PEINE — 1369 — PENN
inarais. Il n’en reste que des ruines. L’astronome Ptolémée était de Péluse. Cette ville était considérée comme la clef de l’Egypte — Voy. monge.
PËLUSIAQUE (bras), bras du Nil. Voy. péluse.
PELUSSIN, ch.-l. de cant. (Loire), à 22 kil. E. de Saint-Etienne; 500 hab.
PELYI. Voy. pehlvi.
PELYMSK, ville de la Russie d’Asie (Tobolsk), à 200 kil. N. de Tourinsk ; 1,800 hab. Petit fort. Ernestr-Jean de Gourlande et Munich y furent exilés.
PEMBROKE, ville d’Angleterre, dans le pays de Galles, ch.-l. du comté de même nom, à 44 kil. S. O. de Milford et au fond d’une baie; 6,600 hab. Port, arsenal de marine; trois églises paroissiales, école latine. — Ville très ancienne et jadis forte; mais sa citadelle fut ruinée par Olivier Cromwell. — Le comté de Pembroke, situé entre ceux de Cardigan au N. E., de Caermarthen à l’E., le canal de Bristol au S. et celui de Saint-George au N. O., a 60 kil. sur 44 et compte 81,424 hab.
PENAF1EL, ville d’Espagne (Yalladolid), à 44 kil. S. E. de Yalladolid; 3,-300 hab. Garance, moulins à foulon, teintureries.
penafiel-de-souza, ville de Portugal (Minho), sur la Tamega, à 62 kil. E. de Porto ; 3,200 hab. Grande foire à la Saint-Martin.
PENAFLOR, nom de plusieurs villes d’Espagne, dont une dans l’intendance de Cordoue, à 60 kil. S. O. de Cordoue ; 2, 1 00 hab. ; antiquités romaines ; patrie du médecin arabe Avenzoar ; — et une autre dans l’intend. de Saragosse, à 13 kil. N. E. de Saragosse. Aux env., célèbre chartreuse dite Aula Dei.
PENALBA, h. d’Espagne, à65 k. S. E. de Saragosse; SOOhab.Yici de l’archiduc sur Philippe V, en 1710.
PENANG OU FINANG. F. galles (île du prince de) .
PENARANDA-DE-BRACAMONTE, ville d’Espagne (Salamanque), «à 44 kil. E. de Salamanque; 4,100 hab. Palais; fontaine. Rubans, maroquin.
penaranda-de-duero , ville d’Espagne (Burgos) , à 17 kil. N. E. d’Aranda-de-Duero ; 1,200 hab. Palais des comtes de Miranda.
PENAS-DE-SAN-PEDRO, ville d’Espagne (Manche), à 49 kil. N. E. d’Alcaraz; 9,000 hab. Vieux château-fort. Bons vins.
PENATES , dieux romains , étaient censés présider au maintien et à l'accroissement des biens domestiques (jpenus ) ; on les confond avec les Lares, qui étaient plutôt chargés du soin des personnes que des richesses. Les grands dieux : Jupiter, Junon, etc., étaient aussi pris pour dieux pénales par les familles qui se mettaient sous leur protection.
PEN BENISSE, ville forte de la Comagène, au S. O. de Samosale, fut assiégée par Cicéron et prise après un siège de 57 jours, 1 an 61 av. J.-C.
PENDJAB ou PANDJAB (c.-à-d. pays des cinq rivières ), prov>. du roy. de Lahore, forme lapai tie S. O. du Lahore proprement dit, et a pour bornes au N. E. le Kouhistan indien, au S. E. l’Hindoustan, au S. et à l’O. le Moultan, au N. O. l’Afghanistan. Villes principales : Àmretsyr (ch.-l.) et Lahore. Beaucoup de rivières, dont 6 principales, le Djelem, le Tchennab, le Ravéi, la Beyah et le Setledje (outre le Sind, qui forme la limite à l’O.). Température chaude et sèche. Le sol plat et uni offre une grande fécondité le long des rivières , mais plus loin il devient sablonneux; il est bien cultivéauS. O. — Voy. lahore.
PENDJNAD. Voy. pandjnad.
PENDLETON , ville d'Angleterre (Lancastre), à l’O. de Manchester, dont il est considéré comme un faubourg; 6,000 hab. Fabriques et commerce considérables. — il y a un autre Pendleton aux Etats- Unis, dans la Caroline du Sud.
PENDRAGON. Voy. penteyrn.
PÉNÉE, Pcneus , auj. Salampna , fleuve de lhessalie, avait 8a source sur les confins de ce pays et de la Macédoine, parcourait dans son cours sinueux
une partie de la Thessalie, et coulait entre l’Olympe et l’Ossa, arrosant la fameuse vallée de Tempé, passait à Tricca, Gomphi, Larisse, Gyrtone, et se jetait dans le golfe Thermaïque. Selon la fable, il était père de Daphné, qui fut changée en laurier, c’està-dire que ses bords étaient couverts de lauriers.
PÉNÉLOPE, femme d’Ulysse, mère de Télémaque, est célèbre par la résistance opiniâtre qu’elle opposa aux demandes de ceux qui prétendaient à sa main pendant l’absence d’Ulysse, absence qui dura 20 ans, et par les stratagèmes à l’aide desquels elle les ajournait indéfiniment. Fille avait promis de faire un choix lorsqu’une toile qu’elle ourdissait serai! finie, mais elle défaisait la nuit ce qu’elle avait fait le jour. Une tradition contraire niait cette persévérante fidélité, et disait qu’Ulysse, outré de ses déportements, la chassa après son retour.
PÉN ESTES, peuple de llllyrie rnérid., sur les frontières de l’Epire, borné à l’E. par l’Elymiotide. C’était un reste des anciens Pélasges.
PENICHE, ville forte du Portugal (Estramadure), à 75 kil. N. O. de Lisbonne, sur la côte mérid. à laquelle elle donne son nom ; 2,600 hab. Port peu sûr. — Prise par les Anglais en 1689.
PENISCOLA, ville forte d’Espagne (Valence), à 46 kil. S. de Tortose; 2,200 hab. Sur un rocher qui forme presqu’île. Château-fort. — Conquise sur les Maures par Jayme-le-Conquérant, et cédée ensuite aux Templiers. L’anti-pape Pierre de Luna. Benoit Alli) et son suce., G.Aiuuuz (Clément Vlll), y résidèrent (1415-24). Les Franç., commandés par Sucliet, la prirent en 1811 et la gardèrent jusqu’en 1814.
PENJ1NA, riv. de la Russie d’Asie, naît dans lea monts Stanovoï, et après 420 kil. de cours tombe dans la partie N. de la mer d’Okhotsk, entre le Kamtchatka et la prov. d'Okhotsk. Cette portion de mer prend le nom de mer de Penjina.
PENN (WilL), législateur de la Pensylvanie, né à Londres en 1644, était fils de sir William Penn, amiral anglais, qui rendit de grands services aux Stuarts. 11 voyagea en France, aux Pays-Bas, et se fit quaker à son retour, fut pour ce fait emprisonné en Irlande et chassé par son père du seuil domestique. 11 se mit néanmoins à écrire et à prêcher en faveur de la nouvelle secte, ce qui le fit deux fois enfermer à la Tour de Londres. Ayant hérité de près de 40,000 liv. de rente et d’une créance de 400,000 fr. sur la couronne, il reçut en échange de cette dernière la propriété et la souveraineté du pays à l’O. de la Delaware et y fonda en 1681 la belle colonie qui prit de lui le nom de Pensylvanie. Il y ouvrit un asile à tous les sectaires, fit avec les sauvages des traités qu’il exécuta ponctuellement, abolit l’esclavage, donna aux colons une constitution en 24 articles (qui fut la base do celle des États-Unis], et bâtit Philadelphie. De retour en Angleterre, il obtint la faveur de Jacquesll ; il fut en conséquence mal vu du roi Guillaume, et fut dépouillé de son gouvernement ; mais il le recouvra en 1696, et alla passer deux ans en Amérique (1699- 1701). Il revint encore une fois en Europe afin d’obtenir quelques concessions en faveur du commerce de la nouvelle colonie , et mourut dans le Berkshire en 1718. Penn est cité par les philosophes comme un modèle de sagesse et de philanthropie. Montesquieu le nomme !c Lycurgue moderne. Ses Œuvres complètes forment 1 vol. in-fol., 1726; ses Œuvres choisies, 4 vol., 1782. Sa Fie a été écrite par Marsillac, Paris, 1791, 2 vol. in-8. Des Mémoires sur sa vie ont été pub. par Glarkson Londres, 181 3.
PENNANT (Thomas), naturaliste anglais, né en 1726 à Dawning (Flint), mort en 1798, a laissé : Zoologie britannique , 4 vol. in-8, 1708, etc.; Zoologie arctique, 1784-87, 3 vol. in-4, etc.
PENNÀ ou penne. Voy. sivita-di-penne,
PENNE, ch.-l. de cant. (Tarn), à 24 k. N. -N -O, de G ail lac, sur l’Aveyron; 2,009 hab. Aux env., fer.