‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 829 sur 1261 · PART · texte numérisé non relu

PART

PARR (Catherine), 6* femme de Henri VÜI, était veuve du baron Latimer lorsqu’elle épousa le roi, en 1543 ; 34 jours après la mort de Henri (1547), elle se remaria à Thomas de Seymour. Très zélée luthérienne , elle avait couru grand risque de la vie auprès du monarque, qui n’admettait de théologie orthodoxe que la sienne , et il lui fallut toute son adresse pour donner le change à Henri. Elle mourut en 1548.

parr (Thomas), du comté de Shrop, est un des plus célèbres centenaires connus. Marié à 120 ans, il mourut en 1034, âgé de 152 ans.

PARRAMATTA ou ROSE-H1LL, ville de la Nouvelle-Hollande , dans la Nouvelle-Galles du Sud et le comté de Cumberland , à 23 kil. O. N. O. de Sydney; 4,000 hab. On y remarque l’hôtel du gouverneur, une école instituée pour l’éducation et la civilisation des indigènes, et un bel observatoire. Manufacture de drap3; foire pour les bestiaux.

PARRAS, ville du Mexique (Cohahuila), à 300 kil. S. de Monclova; 7,000 hab. Beaucoup de vignes.

PARRENN1N, missionnaire. Voy. parennin.

PARRHAS1US, célèbre peintre grec, qui vivait vers 420 av. J.-C., composa, entre autres chefs-d’œuvre, un tableau allégorique représentant le Peuple d'Atk'enes, et un Méléagre et Alalante que Tibère paya plus de 600,000 sesterces. Il était le rival de Zeuxis.

parrhasius (aulus janus) , dont le vrai nom est Jean Parisio , philologue, né à Cosenza en 1470, mort en 1533, enseigna les lettres à Milan, à Rome, à Vicence , et fonda dans sa ville natale l'académie Cosentine. Henri Etienne a publié ses Œuvres , Paris , 1567. On y trouve des notes sur Plaute, Cicéron, Claudien, une dissertation curieuse De septenario dierum numéro, des lettres et quelques écrits théologiques, condamnés à Rome. — Le savant J. Leclerc a publié sous le pseudonymede Th. Pcü'rhasius un recueil de cri iique intitulé Parrhasiana.

PARROCEL, nom d’une famille de peintres français estimés. — Jos. Parroeel, de Brignoles, 1648- 1704, peignit beaucoup de batailles, notamment le Passage du Rhin de Louis XIV, fut employé par la cour, et devint membre de l’Académie de peinture ; il a laissé 48 bonnes gravures représentant des sujets tirés de la vie du Christ. — Ch. Parroeel, 1688-1792, ûls et élève du précéd., fut choisi pour peindre les conquêtes de Louis XV et a laissé aussi des gravures. — Ignace et Pierre Parroeel, neveux de Joseph, morts l’un en 1722 , l’autre en 1739, se distinguèrent également comme peintres. Le premier travailla pour le prince Eugène.

PARSDORF, village de Bavière (lsar) , à 11 kil. N. O. d’Ebersberg. Il y fut conclu une trêve entre la France et l’Autriche le 15 juillet 1800.

PARSEVAL-G RAM DM A1SON (François-Auguste), de l’Académie française , né à Paris en 1759 , mort en 1834, suivit Bonaparte en Egypte et fit partie de l’Institut du Caire. De retour en France, il ût paraître en 1804, sous le titre d ' Amours épiques, une traduction de tous les épisodes composés sur l’amour par les plus grands poètes anciens et modernes. Il travailla ensuite pendant 20 ans à son grand poème de Philippe-Auguste , qui parut en 1825. Cet ouvrage, rempli de beautés du premier ordre, est déparé par de graves défauts , et pèche surtout par le manque d’intérêt.

PARS1S ou GUÈBRES. Voy. guèbres.

PARSONS (Robert! ou PERSON, jésuite anglais/ né en 1546 , avait d’abord été protestant. 11 entra chez les Jésuites à Rome, revint en 1579 en Angleterre comme supérieur des missions catholiques, et 1 fut chargé de missions secrètes, tant en Angleterre i qu’en Espagne; il contribua puissamment, avec le caidinal Allen, à la conservation de la foi catholique en Angleterre. Il fut soupçonné d’avoir eu part à la conspiration des poudres , mais rien ne

fut prouvé contre lui. Il mourut à Rome en 1610, après avoir été pendant 23 ans supérieur du collège anglais de cette ville.

PARTANNA , ville de Sicile (Trapani), à 11 kil. N. E. de Castel- Vetrano ; 9,770 h. Mines d’argent.

PARTHENAY, ch.-l. d’arr. (Deux-Sèvres), à 50 kil. N. E. de Niort, et à 390 kil. S. O. de Paris; 4,228 hab. Salle de spectacle. Tanneries, corroieries, calrnouks, etc. Patrie d’Anne de Parlhenay et de François Delaporte, aïeul du cardinal de Richelieu. — Jadis capitale d'une seigneurie réunie à la couronne en 1422, du petit pays de Gâtine dans le H. -Poitou et du duché de la Meilleraie. — L’arr. de Parlhenay a 8 cant. (Parthenay, Airvault, Mazières, Menigoutte, Moncoutant, Saint-Loup, Secondigny, et Thénezay) , 79 communes et 65,307 hab.

PARTHENAY, illustre maison de France, issue, à ce qu’on croit, de celle de Lusignan, avant l’an 1000, se partageait en deux branches, dont la cadette est la plus célèbre. A cette dernière appartenaient : Anne de Parthenay, femme d’Antoine de Pons, comte de Marennes, morte en 1631, et qui fut un des principaux ornements de la cour de Renée de France, ülle de Louis XII, et duchesse de Ferrare. Elle avait étudié le latin et le grec, et était excellente musicienne. Elle avait embrassé le calvinisme: Th. de Bèze, sou coreligionnaire, lui attribue des connaissances en théologie. — Catherine de Parthenay, sa nièce, née en 1554. Elle contribua activement à la propagation du calvinisme. Elle épousa le baron de Pont-Kuellevé ou Kuelonec, puis le vicomte Renéde Rohan, dont elle eut le célèbre duc de Rohan. A l’âge de 74 ans, elle déploya un grand courage au siège de La Rochelle ; prise par les Catholiques, elle mourut prisonnière. Elle cultiva aussi les lettres, traduisit Isovrate, composa plusieurs élégies, et fit représenter en 1574 une tragédie intitulée Judith. — J. de Parlhenay-Larchevêque, seigneur de Soubise, son onde, remplaça le baron des Adrets comme chef des Protestants à Lyon, y soutint un siège contre le duc de Nemours, et mourut en 1566 (à 54 ans).

PARTHÉNIENS. On nomma ainsi de jeunes Lacédémoniens nés pendant la lre guerre de Messénie du commerce illégitime des femmes de Sparte (parthenoi ) avec des jeunes gens qui avaient quitté le camp momentanément, pour suppléer à l’absence des maris et empêcher que l’Etat ne périt faute de citoyens. Méprisés par leurs compatriotes, lesParlhéniens conspirèrent avec les Ilotes, furent découverts et forcés de quitter Sparte. Ils allèrent , sous la conduite de Phalante , s’établirsur la côte orientale de 1 Italie, où ils bâtirent Tarente (707 av. J. -G.).

PAR 111 EN 1US, poète grec de Nicée, fut amené esclave à Rome, vers l’an 65 av. J.-C. , et y obtint la liberté par ses talents. Il fut imité par Ovide et Virgile , et fut très goûté de Tibère. Nous n’avons de lui qu un petit écrit en prose, De amaioriis affectionibus liber , publié avec une traduction latine de Cornarius , 1531 , publié de nouveau par Heyne, Gœttingue, 1798 , in-8, et trad. en français, Paris, 1743 , sous le titre d Affections des Amants.

PAR 1 H EMUS, riv. et v. de la Turquie. V. bartin.

PAR 1 HENON, célèbre temple d’Athènes , dédié à Minerve ( Parthénos , vierge), était situé dans l’enceinte de la citadelle. Détruit par les Perses, il fut rebâti plus beau par Périclès. Sa façade était de 100 pieds grecs (d’où son nom d’ Hécuiompèdon). On y voyait la statue d’ivoire et d’or de la déesse, un des chets-d œuvre de Phidias. On admire encore auj. les ruines de cet édifice.

PAR1HENOPE, sirène qui devint éprise d’Ulysse. Dédaignée de ce prince, elle se précipita dans la mer, près du lieu où tut bâti Naples, qui dans l’origine porta le nom de Parthénope.

PARTIIENOPE ou NEAPOLIS. Voy. naples.

PARTHENOPEE, Panhçnopœus, fils de Méléaere

PARU — 3 355 — P ASC

et d’Atalante , eut part à la première guerre de Thèbes , et fut un des sept chefs qui périrent devant cstto ville.

PARTHÊNOPÉENNE (république) , nom donné un instant au roy. de Naples (non au royaume des Deux-Siciles) pendant le court espace de temps qui s’écoula depuis l’entrée de Ghampionnet à Naples, le 23 janvier 1799, jusqu’à la reprise de cette capitale r le cardinal Ruffo, le 15 mai de la même année, a république parthénopéenne n’eut jamais qu’un gouvernement provisoire de 25 membres, à la tôle duquel furent placés successivement Ghampionnet et Macdonald. Ce dernier, reconnaissant l’impossibilité de garder un pays en feu, ne songea qu’à opérer sans désastre sa retraite.

PARTHENOPOLiS, nom latinisé de magdebourg.

PARTHES (empire des), vaste empire de la Haute- Asie, fondé l’an 255 av. J.-C. par le Parthe Arsace [Voy. ce nom) aux dépens de l’empire des Séleucides, ne comprit d’abord que la Parthiène, mais ensuite il embrassa toute la Haute-Asie médo-persane, à l’E. de l’Euphrate, et à l’O. de l’empire de Bactriane. Au reste, les limites de cet état varièrent beaucoup. La Mésopotamie, la Babvlonie, la Médie, l’Atrcpatène, la Susiane, la Perside, l’ Hyrcanie, la Parétacène, les deux Carmanies en firent partie. — Les Parthes furent successivement compris dans l’empire médo-persan, dans celui d’Alexandre, et dans celui des Séleucides. Arsace, un des chefs de tribus parthes, s’assujettit les autres tribus, secoua le joug des Séleucides en 255 av. J. -G., et jeta ainsi les bases de l’empire des Parthes. Après la chute de l’empire des Séleucides, 64 av. J.-C., les Parthes devinrent limitrophes des Romains, et il y eut alors entre les deux peuples, surtout sous les empereurs, des guerres fréquentes. L’empire parthe finit en 226 et fut remplacé par celui des Sassanides. Le gouvernement des Parthes était monarchique, mais profondément féodal. Voici les noms des rois parthes, dits Arsacides, dont la chron. est fort douteuse.

Arsace, (at\ J.-C.) 255

Tiridate ou Arsace M , 254 ou Arsa-

182 ou 178

Artaban I ce 111, Phriapatius, Phraate 1, Mithridate I, Phraate II, Artaban II, Mithridate II, Mnaskirès, Sinatrokôs, Phraate III, Mithridate III, Orodes I,

Artaban III, 18

Tiridate 36

Artaban, rétabli , 36

Vardane, 44

Golarse, 47

Yononès II, 50

Vologèse I, 50

Pacorus, dit Firouz ou le Victorieux, 90

Chosroës ou K.hosrou, 107

Parthamaspatc, 1 1 6

Chosroës, rétabli , 117

Vologèse II, 121

Vologèse III, 150

Ardawan, 192

Pacorus II, 207

Vologèse IV, 209

Artaban IV, 216-226

Phraate IV,

Phraatace,(np./.-C.)4ou 9 Orodes II, 14

Vononès I, 15

PARTHIE ou PARTHIÈNE, auj. l'É. de l’Irak - Adjémi et l'O. du Khoraçan , région de l’Asie anc., entre l’Hyrcanie au N., la Carmanie déserte au S., l’Arie à l'E., la Médie à l’O., avait pour ville principale Hecatompylos. C’était un pays sauvage, sans eau, formé de steppes arides, montueux, surtout au N., vers la frontière de l’Hyrcanie. Ses habitants, grossiers et braves, étaient parfaits cavaliers : ils semblent avoir vécu en petites bandes et sous le régime de la tribu, comme les habitants actuels des khanats du Turkestan. [Voy. l’article précédent.)

PARU ou GOMPAPE , riv. du Brésil (prov. de Para), tombe dans l’Amazone à Para ; cours, 450 kil.

PARURO, ville du Pérou (Cuzco), sur un affluent de l’Apurimac, et à 23 kil. S. O. de Cuzco; 20,000 hab. Grains, bestiaux, manufactures de toiles. PARUTA (Paul), né à Venise en 1540, mort en

1598, historiographe, sénateur, membre da l’adniK nistration générale, gouverneur de Brescia, ambassadeur, enfin procurateur de Saint-Marc, a laissé entre autres écrits (en italien), une Histoire de Venise, en deux parties, 1605, in-4 , et un Traité delà perfection de la vie politique, 1579, in-4 (traduit en anglais et en français). — Phil. Paruta, de Païenne, secrétaire du sénat de Païenne, mort en 1629, était un habile antiquaire et. a beaucoup écrit. Son principal ouvrage est la Description métallique de la Sicile , Palerme, 1612, in-fol.

PARVATI, la même que bhavàni. Voy. ce mot.

PARYNAGOR , ville de l’HindousIan, dans la principauté du Sindhy, à 204 kil. S. E. d’Haïderabad. Le3 pèlerins viennent y visiter l’idole Goritcha.

PARYSATIS, femme de Darius II, favorisa la révolte de son fils Cyrus-le-Jeune contre Artaxerxe- Mnémon, frère de ce prince; après la bataille de Cunaxa (401), elle empoisonna la reine Statira, et fit périr misérablement les ennemis de Cyrus.

PAS, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), à 11 kil. E. de Doulens ; 1,000 hab. Filature de coton, huiles.

PAS-DE-CALAIS, détroit qui unit la Manche à la mer du Nord et sépare la France de l’Angleterre. Il tire son nom de la ville de Calais, placée en France sur sa côte orientale. Sa moindre largeur est de 34 kil. Les Latins le nommaient Fretum Gallicum.

pas-de-calàis (dép. du), départ, maritime de la France, sur la Manche, le Pas-de-Calais et la mer du Nord, entre les dép. du Nord au N. E., de la Somme au S. G. ; 6,556 kil. carrés; 664,654 hab. Ch.-l., Arras. Il est formé de i’anc. Artois et d’une partie de la Picardie. Petites mont, au centre; du reste, sol plat. Marbre, faux marbre, grès à paver, pierres à fusil ; houille, tourbe, terre de pipe et à potier, etc. Sol fertile, bonne culture ; peu de bois, beaucoup de pâturages ; tous les genres de céréales, légumes, fruits à cidre, graines oléagineuses. Beau bétail, chevaux estimés, piorcs, volailles. Grande industrie : huiles de colza et d’œillette ; sucre de betterave; draps, toiles, colonnades, dentelles, bonneterie ; papier, verre, faïence ; bière , eau-de-vie, etc. Commerce très actif. — Ce dép. a 6arr. (Arras, Boulogne, Montreuil, Saint-Omer, Béthune, Saint- Poî) , 43 cant., et 903 connu. ; il appartient à la 3e division militaire, a une cour impériale à Douai et un évêché à Arras.

PAS-DE-SUZE. Voy. SlIZE.

PASARGADE ou PASAGARDE, Fesa ou Pusa , ville de l’Asie anc., ivne des résidences des anciens rois de Perse, sur les confins de la Carmanie et de la Perside, ne doit point être confondue avec Persépolis. C’est là qu’avait lieu le couronnement, et qu’était la sépulture des grands rois. Pasargade avait été, dit-on, fondée par Cyrusau lieu même où il vainquit Astyage. On y voyait le tombeau de Cyrus.

PASCAL ou PASCHAL I (saint), Paschalius en latin, pape de 817 à 824, né à Rome, avait été directeur du monastère de St-Ktienne; il reçut en don de Louis-le-Débonnaire les îles de Corse et de Sardaigne, couronna Lothaire empereuren 823, et ouvrit à Rome un refuge pour les Grecs que la persécution des Iconoclastes réduisait à quitter l’Orient. L’Église le fête le 17 mai.

pascal il (Rainieri, pape sous le nom de) , né à Blède (en Toscane) , d’abord moine de Cluny, fut fait par Grégoire VII abbé de Saint-Paul extra muros , parv. à la tiare en 1099, soutint contre l’emp. Henri IV son fils Henri fV), puisse brouilla avec ce prince, qui avait violé ses engagements, et refusa de le couronner. II m. en 1118, ayant fondé plus, églises.

pascal iii (Gui de Crème, anti-pape qui prit le nom de), était cardinal lorsque le pape Adrien IV le chargea d’une négociation auprès de l’empereur Frédéric Barberousse ; il se laissa séduire par ce prince et fut nommé par lui pape, en opposition

PÀSD — 1356 — PASS

avec Alexandre III, après la mort de l’anti-pape Victor IV (1164). Il mourut misérablement 6ansaprès.

pascal (Biaise), célèbre écrivain et géomètre français, né à Clermont-Ferrand en 1623, était fils d’un premier président à la cour des aides de Clermont; il montra dès sa première enfance les plus étonnantes dispositions. Son père se chargea lui-même du soin de son éducation, et vint dans ce but s’établir à Paris. Il réunissait chez lui des savants, et le jeune Pascal, en les entendant, conçut bientôt unervive passion pour les sciences. Comme son père, dans la crainte de le fatiguer, différait de l’appliquer à la géométrie, il résolut d’étudier cette science par lui seul, et, sur la simple définition qu’il en avait entendue, il parvint à trouver, sans le secours d au- *un livre, les 32 premières propositions d’Euclide : il n’avait alors que 12 ans. Dès ce moment, on ne mit plus d’obstacles à une vocation aussi manifeste, et Pascal marqua chacun de ses pas par quelque découverte. 11 composa à 16 ans un traité des sections coniques, inventa à 18 ans une machine arithmétique qui exécutait les calculs les plus compliqués, trouva en 1654 le Triant/ le arithmétique, moyen ingénieux et facile de résoudre un grand nombre de problèmes; posa vers le môme temps les bases du calcul des probabilités, et donna en 1658 la théorie de la roulette, que nul n’avait pu trouver jusque-là. En Physique, il compléta les recherches de Torricelli, publia en 1647 ses Expériences touchant le vide, fit exécuter peu après la célèbre expérience du Puy-de-Dôme, qui mit hors de doute la pesanteur de l’air, publia en 1648 son traité de Y Equilibre des liqueurs , qui fit faire un grand pas à l’hydrostatique, imagina plusieurs applications usuelles de la mécanique, inventa la brouette nommée vinaigrette , le hoquet , et, selon quelquesuns, la presse hydraulique. Pascal s’était étroitement lié avec les chefs du parti jansénisteet il allaitsouvent les visiter à Port-Royal; il embrassa chaudement leur cause. A propos d’une censure que la Sorbonne se proposait de faire d’un écrit d’Arnauld, il publia en 1656 et 57 les fameuses Lettres Provinciales (Lettres de Louis de Montalte à un provincial de ses amis ) : il y discutait avec éloquence les questions théologiques qu’on débattait alors, et combattait la morale relâchée de plusieurs Jésuites, tantôt avec une verve comique , tantôt avec une élévation de style inconnue jusque-là, mais souvent aussi avec passion. Le livre rut condamné a Rome;il le fut même en France pari’autoritécivile. Pascal méditait un grandouvrage où ildevait rassembler toutes les preuves delà religion, mais il ne put l’achever; on n’en a que des fragments détachés, qu’on a rassemblés dans le recueil intitulé Pensées. Ces deux ouvrages ont suffi pour placer Pascal au premier rang des écrivains, et leur publication forme comme une nouvelle ère dans la langue française. Pascal avait été dès l’enfance d’une santé débile. Il passa la plus grande partie de sa vie dans les souffrances; il fut frappé en 1647 d’une espèce de paralysie qui lui ôta presque l’usage des jambes; en 1654, il faillit périr près du pont de Neuilly, les chevaux de sa voiture s’étant emportés ; depuis ce moment, il croyait, dit-on, voir sans cesse un précipice à ses côtés. 11 ne vécut plus que dans la retraite, se livrant à tous les exercices d’une piété exaltée. Il mourut eu 1662, à 39 ans. Bossui a donné une édition complète des Œuvres de Pascal, Paris, 1779, 5 vol. in-8 (réimprimée par Crapelet, 1819). On a cent fois imprimé à part les Provinciales et les Pensées. Les Provinciales , réunies pour la première fois en 1657, furent réimprimées en 1 684 à Cologne , par Nicole , sous le pseudonyme de Wendrock, avec des trad. lat., esp., et ital. Les Pensées, publiées d’abord en 1670, le furent encore en 1 687 , 2 vol. in- 1 2, avec la Vie de P. par Mrae Périer, 3a sœur; et enfin d’après les mss., par Pr. Faugère, 1844. ’1 en avait pavu en 1776 une édition peu

fidèle, avec des notes de Voltaire et un Eloge par Condorcet, Les Pensées avaient été altérées par les premiers éditeurs ; M. Cousin a signalé ces altérations 0842).

PASCH1US (George), né à Dantzick en 1661,, professeur de morale et de théologie à Kiel, où il mourut en 1707. On a de lui : Traclatus de novis invenlis, quorum accuratiori cultui facem prcelulil antiquitas , Leipsick, 1700, in-4, ouvrage savant et recherché; De Jiciis rebuspublicis, 1705, in-4; De variis modis moralia tractandi, 1707, in-4.

PAS-DE-CALAIS. Voy. pas.

PASEWALK, ville des États prussiens (Poméranie), à 29 kil. S. d’Uckermunde ; 4,900 hab. Draps. Combat entre les Prussiens et les Suédois, 1760.

PAS1NELLI (Laurent), peintre d’histoire, né à Bologne en 1629, mort en 1700. 11 est plein de feu et d’originalité; mais il offre un peu trop d’affectation et de luxe dans le vêtement et les accessoires. On admire sa Descente du Christ aux Limbes, et son Coriolan. Il a aussi gravé à l’eau forte.

PASIPHAÉ, fille d'Apollon et de la nymphe Perséide, fut femme de Minos, dont elle eut un fils, Androgée, et deux filles, Ariadne et Phèdre. Selon la fable, elle eut avec un beau taureau un commerce monstrueux d’où provint le Minotaure. Il est à croire que ce taureau n’était autre qu’un général de Minos nommé Taurus.

PAS1TANO, ville du roy. de Naples (Principauté Citér.), à 28 kil. S. O. de Salerne ; 4,000 hab. Patrie de Flavio Gioja, inventeur de la boussole.

PASITÈLE, sculpteur grec qui s’établit à Rome vers 169 av. J.-C., mourut, dit-on, déchiré dans le cirque par une panthère, au moment où il s’occupait de modeler un lion. Il avait écrit sur les plus beaux monuments de son temps un traité en 5 liv.

PAS1THËE, fille de Jupiter et d’Eurynome, était la première des Grâces. Ce nom est aussi donné à Cybèle considérée comme mère de tous les dieux.

PASIT1GRIS, nom donné par les anciens aux deux bouches les plus orientales de l’Euphrate comme représentant plus particulièrement le Tigre, qui se joint un peu plus haut à l’Euphrate.

PASMAN, petite île des Etats autrichiens, dans l’Adriatique, par 12° 57’ long. E., 43° 57’ lat. N.

PASQUALIS (Martinez). Voy. martinez.

PASQU1ER (Etienne), jurisconsulte, naquit à Paris en 1529, étudia sous Cujas à Toulouse, sous Marianus Socin à Bologne, fut reçu avocat en 1549; resta obscur plusieurs années, mais se fit tout à coup une réputation immense en plaidant pour FUmversité contre les Jésuites, qu’il maltraita fort dans son plaidoyer, sans toutefois faire prononcer contre eux l’arrêt qu’il provoquait (1564), suivit à Poitiers en 1579 la commission du parlement qui alla y tenir les grands jours, fut nommé par Henri 111 avocatgénéral à la Chambre des Comptes (1585), fut député aux états-généraux de Blois en 1588, suivit Henri III à Tours, et eut encore après 1595 de violents démêlés avec les Jésuites. Il mourut en 1615. Ses principaux ouvrages sont ses Recherches sur la France, le Pourparler des Princes, des Poésies lat. et fratiç., de? Lettres. Il estquelquef. obscène ou impie.

PASQC1N, torse d’une statue antique de gladiateur qui se voit encore aujourd’hui à Rome au coin du palais des Orsini: le peuple l’a depuis longtempî choisi pour y attacher toutes sortes d'épigrammes et de pamphlets contre le gouvernement papal ; ces écrits se nomment de là Pasquinudes. En face de cette statue s’en trouve une autre que l’on nomme Marforio, et qui sert souvent, dans les pamphlets, d’interlocuteur à Pasquin.

PASSAGE (le), ville et port d’Espagne (Bilbao), à 8 kil. N. E. de Saint-Sébastien; 1,250 hab. Canal. Construction de vaisseaux de ligne ou autres. Ce port, d’où sortirent autrefois les plus grandes flottes de l’Espagne, est auj. à demi ensablé.

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