‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 844 sur 1261 · PEU · texte numérisé non relu

PEU

Nationale et à la Convention, fut chargé avec Barnave et Latour-Mau bourg de ramener Louis XVI de Varennes, demanda qu’on le mît en jugement, fut ensuite nommé maire de Paris (14 novembre 1791), et devint un moment l’idole du peuple; il laissa exécuter, sans y opposer la moindre résistance, les insurrections des 20 juin et 10 août 1792, ainsi que les massacres de septembre. Cependant ayant voté dans le procès du roi pour la mort avec sursis et appel au peuple, il devint odieux aux révolutionnaires et fut proscrit avec les Girondins le 31 mai 1793. Il s’enfuit et périt dans les landes de Bordeaux où l’on retrouva son cadavre à moitié dévoré par les loups. Péthion, comme homme politique, était tout à fait nul ; il ne dut sa popularité qu’à l’exaltation de ses principes. Il avait une réputation de probité: ses admirateurs l’appelaient le vertueux Péthion.

PËTII.IE, Strongoli ou Policastro, ville du Brutium, à l’E., bâtie, selon la fable, par Philoctète.

PETILIUS CEREALIS. Voy. cerealis.

PETINESCA, an<\ villed’Helvétie.près dcBienne.

PÉTION (Alexandre sabès, dit), président de la république d’Haïti, né en 1770, était un homme de couleur de Port-au-Prince. Il servit d’abord dans l’armée française lors de la révolte de Saint-Domingue, s’éleva au grade d’adjudant-général, se déclara contre Toussaint Couverture, défendit eontre lui le fort Jacmel avec honneur , se retira en France après la défaite de son parti, puis revint comme colonel avec Leclerc ; mais il quitta ensuite les rangs français pour se joindre à Jacques Dessalines, et fut nommé commandant du Port-au-Prince par le roi Christophe ( 1806 ); peu après il entra en guerre avec celui-ci , et prit de son côté le titre de président de la république d’Haïti (1807). Par ses talents et sa modération il accrut beaucoup son territoire, et attira sous ses drapeaux une partie des soldats de son rival. Pétion mourut en 1818, laissant son petit état dans une position prospère. Il eut pour successeur Boyer qui régna jusq.|{^3.

pétion, maire de Paris. Voy. péthion.

PET10NV1LLE, ville de l’île d’Haïti (dép. de l’Ouest), à 12 kil. E. du Port-au-Prince; fondée récemment; elle devait être la capitale de l’île. Elle tire son nom du président Pétion.

PET1S (Fr.) , orientaliste, né en 1622, mort en 1695, fut secrétaire-interprète du roi pour les langues turque et arabe, laissa un Dictionnaire français - turc et turc - français ; une Histoire de Gengizcan (1710, in-12); etc. — Son fils, Fr. Pétis de la Croix (1653-1713), voyagea en Orient, eut une chaire d’arabe à Paris , succéda à son père comme secrétaire-interprète pour les langues orientales, donna une traduction persane de Y Histoire métallique de Louis XIV; les Mille et un jours; une Histoire de Timour-Lenc (1722 , 4 vol. in-12), etc. — • Alexandre-L.-Marie Petis de la Croix, fils de ce dernier, né en 1698, mort en 1751 , passa 6 ans en Syrie, fut successivement secrétaire-interprète de la marine , interprète des langues orientales à la Bibliothèque du Roi, professeur d’arabe au collège de France. 11 a traduit des ouvrages arabes.

PETIT (J.), docteur en théologie', natif de Hesdin, était aux gages de Jean-sans-Peur , duc de Bourgogne. 11 fit grand bruit en soutenant la légitimité du meurtre du duc d’Orléans, assassiné par ce prince (1408) , et en professant qu’il est permis de tuer un tyran, doctrine qui fut réfutée par Gerson, et qui fut condamnée solennellement par le concile de Constance, et par le parlement. 11 mourut eu 1411 Le P. Petit était de l’Ordre des Cordeliers, i petit (P.), géographe, ingénieur, physicien, néà I Moniluçon en 1594, mort en 1677, fut un des premiers à signaler à l’attention publique les découvertes consignées dans la dioptriquede Descartes, et répéta avec Pascal les expériences deTorricellisurle

jvide. Il a laissé divers opuscules. — Un autre ! P. Petit, poète latin moderne (1617-87), de Paris, avait étudié en médecine, et fait l’éducation des fils du premier président Lamoignon. Il a laissé des poésies latines , Paris, 1683, in-8, des discours, des ouvrages de physiologie et de médecine, dont un contre l’automatisme de Descartes ( De molu anima lium spontaneo ), Paris, 1660, in-8. Parmi ses poésies on a remarqué les pièces intitulées Codrus et Thia sinensis (le thé).

petit (J.-L.) , chirurgien et anatomiste célèbre, né à Paris en 1674, mort en 1750, membre de l’Acad. des Sciences, censeur royal, puis démonstrateur, enfin directeur à l’école royale de chirurgie, imagina divers instruments utiles et fit quelques découvertes pathologiques. On lui doit un Traité des maladies des os, 2e édit., 1723, 2 vol. in-l2;un Traité des maladies chirurgicales, etc , 1774, 1790 , 3 vol. in-8 ; etc.

PETIT-BOURG, hameau du dép. de Seine-et- Oise, à 4 k. N. de Corbeil. Beau château; col. agric.

PETITE-PIERRE (la), Ltitzelstein en allemand, ch.-l. de canton (Bas-Rhin), sur une montagne, à 13 kil. N. O. de Saverne; 1,300 hab. C’était un comté important. En 1452, l’électeur palatin s’en empara, et depuis il passa aux comtes de Veldenz, cadets de cette maison , puis à la principauté de Deux-Ponts,

PETITE-TERRE, deux petites îles à la pointe S. E. de la Guadeloupe. Bon mouillage.

PETITION DES DROITS , célèbre requête formulée par les chefs du parti patriotique du parlement anglais de 1628, etadoptée par Charles I, le 7 juin. Les chambres s’y plaignaient de quatre abus qu’elles voulaient voir cesser: 1° contrainte à l’effet d’arracher des prêts pour le roi ; 2° arrestations et détentions illégales; 3° logement des gens de guerre ; 4° jugements par cours martiales. L’adoption de la pétition des droits fut suivie de vives querelles, et amena les onze ans de gouvernement sans chambre (1629, etc.), qui à leur tour donnèrent naissance à la révolution républicaine (de 1644 à 1660).

PETITOT (Jean), peintre de Genève, né en 1607, mort en 1691, excella dans la miniature, et s’attacha successivement aux rois d’Angleterre Charles I et Charles II , puis à Louis XIV. Son dessin et son coloris étaient vraiment magiques. Calviniste zélé, il fut emprisonné au Fort l'Evêque après la révocation de l’édit de Nantes , et ne sortit que quand on craignit pour ses jours. Bossuet tenta vainement de le convertir. P. est le créateur de la peinture sur émail.

petitot (Cl.-Bernard), né à Dijon en 1772, mort en 1825, longtemps secrétaire, et enfin membre du Conseil royal de l’instruction publique; a donné 3 tragédies toutes très faibles : la Conjuration dePison, 1795, Géta et Caracalla , 1797, Laurent de Médicxs, 1799, et une traduction des tragédies d' Alfieri, 4 vol. in-8, 1802, etc. ; il a publié le Répertoire du Théâtre- Français, 1803-4, 23 vol. in-8, réimprimé en 1817; et les Mémoires relatifs à l’Histoire de France en 56 vol., 1819-24. Cette collection a été continuée par M. de Monmerqué.

PET1T-RADEL (Phil.), né à Paris en 1749, mort en 1815, chirurgien-aide-major aux Invalides, avait été chirurgien-major à Surate , professeur de chimie chirurgicale à l’École de Médecine de Paris. Il a laissé : Dictionnaire de chirurgie , 1790, 3 vol. in-4 (dans l’ Encyclopédie méthodique) ; Voyage historique dans les principales villes d’Italie, Paris, 1815, 3 vol. in-8; De amoribus Pancharitis et Zoroœ, 1800.

petit-radel (L.-Ch.-François) , frère du précédent, né en 1756, mort en 1836, se fit recevoir docteur en Sorbonne, fut vicaire-général du Couserans, 1788, passa en Italie, 1791 , où il mêla l’étude de la botanique à celle de l’antiquité , revint en France en 1800, fut reçu membre de La 3* classe

PET R — 1383 — p£T K

de l’Institut (Inscriptions et Belles-Lettres), 1806; entra vers la même époque à la bibliothèque Mazarlne, et se consacra à l’étude des monuments pélasgiques. On lui doit, entre autres ouvrages, des Mémoires sur les origines des plus anciennes villes d'Espagne; un Examen de la véracité de Dengs d'Halicarnasse concernant l'authenticité des colonies pélasgiques en Italie ; des Recherches sur les monuments cyclopéens; un Examen des synchronismes de l'histoire primitive de la Grèce , 1827. M. Petit-Radel a légué à la bibliothèque Mazarine une collection de modèles représentant les ruines des principaux monuments pélasgiques de la Grèce et de l’Italie.

PÉTOUCA, ville du Chili, à 200 kil. N. de Santiago. Aux environs, mines d’or.

PÊTOVIO. Voy. pettau.

PËTRA ou Araceme, auj. Krak , ville de3 Nabathéens, à 60 kil. S. de la mer Morte, ch.-l. de l’Arabie Pétrée au temps de l’empire Romain , devait son nom à sa situation sur un rocher [pelra).

petrà-oxiana, fort de la Sogdiane, près de l’Oxus, regardé comme imprenable, fut emporté cependant par Alexandre, en 328 av. J.-C.

PÉTRARQUE (François), célèbre poëte italien, né en 1304 à Arezzo. Son père, ardent guelfe et ami du Dante, ayant été banni de Florence où il occupait un emploi, vint se fixer avec lui à Avignon où résidaient les papes, et l’envoya étudier le droit à Montpellier et à Bologne; mais cette étude avait peu d’attrait pour le jeune Pétrarque. Devenu en 1324, par lamort de son père, libre de suivre ses penchants, il se voua tout entier aux lettres et à la poésie, et revint habiter Avignon. C’est là qu’il vit en 1327 la célèbre Laure (de Noves) , pour laquelle il conçut un amour qui dura autant que sa vie, mais qui resta toujours sans espoir. U entra alors dans l’Eglise, voyagea pour se distraire de sa douleur , visita la France, les Pays-Bas, puis vint s’enfermer dans la solitude de Vaucluse, auprès d'Avignon. Il exhalait Ba passion dans des vers qui lui firent bientôt une réputation universelle. En 1335, le pape Benoît XII lui conféra des bénéfices qui lui assuraient une existence honorable; en 1341, il fut appelé à Rome pour y recevoir la couronne lauréale décernée au premier poëte de l’époque; en même temps, le roi de Naples, Robert, plein d’admiration pour son génie, lui donnait le titre de son aumônier ordinaire; le souverain de Parme le fixait auprès de sa personne avec le titre d’archidiacre de 1 église de Parme. A partir de celte époque, Pétrarque fut honoré de diverses missions politiques; c est ainsi qu il fut chargé par les Romains d’aller à Avignon près- J s er Clément VI de rétablir la résidence des papes à Rome (1342); par Clément VI lui -même de faire valeir les droiis du saint-siège à la régence de Naples; par Louis de Gonzague, seigneur de Mantoue, d’intercéder auprès de l’empereur Charles IV, pour qu’il rendît la paix à l’Italie; par les Visconti , seigneurs de Milan, de réconcilier Gênes et \enise; puis d’aller en France féliciter sur sa délivrance le roi Jean IL Ce prince tenta vainement de le retenir auprès de lui. Vers le même temps, Florence le réintégrait dans le droit de cité qu’avait perdu son père, et lui offrait la direction de son Université; mais il refusa cette honorable mission. Au milieu de ses succès, Pétrarque avait appris la mort de Laure, enlevée par la peste de 1348; cette perte cruelle lui inspira de nouveaux chefs-d’œuvre. Après avoir longtemps vécu à la cour des princes d ltalie, qui le recherchaient à 1 envi , Pétrarque voulut passer ses dernières années dans la retraite.

Il se fixa à Venise, et fit don à cette ville de sa bibliothèque (1362); il fut en reconnaissance logé dans un palais aux frais de la république. 11 mourut en 1374 à Arquà , bourg voisin de Padoue. Les ouvrages les plus célèbres de Pétrarque sont ses

poésies italiennes, qui se composent principalement de sonnets , de eanzoni ou odes, de rime terze • or y trouve une grâce , une délicatesse de sentiments inimitables. lia aussi laissé des lettres , des poésies latines , parmi lesquelles on remarque des églogues et le poëme épique de V Africa (où il chante les deux guerres puniques ) , et des Traités de philosophie morale qui mériteraient d’être lus (entre autres: De remediis utriusque fortunæ ; De ignorantiA sui ipsius et mullorum, contre Aristote). Pétrarque était en outre un ami ardent de la littérature ancienne ; il prit toutes sortes de peines pour rassembler et conserver des manuscrits; on lui doit la découverte des Institutions oratoires de Quintilien, d’une partie des Lettres et des Discours de Gicéron ; il possédait plusieurs manuscrits précieux qui se sont perdus. L’édit, la plus complète des Œuvres de Pétrarque est celle de Bâle, 1581, in-fol. Ses poésies ont été très souvent imprimées à part. Parmi les éditions récentes, les plus estimées sont celles d’Antoine Marsand, Padoue, 1819-20, 2 vol. in-8 ; de Rome, 1821 , 2 vol. in-8, avec les remarques de Tassoni, Muzio, Muratori ; et celle de Biagioli, avec commentaires , Paris, 1822, 2 v. in-8. M. de Grammont et M. A. de Montesquiou ont trad. les sonnets (1842). L’abbé de Sade a laissé des Mém. sur Pétrarque, 1767, 3v. in-4.

PÉTRÉE (arabie). Voy. arabie.

PETRE1US (M.) , lieutenant du consul Antonius en 63 av. J.-C. , battit Catilina à Pistoie, fut vaincu en Espagne par César en 49, prit part aux batailles de Pharsale et de Thapse (48, 46); on assure qu’a» près ce dernier événement, Juba et lui s’entretuèrent pour échapper au vainqueur.

petreius (Nicolas) , historien danois du xvi« siècle, est célèbre par le livre intitulé : Cimbrorumet Gothorum origines et migrationes , Leipsick, 1695, in-8; où il fait remonter l’histoire danoise jusqu’au 1er siècle après le déluge.

PETRETTO-E-BICCHISANO, village de la Corse, ch.-l. de canton, à 17 kil. N. de Sartène ; 900 hab.

PETROBRUSIENSou HENR1C1ENS. Voy. HENRI.

PETROCOR11, peuple de la Gaule, d’abord dans la Celtique, puis dans l’Aquitaine seconde, entre les Lemovices , les Bituriges Vivisci, les JSitiobriges, avait pour ch.-l. Petrocorii ou Vesuna, auj. Périgueux „ Le pays qu’il occupait forme le Périgord actuel.

PETRONE, Petronius Arbiter, écrivain latin, natif de Marseille, proconsul en Bilhynie sous Claude, fut un des favoris de Néron, qui lui donna le titre d 'Arbiter elegantiarurn (intendant des plaisirs); mais ayant été soupçonné d’avoir pris part au complot de Pison, il fut arrêté et obligé de s’ouvrir les veines à Cumes (66). Bien qu Epicurien, ii montra la plus grande sérénité dans ses derniers moments. On a sous son nom un pamphlet satirique mêlé de prose et de vers, et intitulé Satyricon , dans lequel se trouvent , avec beaucoup de descriptions lascives, quelques beaux morceaux, entre autres le Festin de Trimalcion , et un épisode célèbre sur les guerres civiles, en vers. On présume qu il se trouve dans cet ouvrage de nombreuses allusions à Néron, dont Pétrone voulait peindre les débauches et le manque de goût; l’auteur, ajoute-t-on, aurait en mourant adressé ce pamphlet à Néron lui-même. L’ouvrage de Pétrone ne nous est parvenu qu’incomplet ; un manuscrit découvert en 1663 par J. Lucius , à Trau en Dalmatie (et qui se trouve auj. à la Bibliothèque du Roi), a permis de combler plusieurs lacunes. Les meilleures éditions de Pétrone sont l’édition dite Variorum, Amsterdam, 1677 , et celle de Burmann, 1743 , 2 vol. in-4. 11 en existe une traduction française complète par Durand, 1803, 2 vol. in-8 , et une plus récente par M. Héguin de Guerle , 1834 (dans la collection PanckouckeL Le poëme de la Guerre civile a été imité en vers par J.-N.-M. de Guerle, 1799

iJüUi

PETRONlLLE(Ste), peronelleou përinne, virait à lîomedu tempsdeS.Pierre.dontonlacroitfllie, ety 311 mU? ! martvre. On l’honore le 31 mai.

i ETROPAV LOSlv, et. port du Kamtchatka, au fond de la baie d’Awska. Bomb. eu 1855 par la flotte anglo-franç. — Ville de Russie d’Asie (Omsk), à 400 kil. S. de Tobolsk, sur richim; 800 maisons. Fort.

PETROPOL1S, nom latinisé de St-Pétersbourg.

PËTROZADOVSK, ville de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouv. d’Olonetz , à 280 kil. N. E. de Saint-Pétersbourg; 8,600 liab. Poudre à canon, moulins à scie, tanneries, fonderies de boulets, etc.

PETRUS HISPANUS, pape. Voy. jean xxi.

PETTAU ou PETAU, Peiovio des anciens, ville de Styrie, à 27 kil. S. E. de Marbourg, sur la Drave; 2,000 hab. Manufactures. — Ottokar 111, margrave de Styrie, y battit les Hongrois en 1042.

PETTY (Guillaume), mécanicien, né à Rumsey en 1623, mort en 1687, exerça et enseigna la médecine, 6’occupa d’économie politique, de construction maritime, et surtout des arts mécaniques. Il reçut le titre de comte de Kildare et fut la tige des lords Shelburne et des marquis de Lansdown.

PEUCË, grande île formée par les deux bouches les plus septentrionales du Danube. Cette île fut pendant un temps habitée par des Bastarnes.

PEUCEK (Gaspar), savant du xvi* siècle, ami et gendre de Mélanchthon, né en 1626 à Bautzen, mort en 1602, enseigna les mathématiques et la médecineàWittemberg. 11 fut détenu 11 ans pourav. répandu lesdoctr desSacramentaires. II a publié les œuvres de Mélanchthon (Wittemberg, 1562), et a lui-même beaucoup écrit, sur l’astronomie, la médecine, l’histoire, etc. Ses ouvrages les plus curieux sont un Traité de la divination , en latin (Wittemberg, 1662), et V Histoire de sa captivité , Zurich, 1606.

PEUCÉTIE, Peucetia , région d’Italie sur l’Adriatique, entre l’Apulie propre et l’Iapygie, sur le revers nord-est de la Messapie, appartint en partie (pendant un temps) aux Salentins ; Barium , Rudies, Egnatie en étaient les principales places. Ses habitants se nommaient Peucètes ou Pédicules.

PEULS (étals). Voy. fellatahs et sénégambie.

PEURBACH (George), Purbachius , astronome renommé, né en 1423, à Peurbach, près de Lintz (Autriche), mort en 1461, a laissé: une Théorie des planètes (en latin), Venise, 1490, souvent réimprimée; des Tables d'éclipses pour les années 1660-61 (latin), etc. Regiomontanus était son disciple.

PEUT1NGER (Conrad), savant antiquaire, né à Augsbourg en 1466, mort en 1647 à 82 ans, était membre du sénat d’Augsbourg, devint président de cette assemblée en 1493, et fut chargé de plusieurs missions importantes auprès des empereurs Maximilien I et Charles-Quint. 11 consacra ses loisirs aux lettres, forma une belle bibliothèque, qu’il ouvrit au public, contribua puissamment à la publication des meilleurs auteurs latins et allemands, et composa lui-même plusieurs ouvrages , entre autres: Romance vetusiaiis fragmenta in Augusia Vindelicorum reperta , 1606 : Sermones convivales , 1630. Il est surtout connu par la carte de l’empire romain qui porte son nom, la Table de Peulinger ( Tabula Peutingeriana) , dite aussi Table Théodosienne. Cette carte fut, à ce qu’on croit, exécutée à Constantinople vers 393, sous Théodose-le-Grand , ou selon d’autres vers 436 sous Théodose 11; elle fut découverte à Spire vers 1600, dans une anc. bibliothèque, par Conrad Celtes, qui la légua à Peutinger; celui-ci se proposait de la publier, mais il en fut empêché par la mort, et elle ne parut qu’en 1698, par les soins de l’imprimeur Balthasar Moretus. Elle a été réimprimée avec de précieux éclaircissements par Scheyb, i Vienne, 1753 ; par Christianopulus, lési, 1809; par C. Mannert, Leips., 1824, par Fortia d’Urban, Par., »S45. C’est un de3 monum. les plus préc. de l’antiq.

Page 1