‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 855 sur 1261 · PI G N · texte numérisé non relu

PI G N

des Juifs talmudistes, appelés aussi Chasidim ou Juifs sauteurs; elle prit naissance en Ukraine vers 1760 et se répandit dans la Pologne et la Turquie d’Europe. Comme les Piétistes luthériens, ils affectent une austère piété et des mœurs sévères.

PIETOLA, Andes , village du roy. Lombard-Vénitien, à 3 kil. S. E. de Mantoue. Pat. de Virgile.

PIETRA (la), ch.-l. de cant. (Corse), à 26 kil. E. de Corte; 800 hab.

PIETRAFESA, ville du roy. de Naples (Basilicate), à 17 kil. S. O. de Potenza ; 2,000 hab.

PIETRAMALA, bourg de Toscane (Florence),

42 kil. N. E. de Florence. Aux environs, mont Radicosa et source d’Acqua-Baia, dont l’eau est froide, mais s’enflamme comme de l’alcool.

P1ETRASANTA, ville de Toscane (Florence),

26 kil. N. 0. de Lucques ; 3,000 hab. Palais des grands-ducs, bâti en marbre.

PIETRO DE CORTONE. Voy. cortone.

PIEUX (les), ch.-l. de cant. (Manche), à 19 kil S. 0. de Cherbourg; 1,700 hab. Porcelaines.

PIE VE-DI-CADOR E , ville du roy. Lombard- Vénitien. Voy. CADORE.

pieve-di-sacco, ville du roy. Lombard-Vénitien, sur le Pô, à 9 kil. S. O. de Padoue; 6,660 hab.

pieye-porto-moron’e , ville du roy. Lombard- Vénitien, près de la rive gauche du Pô, à 9 kil. S. E. de Corte-Olona; 2,900 hab.

pieye-san-stefano, ville du duché de Toscane (Florence), à 980 kil. 0. de Florence ; 3,420 hab.

PIGAFETTA (Antoine), de Vicence, eut part comme volontaire à l’expédition de Magellan, de 1619 à 1622, tint journal de ce premier voyage autour du monde, se fit chevalier de Rhodes en 1624. On ignore quand il mourut. Son journal, retrouvé à la bibliothèque Ambrosienne de Milan par Amoretti, a été traduit en franç. sous le titre de Premier voyage autour du monde, par le chevalier Pigafetta, sur l'escadre de Magellan, pendant les années 1619- 20-21-22, Paris, an ix, in-8, cart. et fig.

PIGALLE (J. -B.), sculpteur célèbre, qu’on a surnommé le Phidias français , né à Paris en 17i4, mort en 1786, n’eut pas de succès aux concours, passa pourtant trois ans à Rome, vécut longtemps dans la gêne, mais finit par obtenir la faveur de Mm« dePompadour, ce qui lui procura la fortune et la gloire. Il mourut chancelier de l’Académie des Beaux-Arts. Sa Vénus, son Mercure, son Tombeau du maréchal de Saxe sont des chefs-d’œuvres. Sa •tatue de Voltaire (à la bibliothèque de l’Institut) est belle, mais c’était un tort de représenter nu un personnage dont on connaît la maigreur.

PIGANIOL DE LA FORCE (J .-Aymar de), historien et géographe, né à Aurillac en 1673, mort en 1763, a laissé, entre autres ouvrages : Description historique et géographique de la France, Paris, 1761, 1762 et 53, 16 vol. in-12; Description de la ville de Paris et de ses environs, 2e éd., 1765, 10 vol.

PIGAULT-LEBRUN (Guillaume-Charles-Ant. ), romancier, né en 1763 à Calais, d’une famille de magistrats, mort en 1836, à 82 ans, fut destiné au barreau; mais, après avoir passé plusieurs années à Paris dans la dissipation, il ne prit aucun état et se fit auteur. Il débuta par de petites comédies qui eurent quelque succès , puis se mit à écrire des romans comiques, et obtint dans ce genre une vogue prodigieuse. 11 servit quelques années sous la république, et se retira avec le grade d’adjudant-général. Il obtint sous le Directoire une place d’inspecteur des salines, que le gouvernement de la restauration lui enleva en 1825. Sur la fin de sa vie , il voulut s’essayer dans un genre plus sérieux que celui auquel il devait sa réputation, et fit paraître une Histoire de France à l’us âge des gens du monde (1823-28, 8 vol. in-8 ) : elle eut peu de succès. Ses romans sont pleins de naturel, de verve et de gaieté; mais à force

de vouloir être comique, il tombe dans le grotesque et le trivial ; trop souvent aussi il offense grossièrement la religion et blesse la décence. Ceux de sef romans qui eurent le plus de vogue sont : l'Enfant du Carnaval , les Durons de Felsheim , mon Oncle Thomas , M. Botte. Ses Œuvr. (sans YHist. de France) forment 20 vol. in-8, Paris, 1822-24. Elles sont condamn . à Rome d’une manière toute spéciale; quelquesunes l’ont été égalera, en France par l’autorité civile.

PIGEAU (Eustache-Nicolas) , jurisconsulte, né à Montlévêque (près de Senlis) en 1750, mort en 1818, fut d’abord avocat, puis secrétaire de Hérault de Séchel-les, ouvrit après la révolution des cours de droit, fut nommé par Bonaparte un des rédacteurs du nouveau Code de procédure, puis (1805) professeur de procédure à l’Ecole de Droit de Paris. On a de lui : Procédure du Chdtelet de Paris , 1778 , 2 vol. in-4 ; Introduction à la procédure civile, 1784, in-8; 1822, in-8, 5* édition ; Procédure civile des tribunaux de France, 1808-09, 2 vol in-4; 3* édition, 1826; Commentaires sur le Code de procédure civile, 1827, 2 vol. in-4 (posthume). Ces ouvrages sont pour la plupart devenus classiques.

PIGENAT (François), d’Autun, un des plus grands prédicateurs de la Ligue , signa le décret de dégradation de Henri III , fit l’oraison funèbre des deux Guise, qu’il appela des martyrs. Il mourut en 1690. — Son frère, Odon Pigenat, était du conseil des Seize.

1 1 passe pour être l’auteur du pamphlet: Y Aveuglement des politiques , hérétiques et rnaheustres, 1592, in-8. PIGNATELL1 , pape. Voy. innocent xii.

pignatelli ( François), prince de Strongoli, ministre du roi de Naples Ferdinand IV, né en 1732, mort en 1812, s’éleva en favorisant les intrigues de a reine Caroline avec le fameux Acton. Nommé gouverneur de Naples et chef général de la police,

1 remplit le royaume d’espions et de bourreaux 'aissé dans Naples par Ferdinand comme vicaire générai du royaume lors de l’invasion française, il montra la plus grande pusillanimité, signa un armistice au moment où Championnet courait déjà es plus grands risques, et s’enfuit en Sicile après avoir brûlé la flotte napolitaine , laissant la popu- ’ace maîtresse de la ville. Il revint à Naples après e roi , et fut enfin disgracié.

P1GNEAU DE BEHAlNE(Pierre-Joseph-Georges), missionnaire , né à Origny ( diocèse de Laon ) en 741, mort en 1799, suivit de bonne heure la carrière des missions étrangères, alla en 1767 à la Cochinchine, fut fait en 1770 évêque d’Adran ( in oartibus) et coadjuteur de l’évêque deCanath. Ayant rouvé la guerre civile en Cocliinchine, il soutint le roi légitime Nguyen-anh , alla en France implorer xrar ce prince l’appui de Louis XVI (1786), et obtint une flotte ; mais il se vit traversé par le gouverneur de nos établissements dans l’Inde (le comte de Conway). Il réunit cependant quelques troupes à Pondichéry, et alla aider le roi à reconquérir son royaume (1789). Nguyen-anh reconnaissant lui accorda un grand crédit. L’évêque d’Adran resta auprès de ce prince jusqu’à sa mort, arrivée en 1799.

PIGNEROL, en italien Pinerolo, ville des Etats sardes (Turin) , ch.-l. d’une prov. de même nom, près du Glusone, à 40 kil. S. O. de Turin ; 6,200 hab. Evêché, cathédrale, place d’armes, bel hôpital, etc.; drap commun, filatures de soie, papeteries, tanneries, etc. Cette ville, jadis très forte, était regardée comme la clef de l’Italie. — Pignerol appartient à la maison de Savoie depuis 1042. François I s’en empara en 1536, mais Henri 111 la rendit. Prise en 1630 par Richelieu, cédée à la France en 1632. elle fut encore rendue en 1696. De 1801 à 1 8 1 4 » Pignerol fut réunie à la France. Sous la domination française , le château de Pignerol servit longtemp ' de prison d’état; c’est là que fut d’abord enferme le Masque-de-Fer et que mourut Fouquei (1680)

PILE — u

PIGNOTTÎ (Laurent) , éerivain italien , né à Figlini (Toscane) en 1739, mort en 1812, fut médecin, professeur de physique (à Florence et à Pise), conseiller , auditeur à l’université de Pise , se distingua comme naturaliste, poëte, littérateur, historien , antiquaire. Ses Poésies forment 6 vol. in-8 , Florence ; on y remarque surtout ses Fables , qui l’ont rendu populaire. On lui doit de plus une Histoire de la Toscane (en italien), Florence, 1813, 9 vol. in-8 . cette histoire est à Y Index.

PIGRUM mare. Voy. paresseuse (Mer).

PI1S (Ant.-P.-Augustin de), homme de lettres, né à Paris en 1755, mort en 1832, se lia de bonne heure avec Lattaignant et Sainte-Foix, donna, à partir de 1776, des pièces à divers théâtres, principalement à la Comédie Italienne , fonda en 1792 avec Barré le théâtre du Vaudeville , où il fit représenter un grand nombre de pièces.- Ce théâtre lui faisait 4,000 francs de pension. Il remplit pendant la révolution diverses fonctions administratives, entre autres celle de secrét. -général de la préfecture de police, fonctions qu’il conserva jusqu’à la Restauration. Outre ses pièces, qu’on ne représente plus, on a de lui beaucoup de poésies fugitives (contes, dialogues, chansons , etc.) , écrites avec facilité, mais fort médiocres pour la plupart. On a publié ses Chansons choisies , 1806, 2 vol. in-8, et ses Œuvres choisies , 1810, 4 vol. in-8. Piis était un des membres les plus féconds de la réunion bachique dite le Caveau.

PILATE (ponce-), Pondus Pilatus, était procurateur de Judée l’an 27 de J.-C. Les Juifs ayant accusé devant lui Jésus d’avoir pris le titre de roi des Juifs, il se proclama incompétent et renvoya le sauveur devant le roi Hérode (Antipas). Comme à la fête de Pâques on graciait un condamné à mort, il désigna pour candidats à cette faveur le brigand Barabbas et Jésus, comptant que le peuple gracierait l’innocence ; Barabbas fut préféré. Pilate alors donna les ordres pour l’exécution, mais non sans s’être lavé les mains devant le peuple, comme pour décliner la responsabilité de ce meurtre. Suivant Eusèbe, Pilate fut rappelé en 37, pour avoir exercé des cruautés contre les Samaritains, et fut relégué en fiaule. Il mourut, dit-on, à Vienne (Isère) en l’an 40.

PILATE (mont), Pilealus mons , entre les cantons de Lucerne et d Underwald, sur le bord occid. du lac de Lucerne, est une ramification des Alpes bernoises en Suisse. Son sommet le plus élevé (le Tomlishorn) a 2,343 mètres. — Mont, de France dans la chaîne des Cévennes, à la fois dans les dép. de la Loire et du Rhône, donne naissance au Gier.

PILATRE DE ROZIER (J.-Fr.), né à Metz en 1756, mort en 1785, étudia les mathématiques, la physique, l’histoire naturelle et surtout la chimie, enseigna cette dernière science à Reims, fut intendant des cabinets d’histoire naturelle et de physique de Monsieur (Louis XVIII). Enthousiaste de la découverte de Montgolfier, il fit plusieurs ascensions en aérostat et tenta enfin de franchir la Manche en ballon en employant un procédé nouveau. Il s’éleva de Boulogne le 15 juin 1785, mais le feu prit à l’aérostat et il périt.

PILGOMAYO, riv. de l’Amérique du Sud, sort des Andes, par 20° 20’ lat. S., et 71° 50’ long. O., coule à l’E., puis au S. E., et tombe dans le Paraguay vis-à-vis de l’Assomption. Cour3, 1,300 kil. Affluents, San-Juan, Cachimayo, Paspaya, etc.

PILES (fortia de), famille ancienne de la Provence, obtint, dès le temps de Henri III et Henri IV, la faveur des rois de France; ses membres remplirent presque sans interruption depuis 1660 jusqu’en 1789 les fonctions de gouverneurs de Marseille. — Un membre de cette famille, Ludovic de Piles, baron de Baumes, acquit une triste célébrité pour avoir tué en duel le fils de Malherbe ( 1627 ) ; il périt

Page 1