‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 828 sur 1261 · PARN · texte numérisé non relu

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de sages lois à ses concitoyens, puis se retira des affaires pour se livrer à la méditation. A 65 ans, il fit avec Zénoï. d’Elée, son disciple, un voyage à Athènes pour y enseigner la philosophie. 11 mourut dans un âge avancé. Parménide professa comme Xénophane la doctrine de l'unité absolue, mais il donna une forme plus rigoureuse à ce système, que son maître n’avait fait qu’ébaucher. Distinguant deux ordres de connaissances, celles qui sont fondées sur la raison et celles que donne l'apparence , il prétendit que, selon la raison, il n’existe qu’un être unique, immuable, infini ; que la diversité, le changement, la pluralité sont impossibles ; mais il avouait que, selon l’apparence offerte aux sens, il faudrait admettre tout le contraire. En raisonnant d’après les sens, il expliquait tout par deux principes : le ciel ou le feu, le chaud; la terre ou le froid. Il avait exposé son système dans un poème intitulé : De la nature , dont il reste quelques fragments re- | cueillis par Brandis ( Corritnetnaiiones eleulicœ , Altona, 1813). Platon a donné le nom de Parménide à un dialogue où il met ce philosophe en scène.

PARMÉNION, général de Philippe et d’Alexandre, contribua au gain des batailles du Granique et d’issus, conquit Damas et la Syrie, et fut d’avis qu’ Alexandre, après ces succès, acceptât les brillantes propositions de Darius, qui offrait au roi de Macédoine la main d’une de scs filles et l’Asie jusqu’à l’Euphrate. On connaît la célèbre repartie qu’Alexandre fit alors à ce général : « J ’accepterais, disait Parménion, si j’étais Alexandre. — Et moi aussi, répondit Alexandre, si j’étais Parménion. » Après la bataille d’Arbelles, Parménion fut nommé gouverneur de Médie ; mais bientôt, Alexandre, jaloux de son pouvoir, feignit de le croire complice d’une conspiration et le fit mettre à mort, après voir déjà livré au supplice Philotas, son fils (329 av. J --G.).

PARMENTIER (Ant. -Augustin, baron), agronome, né en 1737 à Montdidier, mort en 1813, fut d’abord pharmacien à l’armée de Hanovre et à l’hôtel des Invalides ; puis, se vouant à l’étude des substances alimentaires, acclimata en France la pomme de terre, perfectionna la boulangerie, fit adopter la mouture économique, qui donne un seizième de farine en sus, décida le gouvernement à créer une école de boulangerie, multiplia ses recherches sur le maïs, la châtaigne, etc. 11 fut nommé membre de l’Institut, et obtint par ses utiles travaux l’estime publique. On lui doit un Traité sur l'art de la boulangerie , 17 78.

J. Parmentier, navigateur, né à Dieppe en 1494, découvrit l’ile de Sumatra et y mourut en 1543. On a de lui des cartes marine et des mappemondes.

PARMESAN (mazzuoli, dit le), peintre. Voy. MAZZUOLI.

PARNAHIBA, riv. du Brésil. Voy. paranahybà.

PARNASSE, Parnassus, auj. Liakoura, mont, de Phocide, à 10. de l’Hélicon, entre Amphisse et Trachine, était très haute : de sa cime on voyait Corinthe. La fable en fait la résidence principale d’Apollon et des Muses.

PARNELL (Thomas), poète anglais, né à Dublin en 1679, occupa plusieurs bénéfices ecclésiastiques, fut lié avec Pope et d’autres grands écrivains de l’Angleterre, et mourut à Chester en 1717. On a de lui -.['Ermite, poëme rempli de facilité et d’élégance, que l’on regarde comme son chef-d’œuvre ; le Conte des Fées ; une Êglogue sur la santé; Hésiode ou la Naissance de la femme ; une Vie d Homère que Pope mit en tête de sa traduction de Y Iliade, et quelques opuscules en prose. Ses Œuvres ont été imprimées à Paris en 2 vol. in— 1 2. Pope a donné un choix des poésies posthumes de Parnell, 1721, in-8.

PARNY ( Evariste- Désiré desforges, chevalier de), poète érotique français, né en 1753 .à 1 île Bourbon, mort en 1814. Il était destiné à 1 Eglise,

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et voulut mcmese faire trappiste; mais cette ferveur «e dissipa bientôt, il embrassa l’état milit., devint capit. de dragons, et accompagna comme aide-de-camp le gouvern. gén. des 1 ndes à Pondichéry . Il quitta ie ser vice dès 1786 et se retiraàFeuillancourtprèsdeMarly. Dans un voyage à Pile Bourbon en 1773, il s’était épris d’une jeune créole, Esther de Baïf, qui lui inspira ses premiers chants . U la célébra sous le nom d' Éléonore. Ruiné par la Révolut., qu’il avait cependant accueillie, il occupa un modeste emploi dans les bureaux de l’Instruct. publique (1795), puisdansles Droits réunis. En 1815 Napol. luiassura une pcns. de3,00Û fr.;mais il en j ouitbien peu. 11 avait été admisàl’Inst. dés 1803. Oa a de lui : 1° des Élégies, dontle 1er rec. paruten 1778; 2° des Lettres mêlées de vers, 3° des Chansotis madècasses , 4° les Fleurs, 5° Jamsel, 6° la Journée champêtre, 7° Isnel et Asléga, 8° les Scandinaves, 9° Goddam , 10° les Voyages de Céline, 11° des Poésies mêlées, et plusieurs pocmes anti-religieux, qui l’ont rop justement fait condamner à Rome. Parny a surtout réussi dans les genres élégiaque et érotique, et a mérité d'être nommé le Tibulle français. Il est à regretter qu’il ait trop souvent fait de son talent un usage contraire à la religion et à la morale. Les Œuvres complètes de Parny ont été réunies en 1824 à Bruxelles, 2 vol. in-8; M. Tissot a publié ses Œuvres inédites , 1826; M. Boissonade a donné ses Œuvres choisies, Paris, 1827, 1 vol. in-8.

PARQPAMlSE,auj. le Kandahar, région de l’Asie anc., entre la Bactriane au N., l’Inde à l’E., était hérissée de hautes montagnes , dites Paropamises , et n’avait que peu de villes; Orthospane et plus tard Alexandrie-la-Paropamisienne en furent jes principales. Elle fit partie de l’empire médopersan, de celui d’Alexandre, de celui de Syrie (sous les Séleucides), enfin de celui de Bactriane.

PAROPAMISES (monts) , dits aussi par les Grecs Caucase des Indes, auj. Ilindou-Khouch, chaîne de montagnes, qui a donné son nom à la région précédente. Voy. HINDOU-KHOUCH.

PAROS , auj. Paro, île de l’Archipel, une des Cyclades, entre Naxos et Délos, vis-à-vis d’Oliaros (auj. Antiparo), par 47° 3’ lat. N., 22° 51’ long. E.; 19 kil. sur 15. Sa ville principale se nommait aussi Paros (auj. Parkia ou Parecchia). Son marbre était célèbre, surtout celui du mont Marpesse. — D’abord occupée par les Phéniciens, puis peuplée parles Crétois, Paros dut être indépendante jusqu’à ce que Darius I la soumît; elle fut ensuite conquise par Athènes, et finit par êtie engloutie dans la rép. romaine sous Pompée. Patrie d’Archiloque.

PAROS (MARBRES OU CHRONIQUES DE), dits aussi MAR¬ BRES d’ARUNDEL ou d’oxFORD , suite de tables chronologiques dressées pai ordre du gouvernement d’Athènes et gravées sur des marbres. Trouvés au commencement du xvn* siècle dans l’île de Paros, vendus en 1627 par Peirese au comte d’Arundel, ces marbres furent déposés dans la bibliothèque d’Oxford. Ilscontenaientun intervalle de 1319 ans, depuis l’avénement de Cécrops jusqu’à l’archontat de Diognète (1582-263 av. J.-C.). La fin de ce précieux monument manque à partir de 1 an 354. Les marbres de Paros ont été publiés et traduits en latin par Prideaux (1676), et reproduits par Lenglet-Dufresnoy dans ses Tablettes chronologiques.

PAROY (J.-Phil. guv-legentil, marquis de), né en 1750, mort en 1824, avait inventé un procédé de stéréotypage, qu’il décrit dans son Précis sur la stèrèotypie, Paris, 1822, ainsi qu’un vernis à faïence mêlé de poudre d’or qui prMuit un bel effet.

PARQUES (les trois) , Clotho, Lachésis, Atropos, divinités des enfers chargées de filer la vie des hommes : Clotho préside à la naissance et tient le fuseau , Lachésis le tourne, Atropos coupe le fil. Ce qui est exprimé par le vers latin suivant;

Clotho c ol%m retinet, Lâchent net , et Atropos occat

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