QUIR
Gouet, à 20 kil. S. O. de Saint-Brieuc; 4,454 faah. Toiles fines, chapellerie, commerce, etc. Sources minérales. — Jadis baronnie, érigée en duché en 1691 en faveur du maréchal de Lorges.
QUINT1NIE (la), agronome. Voy. la quintinïe.
QUINTJUS ou QiJiNCTius capitolinus (T.) , fut six fois consul, battit les Volsques en 468 av. J.-C., pri- Antium, leur capitale, et y conduisit une colonie.
QUINTIUS CINCINNATUS. Voy. CINCINNATUS.
QU1NTO , riv. des Provinces-Unies-de-Rio-de-la- Plata, traverse les provinces de San-Luis et de Cordova , et tombe dans un petit lac, par 34° 27’ lat. S. ; cours, 650 kil.
QUINTUS DE SMYRNE , nommé aussi Quintus Calaber , poète grec, dont on ne connaît pas l’époque ( les uns le faisant vivre au Ier siècle de notre ère , ou même avant Virgile, les autres au v siècle, sous l’emp. Zénon), est nommé Quintus de Smyrne, parce qu’il était né, comme il nous l’apprend lui-même, dans le voisinage de cette ville, et Calaber , parce que son œuvre fut découverte dans la Calabre (par Bessarion). Nous avons sous son nom un poème en 14 livres qui fait suite à l’ Iliade , et qu’on intitule ordinairement Ilomeri Paralipomenon (ou Supplément d’Homère ) ; c’est le récit de la guerre de Troie depuis la mort d’Hector jusqu’à la ruine de la ville. Sans égaler V Iliade, ce poème a un mérite réel. On pense qu'il contient des fragments d’anciens poètes cycliques; il offre dans quelques parties de singulières analogies avec Y Enéide. Les meilleures éditions sont celles de Corn, de Pauw, Leyde, 1734 , avec une version latine de Rhodomann ; de Tyeschn, 1807, dans la collection des Deux-Ponts, et celle de M. Lehrs, 1840 , dans la collection Didot. M. Tourlet en a donné une traduction française fort peu fidèle, 1800.
QUINZANO (J.-Fr. conti, dit), en latin Quintianus Stoa, poète latin moderne, né en 1484, au bourg de Quinzano, près de Brescia, mort en 1557, fut précepteur de François I , professeur de belleslettres à Padoue, à Pavie , fut couronné comme poète des mains de Louis XII, revint quelque temps à Paris, et après 1515 reprit ses fonctions à Pavie. Ses Poésies sont très nombreuses et très variées ; on lui doit aussi d’autres ouvrages, notamment des suppléments à Quinte-Curce, Venise, 1537.
QU1NZE-V1NGTS, hôpital fondé à Paris en 1254, par saint Louis, pour trois cents aveugles (d’où son nom). Ces trois cents aveugles étaient trois cents gentilshommes que le roi avait ramenés de la Terre-Sainte avec lui, et à qui les Sarrasins avaient crevé les yeux. Postérieurement on admit dans cet hôpital toutes sortes d’aveugles.
QU1R1NAL (mont) , Quirinalis mons, une des sept collines de Rome, entre la colline Hortulane au nord, et le mont Viminal au S., était traversée par la rue qui conduisait à la voie Nomentane. Le Quirinal s appela d’abord mons Agonius ou Collinus .
QUI RI N I (le cardinal). Voy. querini.
QUIRINUS, dieu sabin représenté sous la forme d’une pique ( queir en sabin). On identifia Romulus à Quirinus, et l’on dit que Romulus avait été changé en ce dieu, lors de ce violent orage pendant lequel il disparut. — Quirinus était aussi ui surnom de Mars, de Jupiter, de Janus.
QUIR1TES, nom porté d’abord par les Sabins, puis étendu auxRomains eux-mêmes après la fusion desRomains de Romulus et des Sabins de Tatiua. On dé- / rive ordinairement Quirites de Cures, capitale des Sabins, ou de queir, quiris, qui, en Sabin ou samnite, signifiait lance. Les Romains ne portaient le nom de Quirites qu’à la ville , et jamais à l’armée, les généraux ne l’employaient en s’adressant aux soldats que quand ils voulaient les licencier.
QU1ROGA (Jos.), missionnaire espagnol, né eu 1707 àLugo, mort en 1784 , avait exécuté quelques voyages sur mer lorsqu’il se fit jésuite. 11 visita par.