RACA
RABASTENS , ch.-l. de cant. (Tarn), à 36 kil. S. 0. d’Alby; 5,677 hab. Couvertures, vins estimés.
rabastens, ch.-l. de cant. (Hautes-Pyrénées) , à 17 kil. N. E. de Tarbes ; 1 ,400 hab. Jadis ville forte.
RABAT , ARBATE ou NOUVEAU-SALÉ , ville de l’état de Maroc (Fez), à l’embouchure de la Bouregreb, vis-à-vis de Vieux-Salé, par 9° 3’ long. O. , 34° 5’ lat. N. ; 25,000 hab. Grand château ; mur flanqué de tours ; 3 forts.
RABAUT (Paul), pasteur à Nîmes, né à Bédarrieux en 1718, mort en 1795, montra un zèle et un courage sans bornes pour ses coréligionnaires. Dans un moment où sa tête était à prix, il alla présenter un mémoire en leur faveur à un chef militaire , le marquis de Paulmy, en se nommant; le marquis remit le mémoire au roi, et obtint l’adoucissement des mesures prises contre les réformés.
rabaut-saint-étienne (J.-Paul), üts du précédent, né à Nîmes en 1743, mort en 1793, fut comme son père ministre protestant ; il adopta les principes de la Révolution, fut membre de i Assemblée Constituante, et s’y lit remarquer par son acharnement contre le clergé. Ala Convention, il combattit la mise en jugement de Louis XVI , et vota pour l'appel au peuple, la détention provisoire, le sursis, fut membre de la commission girondine qui surveillait les actes du tribunal révolutionnaire, se vit enveloppé dans la proscription de son parti, et porta sa tête sur l’échafaud (1793). On lui doit : Précis de l’histoire de la révolution française, 1791, qui a été continué par Lacretelle jeune ; Lettres à Bailly sur l’histoire primitive de la Grèce , Paris, 1787, in-8.
rabaut-pommier (Jacq.-Ant.), frère du précédent, né en 1744, mort en 1820, était aussi ministre; il siégea à la Convention , se plaignit de la tyrannie de la Montagne, et fut des 73 députés incarcérés par Robespierre et que délivra sa mort. Exilé comme régicide en 1815, il revint 2 ans après. 11 semble certain que, dès 1784, il connaissait la vaccine, mais il n’en donna communication qu’à peu de monde.
rabaut-dupuis, frère des deux précédents, négociant à Nîmes , fut proscrit comme fédéraliste , siégea au Conseil des Anciens (1797), au Corps Législatif (1799), le présida en 1802 (quand fut voté le consulat à vie), et mourut en 1808.
RABBAH, bourg de Syrie (Damas), à l’E. de la mer Morte, et à 100 kil. S. E. de Jérusalem , sur l’emplacement de Rabbalh-Moab, capit. des Moabites.
RABBATH-AMMON, auj. Amman, capit. des Ammonites, à l’E. du Jourdain, et près des sources de l’Ammon , fut prise par Joab. Elle fut dans la suite nommée Philadelphie par Ptolémée Philadelphe. Voy. ammon et ammonites.
rabbath-moab, auj. Rabbah, capit. des Moabites, près de la gauche de l’Arnon. Voy. rabbah.
RABBE (Alphonse) , né en 1786 à Riez (Basses- Alpes) , mort à Paris en 1830, entra dans l’administration de l’armée d’Espagne sous l’empire , puis exerça la profession d’avocat à Aix, se signala sous la restauration comme libéral, et fut plusieurs fois emprisonné. Il fut un des rédacteurs du Courrier > travailla dans Y Album et dans les Tablettes universelles, et publia : Résumé de l'histoire de Russie , — du Portugal , — de l'Espagne; Hist. d’ Alexandre J, emp. de Russie, 1826. 11 commença la Biographie universelle et portative des contemporains, 1829.
RABBIN (c.-à-d. maître ), docteur de la loi chez les Juifs modernes ; ce nom s’étendait anciennement à tous ceux qui étaient habiles ou illustres dans toute espèce de science ou de profession. RABB1N1TES. Voy. talmudistes.
RABELAIS (François), célèbre écrivain français, né en 1 483 à Chinon, était fils d’un apothicaire. Il fut quelque temps moine, puis, s’accommodant peu de cotte vio, il jeta le froc, se mit à courir le monde, se fît recevoir docteur à Montpellier, et exerça la méde¬
cine dans cette ville. Chargé par la faculté de solliciter du chancelier Duprat le rétablissement de quelques-uns de ses privilèges, il réussit dans cette négociation , et la faculté reconnaissante décida qu’en mémoire de ce service, tout médecin qui prendrait ses degrés se revêtirait , en passant sa thèse , de la robe de Rabelais. Il suivit en Italie le cardinal Du Bellay, ambassadeur à Rome, avec lequel il s’était lié au collège. Pendant son séjour à Rome, il n’épargna dans ses railleries ni le sacré collège, ni le pape lui-même. A son relour en France, il obtint une prébende à l’abbaye de Saint-Maur , et fut en outre nommé en 1545 curé de Meudon. Il mourut à Paris en 1553 , à 70 ans. Rabelais était de l’humeur la plus gaie et la plus bouffonne : on raconte de lui mille anecdotes plaisantes , qui du reste peuvent n’être que des inventions. On a de Rabelais quelques ouvrages sérieux, tels que des éditions de divers traités d’Hippocrate et de Galien, une Topographie de l’ancienne Rome (d’après Marliani) , etc.; mais ces travaux n’auraient pas sauvé son nom de l’oubli s’il n’eût été l’auteur de la fameuse histoire de Gargantua et Pantagruel. C'est un roman satirique qui est rempli de folies, d’extravagances, de quolfbets , de mots barbares et forgés à plaisir, de passages inintelligibles, et souvent ennuyeux; maison y trouve aussi beaucoup de gaîté, d’esprit et même de bon sens; malheureusement, ce livre est déshonoré par des obscénités et des impiétés : les moinessurtout y sont l’objet desattaques les plus violentes. Aussi fut-il censuré par la Sorbon ne, condamné par le Parlement et mis à l 'Index à Rome. On s’est donné beauc. de peine pour saisir le véritable sens de cet ouvrage , dans lequel la plupart des commentateurs ont vu um allégorie continuelle ; il est plus probable que le fond et le cadre sont tout d’imagination , et que les allusions ne se trouvent que dans quelques détails. Au reste, les commentateurs croient que Gargantua est Fran-* cois I ; Grand Gousier , Louis XII ; Pantagruel , Henri II ; Picrochole , Maximilien Sforze; Garga melle, Anne de Bretagne; la Grande Jument , Diane de Poitiers j Panurge , le cardinal de Lorraine. Le roman de Rabelais se compose de 5 livres, qui parurent séparément depuis 1533 jusqu'en 1564 (plusieurs années après la mort de l'auteur). 11 en a été fait un grand nombre d’éditions , la plupart avec commentaires. Les principales sont celle d’Amsterdam , 1711 et 1741, avec remarques historiques et critiques de Leduchat, 5 vol. in-8; celle qu’ont publiée MM. Esmangart et E. Jolianneau, 1 823 26, 9 v in-8, avec les remarques de Leduchat, Bernier, Le Motteux, Voltaire, Ginguené, etc.; cellesdeDe l’Aulnay, 1823, 3 v. in-8; de P. Lacroix, 1842, in-12; de MM. Burgauddes Marais et Rathery, d’après les textes originaux, 1857, 2 v. in-8. L’abbé Marsy a rajeuni le style de l’auteur dans son Rabelais moderne, 1752
RABENEK ( Théoph.-Guill. ), poëte et moraliste allemand, né aux environs de Leipsick en 1714 mort en 1771 , exerça diverses fonctions dans les finances. On a de lui des Lettres satiriques , des poésies , etc. (Leipsick, 1777, 6 vol. in-8).
RABIRIUS (G.), chevalier romain. Mis en cause par Labienus comme ayant assassiné le tribun Saturninus, il fut défendu par Cicéron et acquitté. Noua avons encore le discours de Cicéron pro Rabirio.
RABUTIN (bussi-). Voy. bussi.
RACALMUTO, ville de Sicile, à 20 kil. N. E. de Girgenti ; 7,000 hab. Sel, soufre, mercure, plâtre.
RACAN (Honorât, de bueil, marquis de) , poëte* né en 1589 à la Roche-Racan en Touraine, mort en 1670, était fils d’un maréchal-de-camp, fut page de Henri IV, puis militaire, quitta le service avec le grade de maréchal-de-camp, et se livra aux lettres. Il fut l’ami et l’élève de Malherbe. Racan ne savait . pas le latin ; il n’en fut pasmoins nommémembre de U’Acad. franc. dès sa fondation (1635). 11 a laissé des