perse, mais l’Angleterre semble la convoiter. Du reste, la pêche des perles y produit peu de chose à présent.
ORMUZD, V Oromaze des Grecs, le bon principe chez les Perses, était en tout rantagonisted’Ahriman, et venait immédiatement après le dieu suprême Zervane-Akerène. Ormuzd est la lumière primitive c’est lui qui a créé le monde, le Soleil (Mitlira) } et toute l’armée des Etoiles, des Puissances bienfaisantes, qui répand la lumière et la chaleur , qui lutte contre l’esprit de ténèbres ; c’est lui qui couronne les rois, qui a armé les Djemchid et les Fér.doun, qui a inspiré Zoroastre.
ORNAIN, riv. de France (H. -Marne), naît dans le cant. de Sailly, au S. E.de Joinville, baigne Gondrecourt, Ligny, Bar-le-Duc, dit aussi Bar-su r-Ornain. entre dans le dép. de la Marne, reçoit la Saulx, passe à Yitry-le-Brûlé et se jette dans la Marne, à
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2 kil. N. de Vitry-le-Français. Cours, 150 kil.
ORNANO, commune de Corse , à 13 kil. S. E. d’Ajaccio, a donne son nom à la maison d’Ornano.
ORNANO, famille originaire de Corse, a fourni deux maréchaux de France et plusieurs officiers distingués. Elle s’éteignit en France en 1674 ; mais une autre branche s’est continuée en Corse, où elle subsiste encore.
Ornano (Alphonse d’), né en Corse, était fils de Sampiétro; il prit le nom de sa mère, Vanina d’Ornano, fille d'un des plus riches seigneurs de l’île de Corse, fut élevé à la cour de Henri 11, revint en Corse à 18 ans, soutint, après la mort de son père, la lutte de la Corse contre les Génois, fit la paix en 1568, passa en France avec 800 hommes et fut nommé par Charles IX colonel-général des Corses au service du roi. 11 resta fidèle à Henri III pendant les troubles de la Ligue, fut envoyé en Dauphiné après la mort du duc de Guise, reconnut pour roi et soutint de bonne heure Henri IV, contribua avec Lesdiguières et Montmorency à la soumission de Lyon, Grenoble, Valence, fut envoyé contre d’Epernon en Provence, fut nommé lieutenant-général en Dauphiné, maréchal de France, puis lieutenantgénéral en Guyenne, et mourut en 1610 comme Henri IV. — J. -B. d’Ornano, son fils, né en 1581, colonel-général des Corses, fut d’abord gouverneur, puis 1er gentilhomme et enfin surintendant-général de la maison de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII; il fut fait maréchal en 1626. 11 prit une part active aux intrigues de l’époque et fut l’âme des conseils du jeune duc d’Orléans. Richelieu le fit enfermer à Vincennes (4 mai 1626), et il y mourut (le 2 septembre), étranglé ou empoisonné.
ORNANS, cli.-l. de cant. (Doubs), sur la Loue, à 17 kil. S. E. de Besançon; 3,096 hab. Bibliothèque, sept tanneries, une papeterie, fabrique d’absinthe ; près de cette ville est le puits de la Brême, puits naturel dont les eaux s’élèvent pendant les pluies et vomissent des poissons. Pat. du card. Granvelle.
ORNE, Olina , riv. de France, naît dans le dép. auquel elle donne son nom, coule au N. O., puis presque directement au N. E., et tombe dans la Manche après avoir baigné Argentan et Caen. Cours, 140 kil.
orne (dép. de 1’), entre ceux du Calvados au N., de la Mayenne, de la Sarthe au S., de la Manche à 10., de l’Euro et d’Eure-et-Loir à l’E. : 6,105 kil. carr. ; 443,688 hab. Ch.-l., Alençon. Il est formé d’une partie de la Normandie propre, du Perche et du duché d’Alençon. Une chaîne de collines boisées le traverse dans toute sa longueur. Beaucoup de fer, manganèse, marbre, grains, pierre de taille, kaolin, tourbe, marne. Sol assez fertile; grains, légumes, fruits, lin, chanvre, cidre; point de vin; beaux pâturages; chevaux renommés. Industrie : toiles, basin, dentelles, coutils, etc. ; papier; quincaillerie, verrerie, usines à fer ; sucre de betteraves, chapeaux de paille. Commerce en grains, graines, bois, tissus, volaille, etc. — Ce dép. a 4 arr. (Alençon , Argentan, Domfront, Mortagne) , 36 cant. et 534 comm. 11 appartient à la 2 * division militaire, a une coui imp. à Caen et un évêché à Séez.
ORO (monte d’), mont, de France (Corse), au centre de rîle, à 35 kil. N. d’Ajaccio (2,652m).
ORO (monte dell’) , mont, des Alpes Rhétiques, entre le cant. des Grisons et la Valteline (2,590ra).
OROBI1, peuple de la Gaule cisalp. ; ch.-l., Corne.
OROBIO (Isaac), écrivain juif, né en Espagne au xviie siècle, fut élevé en apparence dans le christianisme, enseigna les mathématiques à Salamanque, puis exerça la médecineà Séville. Accusé de judaïsme, il fut jeté dans les prisons de l’Inquisition : il y resta trois ans. A sa libération, il passa en France, puis se rendit à Amsterdam, s’y fitcirconcire ety m. en 1687. Il a écrit : Certamen philosophicum ad versus Bre-
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denborgium et Spinosam , Amsterdam, 1684, in-4et plusieurs ouvrages contre la religion chrétienne5 qui ont été réfutés par Ph. de Limborch dans le De verilaie religionis christiance collatio cum Judcrd Gouda, 1687, réfutât, qui elle-même est condamnée*
ORODES, roi des Parthes au Ier siècle av. J.-C., fils de Phraate 111, fut attaqué par Crassus; mais Suréna, général parthe, vainquit et tua le généra! romain à la bataille de Carrhes (53 av. J.-C.). Orodes fut à son tour battu par Ventidius, général romain (39 av. J.-C.). Il périt peu après assassiné par un de ses fils (37 av. J.-C.J.
OROMAZE ou OROMASDE. Voy. ormuzd.
ORONTE, Orontes ou Axius , auj. Aasi , riv. de Syrie, sort du Liban , arrose Antioche, puis tombe dans la Méditerranée, près de Séleucie.
OROPESA, ville de Bolivie, ch.-l. de la province de Cochabamba, à 13 kil. N. de Cochabamba; 17,000 hab. Commerce. — Il y a en Espagne plusieurs villes d’Oropesa, notamment: 1° dans le gôuv. de Tolède, à 36 kil. S. O. de Talaveyra (1 ,420 hab.; palais vaste, -patriedunavig. F. de Maldonado); 2°dana celui de Valence, à 22 kil. N. E. de Castellun-de-Ia~ Plana (château-fort que les Français ont fait sautfv en 1813).
OROSE (Paul), historien, né à Tarraco en CaU logne à la fin du IVe siècle de J.-C., fut disciple d saint Augustin, voyagea en Palestine (415), se montra très zélé contre le Pélagianisme, exhorta saint Augustin à combattre cette hérésie, et publia luimême contre elle Y Apologeticus de arbitni liberiate; mais il est bien plus connu par son histoire (His* toriarum adversus paganos libri VII), qui va d’Adam à l’an 316, et où l’on trouve beaucoup de traditions populaires , que toutefois il faut savoil apprécier (Augsbourg, 1471, in— fol. ; Leyde, 1738 j trad. fr., anonyme, attribuée à Cl. de Seyssel, 1491, in-fol.). Alfred-le-Grand a donné de cette histoire une traduction anglo-saxonne qui existeencore, et qu? a été publiée avec version anglaise, Londres, 1773.
OROSHAZA, villede Hongrie (Bekes) , à 45 kil. S O. de Bekes ; 6,000 hab. Bétail. Vins exquis.
OROSPEDA , chaîne de montagnes d’Hispanie, séparait la Bétique de la Tarraconnaise ; le Bœtii (Guadalquivir; en sortait. C’est la Sierra d'Alcaraz.
OROTAVA (villa de la) , jadis Taoro, ville de l’ile deTénérife, à 31 kil. O. de Santa-Cruz, à 5 kil. de la mer; 6,800 hab. Un canal la traverse. Aux environs beaucoup de jardins. Jadis capitale d’uc des principaux royaumes guanches.
OROTava (puerto de la), ville et port, à 5 kil. de la précédente ; 3,800 hab. A mi-chemin des deux villes, grand jardin botanique. Commerce de vins.
ORPHANITESou ORPHELINS, secte de Hussites, qui, après la mort de Ziska, professant une admiration sans bornes pour sa mémoire, ne voulurent point lui donner de successeurs, et confièrent la direction des affaires à un conseil. Procope-le-Petit obtint parmi eux une influence prédominante. Les Orphanites étaient le parti h-ussite le plus fort après les Taborites. Après avoir horriblement dévasté l’A-llemagne, ils furent enfin anéantis à Lomniczeen 1434, par les Calixtins ou Hussites modérés.
ORPHEE, Orpheus, est, selon la mythologie, un chantre ou poète thrace, fils du roi OEagreet de la museCalliope, ou, suivant d’autres, d’Apollon et de Clio ; il vécut environ un siècle avant la guerre de Troie (vers 1330 av. J.-C.) , fut disciple de Linus, prit part à l'expédition des Argonautes, voyagea en Egypte, où sa femme Eurydice périt blessée au talon par un serpent , osa descendre aux enfers pour la redemander à Pluton, F obtint en effet, mais à condition qu’il ne la regarderait qu'après avoir quitté les enfers, la regarda malgré la défense, et la reperdit pour toujours. 11 revint alors en Thrace , au oays des Cicones . vécut retiré tantôt
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dans les bois île l’Hémus ou du Rhodope, tantôt dans ceux de l’Olympe , ne cessant d’exhaler sa douleur par des chants funèbres ; au son de sa voix, les animaux farouches accouraient , les arbres agitaient leurs branches en cadence. Les femmes de la Thrace tentèrent en vain de lui faire oublier ses chagrins; furieuses de ses mépris, elles le déchirèrent. Sa lyre et sa tête furent jetées dans l’Hèbre, et le flot les porta jusqu’à Lesbos. On donne Musée pour flls d’Orphée. Quelques traditions présentent Orphée comme foudroyé pour avoir révélé les mystères. — Les Grecs des temps postérieurs prétendirent qu’Orphée avait été un théologien, un hiérophante, et qu’il avait institué des mystères dans lesquels il dévoilait aux initiés des dogmes sublimes sur Dieu, le monde et la cosmogonie. Il reste, sous le titre de Poèmes orphiques , des Hymnes, des Poèmes sur la guerre des Géants, l’enlèvement de Proserpine, le deuil d’Osiris, l’expédition des Argonautes, un poème De lapidibus (sur les vertus occultes des pierres), etc. Ces ouvrages ne sont pas plus les uns que les autres d’Orphée ; ils paraissent avoir été fabriqués par les poètes et les philosophes néoplatoniciens d’Alexandrie; on attribue Y Argonautique à Onomacrile. Ils ont été plusieurs fois imprimés; la meilleure édition est celle qu’a publiée God. Hermann sous le titre d Orphica, Leipaick, 1805, in-8. — Les anciens attribuent à Orphée plusieurs découvertes; il poliça ses contemporains, leur enseigna l’astronomie, perfectionna la morale et la poésie. 11 inventa les vers hexamètres, ajouta trois cordps à .a lyre, etc. Cicéron compte 5 Orphées.
ORPlERRE,eh.-l.de c.(H.-Alp.),3(>k.S.O.deGap.
ORHERY. Voy. boyle.
ORSEOLO, nom commun à trois doges de Venise: 1° Pierre Orseolo, successeur de Candiano IV (976-978), qui se fit à la ûn de sa vie eamaldule, et mourut en 997 en odeur de sainteté; 2° Pierre Orseolo 11, doge de 991 à 1009, sous lequel Venise soumit la Dalmatie et l’Istrie; 3° Othon Orseolo, doge de 1009 à 1023 ; chassé par ses concitoyens en 1023, mort à Constantinople en 1032.
ORSINI ou LES URSINS, célèbre famille des Etats romains, était rivale de celle des Colonna , tant par la grandeur de ses possessions que comme parti politique. Elle était guelfe et soutenait en général la cause des papes et de l’indépendance italique. Le premier Orsino connu est Jordano Orsino, qui rendit comme général de grands services à la cour de Rome. Il fut fait cardinal en 1145, et envoyé comme légat près de l’empereur Conrad en 1152. — Matth. Orsino, son neveu, fut préfet de Rome en 1153. — J. Gaétan Orsino fut pape en 1277 sous le nom de Nicolas III. — Un autre Orsino fut pape en 1724 sous le nom de Benoît XIII.
ORSINI (fulvio), Fulvius Ursinus , antiquaire et philologue, flls naturel d’un commandeur de l’ordre de Malte, de l’illustre famille de ce nom, né à Rome en 1529, fut abandonné par son père, surmonta tous les obstacles que lui opposait la misère, et devint l’un des hommes les plus érudits de son temps. Ayant embrassé l’état ecclésiastique, il fut nommé bibliothécaire du cardinal Farnèse et se vit honoré des bienfaits du pape Grégoire XIII. 11 consacra toute sa fortune à la fondation d’un magnifique cabinet qu’il légua au cardinal Odoard Farnèse, neveu de son protecteur, et mourut en 1600. On a de lui des éditions des Poésies de neuf femmes qrecq. , Anv. , 1568 ; de VerriusFlaccus et Fostns, De Verborum significalione, Rome, 1580 ; Virgilius collatïorie scnpiurum grœcorum illuslralus, Anvers, 1568, ïn-8 ; Leeuwarden, 1747, in-8 (cette dernière édition est plus estimée que la première) ; Famihas romana quœ repenumur in anliquis numismaiibus , etc., Rome, 1577, in-fol.; Paris, 1663, in-fol., corrigé et augmenté ; Imagines et elogia virorum illustrium et
eruditorum ex anliquis lapidibus et numismaiibus expressa, Rome, 1579, in-fol.
ORSKAIA, fort de Russie (Orenbourg), à 60 kil. E. d’Orenbourg ; 2,000 hab. Nombreuses caravanes.
ORSOVA, nom de deux villes situées près de l’ernb. de fei Cserna dans le Danube, l’une dite Vieille-Orsova, sur la rive gauche du Danube, dans le Banat valaque, à 60 kil. S. E. de Weiss-Kirchen (entrepôt des cotons macédoniens; lazaret); l’autre, Nouvelle-Orsova, en Servie, dans une île du Danube; 2,800 h. A l’Autriche (1738-89), puisaux Turcs.
ORSOY, v.de Prusse rhén. , à 40 k. S. E.deClèves, sur la gauche du Rhin; prise par Louis XIV en 1672.
ORTA, Hortanum, v. de l’Etat de l’Eglise, à 26 k. N. E. de Viterbe, sur le Tibre. Evêché (créé en 330).
orta (lac d’), Cusiuslacus, lac des Etats sardes (Novare), à J’O. du lac Majeur; 13 kil. sur 3.
ORTEGAL(cap),lecaple plus septentrional de l’Espagne (Galicie), par 10° 14’ long. O., 43° 46’ lat. N., ainsi nommé par corruption d q N or te de Galicia (Nord de la Galice).
ORTEL1US (Abraham oeutel, vulg.), géographe, né à Anvers en 1527, mort en 1598, avait beaucoup voyagé en Europe. Il composa le premier atlas connu, sous le titre de Theairum orbis terrarum , Anvers, 1570, auquel il faut joindre le Theairi orbis terrarum parergon sive veieris geographiæ tabulas, Anvers, 1595, in-fol. On lui doit encore : Synonymia geographica , Anvers, 1578, in-4 ; ltinerarium per nonnullas Galliœ Belgicæ partes, Anvers, 1584, in-8, etc. Ces savants ouvrages eurent le succès qu'ils méritaient et valurent à leur auteur, en 1575, le titre de géographe de Philippe II, roi d’Espagne.
ORTELSP1TZE, vulg. Ortler , mont, de l’empire d’Autriche, la plus haute des Alpes Rhétiques, sur la limite du Tyrol et du roy. Lombard- Vénitien, près de Bormio ; par 46° 30’ lat. N., 8° 12’ long. E. ; 3,908 mètres. Neiges éternelles.
ORTEV1ELLE ou ORTHEV1ELLE, dite aussi Aorte , bourg de France (Landes), dans le cant. de Peyrehorade, à 24 kil. S. de Dax: 900 hab. Jadis une des quatre vicomtés des Landes. Voy. landes.
ORTI1ÈS ou ORTHEZ , Horihesium au moyen âge, ch.-l. d’arr. (Basses-Pyrénées) , près du Gave de Pau, à 40 kil. N. O. de. Pau; 7,867 hab. Très beau sel blanc, jambons (dits de Bayonne). Flanelles, teintures, tanneries, mégisserie, etc. Commerce actif. Orthez appartint d’abord aux vicomtes de Dax; elle fut ensuite la capit. du Béarn (avant Pau) sous la maison de Moncade. La reine Jeanne I»Il (d’Albret) y fonda une université calviniste. C'était le titre d’une vicomté. Aux en v. eut lieu la bataille d’Orthez (où Wellington vainquit Soult, 18141. — L’arr. d’Orthez a 7 cantons (Orthez, Arthez, Arzac, La gor, Navarreins, Salies, Sauveterre), 152 comm.. et 87,459 hab.
ORTHES (II. d’apremont, vicomte d’) , gouverneur de Bayonne sous Charles IX. Ayant reçu l’ordre d’égorger tous les Calvinistes de son gouvernement le jour de la Saint-Barthélemy (25 août 1572), il répondit au roi : «Sire, j’ai communiqué la lettre de votre majesté à la garnison et aux habitants de cette ville. Je n’y ai trouvé que de braves soldats, de bons citoyens, et pas un bourreau. »
ORTOC1DES, c.-à-d. fils d’Onok, dynastie tur^ comane du xi« siècle, qui en 1082 s’établit en Syrie et en Arménie. Mélik-Chah abandonna Jérusalem aux Ortocides ; mais ils s’en laissèrent dépouiller par les Fatimites lors de la première croisade. Les fils d’Ortok, Soliman et Il-Ghazi, avaient, à la même époque, fondé deux principautés, l’une à Mialarékin, l’autre à Marédin; ils régnèrent auani à Âlep de 1117 à 1126.
ORTONA, deux villes du roy. de Naples : 1° Ortona-a-Mare (Abruzze Cit.), à 14 kil. N. de Chieti, entre les embouchures du Sangro et de la Pescara’