‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 890 sur 1261 · QUES — 1471 — QUET · texte numérisé non relu

QUES — 1471 — QUET

QUERÉTARO, ville du Mexique, ch.-l. d’un état de même nom, à 170 kil. N. O. de Mexico, par 20° 36’ lat. N., 102° 30’ long. O. ; 30,000 hab. Trois grandes places; aqueduc magnifique, plusieurs couvents. Industrie jadis plus active et encore importante. — L’état de Queretaro, un de ceux de la Confédération mexicaine , est entre ceux de San- Luis-de-Potosi au N., de laVera-Cruz au N. E., de la Puebla à l’E., de Mexico au S., de Mechoacan au S. O. et de Guanaxuato au N. O.; 250 kil. Climat assez tempéré. Mines nombreuses et très riches. Carrières de jaspe, albâtre, etc.

QUERFURT, v. murée des Etats prussiens (Saxe), à 26 kil. O. de Mersebourg; 3,100 hab. Toiles, draps, toiles imprimées, raffinerie de salpêtre.

QUER1GUT, ch.-l. de cant. (Ariége) , à 51 kil. S. E. de Tarascon ; 880 hab. Ancien château.

QUER1MBES (îles), dans le canal de Querimbé, par 10° 35’-l2° 30’ lat. S., font partie de la capitainerie-générale (portugaise) de Mozambique et du district de Cabo-Delgado : les principales sont Querimbé, Amice , Ibo , l’Ile-Longue.

QUERINI (le cardinal Ange-Marie), savant italien, ué à Venise en 1680, mort en 1759, se fit bénédictin en 1698, voyagea en Allemagne, en Hollande, en France, passa deux mois à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, se lia avec les érudits de l’époque, devint archevêque de Corfou, évêque de Brescia, enfin cardinal. Clément Xll le nomma en 1730 bibliothécaire du Vatican. 11 a laissé, entre autres ouvrages ; Primordia Corcyrce, Brescia, 1738, in-4; une Vie de Paul II, 1740; a donné bon nombre d’éditions, et a traduit en vers latins une partie de la üenriade; mais il est moins connu par ses ouvrages que par les encouragements et les secours de toute espèce qu’il fournit aux gens de lettres.

QUERLON (Anne-Gabriel meusnier de), né à Nantes en 1702, mort en 1780, fut d’abord collaborateur du Mercure et de la Gazette de France , obtint, en 1752, le privilège des Petites Affiches, et fit vingt ans le succès de ce journal, travailla encore au Journal étranger, au Journal encyclopédique , et laissa de nombreux ouvrages, entre autres: Collection historique ou Mémoires pour servir à l’histoire de la guerre terminée par la paix d' Aix-la-Chapelle, Paris, 1758, in-12, et la Continuation de l'Histoire des Voyages (de l’abbé Prévost), etc.

QUESADA, ville d’Espagne (Jaën), à 24 kil. E. d’Ubeda; 4,200 hab.

QUESNAY (Fr.), économiste, né en 1694 à Mercy aux environs de Montfôrt-l’Amaury, mort en 1774, avait été chirurgien à Mantes , devint secrétaire perpétuel de l’Académie de chirurgie, chirurgien ordinaire du roi, professeur royal aux écoles de chirurgie, enfin médecin ordinaire du roi (Louis XV), et prit une part très active aux querelles entre la Faculté de médecine et le Collège de chirurgie. Quesnay, élevé dans une ferme, s’était occupé dès sa jeunesse d’agriculture, et fut toujours animé du besoin d’améliorer le sort des habitants des campagnes et de remettre l’agriculture en honneur. Il commença à exposer ses idées sur ce sujet dans des articles qu’il fournit à l 'Encyclopédie ( Grains , Fermiers , et autres du même genre), écrivit dans les Journaux de physique et d’agriculture , dans les Ephémérides d'un citoyen , et vit ses doctrines adoptées et pratiquées par une foule d’adeptes, qui bientôt formèrent l’école dite des Economistes, à la tête de laquelle était le marq. de Mirabeau. Quesnay devint ainsi le père de la science qu’on a nommée depuis économie politique ou mieux économie sociale. Il eut le tort de n’avoir guère égard qu’à l’agriculture en traitant de la création des richesses. Outre plusieurs ouvrages de médecine ( Réfutation du traité de Silva sur la saignée , Préface des Mémoires de l’Académie de chirurgie; Essai phy¬

sique sur l'économie animale, 1736 et 47, 3 vol. in-12), on a de lui la Physiocratie ou Constitution naturelle des gouvernements , 1768, in-8, publiée par Dupont (de Nemours). Ce livre, son ouvrage capital, était l’évangile des économistes.

QU ESN EL (pasquier), controversiste, né à Paria en 1634, mort en 1719, se fit oratorien en 1657. Il dirigeait l’institution des Oratoriens à Paris, quand son attachement aux Jansénistes le réduisit à s’expatrier. Il se réfugia à Bruxelles, y reçut les derniers soupirs d’Arnauld, son ami, fut arrêté par ordre de Philippe V, en 1696, et incarcéré àMalines , redevint libre en 1703 et mourut à Amsterdam, où il était allé fonder quelques églises jansénistes. On lui doit une édition des QEuvres du pape saint Léon, Paris, 1675, 2 vol. in-4, Rome, 3 vol. in-fol. ; et en fait d’ouvrages originaux : les fameuses Réflexions morales sur le Nouv. Testament, 1671-78, ouvrage qui fut la cause de ses malheurs; Tradition de l'Eglise romaine sur la prédestination des saints et sur la grâce efficace (Cologne, 1687, 4 vol. in-12, sous le pseudonyme de Germain) ; la Discipline de l’Eglise, Lyon, 1689, 2 vol. in-4 ; Causa Arnaldina , 1699, in-8, et une foule de pièces diverses. Les Réflexions morales , d’abord approuvées par M. de Noailles quand il était évêque de Châlons, furent condamnées quelques années après par ce même prélat, devenu archevêque de Paris, puis par le pape (1708), et donnèrent lieu à la fameuse constitution Unigenitus (1713), qui censurait 101 propositions extraites de ce livre. Son éd. deS. Léon estaussi condamnée. — Un autre Quesnel,m. à Lallayeen 1774, est auteur d’une Hist. des Jésuites (Soleure,1740,4 v. in-12) , inachev

QüESNOY (le), ch.-l. de cant. (Nord), à 20 kil N. 0. d’Avesnes; 3,281 h. Ville forte. Collège. Qque commerce. — Fondée, suivant la tradition, par 1 chevalier Aymon, si célèbre par ses quatre fils; fortifiée par Baudouin en 1150 ; prise par Louis XI aux Bourguignons en 1477, mais reprise par Maximilien. Turenne s’en empara en 1654 ; le prince Eugène en 1712 ; Villars la reprit la même année; elle tomba au pouvoir des Autrichiens en 1792, mais fut reprise par les Français en 1794.

quesnoy-sur-deule, chef-iieu de canton (Nord),'5 sur le canal de la Basse-Deule, à 9 kil. N. O. de Lille ; 4j360 hab. Genièvrerie, moulins à foulon.

QUESTLMBLBT, ch.-l. de c. (Morbihan), à 22 k. E.de Vannes; 2,500 h. Vict. d’Alain sur les Norm., 888.

QUESTEURS , Quœstores , magistrats romains chargés de recueillir les revenus publics et de faire les paiements. Ils furent originairement nommés par les rois, puis (de 509 à 307 av. J.-C.) par les consuls, et enfin élus par le peuple. Ils n’étaient d’abord que deux. A partir de 333 il y en eut quatre. Vers 315 on nomma de plus quatre "questeurs provinciaux pour les quatre grands départements de l’Italie centrale et méridionale. Sylla en porta le nombre à vingt, César à quarante. — Les questeurs à l’armée étaient chargés de la caisse militaire, percevaient les contributions de guerre, emmagasinaient le butin. La questure était le premier pas dans la carrière des grandes dignités. On ne pouvait l’obtenir qu’à 27 an3. Sous l’empire, la questure perdit beaucoup de son caractère. La perception, dans les provinces impériales, se faisait en partie par les procurateurs. — A partir de Constantin, on nomma questeur du palais un grand dignitaire chargé de rédiger les rescrits impériaux, et d’élaborer les constitutions ou lois. C’était à peu près un ministre de la justice. — Auj. on donne dans certains corps le nom de questeurs aux membres chargés de l’emploi des fonds : tels sont en France es questeurs de la Chambre des Dép. ou de l’Ass. nat.

QUETIF (Jacq.), dominicain, né en 16l8}niort en 1698, bibliothécaire de la maison des Dominicains de

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la rue SaintrHonoré, commença la Bibliotheca Scriptorum ordinis Minorum, cum notis, Paris, 1719 et 21, 2 vol. in-fol. (achevée par Echard). donna des éditions de la Somme de saint Thomas , des Lettres de Savonarole , etc.

QUETTEHOU, ch.-l. de cant. (Manche), près de la Manche, à 14 kil. N. E. deValognes; 2,000 hab.

QUEVEDO Y VILLEGAS (Fr.), satirique espagnol , né à Madrid" en 1580, mort en 1645, quitta l’Espagne par suite d’un duel avec un grand seigneur, suivit d'Ossuna à Naples, fut impliqué dans un complot en 1618, resta trois ans en prison en Espagne fl 620-23), revint à la cour et eut le titre honorifique de secrétaire du roi, épousa une dame de haute naissance vers 1634, fut mis derechef au cachot comme auteur d’un libelle contre Olivarès (1641), et y resta près de deux ans. Mordant. original, on le place près de Cervantès. Il a beaucoup écrit; ses principaux ouvrages sont : los Suenos (les Songes ou Visions), 1627, satire originale, où il passe en revue tous les genres d’abus et les vices de toutes les classes ; Histoire et Vie du Grand Taquin ( Tacanno Pablos de Buscon ), où sont retracées les mœurs nationales. Ses Œuvres à peu près complètes ont été publiées à Madrid, 1650, 3 v. in-4, et par Sancha, 1791-94, 11 vol. in-8. Ses Suenos (Visions) ont été traduites en français, Rouen, 1627; son Historia del gran Tacanno, par Restif de la Bretonne et d’Hermilly,sous le titre de : le Fin Matois ou Histoire du Grand-Taquin , La Haye (Paris), 1776, 3 part, in-12.

QUEZALTENANGO-DEL-ESP1RITU , ville du Guatimala (Guatimala), ch.-l. de dép., à 160 kil. S. E. de Guatimala; 11,000 hab. Draps ; serges.

QU1BERON, ch.-l. de cant. (Morbihan), dans la presqu’île de Quiberon (qui forme une belle baie défendue par le fort Penthièvre), à 24 kil. S. O. d’Auray; 2,000 hab. Les Anglais y tentèrent un débarquement en 1716, mais furent repoussés. Le 27 juin 1795, une troupe d’émigrés, commandés par d’Hervilly et Puisaye, y débarquèrent et s’emparèrent du fort Penthièvre ; mais, cernés dans la presqu’île, ils y furent anéantis par le général Hoche. Les royalistes imputèrent cet échec à la trahison de Puisaye.

QUIBO, île de l’Amérique du Sud, sur la côte S. de l’isthme de Panama, par 84° 5’ long. O., 7® 27’ lat. N. ; 45 kil. sur 30. Oiseaux, tigres, caïmans.

QUIERASQUE. Voy. cherasco.

QU1ERS, ville d’Italie. Voy. chierï.

QUIERZY-SUR-OISE, village du dép. de l’Aisne, sur l Oise, à 35 kil. O. de Laon ; 760 hab. Jadis important. Palais des seigneurs d’Héristal, où mourut Charles Martel en 741. En 877, il y fut rendu en faveur des possesseurs de fiefs un célèbre édit qui consolidait la Féodalité'. Voy. ce mot.

QUIET1STES (de quies , repos), mystiques qui, par une fausse spiritualité, font consister la perfection chrétienne dans le repos on l’inaction complète de l’âme, se livrant exclusivement à une contemplation toute passive, et négligeant absolument tout autre soin. Chaque époque a eu ses Quiétistes. Les plus connus sont les Hésychusies au xive siècle , et les Molinosistes au xvn*. Les Hésychastes (' Quiescentes ) étaient des moines grecs du mont Athos qui passaient des journées entières dans l’immobilité, contemplant leur nez ou leur nombril, et trouvant par l’effet de cette contemplation la lumière divine ; ils avaient pour chefs Siméon, prieur d’un de leurs couvents, et Grégoire Palamas, depuis évêque de Salonique ; combattus par Barlaam, ils furent alternativement condamnés et absous par divers synodes. — Les Quiétistes du xvu* siècle eurent pour chef le prêtre espagnol Molinos, qui fit paraître à Rome en 1675 un livre ascétique intitulé : la Guide spirituelle , où il enseignait des pratiques faciles

pour élever Pâme à un état de contemplation et de quiétude où elle ne fait plus aucun usage de ses facultés, et demeure indifférente à la pratique des bonnes œuvres et à tout ce qui peut lui arriver, même à son salut. Molinos trouva de nombreux partisans en Italie et en France, entre autres la célèbre ma' dame Guyon, qui écrivit en faveur du quiétisme. Fénelon lui-même parut approuver en partie cette doctrine dans son Explication des maximes des Saints (1694). Les erreurs de Molinos furent condamnées par le pape Innocent XI en 1685 ; celles de Mme Guyon furent foudroyées par Bossuet en 1695; Fénelon lui-même, attaqué vivement par Bossuet, vit censurer son livre par le pape (1699) j il se soumit avec humilité et rétracta ses erreurs. Le quiétisme disparut alors presque entièrement. Nicole en a écrit une Réfutation. On a : Relation du Quiétisme, par Bossuet; Origine du Q., par Phelippeaux, 1732.

QUIETUS (Fulvius), 2e fils de l’usurpateur Macrien et co-régent (261). Pendant que son père était allé se faire reconnaître dans l’Occident et périssait en lllyrie, il se vit abandonné d’une partie de ses troupes, assiégé dans Emèse par Odénat, et fut tué par les habitants, à l’instigation de Baliste, qui prit la pourpre (262).

QU1EVRA1N , bourg de Belgique (Hainaul) , à 19 kil. S. O. de Mons ; 2,000 hab. Mines de houille.

QUIL1MANCY, fl. peu connu de l’Afrique orient. (Zanguebar) , se jette dans l’Océan indien à Mélinde.

QlîlLLMANE, branche du Zambèze, se jette dans le canal de Mozambique, près de la v. de Quilimane

quilimane, v. et port du Mozambique, près de l’emb. du Quilimane. Aux Portugais. Or, ivoire.

QUILLAN, ch.-l. de cant. (Aude), à 22 kil. S. de Limoux; 1,850 hab. Drap, scieries hydrauliques, forge ; boulets de fer battu.

QUILLEBOEUF, ch.-l. de cant. (Eure), sur la Seine (rive gauche), près de son embouchure dans la Manche, à 15 kil. de Pont-Audemer ; 1,500 hab. Port pour les gros bâtiments. Ecole gratuite de navigation. Bancs de sable mouvants qui y rendent la navigation périlleuse. Pêche active. Jadis ville forte et ch.-l. du pays de Roumois.

QU1LLET (Claude), médecin et poëte latin moderne, né en 1602, mort en 1661, fut d’abord médecin à Chinon, sa patrie. Se trouvant à Loudun pendant la procédure des Ursulines, il se rendit suspect à Laubardemont, s’enfuit à Rome, y prit les ordres, devint secrétaire du cardinal d’Estrées et revint à Paris après la mort de Richelieu. Il est auteur d’un poème latin curieux et bien écrit, Callipœdia , seu de pulchrœ prolis habendœ ratione , qu’il fit paraître sous le pseudonyme de Calvidius Letus (anagramme de sou nom), Leyde, 1655, Paris, 1656, in-8, trad. par Monthénault d’Egly, 1749, et mis en vers franç. par Lancelin de Laval, 1774, in-12.

QUILLOT (Claude), prêtre à Dijon, né vers 1650 à Arnay-le-Duc, eut de grands succès comme directeur des consciences, fut accusé par ses envieux de quiétisme, et se vit condamner pour ce fait par l’official de Dijon (1700); mais il réussit à faire réviser son procès, et fut acquitté (1701). 11 vécut depuis dans la retraite.

QU1LLOTA ou SAN-MARTIN-DE-LA-CONCHA, ville du Chili, sur l'Aconcagua, par 73° 35’ long. O., 32° 58’ lat. S., à 80 kil. N. O. de Santiago. Mines d’or et de cuivre aux. environs. Fondée en 1726.

QUlLOA,v. de l'Afrique orient., capit.duroy.de Quiloa, sur une île, dans la baie de Quiloa, par 37® 26’ long. E., 8° 41’ lat. S.; 3,000 hab. Très florissante au xvi® siècle, déchue auj. — Le roy. de Quiloa, sur la côte du Zanguebar, est borné au N. par celui de Zanzibar, au S. par la capitaineriegénérale de Mozambique; 50,000 hab. Occupé par les Portugais aux xvi** et xvme siècles, il dépend auj. de l’imamat de Mascale, sous lequel il dOoérif.

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QU1MPER ou QUIMPER-CORENT1N, v. maritime deF rance, ch.-l. du dép. du Finisterre, à 53 kil. S. E. de Brest, à 624 kil. O. de Paris, au conÛuent de POdet et de la Steyr, à 17 k. de l’Océan ; 9,715 h. Petit port, belle promenade. Evêché; trib. de iie instance; collège communal. Importation de vins, fers, planches; entrepôt de sel, blés, cire, miel, toile de lin et de chanvre; chevaux, beurre, suif, sardines ; poissons secs et salés ; pêche de sardines ; construction de navires. Pat. derréron, Hardouin, Bougeant, etc. — Nommée d’abord Corisopiturn civitas , puis appelée Quimper-Odet, et enfin, Quimper-Corentin, du nom de son premier évêque. Souvent assiégée par les Anglais. Charles de Blois y exerça, en 1345, les plus affreuses cruautés. Après la mort de Henri 111, Quimper prit parti pour le duc de Mereœur ; elle se soumit à Henri IV en 1595. — L’arr. de Quimper a 9 cant. (Briec, Concarneau, Douarnenez, Fouesnanl, Plougastel, Pontcroix, Pont-l’Abbé, Quimper, et Rosporden), 62 comm. et 106,080 hab.

QU1MPERLÉ, jadis Quimper-Ellé , ch.-l. d’arr. (Finisterre), à 44 kil. S. E. de Quimper; au confluent de l’isolle et de l’Ellé; 5,541 hab. Port. Commerce de vins, sels, bois de construction, merrains, cidre, beurre, grains, sardines. — Ville jadis forte ; pri-e sur les Anglais par Clisson (1373), sur Mereœur par Henri IV (1595). — L’arr. a 5 cant. (Arzano, Bannalrc. Pontaven, Scaer, Quimperlé), 43,198 hab.

QUINAULT (Ph.), poète lyrique, né en 1635, à Paris ou à Felletin, était fils d’un boulanger. Il fut protégé dans sa jeunesse par Tristan-PErmite, qui lui inspira le goût de la poésie, et il donna, dès l’âge de 18 ans, la comédie des Rivales qui eut du succès. Voulant se faire un état, il travailla chez un avocat, devint lui-même avocat au parlement, et acheta ensuite une charge d’auditeur en la chambre des comptes, puis de valet de chambre du roi. Il n’en cultivait pas moins les lettres, et donnait chaque année une nouvelle pièce, soit comédie, soit tragédie. Celles qui eurent le plus de succès furent : V Amant indiscret (1654) , la Mère coquette (1665) , comédies ; Agrippa, ou le Faux Tiberinus( 1661), Astrate (1664), tragédies. Ce n’est qu’assez tard que Quinault commença à s’exercer dans le genre lyrique, qui fait aujourd’hui toute sa réputation : c’est en 1672 qu’il donna son premier opéra. 11 ne cessa depuis, pendant quatorze ans, de produire des tragédies lyriques dont plusieurs sont des chefs-d’œuvre ; Lulli les mettait en musique. En 1686 , Quinault renonça , par motif de religion, à travailler pour le théâtre; il mourut en 1688, n’ayant que 53 ans. L’Académie Française l’avait reçu dès 1670. Louis XIV l’avait décoré du cordon de Saint-Michel, et lui faisait une pension de 2,000 livres. Ses principaux opéras sont : Alceste , Thésée , Atys, Proserpine, Persée, Amadis , Roland, Armide. Ses œuvres ont été imprimées avec sa vie à Paris, 1739 et 1778, 5 vol. in-12. Crapelet a donné ses Œuvres choisies,

1 824, 2 vol. in-8. Quinault peut être considéré comme le créateur de la tragédie lyrique, et il l’a tout d'un coup portée à la perfection. Ses vers sont surtout remarquables par la douceur et l’harmonie, mais ils ,ne manquent au besoin ni de noblesse, ni d’énergie. Boileau l’a sévèrement jugé ; mais ses critiques ne s’adressent guère qu’à la première époque de Quinault, à celle où il n’avait pas encore trouvé le genre pour lequel il était fait.

» quinault , famille d’acteurs remarquables du Théâtre-Français : 1° Abraham-Alexis Quinault, dit Quinault- D ufr esne , mort en 1767, rétablit le vrai goût de la déclamation perdu depuis Baron et servit longtemps de modèle à ses successeurs ; il est aussi fameux par sa fierté et son impertinence; — 2° J. -B. Maurice Quinault, son frère aîné, bon comique, fut aussi musicien et fit la partition des Amours des déesse*; — 3° J.-Marie Quinault, née Dupré dite

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M11® de Seine, femme d’AbrahamQ., morte en 1759 joua les premiers rôles tragiques et comiques ; elle excellait surtout dans celui de Didon ; — 4° J.-Françoise Quinault, sœur d’ Abraham, célèbre surtout comme soubrette, joignait au talent comique beaucoup d’esprit et de goût. Elle quitta le théâtre en 1741 et m. en 1783. Elle réunissait chez elle la société la plus d istinguée et eut pour amis Duclos et d ’Alembert.

QUINCY, bourg du dép. de Seine-et-Marne, à 6 kil. S. de Meaux; 2,050 hab. Carrières.

QU1NETTE (Nic.-Marie) , de Soissons, était, en 1789, procureur ou notaire à Soissons. Il fit partie de l’Assemblée Législative, de la Convention, vota la mort du roi, fut un des quatre commissaires chargés de l’arrestation de Dumouriez, qui furent livrés à 1 Autriche par ce général et échangés contre Madame en 1795, devint membre des Cinq-Cents (1796), ministre de l’intérieur (1799), préfet de la Somme (1800), conseiller d’état et directeur général de la comptabililé des communes et des hospices, adhéra en 1814 à la déchéance de Napoléon, devint pair dans les Cent-Jours, fit partie du gouvernement provisoire de 1815, fut banni comme régicide relaps, et mourut à Bruxelles en 1821.

QUINGEY, ch.-l. de cant. (Doubs), sur la Loue, à 18 kil. S. O. de Besançon; 900 hab. Forges, martinet, tréûlerie8. Ville forte au moyen âge. Patrie du pape Calixte II.

QUINI-SEXTK, concile tenu à Constantinople en 692 et dans lequel les Constitutions apostoliques furent rejetées. On l’appela Quini-Sexte, parce qu’il suppléa par ses canons au 5® concile ( quinus ) et au 6e ( sextus ), qui n’en avaient point laissé ; on le nomme aussi in tru\lo , parce qu’il se tint sous le dôme impérial ( trullus ).

QÜ1NONEZ (Fr. de) , cardinal espagnol, né vers 1485, mort en 1540, fils d’un comte de Luna, entra chez les Cordeliers, devint général de l’ordre en 1522, puis évêque de Coria (1539), et de Palestrine (1540), obtint de Charles-Quint la délivrance du pape Clément Vil, et mcurul à Veruli en 1540. Son Breviarium romanum ( Rome, 1535) est fameux, mais la Sorbonne lui refusa son approbation, bien qu’il fût approuvé de Clément VII, Paul III, Jules III, Paul IV.

QUINQUAGÉS1ME (du latin quinquagesimus, cinquantième). Cn nomme ainsi dans l’Eglise romaine le dimanche qui tombe 50 jours avant Pâques ; c’e8t le dimanche vulgairement appelé Dimanche gras,

QUINQUAR BORELJS. Voy. cinq- arbres.

QU1NQUEGENTIANI, ligue de cinq peuplades d’Afrique et de Numidie sous Dioclétien, soutint l’usurpateur Julien, mais fut vaincue en même temps que ce tyran par Maximien en 296.

QUINTANA, ville d’Espagne (Badajoz), à 26 kil. S. de Villanueva-la-Serena ; 4,000 hab.

QU1NTANAR- DEL - ORDEN , ville d’Espagne (Manche), sur la Gijuela, à 24 kil. N. d’Alcazar-de- San-Juan ; 6,400 hab. Toiles, couvertures de laine.

QUINTE'-CURCE, Quinlus Curtius Rufus, historien latin. On ne sait rien de sa vie ; on présume qu’il vécut au premier siècle de notre ère , parce qu’on trouve un écrivain de ce nom parmi les rhéteurs sur lesquels Suétone avait écrit des notices. Tacite et Pline citent un Curtius qui fut consul ( vers 47 de J.-C.), puis gouverneur d’Afrique; mais rien n’autorise à voir notre historien dans ce personnage. Quelques uns le font vivre sous Constantin ou sous Théodose au iv® siècle. Quinte-Curce nous a laissé une Histoire d' Alexandre en dix livres ; les deux premiers sont perdus , ainsi qu’une partie du cinquième, du sixième et du dixième. Plusieurs savants ont tâché de combler ces lacunes ; les Suppléments les pluL estimés sont ceux de Freinshemius. L’ouvrage de Quinte-Curce est universellement admiré sous le rapport du style , et il a , mérité de devenir classique ; mais c’est un romon

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