‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 893 sur 1261 · KABA — 1475 — RABA · texte numérisé non relu

KABA — 1475 — RABA

ordre du roi d’Espagne les terres magellaniques , afin de déterminer les points aptes à l’établissement de ports pour les bâtiments de commerce , alla décrire à Rome l’état des missions du Paraguay, et laissa des observations manuscrites sur lesquelles a été rédigé le Journal de son voyage ( imprimé avec Y Histoire du Paraguay de Charlevoyx).

quiroga (Ant.) , général espagnol, né en 1784 à Betanços en Galice , servit quelque temps sur mer, uitta ce service en 1808 pour passer dans l’armée e terre, devint colonel en 1811, fut traduit devant un conseil de guerre comme complice de Porlier et acquitté, trempa aussi dans le complot de l’Abisbal, eut une part décisive à l’insurrection de l’ile de Léon (1820), et fut nommé capitaine-général de la Galice. Après avoir en vain défendu la Corogne contre les Français en 1823 , il se réfugia en Angleterre. De retour en Espagne après la mort de Ferdinand, il fut d’abord accueilli avec enthousiasme; mais bientôt sa modération déplut aux exaltés, et il fut obligé de se retirer en Galice; il mourut oublié en 1841.

QUIROS (archipel de ), nom donné par quelques géographes modernes aux Grandes-Cvclades et aux Nouvelles-Hébrides, vues par Quiros. Voy. Hébrides.

QUIROS (P. Fernandez de), navigateur espagnol, fut de la deuxième entreprise de Mendana comme pilote (1595), le remplaça dans le commandement à sa mort, guida les restes de l’escadre à Manille, au Mexique, au Péroir; puis, ayant obtenu de Philippe 111 üeux vaisseaux, se mit à la recherche d’un continent austral dont il soupçonnait l’existence. Il découvrit plusieurs des îles et archipels de la Polynésie , entre autres les Nouvelles-Hébrides , fit une vaine tenta' ,ve près de Philippe III pour obtenir des moyens de former un établissement à la Terre du St-Esprit (N.-Cyclad.), et m. en 1614 à Panama, en se rendant à Lima pour commencer un autre voyage. Son Mémoire à Philippe III fut publié en latin, sou3 le titre de •* P. F. Quiros narratio de lerrâ austruli incogniXâ, Amsterd., 1613, in-4, et mis en franç., sous celui de : Copie de la requête présentée aurai d'Espagne par le capitaine P. Ferd. de Quiros, sur la 5e partie du monde , appelée Terre australe incogneue .

QUISSAG, ch.-l. de cant. (Gard), sur la Vidourle, à 30 kil. N. O. de Nîmes ; 1,900 hab. Bonneterie.

QU1TA ( Dominique dos reis ), poète portugais, né en 1728, mort en 1770, passa son enfance dans la misère, fut barbier, apprit à lui seul le français, l’italien, l’espagnol, se fit connaître de bonne heure par des poésies pleines de talent , et trouva un ap¬

pui dans le comte de San-Lorenzo ; mais il perdît tout ce qu’il possédait au tremblement de 1755, le vit en outre desservi par des envieux, et n’eut pltu de ressource que dans l’hospitalité de la généreuse Thérèse Alvieu, son amie. Ses Œuvres forment 2 vol. in-8 ; elles consistent en 5 tragédies ( la meilleure est Inès de Castro ), et en sonnets, élégies, pastorales, idylles , etc. On regarde ces dernières comme le« modèles du genre bucolique.

QUITO, ville de l’Amérique du Sud , capit. de l’ancien roy. de Quito, et actuellement de la répub. de l’Equateur, chef-lieu de la prov. de Pichincha, par 0° 13’ lat. S. , 81° 5’ long. O. , à 2,908m audessus du niveau de la mer; 70,000 hab. Fvêché, cour supérieure de justice , etc. Rues tortueuses et à peine pavées; plaza mayor. Palais du ci-devant président, palais de l’évêque; cathédrale et plusieurs belles églises ; grand hôpital. Université, école normale , collège , séminaire , bibliothèque publique. Manufactures de coton et de laine, fil, dentelle, etc. Aux environs de Quito se voient les volcans de Pichincha, de Cotopaxi et le mont Cayambé, où l’on remarque la métairie d’Antisana, à la hauteur de 4,10lm. — Quito fut conquis par les Espagnols en 1533, et resta longtemps compris dans le Pérou : il en fut détaché en 1718 pour faire partie de ia N. -Grenade. Onyc l.l’anniv.del’itidép.lelO août.

quito (royaume de), ancienne audience de la Nouvelle - Grenade, avec le titre de^ royaume, fut depuis comprise dans la partie S. O. de la Colombie , où elle forma les dép. de l’Assuay , de Guayaquil et de l’Equateur, c.-à-d. la république actuelle de l’Equateur presque tout entière.

QU1XOS-ET-MACAS , région de la Nouvelle- Grenade, ainsi nommée des deux peuplades indigènes qui forment presque toute sa population, avait au N. et à l’O. la prov. de Pasto , au S. celle de Jaën-de-Bracamoros, à l’E. le pays des Indiens indépendants : 400 kil. sur 200 ; ch.-l., Macas ou Sevilladel-Oro. Elle est auj. partagée entre les dép. de l’Equateur etd’Assuay (dans la répub. del’Equateur).

QUOJA (roy. de), en Guinée, sur la côte de Sierra- Leone , entre 12° 56’ et 14° long. O. ; 70 kil. de long. Côtes peu abordables; sol fertile; habitants farouches.

QUOLLA ou QUORRA , nom que l’on donne au Djoliba ou Niger après qu’il a dépassé Tombouctou.

QYALOE (c.-à-d. île des baleines) , île de la mer Glaciale, à la Norvège, sur la côte N. O. de ce pays, par 21* 25’ long. E., 70° 38’ lat. N. : 24 kil. sur 12. Sur la côte 0. de l’île est la ville d’Hammerfest.

R , en latin, s’écrit pour Roma, Romanus , Regu lus , Rex; — R. P. signifiait : respublica.

RAAB ou RABA, Arrabo en latin, riv. des Etats autrichiens, naît en Styrie, à 5 kil. N. O. de Passail, traverse les comitats hongrois d Eisenbourg, OEdenbourg, reçoit la Pinka, laFeistritz, etc., et tombe dans le Danube à Raab ; cours , 280 kil.

RAAB ou JAVARIN, Arrabona des anciens, Javarinum en latin moderne , ville de Hongrie , chef-lieu de comitat, au confluent du Raab et du Danube, à 110 kil. N. O. de Rude; 13,700 hab. Evêché. Académie. Coutellerie. Quelques antiquités. Place forte sous les Romains; prise par les dures en 1591, reprise en 1598. Le prince Eugène Beauharnais y battit l’archiduc Jean en 1809. — Le comitat de Raab est entre ceux de Presbourg, Kœmœrn, Weszprim, OEdenbourg : 52 kil. sur 50 ; 90,000 h. V. rahab.

RA B AN MAUR, Rhabanus Maurus ou Magnentius ,

savant, né à Mayence en 776, mort en 856, étudia à l’abbaye de Fulde, puis à Saint-Martin de Tours, sous Alcuin, reçut les ordres eu 814, visita la Terre- Sainte, prit à son retour la direction delacél. école do Fulde, futélu abbé de Fulde eu 822, devint évêque de Mayence en 847, réprima beaucoup d’abus ecclésiastiques, chercha, mais en vain, à réconcilier Louis-le- Débonnaireetses iils, composa de sages règlements et présida plusieurs synodes. 11 déploya une juste sévérité contre Goiescalc, et une charité Bans bornes lors de la famine de 850. Ses Œuvres, publiées àCologne, 1 627, 3 vol. in-fol. , contiennent des poésies (parmi lesquelles le Veni Creator),- des Commentaires sur l’Ecriture, et des traités sur divers sujets ; de Ylnstitutior des clercs et des cérémonies de i Eglise , de la Vue de Dieu, du Calendrier ecclésiastique, de Y Invention des langues depuis l'hébreu jusqu’au tudesque , un Glossaire théotisque . ms. à Vienne et à Munich.

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