QUIN
plutôt qu’une histoire ; il offre de graves erreurs en géographie et en chronologie, aussi bien qu’en politique et en stratégie. On a de ce livre une foule de bonnes éditions, entre autres l’édition princeps, Rome, 1470; celles de Râle, 1507, avec notes d’Erasme ; de Venise, 1537, avec suppl. deQuinzano; de Bâle, 1545, avec suppl. de Brunon ; de Strasbourg , 1648 , avec Suppl, de Freinshemius ; d’Amsterdam, 1673 , cum notis Variorum, due à Schrevelius; de Paris, 1678, ad usum Delphini; de Leipsick, 1688, avec supplé- ment de Cellarius; de Dresde, 1700, avec supplément de Junker;deDelft, 1 724, due à H. Skanenburg; de Gœttingue, 1804, due à Schmieder; de Leipsick, 1818 , dueàCoker; deBerlin, par J. Mutzell, 1840^1, Parmi les traductions on connaît celles de Vailgèîas, 1646; de l’abbé Mignot, 1681 ; de Beauzée, 1789; enfin celle de M. A. Trognon , 3 vol. in-8, Paris, 1828 ( Bibl . lat.-franç. de Panekoucke). M. Croizet a don né en 1 855 une bonneéd. class.de Q.-C., avec no tes. QUI NT1 ANUS STOA. Voy. quinzano.
QU1NT1LIEN, M. Fabius Quinctilianus , célèbre rhéteur, né vers l’an 42 de J.-C. , à Rome , ou , Belon une tradition contestée, à Calagurris en Espagne , était fils d’un avocat. Il étudia dans sa jeunesse à Rome, suivit Galba en Espagne vers 61, revint à Rome vers 68. Il se partagea entre le carreau et l’enseignement de la rhétorique, et obtint un succès égal dans ces deux carrières , comme l’atteste Martial ;
Quinctiliane, vagœ moderator summe juventa,
Gloria Romance, Quinctiliane, togœ.
Il tint pendant vingt ans une école qui attira un rand nombre d’auditeurs, reçut un traitement pulic, compta Pline-le-Jeune parmi ses élèves , et fut chargé par Domitien de l’éducation de ses petitsneveux. On croit qu’il fut élevé au consulat. Il mourut sous Adrien, on ne sait en quelle année (vers 1 20). Quintilien a laissé un traité en douze livres. De instiiulione oraioria ou De i Education de l’oraieur , qui est l’ouvrage le plus complet et le plus estimé que l’antiquité nous ail légué en ce genre ; l’auteur prend son élève au berceau et le conduit jusqu'au bout de la carrière. Ses jugements littéraires sont regardés comme les oracles du goût; son style est classique. On a encore de Quintilien des Déclamations , et on lui attribue le célèbre dialogue De causis corruptœ eloquentiæ que d’autres donnent à Tacite. L ’Institutio oraioria ne nous a été conservée que par un seul manuscrit qui fut trouvé en 1419 par le Pogge à l’abbaje de Saint-Gall en Suisse. Quintilien a été très fréquemment imprimé , notamment à Rome , 1470, édition princeps; à Paris , 1580, par Mamert Pâtisson avec notes de Pithou ; à Leyde, 1 665, cum notis Variorum (par les soins de Schrevelius et de J.-Fr. Gronovius) ; à Leyde, 1720, par Burmann, avec les Annales Quinctilianei , par Dodwell ; à Paris,
Sir Capperonier, 1725; à Gœttingue, 1738 , par atth. Gesncr ; à Leipsick. 1798-1815 parSpalding; enfin à Paris, 1821-25, 7 vol. in-8. dans .a collection de Lemaire, édition publiée (sous le nom de Dusault) par MM. Defrenne et Bouillet, avec des variantes tirées de nouveaux manuscrits. Roilin a donné une édition abrégée de V Institution oratoire , en 2 vol., 1.715. Quintilien a été traduit par l’abbé de Pure, 1663; par Gédoyn, 1718, et plus récemment par M. Ouizille, 1829-1833, dans la collection de M. Panekoucke.
QU1NT1L1US, nom d’une famille romaine, dont la branche la plus connue est celle des varus.
QU1NT1LLUS, M. Aurelius Claudius Quintillus , frère do Claude II et chef d’un corps à âquilée, se fit proclamer auguste par sa petite armée à la mort de son frère (270), fut abandonné de tous lorsqu’on apprit f élection d’Aurélien, et se fit ouvrir les vei- H/3S au bain après 17 jours de règne.
QUINT1N, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nordl. sur le