‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 827 sur 1261 · PARK — 1351 — PARL · texte numérisé non relu

PARK — 1351 — PARL

et secourt* à ses derniers moments par la bergère QEnone, qu’il avait trahie et délaissée.

paris (Matthieu), chroniqueur anglais, né à la fin du xii® siècle , mort vers 1259, de l'ordre des Bénédictins, prit l’habit religieux au monastèrede Saint- Alban , fut chargé de réformer plusieurs monastères de Norwége , et jouit de la faveur du roi d’Angleterre Henri 111. On a de lui une Historia major Any lice, qui va de 1066 à 1269, publiée par Matthieu Parker, archevêque de Cantorbéry, Londres , 1571 ; c’est une des sources les plus importantes pour cette partie de l’histoire. MM. de Luynes et Huillard-Bréholles ont donné une traduction franç. de cet ouvrage, Paris, 1840-41,9 vol. in-8. Matthieu Pâris avait rédigé lui-même un abrégé de sa chronique, sous le titre d 'Hisioria minor.

paris (François de) , célèbre diacre , né à Chatillon(Seine), 1690-1727, fils d’un conseiller au parlement. Il embrassa avec ardeur le jansénisme, en appela de la bulle Unigenitus, et refusa une cure pour ne pas signer le formulaire# II consuma sa fortune en œuvres de charité, et, après s’être ruiné, se mit à fabriquer lui-même des bas pour vivre. Il abrégea ses jours par des austérités excessives et m en odeur de sainteté aux dire de ses partisans. On prétendit qu’il s’opérait des miracles sur sa tombe (au cimetière St- Médard). L’enthousiasme , l'imagination s’en mêlèrent et donnèrent naissance à des cures extraordinaires, ainsi qu’aux scènes extravagantes et scandaleuses des Convulsionnaires : enfin le gouvernement fit fermer lecimetière(17o2).L’épigrammesuiv. fut affichée à la porte du cimetière par un plaisant :

De par le roi défense a Dieu De faire miracle en ce lieu.

Carré de Montgeron a réuni en un vol. in-4 le récit des prodiges que célébraient les Jansénistes.

paris, ex-garde-du-corps du comte d’Artois , et depuis garde constitutionnel de Louis XVI, tua Lepelietier Saint- Fargeau , un des députés qui avaient voté la mort du roi, et se brûla la cervelle au moment d’être arrêté (1793).

paris-du verne y (Joseph) , célèbre financier. Par d’habiles et savantes combinaisons, il acquit, ainsi ue ses trois frères Ant.-Pâris, Pâris-la-Montagne, .-Pâris-Montmartel, une des fortunes les plus considérables du temps, dirigea de concert avec eux le fameux visa par lequel la dette de l’État , à la mort de Louis XIV, fut réduite de 2,062,000,000 à 1,653,000,000 , ainsi que d’autres opérations financières, fut le confident du duc de Bourbon, et surtout de la marquise de Prie , qui partageait avec lui l’exploitation de la feuille des bénéfices, et eut pendant quelque temps un pouvoir plus grand que celui des ministres (1723-26) ; il fit rendre l’ordonnance sur l’abolition de la mendicité (1724) ; proposa à Louis XV le mariage avec Marie Leezinska, conseilla au duc de Bourbon l’impôt du 50* , et le rétablissement du droit de joyeux avènement, mesures qui le rendirent odieux. Il fut mis à la Bastille par Fleury, 1726 , mais il sortit bientôt de prison, et il continua à être consulté par la cour. —Sou frère, P.-Montmartel, garde du trésor en 1730, puis banquier de la cour, fut fait comte de Sampigny.

PAR1SII, très petit peuple de la Lyonnaise 4e, sur les deux rives de la Sequana (Seine), avait pour ch.-l. Parisii ou Lutetia , auj. paris.

PARISIO. Voy. PARRHASius.

PARISIS, anc. petit pays de France, dans la partie centrale de l’Ile-de-France, au N. de Paris. La petite Tille deLouvresen était le ch.-l. Ce pays est auj. compris dans les dép. de Seine-et-Oise et de la Seine. PARISOT , dit le Père Norbert. Voy. Norbert.

PARISOT DE LA VALETTE. Voy. LA VALETTE.

PARK (MUNGO-). Voy. mungo-park.

PARKANI, ville de Hongrie. Voy. barkani. FAKKEK ( Matthieu ) , archevêque ungUcaa de

Cantorbéry , et un ues plus ardents partisans de la réforme, né en 1504 àNorwich, mort en 1575, fut le protégé de Cranmer, devint chapelain d’Anne de Bo leyn, de Henri VIII, puis vice-chancelier de luniver sité de Cambridge (1645), accrut encore sa faveur sous Edouard VI, futdestituéetbanuisous Marie, mais rappelé par Elisabeth, qui le nomma archevêque de Cantorbéry (1559). Il seconda la reine dans tous ses projets et se rendit odieux non seulement aux catholiques, mais même aux réformés, en voulant assujettir les ministres anglicans à certaines pratiques contre lesquelles plusieurs protestèrent. On lui doit des édit, des historiens Matthieu de Westminster, Matthieu Pâris, Thomas Walsingham, etc. — 'Un autre prélat, Samuel Parker (1640-1687), archidiacre de Cantorbéry , puis évêque d’Oxford, a beaucoup écrit sur la théologie et a laissé un fils de même nom, auteur d une Bibliolheca biblica , Oxford, 1720, 6 vol. in-4, etc.

PARKIA, ville et port de l’Archipel. Voy. paros.

PARLEMENT (des mots barbares parabolamentum , parliarnentum , colloque, pourparler), nom que l’on donnait dans l’ancien régime à des cours souveraines instituées pour administrer la justice en dernier ressort au nom du roi. 11 en existait plusieurs qui résidaient dans les principales villes du royaume, Paris, Rouen, Bordeaux, Dijon, etc., et qui furent instituées successivement. Le plus ancien et le plus important était celui de Paris. On en fait remonter l'origine à saint Louis. C’était d’abord une cour de justice ambulatoire qui suivait partout ies rois pour rendre la justice en leur nom ; Philippe-le-Bel le rendit sédentaire à Paris par une ordonnance en date du 23 mars 1302. On y adjoignit en 1420 la cour des pairs. — Le parlement de Paris recevait, ainsi que tous les autres parlements, les appels des tribunaux inférieurs, et prononçait sans appel; en outre, il connaissait des affaires où les pairs, les évêques, les chapitres, les communautés, les bailliages et les sénéchaussées étaient en cause; il devait juger les officiers de la couronne et ies maréchaux de France qui auraient prévariqué; enfin il enregistrait les lois, édits et ordonnances. Les membres des divers parlements étaient dans l’origine nommés par le roi; François 1 introduisit l’usage de vendre les charges ; elles continuèrent depuis à être vénales. — Le parlement de Paris, dont les attributions étaient d’abord toutes judiciaires, s’arrogea peu à peu des pouvoirs politiques. Souvent il refusa d’enregistrer des lois qui lui paraissaient injustes, ou bien il adressa aux rois, avant de remplir la formalité de l’enregistrement, de hardies remontrances qui devinrent l'occasion de luttes assez vives; les rois mettaient un terme à la résistance en se transportant en personne dans le parlement, et en ordonnant de faire devant eux l’enregistrement : c’est ce qu’on appelait lits de justice. Plusieurs fois aussi le parlement fut exilé : Louis XV, irrité de l’opposition de cette compagnie, la cassa en 1771 par le conseil du chancelier Maupeou, et installa à sa place, sous le nom de Conseil du roi, un nouveau corps judiciaire auquel on donna, par dérision, le surnom de parlement Maupeou ; mais Louis X VI rétablit le parlement à son avènement au trône (1774). Le parlement de Paris fut supprimé avec tous les autres par un décret de l'Assemblée Constituante ( 7 sept. 1790). Ce parlement avait tenu dopuis sa création des registres connus sous le nom d'Olim , qui sont au nombre des plus précieux monuments de notre histoire {Voy. olim). — Les parlements autres que celui de Paris furent institués dans l'ordre suivant; Toulouse, 1302; Grenoble, 1451; Bordeaux, 1462; Dijon, 1477 ; Aix, 1501; Rouen, 1499 et 1515; Rennes, 1553; Pau, 1620; Metz, 1633 ; Besançon (d’ab. à Dole), 1676; Douay, 17l3(d’ab.àTournay). — Toutparlementee composait

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d'une grand.' chambre y de chambres d'enquêtes et de chambres de requêtes. La grand’chambre avait un 1er président et neuf présidents à mortier (ainsi appelés du nom de la forme du bonnet qu’ils portaient). — Dans plusieurs pays, notamment en Angleterre, on désigne collectivement sous le nom de parlement les deux assemblées qui partagent avec le roi le pouvoir législatif. Le parlement anglais fut institué par la grande-chartre, arrachée au roi Jean en 1215 ; mais il ne se composait d’abord que des députés du clergé et de la noblesse ; les communes n’y furent introduites que sous Henri 111, en 1265, par le comte deLeicester, et ne furent constituées que sous Edouard 1. F. chambre des lords, des communes.

parlement (long-), nom donné au dernier parlement convoqué en 1640 par Charles I, roi d Angleterre. Deux ans après, ce parlement déclara la guerre au roi ; il le condamna à mort en 1 649, lorsque les Ecossais eurent livré ce malheureux prince à l’armée anglaise. Après douze années d’existence au milieu des troubles et de la guerre civile, il fut cassé en 1653 par Olivier Cromwell, qui entra dans la salle des séances, à la tête de ses soldats, et en chassa outrageusement les membres du parlement.

PARMA, riv. qui passe à Parme et tombe dans le Pô à B resel lo. Cours, 80 kil.

PARME, P arma en ital., P arma et Julia Augusta enlat., ville d ltalie, capit. du duché de Parme, Plaisance et Guastalla, sur la Parma, à 110 kil. S. E. de Milan ; 36,000 hab. Evêché. Ancienne citadelle, vieille cathédrale gothique, églises de la Madone de la Steccata, de Saint-Joseph, Saint-Roch, Saint-Jean l’Evangéliste, toutes ornées de fresques superbes ; palais ducal, bâtiment de l’université, théâtre le plus Vaste de l’Europe, mais dont on ne se sert pas; beaucoup de palais en ruine. Université, bibliothèque, galerie de peinture, jardin botanique, académie des beaux-arts, école militaire, maison d’aliénés. Aux environs, le palais Giardino et un beau pont sur le Taro. Porcelaine, soieries, chapeaux, etc. Ses laines étaient renommées chez les anciens. Parie de Mazzuoli dit le Parmesan. — Ville très ancienne ; elle fut fondée* par les Etrusques. Elle devint colonie romaine l’an 184 av. J.-C. et fut comprise dans la Gaule cispadane; sous Auguste , elle reçut le nom de Julia Augusta. Au moyen âge elle fut tour à tour guelfe et gibeline, tour à tour indépendante et soumise à de petits tyrans, ou aux villes voisines, jusqu’au moment où elle tomba au pouvoir des papes et, par suite, aux mains de la maison de Farnèse, qui en fit sa capit.

parme-plaisance-et-guastalla (duché de), partie de l’ancienne Gaule cispadane et de la Ligurie, petit état de l’Italie sept., entre le roy. Lombard- Vénitien au N., le grand-duché de Toscane au S., le duché de Modène à l’E., les états sardes à 10.: environ 80 kil. en tout sens; 508,000 hab. Ch.-l. Parme. Riv. : la Parma et le Taro. Cuivre, fer, sel, etc. Blé, maïs, bétail ; fromage estimé dit parmesan, quoique le véritable parmesan se fasse aux environs de Lodi. Quelques soieries. — Cette contrée, après a voir été, comme toute la Ligurie, longtemps indépendante, fut soumise parles Romains vers 185 av. J.-C., avec le reste de la Gaule cisalpine. A la chute de l’empire, elle reconquit pour quelque temps son indépendance, puis tomba au pouvoir des Lombards, auxquels Charlemagne l’enleva pour la donner aux papes. Elle s’érigea en république pendant les guerres des papes et des empereurs. A la chute des Hohenstaufen , elle se trouvait sous la domination des Correggio (1303); déchirée par des dissensions intestines, elle se donna à Jean de Bohême (1330), lequel la vendit aux Rossi ; mais ceux-ci ne purent b y maintenir, et Martino délia Scala en devint maître en 1335 : il la donna comme fief à ses oncles les seigneurs de Correggio , qui recouvrèrent

ainsi la puissance dont ils avaient été dépouillés (1341). Mais dès 1344, Azzon, l’un d’eux, vendit Parme à Obizzon 111 d’Este, lequel la revendit en 1346 à Lucchino Visconli, seigneur de Milan. Plaisance, dans tous ces revirements, suivit le sort de Parme. Le Parmesan et le Placentin restèrent ainsi prov. milanaises jusqu’aux guerres des Français en Italie. Jules II, au congrès de Mantoue, en rendant le duché de Milan aux Sforce, en fit détacher Parme et Plaisance en faveur du Saint-Siège (1511). François 1, en renouvelant la conquête du Milanais en 1515, annexa de nouveau les deux pays au Milanais. La paix de 1530, entre Charles et Clément Vil, les rendit au pape. Mais peu après, Paul 111 Ica céda comme fiefs (1545) à son fils naturel, Pierre-Louis Farnèse, dont le fils Octave, reconnu par Philippe il ( 1 556), devint le chef de la dynastie des Farnèse. Celleci ne s’éteignit qu’en 1731, après avoir produit aux x n* et xvii® siècles plusieurs hommes remarquables ( Voy . farnèse). L’héritière de cette maison, ELisabeth Farnèse, femme du roi d’Espagne Philippe V, fit alors donner le duché à son fils, don Carlos ou Charles; mais Charles étant devenu roi des Deux-Siciles (1735), le double duché fut cédé à l’empereur. Après la guerre de la succession d’Autriche, la paix d’Aix-la-Chapelle (1748) le donna au 2e fils d’Elisabeth Farnèse, l’infant don Philippe. Ferdinand, fils de Philippe, régna jusqu’en 1802 à Parme, et après sa mort ses états, réunis à la république française, puis à l’empire français, formèrent le dép. du Taro; ch.-l., Parme. En 1814, ce pays redevint duché souverain et fut donné, avec le duché de Guastalla, à l’archiduchesse Marie-Louise, épouse de Napoléon, qui y régna jusqu’en 1847. A sa mort, il revint à Charles-Louis, duc deLurques, issu des ducs de Parme, qui fut forcé d’abdiquer dès 1849.

Ducs de Parme et de Plaisance.

Pierre-Louis Far- bon, Charles I. 1731

nèse, 1545 Don Philippe, 1748

Octave Farnèse, 1547 Ferdinand, 1765

Alexandre Farnèse, 1586 Louis J, roi d’Etru- Reinuccel Farnèse, 1592 rie, 1802

Odoard Farnèse, 1622 Louis II, 1803-180;

Reinucce II Far- Marie-Louise, duch.

1646 de Parme, a te., 1814

François Farnèse , 1694 Chari.-Louis, Ch. IL 1847 Antoine Farnèse, 1727 Ch. III (ass. en 1854), 1849 DonCarlosdeBour- Robert 1 , 1854

PARME (Alexandre farnèse, duc de), général de Philippe II. Voy. farnèse.

parme (don Philippe, duc de), 4e fils de Philippe V, roi d’Espagne, né en 1720, épousa Elisabeth de France, fille de Louis XV, roi de France. Le traité d’Aix-la-Chapelle, qui termina en 1748 la guerre de la succession d'Autriche, lui donna les duchés de Parme, Plaisance et Guastalla. Sort administration fut paisible et heureuse. Il mourut en 1765, et eut pour successeur son fils Ferdinand.

parme (Ferdinand, infant et duc de), fils du précédent, et petit-fils de Louis XV par sa mère, né en 1751, fut élevé par Kéralio et Condillac (qui rédigea pour lui son Cours d’études). 11 succéda à son père en 1765, et régna paisiblement, laissant presque fout le pouvoir au marquis de Félino. Il eut quelquea différends avec la cour de Rome, expulsa les Jésuites (1768), eut des démêlés avec la France pendant les guerres de la république en Italie (1796), et mourut en 1802 au moment d’être dépossédé!. Après sa mort, ses états, sous le nom de dép. du Taro, augmentèrent la république française, et son fils, Louis de Parme, reçut en échange la Toscane avec le titre de roi d’Etrurie. — Voy. cambacèrès.

PARMÉNTDE, philosophe grec, de l’écore éléatique, né vers l’an 535 av. J.-C. à Elée , fut dans sa première jeunesse disciple de Xénophane, exerça les premières magistratures dans sa patrie, donna

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