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PASSAIS, ch.-l. de cant. (Orne), à 13 kil. S. O. de Dom front ; 2,350 hab.
PASSARIANO. Voy. pàsseriano.
PASSARO (cap), Pachynum prom., pointe S. E. de la Sicile, où l’amiral Byng défit les Esp. en 1718; près de là est une petite île avec un château-fort.
PASSAROUANG, grande ville de l’île de Java, à 670 kil. S. E. de Batavia; ch.-l. d’une prov. de même nom, située au S. E. de la prov. de Sourabaya, et à l’E. de celle de Besaki. Au N. elle est baignée par le détroit de Madura et au S. par l’Océan Indien; 110,000 bab.
PASSAROYITZ , ville de Servie, près de la Morava, à 23 kil. E. de Sémendrie. 11 y fut conclu un célèbre traité de paix en 1718: la Turquie cédait à l’Autriche Belgrade, Temesvar, la Yalachie jusqu’à TAluta , ainsi qu’une partie de la Servie ; Yenise gardait quelques places en Turquie.
PASSAU, Patavia en latin moderne, Iîatava castra des anciens ( Bœodurum suivant quelques-uns), ville de Bavière, sur le Danube, à l’endroit où il reçoit l’Ilz et l’Inn, à 260 kil. N. E. de Munich ; 9,000 hab. Evêché (jadis souverain). La ville est divisée en 4 parties (Passau, llzstadt, Innstadt, Anger). Lycée, séminaire, etc. Construction de bateaux, porcelaine, papier, tabac, tréfileries, etc. — A Passau fut conclu, en 1552, l’acte préliminaire de la paix de religion d’Augsbourg. Cette ville fut brûlée en 1652 et souffrit beaucoup des malheurs de la guerre, de 1800 à 1809.
passau (évêché de), étal d’Empire, dans le cercle de Bavière, entre la Bavière, la Bohême et l’Autriche. L’évêché date de 737 , époque à laquelle l’archevêque de Lorch, Vivilon, y vint chercher un refuge; aussi, les évêques de Passau prennent-ils le titre d’archevêques de Lorch et de Passau; ils obtinrent du pape (1728-1732) d’être exempts de la suprématie de l’archevêque de Salzbourg. Peu à peu l’évêque de Passau aequit la suprématie territoriale , mais son territoire demeura toujours fort petit. 11 fut sécularisé en 1803; il appartient auj. à la Bavière.
PASSEMANT (Claude-Siméon), mécanicien, né à Paris en 02, mort en 1769, était d’abord marchand mercier; il abandonna le comptoir pour se vouer exclusivement à l’astronomie et à la mécanique, imagina une pendule astronomique, un grand miroir ardent, deux globes, l’un terrestre et l’autre céleste, tournant sur eux-mêmes, enûn des moyens pour amener facilement les vaisseaux à Paris.
PASSERAT (J.), poète latin moderne, né en 1534 à Troyes, mort en 1602, étudia le droit sous Cujas, obtint à la mort de Ramus la chaire d’éloquence au Collège Royal, et fit la plus grande partie des vers (français) qu’on trouve dans la Satire Ménippée. Mais c’est principalement par ses œuvres latines qu’il s’est acquis du renom. Elles consistent surtout en petits poèmes et en poésies fugitives. On a un recueil des œuvres poétiques latines de Passerat, Paris, 1597, in-8, sous le titre de Kalendœ januariœ , et un autre de ses poésies françaises, Paris, 1606, in-8. On a donné sous le nom de Passerat une édition en huit langues du Dictionnaire de Calepin, Genève, 1609, réimprimée à Leyde en 1654, par Commelin et Schrevelius. De Guerrois a donné sa Vie, Paris, 1856.
PASSERI (J .-B.), antiquaire, originaire de Pesaro, né en 1694, mort en 1780, fut vicaire-général de Pesaro, auditeur de la Rote, protonotaire apostolique, antiquaire du grand-duc de Toscane, et forma chez lui un riche musée. Il a laissé : Lucernœ Jictiles musœi Passeri , Pesaro, 1739-51, 3 vol. in-fol.; Piclurœ Etruscorum in vasculis , Rome, 1767-75, 3 vol. in-fol., 300 planches; Novus thésaurus gemmarum veterum, Rome, 1781-83, 3 vol. in-fol. — Un autre J.-B. Passeri, amateur de poésie et de peinture, 1610-1679, a laissé des Vies des peintres, sculpteurs et architectes de Rome de 1641 à
1673, Rome, 1772, in-4. — Son neveu, Joseph Passeri né à Rome en 1654, mort en 1715, a produit de bons tableaux et de belles fresques.
PASSERIANO, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 8 kil. N. E. de Campo-Formio ; 3,000 hab. Elle avait donné son nom à un dép. du roy. d’Italie qui avait pour ch.-l. Udine.
PASSERO (cap), au S. E. de la Sicile. Voy. pàssaro.
PASSERONI (J .-Charles) , poète italien, né en 1713 à Lantosca (comté de Nice), mort en 1802, était dans les ordres. 11 suivit à Rome et à Cologne le nonce Lucini, refusa de s’engager dans la carrière des hauts emplois et devint membre de l’Institut de la république cisalpine. Ses poésies, qui appartiennent au genre satirique ou au genre burlesque, sont pleines de verve, de comique et d’originalité, surtout son Cicerone, en 34 chants, Venise, 1750,
2 vol. in-8, ou Milan, 1768, 6 vol. in-8.
PASS1GNANO (Domenico presle, dit el), natif de Passignano, près de Pérouse, peintre, né en 1560, mort en 1638, fut élève de Naldini, puis de Zuccaro, devint premier maître de l’Académie de dessin à Florence, et se distingua par sa rare facilité. Son Martyre de Santa-Reparata fut fait en huit jours, son Saint-Jean Gualbert en dix-huit heures et de nuit. On cite encore parmi ses chefs-d’œuvre sa Présentation de la Vierge. Urbain VIII travestissait son nom en Passa-ognuno (surpasse-tous).
PASSION. On désigne sous ce nom les souffrances qu’endura Jésus pour la rédemption du genre humain, depuis la dernière cène jusqu’au moment de sa mort. Les Chrétiens célèbrent la commémoration de ce grand sacrifice pendant la semaine qui précède Pâques, et surtout le Vendredi saint, jour de la mort du Sauveur.
passion (confrères de la), société qui se forma sous le règne de Charles VI pour jouer des mystères ou pièces de théâtre où l’on représentait des sujets de piété, et le plus souvent la Passion de J.-C. Elle s’établit à Paris en 1402 prèsde l’emplacement de la porte Saint-Denis, dans le couvent de la Trinité. En 1545, elle acheta le terrain de l’hôtel de Bourgogne et y construisit un théâtre ; mais il fut défendu aux acteurs d’y jouer deg mystères.
PASSIONEI (Domenico), cardinal, né en 1682 à Fossombrone, fut légat à Utrecht (1712), à Bade (1714), nonce en Suisse et archevêque d’Ephèse (1721), nonce à Vienne (1730), reçut le chapeau en 1738, devint conservateur de la bibliothèque du Vatican (1755), et mourut à Frascati en 1761. Il avait formé à Frascati un riche musée d’antiquités. Il était associé étranger de l’Académie des Inscriptions. On lui doit des lettres, quelques discours; il eut part à la révision du Liber diurnus ponlificum , et forma un grand recueil d’ Inscriptions antiques, publié à Lucques, 1765, par Fontanini.
PASSIR, ville de l’île de Bornéo, capit. du roy. de Passir, par 113° 35’ long. E., et 1* 52’ lat. N. Pont en bois, palais du sultan ; commerce jadis très grand. — Le roy. de Passir est entre ceux de Banjermassing et de Cotti-Lama; 200 kil. sur 150. Sol fertile (sagou, riz, poivre, etc.) ; musc, camphre, aloès ; poudre d’or.
PASSWAN-OGLOU (Osman), fameux rebelle turc, né en 1758 à Widdin, s’enfuit dans les montagnes à la mort de son père, Passwan-Omar-Aga, que le grand-visir avait fait décapiter à cause de ses richesses et de son crédit; il y fit la guerre en partisan, prit Widdin, se soutint opiniâtrément plusieurs années contre toutes les forces envoyées pour l’anéantir, signa avec la Porte plusieurs traités qu’il rompit bientôt, et finit par obtenir avec son pardon le sandjakat de Widdin (1793), qu’il gouverna à peu près en souverain jusqu’à sa mort, en 1807.
PASSY, bourg du dép. de la Seine, contigu aux murs de Paris à l’O., et à 5 kil. S. de Neuilly; 6,000