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7,800 hab. ; évêché ; cathédrale remarquable ; 2° Ortona-a-Marsi (Abruzre Ult. 2e), à 44 lui. d’Aquila.
ORTYGIE, Ortygia, nom célèbre en mythologie, semble avoir été donné à plusieurs îles ou terres à cause de l’abondance des cailles ( ortyges ) qui s’y trouvaient. Délos porta ce nom. C’était aussi celui d’un îlot de la rade de Syracuse où était la fontaine d’Aréthuse (restes de Syracuse); — et d’un lieu voisin d’Ephèse, près du Cenchrius, où se reposa t, atone.
ORURO, ville de l’Amérique du Sud (Bolivie), ch.-l. de dép., à 100 kil. S. O. d’Oropesa ; 5,000 hab. Mines d’or (abandonnées auj.). — Le dép. d'Oruro est au S. de celui de La Paz et à l’E. du Pérou : 400 kil. sur 320 ; 32,000 hab. Très hauts plateaux et montagnes; on y remarque te Cerro-d’Oruro; 4.134 mètres. Climat froid, sec. Moutons, lamas. Mines d argent fort riches, d’or, d'étain, de plomb.
ORUS, dieu égyptien. Voy. horus.
ORVIÉTAN, une. prov. de l’État ecclésiastique, avait pour ch.-l. Orviéto, et est auj. comprise dans les délégations d’Orviéto et de Viterbe.
ORVIÉTO, L bbs velus ou Herbanum , ville de l’Etat ecclésiastique (Orviéto), à 35 kil. N. de Vilerbe ; 4,000 hab. Évêché , belle cathédrale gothique , palais épiscopal. Puits très profond. — Jadis ch.-l. de l’Orviétan, auj. ch.-l. de la légation d’Orviéto. C’est là que fut inventé (par Lupi) la préparation médicinale dite orviétan.
ORV1LLE ( Jacques-Philippe d’), savant , né à Amsterdam en 1696, mort en 1751, avait beaucoup voyagé, et remplit avec succès de 1732 à 1742 la chaire d’humanités à l’Athénée d’Amsterdam. Collaborateur de Burmann pour les Observaiiones miscellaneœ , il en publia 10 vol. avec ce savant, puis il continua seul ce recueil, et donna encore 12 vol. (1732-50). On lui doit de plus un voyage en Sicile intit.: Sicula , et publié par Burmann II, des éditions d’auteurs anciens, et l’écrit intit. : Critica vannus in inanes Corn. J. Pavonis (de Pauw) paleas, 1737.
ORVILLIERS (L. guillouet, comte d ) , né à Moulins en 1708, lieutenant-général en 1777 , fut chargé du commandement de l’armée navale de France, battit l’amiral anglais Keppel, près de Brest, 27 juillet 1778; mais tenta en vain d’opérer un débarquement en Angleterre; il donna alors sa démission, et quitta la France vers 1783.
ORYÇAH, contrée de l’Hindoustan. Voy. orissa.
ORZëCHOWSKI (Stan.) , Orichovius en latin, historien polonais du xvïe siècle, fut d’abord chanoine , puis se maria , fut excommunié par son évêque, mais s’amenda et fut relevé des ceusuresecclés. au synode de Petrikau. 11 assista comme nonce à la diète de 1561. Il a laissé des Annales de Poloçr.e, (lat.), des Annales du règne de Sigismond- Auguste (lat.), 1611, et une Oraison funèbre du même roi qui le fit surnommer le Démosthène de la Pologne.
ORZ1-NUOVI , ville du roy. Lombard-Vénitien, près de l’Oglio,à26 kiLS. O. de Brescia; 4,800 hab.
OSAGE, riv. des États-Unis (Missouri), naît par 36° 54’ lat. N. , coule à l’E. N. E. , puis à l’E. , se perd dans le Missouri à Jefferson après 600 kil. de cours. Elle a donné son nom à un district des États-Unis qui dépend de l’état de Missouri.
OSAGES, peuplade américaine qui fait partie de la famille Sioux-Osage, habite auj. en grande partie le district Osage par 37° lat. N., vers le confluent du Missouri et de l’Osage. Le reste de la nation habite env. 300 kil. plus à l’O. sur des affluents de l’Arkansas et fait une rude guerre aux sauvages oecidentaux.. Cette peuplade, brave et guerrière , était jadis nombreuse ; elle est auj. réduite à 7,000 individus environ. Us commencent à se civiliser et occupent, deux gros villages. —-Les Osages, sans être en 1 état d’hostilité avec les Anglo-Américains, se tiennent à leur égard dans une continuelle déüance, et les effort» des missionnaires pour les convertir n’ont
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eu que de faibles résultats. Dans les guerres de la France et de l’Angleterre, les Osages se sont toujours déclarés pour la première.
OSAKA, v. et port de l’île de Niphon, sur ia côte S. 0., une des 5 villes impériales, à 40 kil. S. O. de Mi vako ; euv. 80,000 hab. en étatde porter les armes.
0SBORNE, château de la reine d’Angleterre, dans l’île de Wiglit, sur la côte, dit la Résidence marine.
OSGA , auj. Huesca, ville d Hispanie (Tarraconaise), chez les llergètes, au N. O. de Cœsarea Augusta (auj. Saragosse). Mines d’argent.
OSCAR, fils d’Ossian. Voy. ossian.
OSCHATZ, ville murée du roy. de Saxe, à 53 kil. N. O. de Dresde; 3,400 hab. Drap, etc. Aux env., mont Culmberg , et ruines des deux vieux châteaux de Burg et d’Osterland.
OSCHERSLEBEN, ville de Prusse (Saxe), ch.-l. de cercle, à 27 kil. S. O. de Magdebourg ; 3,100 hab.
OSÉE, le premier des petits prophètes, vécut sous Osias et 6es successeurs jusqu'à Ézéchias, et mourut vers 723 av. J. -G., à plus de 80 ans. Sa prophétie se compose de 14 chapitres; elle a principalement pour objet la ruine du roy. de Jérusalem.
osée, dernier roi d'Israël, avait usurpé le trône sur Phacée, qu’il tua. 11 régna neuf ans, de 726 à 718, et fut conduit en captivité en Medie par Salmanazar avec les dix tribus.
OSERO, Apsorus , île des États autrichiens (Dalmatie), dans l’Adriatique, au S. O. de Cherso: 40 kil. sur 5;3,050 hab. Ch.-l., Lussin-Piccolo. Sur sa côte O. est la ville d’Osero. Air malsain.
OS1ANA ou SOANDA, ville de la Cappadoce septentrionale, auj. JUZGHAT.
OS1ANDER (André), théologien protestant, né en 1498 en Franconie, fut un des premiers à embrasser la réforme de Luther , dont toutefois il s’éloigna sur quelques points, eut part à la profession de foi dite Confession d'Auysbourg , et mourut à Kœnigsberg en 1552. De ses nombreux ouvrages, le plus connu est V Harmonies evanyelicœ , Bàle, 1537.
OSIAS, roi de Juda. Voy. azarias.
OS1LO, Ericenum de Ptolémée, ville de Sardaigne (Sassari), à 9 kil. de Sassari ; 5,000 hab. Piuinesd’un château-fort. Commerce.
OS1MO, Auximum , ville de l'Etat ecclésiastique (Ancône), sur le Musone, à 15 kil. S. d’Ancône; 11,700 hab. Évêché. Assez jolie cathédrale et palais épiscopal remarquable (dans ce dernier, collection d’inscriptions et de vieilles statues). Prise par Bélisaire sur les Goths, après une longue résistance.
OS1RIS, dit aussi Hysiris, Sirius, Arsaf, en égyptien Ousri et Ousirei , dieu égyptien, naquit de lui-même, eut pour femme lsis, et pour fils Or ou Horus; tous trois ensemble représentent le bon principe ou l’ensemble des influences bienfaisantes, et s’opposent au couple méchant Typhon et Nefté. Osiris eut pourtant sans le vouloir commerce avec Nefté, qui mit alors au monde Anbo ou Anubis. Osiris fut civilisateur et conquérant. Tandis qu’lsis initiait les Egyptiens à l’agriculture, il éleva Thèbes, institua des lois, établit le mariage, fit connaître l’écriture et les arts, puis il se mit en marche vers l’est et soumit tout jusqu'à la mer Erythrée et à l’Inde. Après son retour et au sein de son triomphe, Typhon lui tendit des pièges, le ût périr et | abandonna son cadavre au cours du Nil. lsis en deuil le retrouva et l’ensevelit ; mais Typhon ouvrit la tombe, coupa le corps d’Osiris en 14 morceaux et les dissémina par toute l’Égypte, lsis pourtant parvint encore à les recueillir tous, sauf un seul, et. leur donna de nouveau la sépulture. C’était une idée populaire en Egypte que l’âme d’Osiris était passée ; dans un bœuf: de là le culte rendu au bœuf Apis, qu’on croyait cire Osiris lui même. Les villes de Rusiris et d’Abydos se disputaient la gloire d’avoir le véritable tombeau d’Osiris, Les Grecs firent naître
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Oeiris de Jupiter et de Niobé, ou bieh de Saturne et de Rhéa. On l'identifie aussi avee le Soleil.
OS1SM11, peuple de la Gaule Lyonnaise 3e, avait îa mer à l’O. et au N., les Curiosolites à l’E. , les Corisopites au S. Voryanium (qui paraît être Carhaix) , en était la capitale. On retrouve leur nom au moyen âge dans Osismor, ville aujourd’hui détruite (près de Saint-Rol-de-Léon).
OSK.OL, deux villes de la Russie d' Europe (Koursk), sur la riv. d’Oskol : 1° Siaroï-Oskol (Vieille-Oskol), à 150 kil. S. E. de Koursk; 6,000 hab. ; 2° Novoï- Oskol, à 180 kil. S. E. de Koursk; 5,900 hab.
OSMA, ville d'Espagne (Soria), jadis Uxama , â 49 kil. S. O. de Soria ; 1 ,000 hab ; évêché ; antiquités romaines. — Ville très ancienne ; fut prise par Pompée. Alphonse I, roi de Léon, l’enleva en 746 aux Maures, qui la reprirent au xe siècle. Don Sanche de Garcia, comte de Castille, s’en empara en 1019,
OSMAN. Voy. othman.
OSMANL1S, nom souvent donné aux Ottomans, est tiré d’Osman ou Othman-el-Ghazy, fondateur de leur empire. Voy. utomans.
OSM1ANA, ville de Russie. Voy. ochmiana.
OSMOND (saint), fils du comte de Séez, suivit Guiliaume-le-Conquérant en Angleterre (1066), devint comte de Dorset et évêque de Salisbury ; il mourut en 1099. On lui doit une liturgie et un rituel qui furent employés dans toute l’Angleterre jusqu’au schisme. Il fut canonisé: on l’hon. le Idée.
OSMOND, noble et ancienne maison de Normandie, qui remonte au xn« siècle, a fourni un grand nombre de personnages distingués; ses chefs portaient le titre de marquis.
OSN’ARRUCK, ville du roy. de Hanovre, ch.-l. du gouv. d'Osnabruck, sur la Hase, à 116 kil. O. de Hanovre; 11,500 hab. Evêché, cathédrale, hôtel -deville. Maison d’orphelins, gymnase catholique et luthérien, société biblique; drap, tabac, papeterie, etc. On y voit quelques vestiges du château de Witikind. G est Charlemagne qui fonda l’évêché d’Osnabruck. Dans cette ville eurent lieu des conférences pour préparer la paix de Westphalie (Voy. westphalie). Sous l’empire, Osnabrück a été le ch.-l. du dép. de l'Ems supérieur.
Osnabrück (gouv. d’), division du roy. de Hanovre , comprend lancienne Frise orientale, et a pour bornes à l’O. le roy. de Hollande, au N. le gouv. d’Aurich, etc.: 6,900 kil.carr. ; 240,000 hab. Ch.-l., Osnabrück. Grains, fruits, légumes. Houille, sel, tourbières. Nombreuses toiles. 6 à 7,000 ouvriers s’en expatrient tous les ans et vont en Hollande. Ce gouv. contient le comté médiatisé de Bentheim et partie de ceux d’Aremberg et de Rheina-Wolbeck.
OSORIO (Jérôme), écrivain portugais, né à Lisbonne en 1506, mort en 1580, embrassa l’état ecclésiastique, jouit de la faveur des rois Jean et Sébastien, fut nommé évêque de Silves, s’efforça, mais sans succès, de détourner Sébastien de sa funeste expédition en Afrique (1578), et travailla à maintenir la tranquillité après la mort de ce prince. On a de lui des traités de philosophie : De nobilkaie , De yloria, De reyis insiiiuiiont , etc. ; des écrits théologiques, et une histoire fort estimée, intitulée : De rebus Emmanuel^, Lisbonne, 1571. 11 s’efforce dans tousses écrits d’imiter le style et l’abondance de Cicéron.
OSQU ES, O sci (contraction d ’Opsci pour Opisici ou Opisci ), peuple indigène de la Campanie, et qui, même après les établissements grecs, après la conquête étrusque et l’invasion samnite, forma le fond de la population du pays. Les Osques n’étaient qu’une fraction de la grande population opique qui la première habita l’Italie, et qui, réduite et séparée par les vainqueurs, prit selon les lieux les noms divers d Apuli et lupyyes , Opici et Osci, Æqui et Æquicolœ , Aurunci et Ausones. La langue osque fut une des grandes langues primitives de l’Italie ; elle
différait beaucoup du vieux latin ainsi que de î'êtrusque. L’osque, en Campanie, fut cultivé avant le latin, et ceux qui parlaient cet ’diôme eurent oe bonne heure une littérature dramatique propre. Les pièces osques, osci ludi, connues aussi sous le nom d’Atellanes, étaient des comédies très gaies, et surtout fort libres : aussi dérive-t-on obscœnus d 'opseus. Les tables eugubines présentent des restes de la langue osque ou delalangueotïlbrienne.
(LIQUIDATES, à peu près le Béarn , peuple de Gaule, en Novempopulanie au S., avait pour villes principales lieneharnurn et Iluro.
OSRÜÈNE, contrée d’Asie, bornée au N. par le Taurus, au S. et à l’E. par le Chaboras, à l'O. par l’Euphrate, fut conquise par Trajan. Depuis Caracalla jusqu’à lléraclius, elle ne cessa que rarement d’appartenir aux Romains. Au iv« siècle, elle fut comprise dans le diocèse d’Orient. Jadis elle avait formé un royaume particulier, dont les princes portaient le plus souvent le nom d’Abgar. Edesse en était la capitale.
OSSA, auj. Kissabo ou Kissovo, petite chaîne de mont, de Thessalie, en Magnésie, le long du golfe Thermaïque, est célèbre en mythologie comme îe séjour des Centaures et comme une des montagnes que les géants entassèrent pour escalader les deux. L’Olympe et l’Ossa, suivant la fable, étaient unis jadis; Hercule les sépara. Belle vallée de Tempè.
OSSAIA, village de Toscane (Florence), à 8 kil. N. E. du lac de Pérouse, à 5 kil. S. E. deCortone, tire son nom de la grande quantité d’ossements humains qu on y a découverts. C’est là sans doute qu'eut lieu la bataille de Trasimène.
OSSAT (Arnaud d’), cardinal français, né au diocèse d’Auch en 1536, parvint d’un rang très bas à 1 évêché de Rennes, fut ambassadeur d’Henri 111 et d’Henri IV à Rome, obtint pour Henri IV l’absolution pontificale, reçut en récompense l’évêché de Rayeux et le cardinalat, et mourut en 1604. Ses Lettres adressées à Villeroi (1624, in-fol., 1697, 2 vol. in-4), sont très renommées ; c’est un ouvrage classique pour les diplomates.
OSSAU (Gave d), riv. de France (Basses-Pyrénées), dans l’arr. d’Oloron, prend sa source au pic du Midi et se joint au gave d’Aspe à Oloron, après un cours de 65 kil. On donne quelquefois au pic du Midi le nom de pic d’Ossau.
OSSÉTES, peuple de la Russie caucasienne, très grossier , pillard ; habite entre le Rioni , le Térek, l’Oragva et l’Ouroup, depuis Dariel jusqu’à Kaichaour : il compte, dit-on, 10,000 guerriers. Leurs princes, leurs nobles sont très fiers. Le principal chef réside à Kazbek, et moyennant un prix fixé il protège les convois russes contre les attaques des montagnards. Il y a des Ossètes pourtant qui ne reconnaissent ni ce chef ni la domination russe.
OSSIAN, célèbre barde écossais du me siècle, eut pour père Fingal, roi de Morven, pour femme Evirallin, pour fils Oscar; il allait unir son fils à la belle Malvina, lorsqu’il le vit périr. Pour comble de maux, le vieillard perdit l’usage de la vue; Malvina restait auprès de lui , mais il eut la douleur de lui survivre et mourut le dernier de sa race. Ossian charmait ses douleurs en chantant ses faits d’armes et les malheurs de sa famille et de sescompatriotes.il reste encore beaucoup de vers sous le nom d’Ossian. Ces vers, en langue gaélique, se chantaient dans les montagnes d Ecosse, mais étaient inconnus en Angleterre. Macpherson fit connaître pour la première fois vers 1762 ces poèmes en en donnant une traduction ou imitation en prose poétique (un recueil plus complet fut édité par Smith, Edimbourg, 1780). Ces morceaux sont presque tous lyriques ou épiques. Tels <j ne les ont présentés les éditeurs, ils offrent de vraies beautés, de la grandeur, de la noblesse ; mais ils pèchent par la monotonie des images, par