‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 843 sur 1261 · PERS · texte numérisé non relu

PERS

1 Lydie ta Pisidie. 1 1 CôteS. de la mer Cas-

2 Carie, Lycie et Pani- pienne.

phylie. 12 Bactriane.

3 Phrygie , Cappadoce et 13 Arménie.

Paphlagonie. 14 Drangiane , Carma-

4 Cilicie etSyrieseptent. nie, et Gédrosie.

5 Syrie méridionale. 15 Pays des Saces.

6 Egypte. 16 Sogdiane, Arie, Cho-

7 Transoxianc. rasmie etParthiène.

8 Susiane. 17 Colchide.

9 Syrie des rivières, Ba- 18 Albanie et Ibérie.

bylonie et Assyrie. 19 Pont.

10 Médie. 20 Arachosie et Inde.

A ces 20 satrapies, il faut joindre la Perside, berceau de la nation persane, et qui formait une division à part, sans porter le titre de satrapie. — Sous les Sassanides (ou second empire persan) , la Perse ne comprenait plus l’Asie Mineure, l’Egypte, la Bactriane , la Sogdiane ; sa domination fut en outre très limitée au N. , et l’Arménie était partagée avec l’empire romain. Après la domination arabe, le nom de Perse disparaît presque tout à fait et Unit par être remplacé par celui d’Iran.

perse moderne ou iKan, état de l'Asie occidentale, borné au N. par l’empire de Russie, la mer Caspienne et le Turkestan, à l’E. par les roy. de Hérat et de Caboul et la confédération des Béloutchis, au S. par les golfes d’Oman et Persique, à l’O. par la Turquie d’Asie, s’étend de 42° à 61° long. E. , et de 26° à 39° lat. N.; 9,000,000 d’hab. Capitale, Téhéran. On divise généralement l’Iran en onze provinces, savoir :

Provinces . Chefs-lieux.

Irak-Adjémi, Téhéran.

Tabaristan, Demavend.

Mazendéran, Sari.

Ghilan, Recht.

Aderbaïdjan, Tauris ou Tebriz.

Kourdistan perse, Kirmanchah.

hliousistan, Chouster.

.Fars ou Farsistan, Chiraz.

Kerman, Sirdjan ou Kerman.

Kouhiatan, Cheheristan.

Khoraçan occidental, Mesched.

Le climat en Perse est très varié, chaud en général, brûlant en quelques parties, tempéré et même froid vers les montagnes. Celles-ci sont nombreuses au N. 0., mais moins que dans les états voisins; au N. E., deux vastes déserts arides et sans eau, celui de Nabendjan et celui du Kerman, occupent le centre du pays; ailleurs, l’eau est rare ou abondante selon les lieux ; de là une fertilité ou médiocre ou extrême (grains, vins célèbres, fruits exquis, tabac, rhubarbe, henné , galle, gommes). Gros bétail, beaux chevaux, dromadaires, buffles, moutons à grosse queue, chèvres innombrables, vers à soie en quantité, mais aussi lions, tigres, hyènes, ours, etc. Un peu de cuivre, argent, fer, marbre, turquoises. Sel en quantité, naphte au Nord. Tapis, soieries, châles, maroquins, armes, etc. L'industrie, active jadis, est stagnante et déchue aujourd’hui. Ce sont surtout les étrangers qui font le commerce (les Russes par Recht et Astrakhan, les Anglo-Indiens par Bender-Boucher, les Boukhares par Asterabad et le Khoraçan). Les Persans sont braves, déliés, polis et spirituels, mais faux, paresseux, très amis du luxe des habits et très vicieux. Ils sont de la secte Chyite ( Voy . ce mot), ce qui entretient leur haine contre les Turcs, qui sont Sunnites. L'instruction est très répandue chez eux, mais ils n’aiment que la poésie et les fables. Les arts et les sciences sont très arriérés. Avant le triomphe du Koran, la majeure partie de la population professait le m âgisme (ou religion de Zoroastre) -, aux m* et iv* siècles, il s’y trouvait aussi beaucoup de chrétiens; mais à partir du Ve siècle, les rois de Perse s’attachèrent à les exterminer.

L’histoire de la Perse ne commence réellement qu’à Cyrus, l’an 538 av. J.-C. Avant cette époque, les annales de la Perse rapportent une série d’événements qui donnent à la nation persane une antiquité exagérée; on y place la dynastie fabuleuse des Pichdadiens ou Kaiomariens , à laquelle succéda celle des Kaianiens ou Achéménides, d’où sortit Cyrus. Ce qu’il y a de certain, c’est que pendant les bouleversements des empires d’Assyrie et de Médie, les Perses, restreints alors à la Perside (ou Farsistan actuel), se maintinrent indépendants. Le mariage de Mandane, fille d’Àstyage, roi des Mèdes, avec Cambyse, roi des Perses, qui fut le père de Cyrus, prépara la réunion de la Perside et de la Médie qui eut lieu après la mort de Cyaxare II (536); les victoires de Cyrus et ses conquêtes en Lydie, en Asie Mineure, en Assyrie, créèrent le vaste empire des Perses. De 530 à 330 av. J.-C., cet empire grandit encore, s’augmente de l’Égypte, achève la conquête de l’Asie-Mineure, puis il entre en lutte avec la Grèce; mais les guerres médiques (490-449) commencent à l’ébranler ; amolli par le luxe et s’affaissant sous le poids de sa puissance même, l’empire médo-persan s'épuise à comprimer des révoltes, et finit par tomber sous les coups d’Alexandre. Après le règne éphémère de ce dernier (330-323), l’empire est démembré et devient en grande partie la possession des Séleucides, mais presque aussitôt les rois parthes ou arsacides le leur disputent (255). Finalement, après la ruine totale des Séleucides, dont les débris grossissent l’empire romain (64 av. J.-C.), l’ancien empire des Achéménides se trouva divisé en provinces romaines (à 10. de l’Euphrate), royaume des Parthes ou des Arsacides (à l’E.), Arménie (vassale de Rome), et provinces au N. des monts PartK pamises (indépendantes, ou à des hordes sauvages souvent hostiles aux Romains). • — L’an 226 après J.-C. commence 1a dynastie des Sassanides, qui renverse les Arsacides, réunit les possessions de l’ancien empire des Perses dans la Haute-Asie, et forme un second empire persan. Les Sassanides portent des coups terribles aux Romains, mais ils sont euxmêmes renversés par les Arabes (652). Pendant la période du califat (652-1258), le nom de Perse disparaît le plus souvent, du moins pendant trois siècles ;

1 empire arabe englobe alors toute la Perse; mais à partir du vme siècle, cet empire perd successivement de ses provinces, non seulement à ï’O. , mais à l’E. Le. Tahérides , les Soffarides, les Samanides , les Bi uides, les Gaznévides créent sur divers points du territ. des états indépendants; les Gourides, les Seldjoucides, puis les Gengiskhanides , les assujettissent ensuite à leur tutelle, jusqu'à ce qu’enfln le Mongol Houlagou-khan les renverse tout à fait (1258). La Perse ou Iran est alors soumise à des khans mongols issus les uns de Houlagou-khan, les autres de Tamerlan; pendant le même temps, les Ilkhaniens à Bagdad (1336-1390 ) , les Turcomans du Mouton Noir ( 1407-1468 ), et enfin les Turcomans du Mouton Blanc ( 1468-1499 ), régnent sur une partie de la Perse (Khoraçan , etc.). Nulle de ces maisons ne fonde une puissance vraiment durable. En 1499 apparaissent les Sophis, d’abord faibles, et qui cèdent aux Turcs tout le pays à l’E. du Kerkah.Mais Abbas-le-Grand, l’un d’eux, rétablit la monarchie (1587 ) ; il bat les Turcs, leur reprend Tauris, s’empare de la Géorgie et enlève Ormuz aux Portugais. A partir du xvne siècle, tout change, et une série d’usurpations (parmi lesquelles celle du fameux Nadir) déchirent la Perse, qui finit par être démembrée (1779), jusqu à ce qu’enfin la main plus forte du prince Kadjar Fetli- Ali-chah reconstruise dans l’O. de l’ancienne Perse l’empire d’Iran ; mais les guerres de ce prince avec la Russie (1827) ont encore enlevé à la Perse la partie de l’Arménie où se trouve Erivan. C’est un descendant de Feth-Ali qui règne auj.

FERS

FERS

Dynasties et souverains de la Perse.

Dynastie fabuleuse. Tuhérides (820-872) ,

Pichdadiens ou Kaïo- Soff arides ( 87 2-902 ) ,

mariens. Samanides (902-999),

1° Achémènides ou Kaïa- Bouides de l’ Irak-Adjé-

niens. mi (932-1056), Bouides

. . . du Fars (932-1029).

Gvrus, 535? 6° Ghuznévides.

Cûmbyse, 530 Alp-Tekn, 960

Smerdis^le-Mage, 523 Sebek-Tekin, 975

Darius I, üls d’Hys- Mahmoud. 999

taspe, 52 1 Maçoud, 1028 ou 1030

Xerxèsl, 485 7° Seldjoucides de Perse..

(Artaban), 472 Togroul I (ou To

Artaxerce 1, Lon - grul-beg), 1038

guemain , 471 Alp-Arslan, 1064

Xerxès II, 424 Malek-chah, 1072

Sogdien, 424 Barkiaroc, 1093

Darius II, Nothus , 423 Mohammed I, 1105

Artaxerce II, Mné- Sandjar,

mon , 404 Mahmoud I,

Ochus, 362 Maçoud,

Arsès, 338 Mohammed II,

Darius III, Codoman, 336 Mahmoud II, J 1158 2° Rois étrangers. Soliman-chah, 1160 Alexandre I, le Arslan-chah, 1161

Grand, 330-323 Togroul II. 1175-1194

(Intervalle de 323 av. 8° Gourides et Khans du J.-C. à 226 ap. J. -G., Kharizm (1155-1225 ) rempli par les dynas- 9 °Grands-khans motigols. lies des Séleucides et Gengis, 1225

des Parlhes ou Arsa- Oktaï, 1229

cides. Voy. ces noms). Kaïouk, 1242

3° Sassanides. Mangou, 1250

Artaxerce ou Arde- 10° Khanat mongol d’I-

chir, 226 ran.

Sapor I, 238 Houlagou, 1258

Hormisdas 1, 271 Abaka, 1265

Varane ou Bah- Ahmed, 1282

ram I, 273 Argoun, 1284

Varane II, 27 6 Kandjatou, 1290

Varane 111, 293 Baïdou, 1294

Narsès, 296 Casan ou Haçan, 1295

Hormisdas II, 303 Aldjaptou, 1304

Sapor II, 310 Abousaïd. 1317

Artaxerce II, 380 Anarchie (1335-60).

Sapor III, 384 11° Ilkhaniens.

Varane (III), 389 Hassan- Bouzrouk - Ilek-

Yezdedgerd I, 399 khan, 1336

Varane IV, 420 Avéis I, 1356

Yezdedgerd II, 440 Ahmed Gésaïr ou

Hormisdas et Perosès, 457 Avéis II, 1381-90

Balascès, 484 (Pendant le même temps,

Gabad (dép. 498-501), 491 Djoubaniens, et Modhaf- Chosroès-1 e-G ran d , 531 fériens).

Hormisdas 111 (ou IV), 57 9 Tamerlan, 1360-1405 Chosroès II, 590 12° Turcomuns ,

628 Dynastie du Mouton Noir.

Adeser, ) Eskander, 1407-35

SarbazasouSchah- f Géangir, 1435-68

riar, \629 Dyn. du Mouton Blanc,

Tourandokht, rei- ( Ouzoun-Haçan, 1468

ne> ) Yékouf, 1478

Xochanchdeh, \ Djoulaver, 1485

Arzoumidokht, # Baysingir, 1488

reine, Vfiq9 Roustam, 1490

Chosroès III, ?632 AJuned, J* JJ

Perosès II, 1 Alvant, 1497

Faroukzad, ' 13° Sophie.

Yezdedgerd III, 632-652 Ismaïl I, 1499

o Califes d' Orient depuis Thamasp I, 1 524

Othman (652-1258). V. Ismaïl II, 1576

califes. Khodavend, 1577

5« Concurremment avec Hamzah ou Mirle6 califes, mais sur quel Hemzeh, 1585

ques points seulement: Ismaïl III, 1585

Abbas I le Grand, 1587 Ismaïl-chah en fi- Sefi, 1629 fre, 174T-J761

Abbas II, 1642 ( mais sous son riant Ali-

Soliman II, 1666 Merdan , Azad, Mo-

Hussein, 1694-1722 hammed-Haçan),

Mahmoud, 1722 Kerim-Wakil, 1761-1779

Aschraf, 1725 Guerre civile (1779-94).

Thamasp II, 1729 15° Dynastie des Kad-

Abbas III, 1732 jars.

14° De la chute des Sophis Aga - Mohammedà l’époque actuelle. khan, 1794

Nadir-chah, 1736 Feth-Ali-chah, 1797

Ali-Kouli-khan, 1747 Mohammed -chah. 183 :

Ibrahim, 1747 Nereddin-chah.. 184'!

PERSE, A. Persius Flaccus , satirique «atin, né l’an 34 de J.-C., à Volaterræ, était un rigide stoïcien. Il mourut jeune, à peine âgé de 28 ans, la 8e année du règne de Néron, l’an 62 de J.-C. Il légua 100,000 sesterces en mourant à son maître le philosophe Cornutus. Son ami, le poëte Cæsius Bassus, édita ses satires après en avoir retranché les passages trop hardis. Les satires de Perse sont au nombre de six et sont précédées d’un court prologue ; elles ne forment pas plus de 600 vers. L’auteur s’y montre ardent ami de la vertu et de la simplicité antique ; son style a de la noblesse et de la force, mais il est souvent obscur à force de concision. On présume qu’il s’y trouve beaucoup d’allusions à Néron. D’ordinaire, Juvénal et Perse sont réunis en un même vol. ; la meilleure édition de Perse seul est celle de N.-L. Achaintre, Paris, 1812, in-8. On estime les traductions en prose de Sélis. de Lemonier, et de M. A. Perreau. MM. L.-V. Raoul, Théry, Fabre (1841) l’ont traduit en vers. PERSÉCUTIONS. Voy. christianisme.

PERSEE, héros grec, fils de Danaé et de Jupiter, qui s’était métamorphosé en pluie d’or pour la séduire. Persée fut, par ordre de son aïeul Acrisius, abandonné aux flots avec Danaé, mais il vint aborder sur la côte de Sériphe, et trouva un appui dans le roi Polydecte ; devenu grand, il sauva sa mère de la brutalité de ce prince, vainquit leB Gorgones et coupa la tête de Méduse : il vit naître Pégase du sang qu’il venait de verser, prit pour monture ce coursier merveilleux, délivra avec son secours Andromède que bientôt après il épousa. Persée eut le malheur de tuer d’un coup de disque Acrisius, son grand-père, à Larisse, dans des jeux publics (1431 av. J.-C.) ; il lui succéda dans Argos, fonda Mycènes etm. en 1397. Il fut pèrede Slhénélusef d’Electryon.

persée, roi de Macédoine, fils naturel de Philippe V. Eloigné du trône par sa naissance illégitime, il parvint, à force de calomnies, à pousser le roi à faire périr son fils légitime Démétrius, s’assura le trône par ce crime et devint roi après la mort de Philippe, l'an 178 av. J. -G. Ennemi juré des Romains, il cacha longtemps sa haine et ses préparatifs, et fit assassiner le roi de Pergame, Eumène II, qui dénonçait ses projets à Rome. La guerre ayant enfin éclaté, en 171, il remporta d’abord plusieurs avantages, mais enfin il fut vaincu à Pydna par Paul- Emile, en 168. Il chercha un refuge dans l’île de Samothrace, mais tomba bientôt aux mains du vainqueur (167), et servit d’ornement à son triomphe. On le laissa ensuite mourir de faim en prison. Un de ses fils, nommé Philippe, fut réduit à se faire greffier à Rome.

PERSÉPHONE, nom grec de proserpine.

PERSÉPOLIS , auj. Tchéhil-mmar , c.-àr-d. les 40 colonnes , capitale de la Persideet de toute la monarchie médo-persane, sur l’Araxe, entre des hauteurs, fut prise par Alexandre en 330 av. J. -G. On a dit à tort que dans un moment d’ivresse ce prince fit mettre le feu à Persépolis, pour satisfaire un caprice de la courtisane Thaïs ; un incendie fortuit brûla seulement quelques batiments du palais. La

PERT — 1380 — PESS

translation du centre de l’empire à Babylone, la fondation de Séleucieetde Ctésiphon la firent promptement déchoir; elle fut détruite au vne s. par les Arabes. 11 n’en reste auj . que de belles et vastes ruines (près d’Istakhar, au N. E. de Chiraz), des bas-reliefs, avec des inscriptions en caractères cunéiformes.

PERSERIN ou PRISREND, Theranda, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), ch.-l. de livah, au pied du mont Tchartag, à 260 kil, N. O. de Salonique; 15,600 hab. Evêché.

PERSIDE, Persis , auj. Fars , région d’Asie, avait pour bornes au N. la Médie, au S. le golfe Persique, à l’O. la Babylonie et la Susiane, à l’E. la Carmanie, et avait pour ch.-l. Persépolis, qui devint capitale de tout l’empire. La Perside, après avoir formé un petit état qui resta longtemps indépendant, sous le gouvernement des ancêtres de Cyrus, fut comprise dans l’empire médo-persan, dont elle était comme le noyau. Résidence du roi même, elle n’était pas comptée parmi les satrapies.

PERS1QUE (golfe), et quelquefois mer Verte , Persicus sinus , mure Babylonium ou Erythræum des anciens, golfe formé par l’Océan Indien sur la côte S. de l’Asie, entre la Perse au N. et à l’E., la Turquie d’Asie au N. O., l’Arabie à l’O. et au S. O., communique avec la mer d’Oman à l’E. par le détroit d’Ormuz, et s’étend entre 25°-30° 30’ lat. N. et entre 45°-53° 30’ long. E. : 900 kil. de long sur 450. Il reçoit l’Euphrate et le Tigre réunis.

PERSU1S (loiseau de), compositeur, né à Metz en 1765, mort en 1819, vint à Paris en 1790, fut d’abord attaché à l’orchestre du théâtre Montansjer, devint chef d’orchestre, puis directeur de l’Opéra. Il a donné à l’Opéra le Triomphe de Trajan (avec Lesueur), et la Jérusalem délivrée ; il a aussi fait la musique de plusieurs opéras comiques , et les ballets à' Ulysse, de Nina, du Carnaval de Venise, etc.

PERTARIT ou PERTHARITE, roi lombard, eut Milan pour partage à la mort d’Aribert I, son père, qui avait divisé ses états entre ses deux fils (661), s’enfuit chez les Avares lors du meurtre de son frère Gondebert par l’usurpateur Grimoald, reparut un instant à sa cour, mais fut obligé de s’éloigner de nouveau, vécut en France jusqu’à la mort de Grimoald en 671, revint alors en Italie, chassa Garibald et régna quinze ans (671-686) sur tout le roy. avec sagesse. Son fils Cunibert lui succéda. Pertharite est le héros d’une tragédie de Corneille.

PERTH, ville d’Ecosse, ch.-l. du comté de Perth, sur la gauche de la Tay, à 69 kil. N. d’Edimbourg ; 20,000 hab. Hôtel-de-ville, théâtre, casernes, prison, etc. Société littéraire. Beaucoup de toiles, cotonnades, chaussures, etc., tant aux environs que dans la ville même. Aux environs aussi, riche pêche du saumon. — Le comté de Perth, situé au S. de ceux d’Aberdeen et d’inverness, au N. du Frith de Forth, a 126 kil. sur 110, et compte 160,000 hab. Sol montueux (monts Gram pians), beaucoup de lacs et petites rivières. Assez d’industrie.

PERTHOIS, ancien petit pays de la Champagne, au S. de l’Argonne, avait pour ch.-l. Vitry-le- Français; il est auj. compris dans les dép. de la Marne et de la Haute-Marne. Ane. ch.-l., Perthes.

PERTINAX (P. Helvius), empereur romain, né en Ligurie l’an 126, üls cl un affranchi, se distingua comme général en Germanie, sous Marc - Aurèle, gouverna avec sagesse les deux Mésies, la Dacie, la Syrie, et se trouvait préfet de Rome à la mort de Commode. Salué auguste en 193 par les

Prétoriens et le sénat , il donna l’exemple de toutes « vertus. 11 projetait la réforme des abus, et voulait rétablir la discipline militaire ; mais il mécontenta par là les soldats et fut égorgé par les prétoriens, qui mirent ensuite l’empire à 1 enchère ( Voy . DiDius). Son règne n’avait duré que 87 jours. PERTU1S, ch.-l. de canton (Vaucluse), à 20 kil.

S. E. d’Apt, près de la Durance ; 4,470 nao. Collège communal. Vins, eau-de-vie, huile d’olive, garance.

pertuis-breton (le) , détroit entre l’île de Ré et la côte de France. Voy. breton.

pertuis-d’antjoche (le) , détroit entre les îles d’Oléron et de Ré.

PÉKUG1N ou PÉROUSIN, territoire de Pérouse (en italien Peruyia), formait jadis une province des Etats de l’Eglise: il est auj. compris dans l’O. de la délégation de Pérouse. On y trouvait, outre Pérouse, Montaleria, Passignano et Ciltà delle Pieve.

PERUG1N (P. vanucci dit le), grand peintre , né en 1 446 à Città delle Pieve dans le Pérugin, mort en 1524, fut chef de l’école romaine, maître de Raphaël, et auteur de quantité de belles fresques qui se voient à Pérouse, Florence et Rome. Ses tableaux, quoique un peu secs, et trop semblables les uns aux autres, se distinguent cependant par le coloris et par d’autres qualités précieuses. On admire son Mariage delaV ierge(b. < laen), et ses Noces deCana (auLouvre).

PERUS1A, ville de l’Italie anc., auj. Pérouse.

PERUWELZ, ville de Belgique (Hainaut) , à 17 kil. S. E. de Tournay; 5,470 hab. Brasseries.

PERVENCHÈRES, ch.-l. de canton (Orne) , à 13 kil. S. O. de Mortagne ; 960 hab.

PÉSARÈSE (Simon cantarini, dit le), peintre et graveur, né en 1612 à Pesaro, mort en 1648, fut l’élève et l’imitateur du Guide, se brouilla avec son maître pour s’être permis des critiques peu mesu rées, quitta Bologne, obtint la protection du duc de Mantoue, avec lequel il se brouilla encore , et alla mourir à Vérone. 11 est un des meilleurs coloristes et dessinateurs de l’école bolonaise.

PESARO, Pisaurum, ville de l’État ecclésiastique, ch.-l. de la délégation d’Urbin-et-Pesaro , près de la Foglia et de l’Adriatique, à 240 kil. N. E. de Rome; 14,000 hab. Petit port, évêché, cathédrale et autres belles églises. Filatures de soie, étoffes, faïences, cristal, etc. Patrie du pape Innocent XI, de plusieurs savants , du peintre Cantarini, dit le Pesar'ese , et du célèbre compositeur Rossmi. — Cette ville est fort ancienne ; détruite par Totila, elle fut rebâtie plus belle par Bélisaire. Voy. pisaurum.

pesaro (cap) , cap de la Turquie d’Asie, sur la côte S. O. de l’île de Chio.

PESCA1RE, Pescara en italien, Aternume n latin, ville du roy. de Naples (Abruzze Cit.), sur la Pescara [Aternus) , à 13 kil. N. E. de Chieti ; 2,600 hab. Forteresse. Anc. marquisat. — Voy. avalos.

PESCENN1US (C.) NIGER, général romain, originaire d’Aquinum , avait géré le gouvernement de Syrie et déployé beaucoup de talents , lorsque son armée le salua auguste en 193, après la mort de Didius , tandis que Sévère était proclamé par les légions d’Illyrie. En vain il tenta de s’accommoder avec son rival, bientôt il fallut en venir aux mains ; l’Asie et la Thrace étaient pour lui. Il eut d’abord quelques avantages, mais deux défaites qu’il essuya (à Issus et à Nicée) le forcèrent à fuir ; il se dirigeait vers le pays des Parthes, quand ses soldats le tuèrent, non loin de Cyzique, en 195.

PESCH1ÉRA, Ardelica ou Piscaria, ville forte du roy. Lombard-Vénitien , sur le Mincio , au point où il sort du lac de Garda, à 24 kil. O. de Vérone ; 2,400 hab. Citadelle , petit port. — Prise par les Français en 1796 ; occupée par les Austro-Russes en 1799, par les F r. en 801 ; prise par les Ital. en 1848.

PESC1A, ville de Toscane (Florence), à 40 kil. N. E. de Florence; 4,000 hab. Evêché; filât, de soie.

PESC1NA, ville du roy. de Naples (Abruzze Ult.2°), à 44 kil. S. O. d’Aquila; 3,000 hab. Résidence de l’évêque dit dei Marsi (des Marses).Palr.de Mazarin.

PESMES, ch.-l. de canton (Haute-Saône) , à 18 kil. S. de Gray; 1,800 hab. Forges.

PESSAC, ch.-l. de canton (Gironde), à 8 kil S. O. de Bordeaux; 1,500 hab.

PETA — 1381 — PETH

PESSINONTE, PcSsinus, ville de Galatie, cher les Tectosages, sur le Sangarius, à l’O. de Gordium, était célèbre par un temple de Cybèle, et par une statue de la déesse, qu’on disait tombée du ciel. On prétendait aussi qu’ Atys avait son tombeau à Pessinonte.

PESTALOZZI (Henri), célèbre instituteur suisse, né à Zurich en 1745, mort en 1827. Après avoir étudié les langues, la théologie, l’agriculture, il se voua par philanthropie à l’instruction des classes pauvres, et forma en 1775, dans sa terre de Neuhof en Argovie, un institut pédagogique où il recevait gratuiten ent les enfants pauvres et abandonnés. En 1798, le gouvernement suisse le récompensa en se chargeant des frais de cet utile établissement, qui fut transporté successivement à Stanz, au château de Lîerthoudjpuisdansceluid’Yverdun. Après avoir joui d’une grande prospérité, l’institut déclina par le vice de la gestion, et le fondateur eut le chagrin de survivre à son ouvrage. Pestalozzi faisait marcher de front les langues, le calcul, la géométrie, l’industrie, l’agriculture, et voulait que l’écolier comprît toujours le but et l’application de ce qu’il apprenait. 11 s’attachait à l’éducation morale plus encore qu’à l’instruction, et fondait tout son système sur des observations psychologiques. Pestalozzi a laissé un grand nombre d’écrits qui ont été publiés en 13 vol. in-8, 1819-27 ; ils roulent presque tous sur l’éducation : le principal est Léonard et Gertrude , roman philosophique. M. A. Jullien a publié Esp. delaméth. de P., 1812; M.Cocliin Essai sur P., 1848.

PESTH, Contra- Acincum des Romains? Peslum ou Pestinum en latin moderne, ville des États autrichiens (Hongrie), ch.-l. du comitat de Peslh, sur la gauche du Danube, vis-à-vis de Bude, à 205 kil. S. E. de Vienne ; 50,000 hab. Fort belle ville, la plus riche, la plus industrieuse et la plus commerçante de la Hongrie. Bien que Bude soit la capitale, de la Hongrie, c’est à Pesth que siègent les hautes cours de justice et la diète. Hôtel des Invalides, bourse, théâtre, belles orotoenades, b. poni Rothschild Université, transférée de Bude en 1782, acad. des sciences \ 858), école supérieure, co^écredr Piaristes» cabinet d’histoire naturelle, musée national, bibliothèque, amphithéâtre anatomique, jardin botanique. Draps , soieries , tissus de coton , orfèvrerie , argenterie, ganterie, liqueurs, instruments de musique, etc. Grand commerce; quatre foires par an; il s’y fait pour 25 millions d’affaires. Aux environs sont les bains de Rakoch. — Pesth fut prise par les Turcs en 1 526, 1541 et en 1603 ; ils la brûlèrent en l’abandonnant (1684), et la rendirent presque en ruines à l’Autriche (1686). Un débordement du Danube lui fit beaucoup de mal en 1775. Elle s’est remise de ces désastres. Soulevée en 1848 contre l’Autriche ; reprise en 1849. — Le comitat est eutre ceux de Neograd, d’Hevech, Bacs, la petite Cumanie et le district des lazyges : 185 kil. du S. au N. sur 96; 450,600 hab. 11 contient Bude, capitale de la Hongrie, et cependant Pesth est son ch.-l. 11 comprend trois anciens comtés : Pesth, Pilich et Soit.

PESTI, ville du roy. de Naples. Voy. pæstum.

PETALISME (du grec petalon, feuille), espèce de jugement populaire qui fut quelque temps en usage à Syracuse , comme l’ostracisme à Athènes ; il consistait à écrire sur une feuille le nom du citoyen qu’on voulait bannir [Voy. ostracisme).

JP ETAU, ville de Styrie. Voy . pettau.

PETAU (Denis), en latin Petavius , savant jésuite, né à Orléans en 1583, mort en 1652, professa la philosophie à Bourges, puis la théologie à Paris, et refusa des offres brillantes du pape et du roi d’Espagne. Il a laissé, entre autres grands ouvrages, De doctrinâ temporum, 1627 ; Uranologia,\G30 et 1703-5, 3 vol. in-fol. ; Rationarium lemporurn, Paris, 1633- 34, 2 vol. in-12; Theologica dogmata, Paris, 1644- 50. 5 vol. in-fol. Les deux premiers ont fait faire

de grands progrès à la science chronologique. Il

ne faut pas confondre le chronologiste Denis Petau avec Paul Petau, natif aussi d’Orléans (1568-1614) son oncle, qui a laissé des ouvrages d’antiquités.

PETCHENEG, ville de la Russie d’Europe (Slobodes d’Ukraine), à 49 kil. E. deKharkov; 7,000 hab. Ainsi nommée des Petchénègues, ses habitants.

PETCHÉNÈGUES, dits aussi Pazinkita ou Bedje nak, peuple turc d’origine, sortit du Turkestan pour s’avancer vers l’laïk et vers le Volga, et, après y avoir séjourné quelque temps, franchit le Volga en 884, envahit la Khazarie,puis, poussant toujours à l’O., s’étendit des rives du Don à celles du Dniepr et du Danube (892). Leur empire comprenait ce qu’on nomme auj. Valachie, Moldavie, Transylvanie (pour les trois quarts), Bessarabie, Kherson, lékalérinoslav, Tauride et partie des gouvernements de Podolie , Pultava, Orel, etc. 11 avait pour bornes au S. les roy. de Bulgarie et Servie, à l’O. la Hongrie et la Pologne, au N. le grand-duché de Kiev et les duchés russes, à l’E. les Khazars. Ils furent souvent en guerre, soit avec les Russes, soit avec les Hongrois, soit avec les Grecs, surtout après la chute du deuxième royaume de Bulgarie en 1018 ; épuisés par les guerres continuelles, ils disparurent peu à peu. La dernière mention qu’on fasse des Petchénègues est en 1122; ils furent alors défaits par l'emp. Jean 11 Comnène.

PE-TCHI-LI, golfe etprov. de Chine. V. tchi-li.

PETCHORA, riv. de la Russie d’Europe, naît par 61° 37’ lat. N. dans le gouv. de Perm, coule de l’O. au N. O., au S. O., et au N., et tombe dans l’Oeéçr Glacial arctique par plusieurs bras. Cours, 1,300 kiv.

PETERBOROUGH, ville d’Angleterre (Northampton), à 60 kil. N. de Norlhampton; 8,600 h. Evêché anglican. Anc.couv. où fut rédigée une cél. Chroniq .

PETERBOROUGH (Ch. mordaunt, comte deV pair anglais, né en 1662, mort en 1735, fils aîné du vicomte d’Arason, commanda les troupes anglaises en Espagne dans la guerre contre la France (1705 et 1 706), se signala par sa bravoure el sa loyauté (surtout à Barcelone), fut chargé de div. missions, et m. à Lisbonne, où il était allé pour rétablir sa santé. 11 avait épousé en 2e* noces la célèb. cantatrice Anastasie Robinson. Peterborough avait un esprit vif et original. Il a laissé de piquants Mémoires, publ. en 1853.

PETERHEAD, ville d’Ecosse (Aberdeen), à 42 kil. N. E. d’Aberdeen, sur la mer du Nord; 6,400 hab. Bel hôtel-de-ville, quelques établissements littéraires, un peu d’industrie; fil, lainages, tissus de coton ; eaux thermales. Erigée en baronie dès le xvi« siècle en faveur des comtes Maréchal.

PETERHOF, bourg de la Russie d'Europe (Saint- Pétersbourg), à 23 kil. S. O. de Saint-Pétersbourg; 600 hab. Beau château impérial.

PËTERSROURG (St-). Voy. saint-pétersbourc.

PETERSBURG, ville des États-Unis (Virginie), à 35 kil. S. de Richmond, sur l’Appomattox; 5,70ü hab. Académie, temples pour les diverses sectes.

PETERSEN (gerlach). Voy. gerlach petersen.

PETERWARADIN ou PETERVARAS, en allemand Pelerwardein, en lat. Acunurn,\ . d es États autrichiens (Esclavonie), ch.-l. de la régence de Peterwaradin, sur le Danube, rive droite, à 89 kil. S. E. d’Eszek ; 3,800 hab. Elle se compose de deux forteresses, la basse et la haute, et de la ville de Bukowetz. Le prince Eugène y gagna une grande victoire sur les Turcs en 1716. Assiégée en 1848 par les Autrichiens, elle capitula en 1849. — La régence, ou district régimentaire de Peterwaradin , est Bifuée entre le comitat de Syrmie et le district des Tschaïkistes au N., le banat allemand à l’E., la Servie et la Bosnie au S., le district de Brod à l’O.; 200 kil. sur 35 environ.

PETHION ou PÉTION (Jérôme), dit de Villeneuve , maire de Paris, né en 1759 à Chartres,

était avocat e~*1789. Il fut député à l’Assemblée

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