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FEUILLAGE

AUCH, Elimberris , Ausci ou Auscii , Augusta Ausciorym, eh.-l.dudép.du Gers, près du Gers,à60k.0. de Toulouse, à 669 kil. S. O. de Paris (679 par Toulouse) ; 10,461 h. Archevêché, trib. de comm.; lycée. Cathédrale àbeaux vitraux.Vins, eaux-de-vie d’Armagnac, etc. Jadis ch.-l. des Ausci et de toute la Novempopulanie ou Aquitaine 3e, puis de l’Armagnac. Patrie du duc de Roquelaure et de l’amiral Villaret- Joyeuse. — L’arr. d’Auch a 6 cant. ( Gimont, Jegun, Saramont, Vic-Fezensac, plus Auch qui compte pour 2), 136 coram. et 61,214 hab.

AUCHY-EN-BRAIE, village du dép. de l’Oise, à 4 kil. E. de Gournay, à 9 kil. S. O. de Songeons. Bataille entre Guillaume-le-Conquérant et Robert son fils, en 1077.

AUCUN, ch.-l. de cant. (H. -Pyrénées) , à 8 kil. S. O. d’Argelès; 800 hab. Plomb, cuivre, zinc.

AUDE, Atax , riv. de France, naît près de Mont- Louis (Pyrénées-Orientales), court au N., puis à l’E., baigne Quillan , Aleth , Limoux , Carcassonne , forme la limite des dép. de l’Hérault et de l’Aude, et se jette dans la Méditerranée après un cours de 217 kil. par les étangs de Sijean et Vendres.

aude (dép. de F), sur la Méditerranée, borné au N. par celui de l’Hérault, au S. par celui des Pyrénées- Orient., à l’O. par celui de l’Ariége; 6,317 kil. carrés ; 281,088 hab. Ch.-l. Carcassonne. Il est formé du diocèse de Narbonne, du Rasés , du Carcassez, du Lauraguais , toutes portions de l’ancien grand-gouvernement de Languedoc. Montagnes au S. • fer, houille, marbre, plâtre, manganèse , jayet, cobalt , ardoises; grains, fruits, miel, vins excellents 5 mou-

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tons à laine fine ; forges à la catalane ; eaux-devie, esprits, etc. Le canal du Midi traverse le dép. — 11 a 4 arrond. (Carcassonne, Castel naudary, Limoux, Narbonne), 26 cant. , 447 communes. 11 dépend de la 11* division militaire, de la courimpér. de Montpellier, et du diocèse de Carcassonne.

AUDEBERT (J.-B.) , naturaliste, né à Rochefort en 1759, mort a Paris en 1800. On lui doit deux grands ouvrages : Y Histoire naturelle des sitiges , des makis , etc., Paris, 1S00, in-fol.; YHistoire des colibris, des oiseaux-mouches, etc., 1802, in-fol. Il a eu le singulier mérite d’être à la fois l'auteur du texte , des dessins et des gravures. Il a porté une perfection inconnue jusqu’à lui dans la gravure des figures coloriées.

AUDENARDE. Voy. oudenarde.

AUDENGE , ch.-l. de cant. (Gironde), à 35 kil. S. O. de Bordeaux, près du bassin d’Arcachon ; 800 hab.

ÂIJDEUX, ch.-l. de cant. (Doubs), à 10 kil. N. O. de Besancon; 300 hab.

AUDGELAH, Augila, oasis sur la route de l’oasis de Syouah au Fezzan, gouvernée par un bey qui dépend de celui de Tripoli, a pour ch.-l. Audgelah, par 20° 10’ long. E., 29° 28’ lat. N.

AUDIERNE, ville du dép. du Finistère, à 26 kil. O. de Quimper , sur la baie d’Audierne; 1,000 hab. Petit port, école de navigation.

AUD1GUÎER (Vital d’), né vers 1565 à Villefranche, ou à la Ménor, dans le Rouergue ; mort vers 1 630, assassiné, suivit successivement les carrières de la magistrature , des armes et des lettres. 11 a traduit de l’espagnol les Nouvelles deCervantès, les Travaux de Persilès et de Sigismonde , du meme ; les Aventures de Lazarille, et a composé Le vrai et ancien usage des duels, 1617, ouvrage cité avec éloge par Bayle.

AUDINCÜURT , ch.-l. de cant. (Doubs), sur le Doubs, à 4 kil. S. E. de Montbéliard; 3,000 hab. Haut fourneau, forges , etc. Fonderie de canons.

AUDINOT (Nic.-Médard) , acteur et auteur dramatique, né à Bourmont vers 1740, mort à Paris en 1801, joua d’abord au Théâtre-Italien; il éleva en 1769, à la foire Saint-Germain, un petit théâtre de marionnettes , dont chaque figure imitait un acteur de la Comédie- Italienne. Les comédiens de bois attirèrent la foule, et bientôt Audinot put fonder la salle de Y Ambigu-Comique, où il substitua des enfants à ses marionnettes. En 1772, il fit représenter de grandes pantomimes, qui firent sa fortune. Il a composé le Tonnelier, opéra-comique, représenté avec succès sur le Théâtre-Italien.

AUD1N-ROUVIÈRE (Joseph-Marie), médecin, né en 1764 à Carpentras , mort en 1832 du choléra à Paris, est surtout connu par un ouvrage intitulé La Médecine sans médecin, publié pour la première fois en 1794, refondu en 1820, et qui a eu treize éditions. Il amassa une grande fortune en vendant des grains de vie ou grains de santé, remède secret qu’il donnait comme un remède universel; ce o’est que le toni-purgatif de Frank.

AUDITEUR DE LA ROTE. Voy. rote.

AUDOENUS. Voy. ouen (saint).

AUDRAN, nom d’une famille de Lyon qui, dans le XVIIe siècle, a produit plusieurs artistes très estimés. Le plus célèbre est Girard Audran, né à Lyon en 1640, mort à Paris en 1703, que l’on regarde encore aujourd’hui comme le premier graveur d’histoire. Il employa plusieurs années à se former dans l’art du dessin, étudia à Paris sous Lebrun dont il resta l’ami , puis alla se perfectionner à Rome ; Colbert le fixa à Paris en lui donnant une pension , et utilisa ses talents. Il grava, entre autres tableaux: les Batailles d Alexandre de Lebrun, Y Enlèvement de la Vérité et plusieurs autres tableaux de Poussin, 5e Martyre de saint Laurent de Lesueur. On a aussi de lui un Recueil des proportions du corps humain

— Les autres artistes du môme nom som: Claude f père de Girard ; Charles, son oncle, tou3 deux graveurs ; Claude, son frère , peintre et élève de Lebrun ; Benoît et Jean , ses neveux, graveurs.

AUDRUICK, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), à 8 kil. N. E. d’Ardres; 2,373 hab.

AUDUN-LE-ROMAN, ch.-l. de cant. (Moselle), à 19 kil. de Thionville; 300 hab. Manufact. d’armes.

AUDUS, riv. de l’Afrique septentrionale, dans la Numidie, auj. I’àdouse.

A U ER BACH, ville d’Allemagne, en Saxe (Voigt land), à 20 kil. E. de Plauen; 2,000 hab.

AUERSBERG, Arupium, château seigneurial des États autrichiens (Laybach, en Illyrie), à 35 kil. N. O. de Neustadt.

AUERSTÆDT, ville des États prussiens (Saxe), à

10 kil. O. de Naumbourg. Victoire de Davoust sur les Prussiens, 14 octobre 1806, le même jour que celle d’iéna-, d’où son titre de duc d'Auerstœdt.

AUFIDENA, ville du Samnium, auj. alfidena.

AUFIDUS, riv. de Daunie, auj. I’ofanto.

AUGE, ou VALLÉE-D’AUGE, petit pays de l’ancierme B.-Normandie, arrosé par la Touque, est remarquable par sa fertilité. Villes principales : Pont-1’ Évêque, Touques, Dives, Exmes, Beaumonten-Auge. L’Auge fait partie des dép. actuels du Calvados et de l’Orne. Jadis ce n’était qu’une forêt dite saltus Algice, d’où le nom de Saut-d’Auge que porte encore un village de ce pays.

AUGER (Edmond), jésuite, né en 1515 à Alleman, près de Troyes, alla à Rome n’ayant d’autres ressources que de mendier, entra chez les Jésuites de Rome comme garçon de cuisine, et fut admis dansl’ordre par saint Ignace lui-même. De retour en France,

11 se distingua par son zèle pour la prédication et convertit un grand nombre de protestants. Tombé entre les mains du baron des Adrets, chef des Protestants, il allait être mis à mort quand son éloquence le sauva. Henri lli le choisit pour son confesseur; il est le premier jésuite qui ait rempli cette fonction délicate. Les Ligueurs l’éloignèrent de la personne du roi ; il se retira en Italie et mourut à Corne en 1591. Il a laissé quelques ouvrages de piété, entre autres un Catéchisme estimé.

auger (l’abbé Athanase), savant helléniste, né à Paris en 1734, mort en 1792, fut professeur d’éloquence au collège de Rouen, grand-vicaire de l’évêque de Lescar et membre de l’Académie de3 Inscriptions. 11 a traduit Dèmosthène et Eschine, 1777- 78, 5 vol. in— 8 ; Isocrate, 1781, 3 vol. in-8 ; Lysias, 1783, 1 vol. in-8; saint Jean-Chrysostôme , 1785, 4 vol. in-8 ; saint Basile, 1788 , in-8, et quelques autres ouvrages moins importants. On a publié en 1794 ses œuvres posthumes; elles contiennent la trad. des Discours de Cicéron, et la Constitution des Romains sous les rois et sous la république.

auger (Louis-Simon), littérateur, né à Paria en 1772, se fit d’abord connaître par des Éloges qui l’urcBt couronnés ; il travailla successivement à la rédaction de la Décade philosophique (1804), du Journal de l’Empire (1808), du Journal général de France (1814) et du Mercure, donna un grand nombre d’éditions de nos classiques, avec notices et commentaires ; fut nommé censeur à la Restauration ; fut reçu en 1816 à l’Académie Française, dont il devint secrétaire perpétuel, et termina sa vie de la manière la plus inattendue, par un déplorable suicide, en 1829. Son travail le plus estimé est son Commentaire sur Molière, 1819-27, 9 vol. in-8.

ACGEREAU (P.-F.-Ch.), duc de. Castiglione, maréchal de France, né à Paris en 1757, était fils d’un maçon et d’une fruitière. 11 s’engagea de bonne heure, se distingua en Vendée et aux Pyrénées, et fut dès 1794 nommé général de division. Envoyé en Italie (1796), il fit des prodiges de valeur au pont de Lodi, à Castiglione, où, avec un faible corps

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de troupes, il arrêta pendant deux jours une armée nombreuse ; à Arcole, où, voyant plier les colonnes françaises, il s’élança sur le pont, en face de l’ennemi, un drapeau à la main, et rappela ainsi la victoire.

En 1797, il fut investi du commandement de Paris, et, à la journée du 18 fructidor (4 septembre 1797), fut chargé par le Directoire d’envahir le corps législatif et d'arrêter les députés proscrits. En 1799, il fut député au Conseil des cinq-cents et devint secrétaire de cette assemblée. Néanmoins il ne s’opposa pas au coup d’état du 18 brumaire; il fut en récompense chargé par le premier consul du commandement de l'armée de Hollande. En 1804, il accepta de l’empereur le titre de maréchal, et fut fait duc de Castiglione, en souvenir d’un de ses principaux exploits. 11 commanda encore avec distinction sur le Rhin et en Prusse, et eut une grande part aux victoires d’Iéna (1806) et d’Eylau (1807).

Il fut moins heureux en Catalogne, et ne fut chargé que d’un rôle secondaire pendant l’expédition de Russie ; cependant il se signala par son courage à la bataille de Leipsick. Il fut mis à la tête de l’armée de l’Est, réunie à Lyon, mais il ne put, en 1814, s’opposer à l’entrée des alliés. Il fut un des premiers à se détacher de l’empereur et à reconnaître les Bourbons. Il mourut en 1816, dans sa terre de la Houssaye. Augereau était un soldat intrépide, mais il n’avait pas les qualités du général en chef. On l’accuse d’avoir souvent souillé ses victoires par ses déprédations. En politique, il servit alternativement tous les partis.

AUGIAS, roi d’Elis, avait de vastes étables qui contenaient trois mille boeufs, et qui n’avaient point été nettoyées depuis trente ans. Il proposa à Hercule de les nettoyer, sous la promesse du dixième de son troupeau. Le héros y réussit en détournant le fleuve (Anigre, Alphée ou Pénée?) àtrav.les étables.

Mais le pertide roi ayant refusé à Hercule le prix convenu, le héros indigné pilla Elis, tua Augias, et donna ses états à Phylée, fils de ce prince.

ÂUG1LA (oasis d’). Voy. àudgelah.

AUGSBOURG, Augusta Vindelicorum , ville de Bavière (H.-Danube), au confluent du I^ch et de la Wertach, à 67 kil. N. O. de Munich ; 34,000 hab.

Elle est divisée en 3 parties, haute, moyenne et basse ville. Evêché. Cathédrale, hôtel-de-ville, Ludwigsplatz, grande place ; marché aux vins, etc. Grande manufacture de coton (qui occupe près de 7,000 ouvriers); futaines, toiles, glaces, papiers, etc. Grand commerce de librairie, d’expédition et de transit avec l’Italie, la Suisse, Vienne, Lyon, Francfort.

Elle est aussi une des premières places de l’Europe pour la banque. — Nommée d’abord Damasia, elle reçut une col. rom. sous Auguste, d’où son nom d'Augusta. Elle fut v. impériale jusqu’en 1806. L’évêché était aussi état d’empire : tous deux faisaient partie du cercle de Souabe. Augsbourg est célèbre dans l’histoire ar la diète d' Augsbourg de 1630, où fut présentée la onfession d,' Augsbourg (formule de foi luthérienne rédigée par Mélanchthon); par l’ alliance d' Augsbourg (entre François I et les princes allemands luthériens, contre Charles-Quint et les Catholiques, en 1534); par l 'intérim d’ Augsbourg (formulaire provisoire imaginé pour contenir les deux partis religieux, et présenté par Charles-Quint à la diète de 1548); par la paix d' Augsbourg ou 2e paix de religion (entre les Catholiques et les Luthériens, Bignée par Charles- Quint en 1555 ; elle accordait la liberté de conscience, mais imposaitaux prélatsqui embrasseraient le luthéranisme le réservât ecclésiast., c.-à-d. l’obligation de résigner leurs bén éf. ) ; par la Ligue d’ A uysb. formée en 1686, entre les deux lignes de la maison d’Autriche, la Suède, la Saxe, la Bavière, les cercles de Souabe et de Franconie, etc. , dans le but d’arrêter les empiétements de Louis XIV; elle fut le début de la guerre $ue termina la paix de Ryswick.

AUGU

augsbourg (évêché d’) , état d’Empire (cercle de Souabe) , comprenait Dillingen,\Vi ttislingen, F üssen.

AUGST, nom de 2 villages sit. en face l’un de l’autre sur l’ErgoIz, à son emb. dans le Rhin, à 11 k. S. E. de Râle : l’un Kaiser-A., sur la r. dr., dans le canton d’Argovie, l’autre, Basel-A., sur lar. g., cant. deBàle. Ils occupent remplacement d’ Augusta Rau^acorum.

AUGURES, ministres de la religion chez les Romains, prédisaient l’avenir, d’après le vol, le chant et 1 appétit des oiseaux. Ils formaient un collège qui jouit longtemps d’une très grande considération, et dans lequel on n’admettait que les premiers personnages de l’état. Il ne faut pas les confondre avec les aruspices, qui étaient des officiers d’un ordre bien inférieur. Voy. ARUSPICES.

AUGUSTA. Nom commun à beaucoup de villes anciennes, ainsi nommées en l’honneur de l’empereur Auguste ou de quelqu’un de ses successeurs. Souvent elles ont un autre nom qu’elles joignent à celui d 'Augusta. Les principales sont : augusta, ville de Sicile, auj. agosta.

augusta ou basilia, ville des Helvétiens, auj. BALE (Suisse).

augusta ou neomagus, ville de la Gaule Transalpine, auj. nyons (Drôme).

augusta asturica, ville d’Hispanie, auj. astorga. augusta ausCorum, ville d’Aquitaine , auj. auch. augusta firma ou astigis, ville d’Hispanie, auj. ecija.

augusta nemetum, ville de Germanie, auj. spire, augusta prætoria , ville de la Gaule Cisalpine, auj. AOSTE.

augusta rauracorum, ville des Helvétiens, auj. AUGST.

augusta suessionum, ville de l’ancienne Belgique, auj. soissons.

augusta taurinorum, ville de la Gaule Cisalpine,

auj. TURIN.

augusta trevirorum , ville de Germanie , auj. trêves.

augusta tricastinorum, ville de la Viennaise, auj. aoust-en-diois (Drôme).

augusta trinobantum, ville de la Bretagne anc.,

auj. LONDRES.

augusta vagiennorum, ville de la Gaule Cisalpine, auj. citta di bene (selon d’autres, ce serait Saluces). augusta vangionum, ville de Germanie, auj.

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