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propres } les principales ont 40 de large, et il en est une de 60 œ. Dans l’autre ville, les rues sont généralement moins belles. Le King-tchmg est lui-même formé comme de trois villes renfermées l’une dans l'autre, et ayant chacune son enceinte. La plus intérieure est le Tsu-kin-tching , palais impérial, très vaste, et qui a près de 4 kil. ie tour, muni de murs crénelés et de fossés, formé d’une infinité de cours et de corps de logis divers, parmi lesquels l’appartement spécial de l’empereur et le Taï-ho-tian,où. l'empereur reçoit les grands et les ambassadeurs; un immense jardin est annexé à ce palais. Dans la ville intermédiaire du King-tching, dite Houang - tching ou palais extérieur, se voient des jardins plus grands encore, avec des lacs artificiels, le beau temple de Foé, le temple mongol de Soung-tchou-zu, les cinq collines artificielles, parmi lesquelles la Montagne resplendissante , où se pendit Hoai-tsoung, le dernier des Ming, puis des palais de mandarins, et le pont de jaspe noir représentant un dragon dont les pieds forment les piles. Le temple du Ciel ou Thian-han , le temple de l’inventeur de l'agriculture, la Salle- Ronde, le palais de Retraite et de Pénitence, sont les monuments les plus remarquables de Laotching. A Pé-kin^ siègent toutes les administrations supérieures de 1 empire, les grandes cours de justice, le tribunal d’histoire et de littérature, qui examine les lettrés. On y trouve le Collège impérial, l’Observatoire, bâti en 1279, ia Bibliothèque impériale, la plus vaste qui soit hors de l’Europe, l’Imprimerie du gouvernement, de riches cabinets d'histoire naturelle. Aux environs de Pé-king est Yuanming-yuen, ou le jardin rond resplendissant, résidence impériale d’été. — Les Chinois placent l’origine de Pé-king entre 1200 et 1100 av. J.-C., mais il est de fait que la ville impériale au moins (le Kingtching ou Cambalou) ne fut bâtie que vers 1267 ap. J.-C. par Koubl aï-khan. Pé-king est, comme toute la Chine, au pouvoir des Mandchoux depuis 1644.
PELAGE, nommé d’abord en celte Morgan, c.-à-d. maritime, fameux hérésiarque du ve siècle , né dans la Gr.-Bretagne, se fit moine, vint à Rome, y futami de St. Augustin et autres illustres personnages, mais bientôt il donna dans les discussions métaphysiques auxquelles l'Orient était en proie, et en vint à formuler sur la grâce et la liberté des doctrines contraires à la foi. 11 prétendait que l’homme peut, par son seul libre arbitre, s’abstenir du péché, niait la nécessité de la grâce, le péché originel, la damnation des enfants morts sans baptême. Trois conciles (ceux de Carthage, 4 16 et 4 17 , et celui d’Antioche, 424) condamnèrent ce système, que le concile œcuménique d’Ephèse acheva de terrasser (431), en dépit des correctifs que Pélage inséra dans ses apologies captieuses. On croit qu’il mourut vers 432 ; mais son hérésie, connue sous le nom de Pélagianisme, subsista jusqu’au vie siècle. Elle fut surtout combattue par saint Augustin. L’histoire du Pélagianisme a été écrite par Vossius, Noris et Patouillet.
FÉlage i, pape, successeur de Vigile, régna de 555 à 559. Il fit commencer à Rome l’église de Saint-Philippe et Saint-Jacques.
pélage il, successeur de Benoîtl, pape de 578 à 590, tenta sans grand succès d’étouffer en lstrie le schisme dit des Trois chapitres ,
pélage , roi des Asturies, fut le chef des Goths et Chrétiens fidèles qui, après la bataille de Xérès (711) et la mort présumée du roi Rodrigue, se réfugièrent dans les mont, de la Cantabrie ; il y resta trois ans, ignoré des vainqueurs, en sortit brusquement, battit les Maures à Cavadonga (718), et prit alors le titre de roi. Il remporta encore depuis divers av¥1^a8es» et mourut en 737. Il fonda Oviédo.
nm^£FâSAJÇ£UJî,le 8rec* V°y- PÉLASGES.
PELAGIANISME, \oy. pélage.
PÉLAGIE (sainte), née dans le Ve siècle, avait été comédienne à Antioche ; elle se fit religieuse et se retira Bur la montagne des Oliviers à Jérusalem, où elle vécut dans la pénitence. On Plion. le 8 juin. — Uneautre Ste P., aussi d’Antioche, se précipita du haut d’un toit poursauversa chasteté, 311. On l’h. Ie9 juin.
PELAGONIE, canton de la Macédoine, au N.; — canton de Thessaiie où étaient les villes d’Azor, Pythium et Doliques. Ces deux cantons tiraient leur nom dés Pélasges, leurs anciens habitants.
PÉLASGES ou PELASGUES, Pelasgi, habitants primitifs de la Grèce et de l’Italie, paraissent appartenir à la race indo-germanique. On ne sait s’ils partirent de l’Orient pour l’Europe avant ou après les Celtes, les Ibères, les Germains et les Slaves. Arrivés au Danube, les uns franchirent ce fleuve, les autres remontèrent le long de la Save, qui les conduisit dans l’Italie septent. De là deux branches de Pélasges : l’une orientale, en Grèce ; l’autre occidentale, en Italie. Les Pélasges étaient en Grèce au plus tard en 1900 av. J.-C., en Italie en 1600 ou peut-être plus tôt. On ne sait si les Hyantes, les Aones, les Telchines de la Grèce, les Aborigènes et '.es Sabins de lTtaiie étaient plu3 anciens que les Pélasges, ou s’ils n’étaient que les fractions les plus anciennes de la grande masse pélasgique. Les Pélasges orientaux, entrant en Grèce par le Nord, peuplèrent d’abord la Thrace et la Macédoine, puis î'IIlyrie, l’Epire, la Thessaiie, et enfin la Grèce propre et le Péloponèse ; de la Thrace diverse» tribus passèrent en Asie Mineure ( Thyni , Mysi, Phry g es ou Erigés , etc) ; les Troyens étaient aussi Pélasges ainsi que les Méoniens ou premiers habitant» de la Lydie. En Italie, les Pélasges ont eu le» noms de Tyrrhènes, de Sicules et Sicanes, d ’Opiques, Eques, Apuli ou Iapyges, enfin de Peligni, Presque partout les Pélasges, au bout d’un certain temps, furent vaincus, chassés ou réduits à un état d’infériorité. En Grèce, la race dorienne déposséda les Pélasges, qui ne conservèrent que l’Arcadie dans le Péloponèse, la Pélasgiotide en Thessaiie, l’Epire, et la Pélagonie en Macédoine. En Italie, on voit ceux de l’Etrurie dominés par les Rasena, auxquels on donne quelquefois à tort le nom de Tyrrhènes, refoulés vers les côtes, puis de plus en plus au 6ud, jusqu’à ce qu’ils passent en Sicile, où ils sont connus sous les noms de Sicules ou Sicanes ; plus tard, les Grecs, en s’établissant dans l’Italie méridionale, qui prit d’eux le nom de Grande-Grèce, leur enlevèrent leurs plus belles provinces. Des Pélasges qui survécurent à toutes ces révolutions, les uns formaient une masse d’esclaves ou serfs attachés à la glèbe (comme les Hiioies, les Pénestes, etc.); les autres se condensaient dans un coin du pays qu’ils avaient jadis possédé en entier, ou se réfugiaient dans ies montagnes d où ils s’élançaient souvent sur la plaine en pillards ( Peligni , Messapii , etc.) ; quelquesuns émigraient et cherchaient une nouvelle patrie, surtout dans des îles; ainsi Lemnos, la Samothrace, la Sardaigne se remplirent de Pélasges. Les Pélasges étaient fort barbares ; cependant beaucoup de leurs tribus étaient en voie de civilisation, lorsque les Doriens et les Rasena les assujettirent. La métallurgie, 1 architecture, la poésie leur étaient familières. La construction cyclopéenne ou par blocs non équarris caractérise lépoque pélasgique : il en reste dénormes et superbes vestiges en Grèce, mais surtout en Etrurie. Le gouvernement étaitdè plus souvent monarchique et sacerdotal. Le culte était une espèce de fétichisme combiné dans quelques endroits avec des dieux orientaux (Cabires , Tritopators et Dioscures); les autres dieux étaient les Pénates, les Titans et les Géants, Janus, Saturne, Oger», Cérès. Après le triomphe des Doriens, ces dieux furent refoulés au second rang ou devinrent l’objet de mjstères.
PÉL1 — 1367 — P£LL
PÊLASGIOTIDE, contrée de laThessalie,auN. E., entre la Perrhébie au N., la Thessaliotide au S., était bornée auN.E. DarlePénéeetlemont Olympe. Elle était surtout habitée par des Pélasges.
PELASGIQUE (golfe), Pelasgicus sinus, auj. golfe de Volo, golfe de la mer Egée (Thessalie), entre la pointe N.del’îled’Eubée, laPhthiotideet la Magnésie, i PÉLASGUS, nom commun à cinq ou six rois fabuleux de la vieille Grèce. Les plus célèbres sont : un roi d’Arcadie, civilisateur de cette région toute pélasgique, et père de Lycaon; et le 3e roi d’Argos, dit indifféremment Argus ou Pélasgus , fils et successeur de Phoronée au xixe s. av. J.-C. , et père de Ciiasus qui lui succéda.
PELEE, P eleus, roi de la Phthiotide (en Thessalie) et d'Iolcos *tait fils d’Eaque et frère de Télamon et Phocus. Ayant tué ce dernier par mégarde il s’expatria et vint à la cour d’Eurytion, roi de Phthiotide, dont il épousa la fille. 11 eut encore le malheur de tuer sans le savoir Eurytion à la chasse de Calydon, et illui fallut subii un nouvel exil. Reçu à Iolcos, il inspira de l’amour à la reine Créthéis, et comme il dédaigna cet amour coupable, il se vit calomnié par la princesse auprès d’Acaste, son époux. Celui-ci le fit pendre dans un bois; mais Pélée trouva moyen de rompre ses liens, tua Acaste et sa femme et Be fit roi d’Iolcos. A la mort de sa première femme, il épousa Thétis et en eut Achille, dont il confia l’éducation au centaure Chiron, et qu’il vit, à son grand regret, partir pour Troie. Pendant l’absence d’Achille, il eut près de lui Déidamie et Néoptolème, la femme et le fils du héros. Les fils d’Acaste le détrônèrent, et Néoptolème ne put le rétablir à Iolcos.
PELEW ou PALAOS, archipel du Grand-Océan, à l’O. des îles Carolines, entre 6° 63’-8° 9’ lat. N., ar 132° 20’ long. E. , se compose d’environ dixuit îles très peuplées et très fertiles en ignames, cocos, arec, oranges, citrons, bananes, canne à sucre, bois de construction et d’ébénisterie. Les indigènes sont doux, bien faits et assez industrieux. Leur langage dérive du malais. — Primitivement visitées par les Espagnols, ces îles ne furent guère connues que depuis la fin du dernier siècle.
PELHAM (H.), ministre anglais, frère du duc de Newcastle, entra en 1724 au cabinet, fut ministre de la guerre, premier lord de la trésorerie, chancelier de l’échiquier. 11 améliora le crédit national et le commerce, réduisit le 4 pour cent à 3 pour cent, et mourut en place, 1754.
PÉLIAS, roi d’Iolcos, devait le jour au commerce adultère de Tyro avec Neptune. 11 fut exposé lors de sa naissance et sauvé par des bergers. Quand Gréthée, mari de Tyro, fut mort, il ravit le trône d’Iolcos à Eson, l’héritier légitime et son frère de mère, puis fit périr la femme et les fils de ce prince, sauf Jason qui s’esquiva. Il donna plus tard à ce jeune héros l’idée de l’expédition des Argonautes, espérant bien qu’il y périrait; mais au retour de Jason, il expia ses crimes par une mort affreuse : ses quatre filles avaient prié Médée de le rajeunir, et celle-ci , feignant d’v consentir , leur avait dit que préalablement il fallait que tout le vieux sang sortît des veines de leur père; ses filles crédules l’égorgèrent, mais Médée ne le ressuscita pas.
PÉLIGNIENS, Peligni, petit peuple de l’Italie anc. (Samnium), habitait à l’E. des Marses, au-dessus du Picénum et près de la mer. Villes principales, Corfinium et Sulmo . Il était de race pélasgique.
PÊL10N, Petra, mont, de Thessalie, en Magnésie, au S., n’était qu’un prolongement de l’Olympe et formait un cap. La fable en fait une des montagnes que les Géants entassèrent pour escalader le ciel.
PÉL1SSANE, bourg de France (Bouches-du- Rhône), à 26 kil. N. 0. d’Aix ; 2.261 hab. Patrie du poète Esménard.
PELISSON. Voy. pellisson.
PELLA , auj. Palaiisia , ville de Macédoine, dans l’Emathie, sur le Ludius, devint sous Philippe 1& capitale du royaume. Alexandre-le-Grand y naquit.
PELLEGRÏN (Simon-Jos.), abbé, né à Marseille en 1663, mort en 1745 , fut d’abord moine servile, puis aumônier de vaisseau, et enfin homme de lettres. Il ouvrit à Paris un bureau d’épigrammes, de madrigaux , et autres pièces , qu’il vendait à tout venant , fit des opéras-comiques , des tragédies , des cantiques spirituels , une trad. en vers des Odes d’ Horace, Paris, 1715, 2 vol. in-1 2; etc. Ses meilleures pièces sont; le JSouveait-Monde , comédie, 1723; Jephté, opér.,1732, Pélopée, trag., 1733. On a de lui:
L,e matin catholique et le soir idolâtre,
11 dîne de l’autel et soupe du théâtre.
PELLEGR1NI (pellegrino tibaldo de), ou simplement tibaldi , peintre et architecte , né en 1527, dans le Milanais, mort en 1592, résida d’abord à Bologne, où il fit plusieurs de ses plus beaux tableaux, devint ingénieur en chef du duché de Milan, puis fut appelé en Espagne par Philippe II, y éleva de beaux édifices, peignit le cloître et la bibliothèque de l’Escurial , et exerça beaucoup d’influence sur le goût espagnol. Il mourut à Modène. — Son frère, Dominique Pellegrini Tibaldi, fut comme lui peintre et architecte — Camille Pellegrini, né à Capoue en 1598, mort en 1663, est auteur de 1 Historia principum longobardicorum , Naple», 1651, in-4; c’est un des savants qui ont le mieux éclairci le moyen âge de l’Italie.
pellegrini , célèbre chanteur italien , né vera 1780 , mort en 1832 , entra au Théâtre Italien de Paris, où il remplit pendant dix ans (1815-25) les rôles de premier bouffe, et fut ensuite professeur au Conservatoire de musique.
PELLEGRINO DI SAN-DAN1ELLO ( Martin d’udine, plus connu sou3 le nom de), peintre du xvr siècle, vécut à la cour d’Alphonse d’Este , duc de Ferrare , et mourut en 1546. On a de lui, entre autres compositions , une Madone assise entre les quatre vierges d’Aquilee , et divers sujets tirés de la Vie de J.-C. — Un autre Pellegrino, de Modène, fut élève de Raphaël , et fit pendant la vie de ce grand peintre quelques tableaux qui ornent divers monuments de Rome. Il revint à Modène après la mort de son maître , et y mourut en 1523. Son principal ouvrage est une Nativité de J.-C., qui se voit à Rome.
PELLEGRUE, ch.-l. de cant. (Gironde), à 19 kil. N. E. de la Réole : 1,600 hab.
PELLER1N (Jos.) , antiquaire, né en 1684 à Marly-le-Roy , mort à Paris en 1782 dans sa 99e année, forma le plus beau cabinet de médailles (32,000) qu’ait possédé un particulier, et le vendit 300,000 fr. à Louis XVI.
PELLERIN (le), ch.-l. de cant. (Loire-Inférieure), à 23 kil. S. E. de Paimbœuf; 1,800 hab. Port.
PELLETAN (Phil.) , chirurgien , né à Paris en 1752, mort en 1829, membre de l’Institut, succéda à Desault comme chirurgien en chef de l’Hôtel- Dieu, et fut professeur à l’École de Médecine. Il a publié une Clinique chirurgicale , Paris, 3 vol., 1810.
PELLETIER (Bertrand) , pharmacien et chimiste, né à Bayonne en 1761, mort en 1797, devint membre de 1 Académie des Sciences en 1791. Il avança surtout la chimie pneumatique, la métallurgie et la chimie appliquée aux arts. Ses écrits ont été réunis en 1798, sous le titre de Mémoires et Observations de chimie , par le Dr SédUlot , son beau-frère. — Pour son fils, Joseph Pelletier, Voy. le Supplément.
PELLEVÊ (Nicolas de), cardinal, archevêque de Reims , né au château de Jouv en 1518, assista au concile de Trente comme député de l’Eglise de France, et parla contre les libertés du clergé français qu’il était chargé de défendre ; il reçut du pape en
PELO — 1368 — PELU
récompense la pourpre romaine. Le cardinal de Pellevé fut un des plus ardents chefs de ligueurs ; il mourut en 1594, en apprenant qu’Henri 1\ était entré dans Paris. 11 est tourné en ridicule dans la Satire Ménippée.
PELLEW (Edouard). Voy. exmouth (lord) .
PELLISSON (Paul), né à Béziers en 1624, mort en 1693, d’abord avocat à Castres , devint premier commis de Fouquet, et fut nommé conseiller d’état en 1660. Il partagea la disgrâce de Fouquet, fut incarcéré à la Bastille en 1661 , s’honora en composant trois Mémoires en faveur de son ancien protecteur, et ne sortit de prison qu’au bout de cinq ans. Il rentra aepuis en grâce, fut nommé historiographe, avec une pension de 6,000 fr., et fut admis à l’Académie française. Né protestant, il abjura, ce qui augmenta encore son crédit. Outre ses Mémoires pour Fouquet, le chef-d’œuvre de l’éloquence judiciaire auxvne s., on lui doit une Uisl. de l’Acad. française jusqu'en 1652, 1653 (continuée par d’Olivet, 1730,2 v. in-12), YHist. de Louis X IV, de la mort de Malaria à la ‘paix de Nimègue (1659-1678), 1749, 3 v. in-12; etc.
PELLOUTIER (Simon), historien, néà Leipsick en 1694 , mort en 1757 , était ministre de l’église française à Berlin, membre de l’Académie, et bibliothécaire de cette ville. Il a donhé entre autres écrits une Histoire des Celles , 1740 et 1750, 2 vol.; 2e édit., très augmentée, 1771, 2 vol. in-4.
PELOPiDAS, Thébain, ami d’Epaminondas, était fort riche et très brave. Chef des bannis thébains, il eut la principale part au complot par lequel les Spartiates furent chassés de Thèbes, en 379 av. J.-C. 11 commandait le bataillon sacré à Leuctres; il suivit Epaminondas lors de son expédition dans le Péloponèse (370 et 369), alla secourir les villes thessaiiennes contre le tyran Alexandre de Phères (368), pacifia la Macédoine en la soumettant à l’influence thébaine, fut pris en Thessalie par le tyran Alexandre en 367 , mais fut délivré par Epaminondas. Entré pour la troisième fois en Thessalie (365), il y périt en remportant la victoire à Cynoscéphales.
PÉLOPIDES. Voy . PÉLors et héraclides.
PELOPONESE,' Pe/opouesus (c.-à-d. île de Pélops), primitivement Apie , auj. Morée , presqu’île qui termine la Grèce au S. , est jointe au continent par l’isthme de Corinthe. On la divise vulgairement en sept parties: l’Achaïe et la Corinthie au N., l’Argolide à l’E., la Laconie et la Messénie au S., l’Elide à 10. , et l’Arcadie au centre; mais ces divisions varièrent fréquemment. Dans l'origine, on comptait dans le Péloponèse un très grand nombre de petits états indépendants ; Sicyone , Argos , Corinthe , Mycènes , Tirynthe , Hermione , Epidaure , Trézène, Cléones, Pylos, Pise, Tégée, la confédération achéenne qui comprenait douze villes, etc. Peu à peu la plupart de ces petits états furent soumis par les états plus puissants , et il se forma quelques puissances prépondérantes, qui, après s’ôtre longtemps balancées, finirent par céder la prééminence à Sparte. Parmi les événements qui peuvent former l’histoire du Péloponèse , on doit remarquer la fondation des royaumes d’Argos par Inachus, vers 1986 ; de Sicyone, vers 1920 ; de Sparte, vers 1880 ; de Corinthe vers 1350; l’arrivée du Phrygien Pélops, qui règne en Elide vers 1350 , et donne son nom à toute la presqu’île ; l’expulsion des Héraclides vers 1^300, leurs diverses tentatives pour rentrer dans le Péloponèse, leur retour définitif (1190); l’occupation des principaux trônes du pays par les divers princes de cette famille; les guerres de Messénie (743 et 685) ; l’établissement de la prépondérance des Spartiates dans le Péloponèse , leur rivalité avec les Athéniens, rivalité qui donna naissance à la guerre du Péloponèse (431-404), et par suite à la domination de Sparte : les guerres de Sparte et de Thèbea (371 -363), pendant lesquelles le Pé-
! loponèse fut plusieurs fois envahi ; les efforts de la ligue achéenne pour repousser le joug des Romains, la lutte de cette ligue contre Sparte, enfin la réduction du Péloponèse et du reste de la Grèce en province romaine sous le nom d’Achaïe (146). Sous l’empire grec, la Péninsule forma le thème du Péloponèse (685) ; mais dès lors elle était connue sous le nom de Morée. Après la conquête de Constantinople par les Latins, les Franç. eurent le Péloponèse pour lot (1204) ; puis, il passa entre les mains des Vénitiens, qui y formèrent plusieurs établissements. V. morée.
péloponèse (guerre du) , grande guerre que se firent Athènes et Sparte , et à laquelle prirent part tous les peuples de la Grèce ; elle dura 27 ans , de 431 à 404 av. J.-C. Les Lacédémoniens avaient pour alliés principaux les Corinthiens, les Etoliens, les Phocidiens, les Locriens , les Béotiens et tous les peuples du Péloponèse, excepté les Achéens et les Argiens ; les Athéniens avaient dans leur parti les Acarnaniens, Naupacte , Platée , Corcyre , les villes de Thrace et de Thessalie, la plupart des îles grecques et toutes les côtes de l’Asie et de l’Hellespont. Sparte était surtout forte sur terre, Athènes sur mer. — Cette guerre se divise en trois périodes: la première, de 431 à 421 , est remplie par les ravages successifs de l’Attique et de la Laconie , par des revers et des succès balancés ; Périclès meurt dès 429 : une trêve de 50 ans négociée par Nicias termine cette période. La deuxième période (421-412) est signalée par la désastreuse expédition des Athéniens en Sicile, et par une foule de petites hostilités en Grèce. La troisième commence en 412: Athènes commet de nouvelles fautes, et renvoie Alcibiade, son meilleur général, qui va se joindre à ses ennemis ; le grand roi intervient en faveur de Sparte ; Lysandrc, amiral Spartiate, après avoir déjà obtenu divers succès, gagne la bataiMe décisive d’Ægos- Potamos et prend Athènes (404). — La guerre du Péloponèse avait eu pour véritable cause la rivalité de Sparte et d’Athènes , les deux puissances dominantes de la Grèce; elle eut pour occasion la guerre qui s’éleva entre Corcyre et Corinthe, sa métropole, guerre dans laquelle Athènes avait pris parti pour Corcyre, et Sparte pour Corinthe. Les résultatsde la guerre furent l’abaissement d’Athènes, qui perdit ses alliés; l’élévation de Sparte au premier rang , la concentration en cette ville d’un riche trésor, l’accroissement de sa marine, enfin la création d’une forte puissance continentale.
PELOPS, fils du roi de Lydie Tantale , fut tué par son propre père (Voy. tantale), et ses membres furent servis aux Dieux dans un repas, un jour qu’ils étaient venus visiter Tantale. Jupiter, reconnaissant aussitôt ce mets détestable, réunit les membres épars du jeune prince (sauf une épaule qui avait été mangée par Cérès), et il lui rendit la vie. Pélops , plus tard, passa en Elide, épousa Hippodamie, fille du roi OEnomaüs, et régna sur la plus grande partie de la presqu’île qui a pris son nom. On place son règne vers 1350 av. J. -G. Pélops eut pour fils Atrée, Tliyeste, Pitthée, Iroezen, qui sont souveni nommés les Pèlopides.
PELORE(can), en Sicile, auN. E., auj. le cap di Faro.
PELTIE11 (J.-Gabriel), de Nantes, s’ est rendu fameux par la publication des Actes des Apôtres , pamphlet périodique, dirigé contre la révolution et qui parut en 1789. 11 s’enfuit à Londres après le 10 août, y écrivit encore contre les divers gouverne* ments français, et ne revint se fixer en France qu’eu 1820. Sa mort eut lieu en 1825. Le style des Actes des Apôtres est plat, trivial, du plus bas comique et du plus mauvais goût.
PÉLUSE, Pelusium , primitiv. Avaris , Lobna de l’Ecriture, auj. Tinéh, ville de l’Egypte-Infér., sur la bouche orientale du Nil , dite bras Pélusi que , à 4 kil. de la mer, au milieu de lacunes et