‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 925 sur 1261 · KO US — 1537 — BOUS · texte numérisé non relu

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sou. Ad sud, dans l’Archipel, s’avancent les deux presqu’îles de Gallipoli et de l’ancienne Chalcidique (cette dernière subdivisée en 3 petites péninsules, Àthos, Toron et Cassandre, qui forment les golfes de Paros, Orfano et Salonique). Climat doux et salubre. Sol fertile, excellents pâturages. — Pour l’histoire de ce pays, Voy. thrace, macédoine, etc.

ROUMOIS, anc. petit pays de France (Normandie), compris auj. dans les dép. de la Seine-Inférieure et de l’Eure, tirait son nom de la ville de Rouen, qui pourtant n’en faisait point partie , et avait Quillebœuf pour endroit principal.

ROUMYAH, ville de la Turquie d’Asie (Bagdad), eh.-l. de livah , sur le lac de Roumyah , rive S. , à 150 kil. S. de Bagdad ; 400 maisons.

ROURE (du), maison du Viennois. Voy. du roure.

ROURIK. Voy. rurik.

ROUSAY, une des Orcades. Voy. orcades.

ROUSKOINAN, ville de la Turquie. Voy. kéchan.

ROUSSE (croix-), faub.de Lyon. F. croix-rousse.

rousse (I’ile), ville de France. Voy. ile-rousse (1’).

ROUSSEAU (J .-B.), poëte lyrique, né à Paris en 1611 , était fils d’un cordonnier, et eut, dit-on, le tort de rougir de cette humble origine. Son père lui fit donner une excellente éducation littéraire, et le jeune homme promit de bonne heure un grand poëte; Boileau lui -même ne dédaigna pas de lui donner des conseils dans sa jeunesse. 11 se vit dès l’âge de 20 ans recherché par les personnes du plus haut rang, accompagna le maréchal de Tallard à Londres en qualité de secrétaire, et vécut ensuite comme ami chez Rouillé duCoudray, directeur des finances. 11 réussissait également dans l’épigramme et dans l’ode ; mais il s’attira le mépris public en jouant un double rôle , celui de poëte religieux dans ses odes, et de poëte licencieux dans ses épigrammes. J.-B. Rousseau s’essaya aussi sur la scène et donna quelques comédies {le Café , le Flatteur , le Capricieux ) , mais il eut peu de succès en ce genre. Accusant de ses revers dramatiques plusieurs gens de lettres qui se réunissaient au café Laurent (La Motte, Crébillon, Saurin, etc.), il lança contre eux quelques couplets satiriques; ces couplets lurent bientôt suivis d’une foule d’autres remplis d’infâmes calomnies ; on les lui imputa; de son côté, il accusa Saurin d’en être l’auteur, et, pour le prouver, suborna, dit-on, des témoins: il fut banni à perpétuité par arrêt du parlement (1712). I! se retira en Suisse, où il reçut un bon accueil du comte du Luc, ambassadeur de France ; il accompagna plus tard ce seigneur à Vienne , où il obtint la protection du prince Eugène , et se fixa enfin à Bruxelles. 11 eut dans cette dernière ville avec Voltaire une entrevue , d’où les deux poëte9 sortirent ennemis jurés. On offrit à J.-B. Rousseau, en 17 16, des lettres de rappel; mais il ne voulut point en profiter , parce qu’on lui devait, disait-il. non pas une grâce, mais une rénabilitation. 11 fit en 1738 un l voy. incognito à Paris, et m. en 1741, près de Bruxelles, dans les bras de la religion. J -B. Rousseau n’a point d’égal dans l 'ode; il créa la cantate . espèce nouvelle du genre lyrique, qu’il porta tout d’un coup à sa perfection ; on admire surtout dans ses œuvres lyriques l’union du sublime des idées et de l’harmonie du style. Il a composé de nombreuses épigrammes , qui sont pleines d’esprit, mais où règne quelquefois un cynisme révoltant : des épîtres et des allégories , où l’on trouve des étincelles de son talent, mais qui sont bien inférieures à scs autres poésies. M. Amar a publié en 1820 la première édition complète de ses Œuvres , avec un commentaire historique et littéraire , 5 vol. in-8, chez Lefebvre. Il existe un très grand nombre d’éditions classiques de ses Œuvres choisies ; la plus belle est celle que Didot publia pour le Dauphin, 1790, in-4.

rousseau (J.-J.), célèbre écrivain, né en 1712 à Genève, était fils d’un horloger de cette ville. Son

éducation fut très négligée ; elle se borna presque à la lecture de quelques romans et des Vies de Plutarque. Il fut placé comme clerc ch z un greffier qui le renvoya, puis entra comme apprenti chez un graveur qu’il quitta bientôt. Arrivé sans ressources à Annecy, il y fut recueilli par Mme deWarens, dame catholique qui lui servit de mère, qui commença sa conversion et le fit admettre à l'hospice des catéchumènes à Turin , où il abjura la religion protestante. Sorti de cette maison, il fut quelque temps ré® duit à se faire laquais , puis se mit à enseigner la musique à Lausanne, vint en 1732 à Paris où il ne fit que végéter, et alla chercher de nouveau ur, refuge chez Mm« de Warens , qui habitait alors Chambéry; il passa auprès d’elle, soit à Chambéry, soit aux Charmettes, quelques moments tranquilles, partageant son temps entre l'élude et les soins dus à son amie. Cette dame lui procura la place de précepteur chezM. de Mably, grand-prévôt de Lyon (1740); il n’y resta qu’n^n an, et se rendit pour la deuxième fois à Paris (1741). Il apportait dans cette ville une méthode de noter la musique en chiffres, méthode qu’il avait inventée, et sur laquelle il fondait des espérances de fortune , mais elle eut peu de succès; cependant il se fit quelques protecteurs, et l'ambassadeur de France à Venise , M. de Montaigu , l’emmena avec lui comme secrétaire. Il ns tarda pas à se faire congédier, et revint à Parie (1748), où il obtint une place de commis chez M. Dupin, fermier-général ; à la même époque, il se liait avec cette Thérèse qu’il épousa depuis , et qui n’était qu’une servante d’auberge. En 1749, une question posée par l’Académie de Dijon : Le progrès des sciences et des arts a-t-il contribué à corrompre ou à épurer les moeurs ? lui révéla son génie ; il concourut et se décida, d’après le conseil de Diderot, assuret-on, à prendre parti contre les arts, fruit de la civilisation. Il n’en obtint pas moins le prix; ce succès commença sa réputation. Voulant dès lors vivre indépendant, il abandonna sa place de commis et se fit copiste de musique. Il consacrait aux travaux de son goût le temps que lui laissait ce métier, et il donna en très peu de temps plusieurs ouvrages de genre très l divers : le Devin de village, opéra qui eut une grande vogue (1752); une Lettre sur la musique française , qui fit beaucoup de bruit; une comédie ( Narcisse ) , qui tomba ; un Discours sur une nouvelle question posée par l’ Académie de Dijon (1753), de l'Origine de l’inégalité parmi les hommes. Peu après la publication de ce discours, il alla revoir Genève , y trouva un bon accueil, et voulant recouvrer le titre de citoyen de la république, il retourna au Calvinisme, qu’il avait abjuré. Revenu à Paris, J.-J. Rousseau se lia avec Mm* d'Epinay, qui lit construire pour lui dans la vallée de Montmorency le cél. Ermi - (1756) : il composa dans cette retraite IaA/owu.//^- /of$e(1759),lc Contrat social , code d’une politiq. toute nouvelle, et l’ Émile, roman philosophique sur l’éducation ( 1762)1 :ce: 3 ouvr. obtinrent la plus grande vogue; mais le dernier, où il attaquait toute révélation et prêchait le pur déisme, attira sur lui les rigueurs uu pour. Décrétéde prisedecorpsparie pat lementde Paris, condamné également à Genève, où son livre fut brûlé par la main du bourreau , il se réfugia à Motiers- Travers dans la principauté de Neuchâtel , et y vécut quelque temps de la manière la plus bizarre , travaillant à faire du lacet et affublé du costume d’ Arménien. C’est là qu’il rédigea pour la défense de l 'Emile la Réponse au mandement de l’archevêque de Paris, connue sous le nom de Lettre à Monseigneur de Reaumontt et les Lettres écrites de la Montagne ( dirigées contre le Conseil de Genève , qui avait condamné son livre). Forcé par de nouvel'lesditllcultésde quitter la Suisse, il accepte l’hospitalité que Hume lui offrait en Angleterre, et va s’établir à Wootton, dans le comté de * H. 97

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Derby (1766); mais au bout de peu de mois, il se brouille avec Hume, qu’il accuse de conspirer contre lui avec ses ennemis, et rentre en France, où sa présence est tolérée. Après avoir séjourné successivement au château de Trye, près de Gisors, où le prince de Conti lui avait offert un asile, puis à L<yon, à Grenoble et dans plusieurs autres villes, il revint en 1770 à Paris, où il fut l’objet de l’attention publique. Mais sa santé dépérissait à vue d’œil : il était atteint d’une espèce de monomanie mélancolique qui lui faisait voir partout des ennemis acharnés à sa perte. 11 accepta en 1778 une retraite que lui offrait M. de Girardin à Ermenonville; il n’y avait pas deux mois qu’il s’y était établi, lorsqu il mourut presque subitement (3 juillet 1778), à 1 âge de 66 ans. On supposa, mais à tort, qu’il avait été empoisonné ; quelques uns crurent qu il s était tué d’un coup de pistolet, ce qui n’est pas plus vrai ; des procès-verbaux authentiques prouvent que sa mort fut naturelle. 11 fut enterré à Ermenonville dans l’île des Peupliers. 11 laissait plusieurs ouvrages manuscrits, entre autres ses Confessions , où il faisait avec une véracité quelquefois cynique l’histoire si intéressante de sa vie (jusqu’en 1765). Rousseau obtint une célébrité presque égale à celle de Voltaire; il la dut à la fois au charme de son style, à la vive sensibilité qui règne dans ses écrits, et plus encore àses opinions paradoxales. Comme philosophe, Il avait adopté cette ambitieuse devise : \Titam impendere vero. Dès sôspremiersonv rages, il s’était posé l'adversaire de la civilisation, et il persista toute sa vie dans cette voie : dans son Contrat social , il fondait la société sur un pacte imaginaire et proclamait l'égalité absolue, posant ainsi les principes d’où sortit la Révolution; dans l ’ Emile, il proposait un système d’éducation impraticable, où l'élève n’aurait eu d’autre maître que la nature; dans Y Héloïse, il traita, il est vrai, quelques-unes des questions de la morale avec une admirable éloquence; mais il y soutenait avec une égale force des opinions contradictoires. Toutefois, il émit sur l’éducation et la politique quelques idées saines qui furent accueillies avec enthousiasme, et qui influèrent puissamment sur son siècle. En religion, J.-J. Rousseau professait le pur déisme ; samo- * raie, il est vrai, était opposée aux doctrines d'égoisme qui dominaient de son temps ; mais il lui manquait la sanction de la foi. Comme homme privé, J.-J. Rousseau montra toujours un désintéressement et une fierté honorables; toutefois, sa vie offre des parties qu’on ne saurait trop flétrir: telles sont sa liaison avec une femme indigne de lui, l’abandon qu’il fit de ses enfants, son ingratitude envers ses bienfaiteurs. En 1794, ses restes furent portés au Panthéon; son nom fut donné à une rue de Paris qu'il avait habitée dans ses dernières années. Genève, sa patrie, oubliantses anciens grhfs contre le philosophe, lui a récemment érigé une statue. — Outre les ouvrages déjà cités, J.-J. Rousseau a laissé un Dictionnaire de musique, un Dictionnaire de botanique , de nombreuses Lettres, dont quelques unes sont de vrais ouvrages (entre autres la Lettre à d'Alembert à propos de l’article Genève de Y Encyclopédie). Il existe une foule d’éditions de ses Œuvres; une des plus complètes est celle qu’a donnée M. Musset-Palhay , 23 vol. in-8 , Paris, 1823-26, avec une Histoire de la vie ci des ouvrages de J.-J. Rousseau par l'éditeur.

rousseau (J.-Franç.-Xavier), consul en Perse, fils d’un joaillier de Genève, cousin - germain de J.-J. Rousseau, naquit en 1738 , à Ispahan, où son père était allé s’établir, fit fortune dans le commerce, fut depuis 1773 chargé comme consul des affaires de France en Perse et dans le pachalik de Bagdad, Tint en 1780 visiter la France, où ses services , et plus encore sa parenté avec l’auteur de VEmile lui valurent un accueil empressé, retourna en 1782 dans 1 Orient comme consul, résida jusqu'à sa mort à Bag¬

dad, et rendit de grands services aux Français, û a laissé d’intéressants Mémoires sur le commerce et l’hietoire de la Perse. — Son fils, J.-B.-L. Xavier, né en 1781, mort en 1831, fut successivement consul de France à Bassora, à Alep (1808) , à Bagdad, à Tripoli , et publia : Description du pachalik de Bagdad (1809) , Notice sur la Perse (1818), etc.

rousseau (Pierre) , écrivain médiocre, né en 1725 à Toulouse, mort en 1785, rédigea le Journal des affiches à Paris, puis le Journal encyclopédique à Liège (à partir de 1756 ), et ût quelques comédies fort médiocres : la Coquette corrigée (avec Favart), la Ruse inutile , etc. Craignant qu’on ne le confondît avec Rousseau de Genève, cet auteur inconnu se fai sait appeler Rousseau de Toulouse

ROUSSEL (Pierre), médecin philosophe, né en 1742 à Ax, dans l’Ariège , mort en 1802, étudia à Montpellier, vint se fixer à Paris, où S se lia avec Bordeu , et publia en 1775 le Système physique et moral de la Femme , ouvrage qui fut fort bien accueilli et qui a été souvent réimprimé (notamment en 1820, avec d'autres écrits du même auteur). 11 avait aussi commencé le Système physique et moral de l'homme , mais cet ouvrage n’a pas été achevé. On a de lui un Éloge de Bordeu, estimé.

ROUSSELAER, ville de Belgique (Flandre occid.), à 17 kil. N. O. de Courtray ; 9,u00 hab. Toiles, chapeaux, savon, huile, tanneries, raffinerie de sel.

ROUSSET DE M1SSY (J.), compilateur, né à Laon en 1686, mort à Bruxelles en 1762, tenait à une famille que la révocation de l’édit de Nantes avait réduite à quitter la France, servit quelque temps dans l’armée hollandaise; ouvrit ensuite à La Haye une école pour lajeune noblesse, puis devint propriétaire du Mercure historique et politique de La Haye, qui lança tant de t-iaits contre Louis XIV. Le

firince d’Orange le nomma son historiographe. On . ui doit: Mémoires du règne de Pierre-le-Grand Amsterdam, 1728; Recueil historique d'actes, négociations , mémoires et traités de paix depuis la paix d’Utrecht jusqu’au deuxième congrès de Cambray , La Haye, 1728-52, 25 vol. in-12; Supplément au Corps diplomatique de Dumont, 1739, 3 vol in-fol.

ROUSSILLON, anc. province et grand-gouvernement de la France, au S., avait pour bornes au N le Languedoc, à l’O. le comté de Foix, à l’E. la Méditerranée, et au S. l’Espagne, On le divisait en deux parties : le Roussillon propre ou comté dt Roussillon, et laCerdagne française ; capitale, Perpignan. Il forme aujourd'hui le dép. des Pyrénées- Orientales. — Le Roussillon doü son nom à la ville ancienne de Ruscino ; sous les Romains, il fit partie de la lre Narbonaise, et devint de bonne heure un comté de la Marche d’Espagne; ce comté fut absorbé plus tard dans le comté de Barcelone, et à ce titre fut annexé à l’ Aragon, lorsque la maison de Barcelone régna sur ce dernier pays. Louis XI l’acheta en 1462 avec le comté de Cerdagne, mais Charles VIII le rendit en 1493 à Ferdinand d’Aragon. Le Roussillon ne revint à la France qu’en 1642 par conquête sous Louis XIII, et le traité des Pyrénées (1659) en garantit la possession à la France.

Roussillon, ch.-l. de canton (Isère), sur le Rhône, rive gauche, à 20 kil. S. de Vienne. Charles IX v rendit en 1564 la fameuse ordonnance qui fit commencer au 1er janvier l’année, qui jusqu’alors avait commencé à Pâques.

ROUSTAM ou ROSTAM, Y Hercule de la Perse, était fils de Zal , prince du Sedjistan, et descendait de Djemchid. On le fait vivre sous plusieurs règnes, 80 u s les derniers rois Pichdadiens et sous les Kaïanides, et même pendant plusieurs siècles; on lui attribue une foule d’exploits, qui évidemment appartiennent à plusieurs personnages distincts qui auront porté le même nom. Le dernier de ces héros vivait dans le vi® siècle av. J.-C. Il avait rendu des

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service» lignalés au roi de Persa Kaïkaous II (Gouchtasp), avait délivré ce prince, prisonnier des Arabes, et avait repoussé les Touraniens qui désolaient ses états, lorsqu’il tomba en disgrâce pour avoir refusé d’embrasser la doctrine de Zoroastre ; il fut par suite de ce refus forcé de combattre le fils du roi, Isfendiar ou Asfendiar, tua ce prince après un combat singulier qui dura deux jours, et se retira dans ses états du Sedjistan. Il périt plus tard dans une expédition contre l'Inde, par la trahison d’un de ses frères.

ROUSTAM, général persan qui vivait au vne siècle de notre ère, sous les derniers Sassanides, plaça sur le trône Yezdedjerd III en 632, tenta de repousser les Arabes qui avaient envahi la Perse pour y porter l’islamisme , et périt en 636 en combattant contre eux, sans avoir pu arrêter leurs progrès.

roustaM-beyg , prince de la dynastie turcomane du Mouton-Noir , chassa du trône de Perse Beisinkour, son cousin, et s’y plaça lui-même en 1490. Il fut à son tour, au bout de peu d'années, renversé par un de ses cousins, Ahmed (1497). 11 fut le plus libéral des princes de sa dynastie.

ROUSTAM, fils d’un paysan, devint pacha, puÎ3 visir de Soliman 11, et épousa Mirmah, fille de ce sultan et de la célèbre Roxelane. Roustam fut chargé de la direction de la seconde guerre de Soliman contre la Perse, causa par ses calomnies la rébellion et la mort du prince Mustapha, et s’opposa de toutes ses forces à la conclusion d’une paix entre la Porte et la Hongrie. Il mourut en 1560.

ROUTCHOUK, ville de la Turquie d’Europe (Bulgarie), à 88 kil. E. de Nikopoîi, sur le Danube ; env. 60,000 h. Ville sale et mai bâtie. Vieux château. Grand commerce : cette ville sert d’entrepôt pour les marchandises d’Allemagne et surtout de Vienne, ■jui sont embarquées sur le Danube. Prise par les Russes en 1811 et 1828, et démantelée cette 2» fois. Routchouk donne son nom à un livah de la Bulgarie, situé au S. de la Valaehie. Ch.-!. , Nikopoîi.

ROUTIERS, bandes de pillards qui se formerenten France en 1147, après le départ de Louis Vil pour la croisade, furent détruites en 1183 près de Dun-le- Roi par la confrérie du charpentier Durand (du Puy), les Pacifici. — Ce nom fut donné depuis à de nouvelles bandes appelées aussi Brabançons yÉcor cheur s te.

ROUTOT, ch.-l. de cant. (Eure), à 16 kil. E. de Pont-Audemer ; 1,300 h. Marché de bœufs gras.

ROUVRES, bourg du dép. de la Côte-d’Or, près de l’Ouche, à 12 kil. S. E. de Dijon, a donné sou nom à Philippe de Rouvres, dernier duc de la 1« maison capétienne de Bourgogne.

ROUX (Augustin), médecin, né à Bordeaux en 1726, mort en 1776, vint à Paris avec la recommandation de Montesquieu, rédigea à partir de 1762 le Journal ie Médecine, se lia avec d’Holbach, qui le fit attacher à la manufacture de glaces de Saint-Gobain, et obtint en 1771 une chaire de chimie à la Faculté de Médecine de Paris. Il traduisit de l’anglais et de l’allemand plusieurs ouvrages de science, et publia avec d’Holbach un Recueil de mémoires de chimie et d histoire naturelle, 1764, etc.

roux (Maître), peintre florentin. Voy. rosso.

ROUZA, ville de Russie (Moscou), sur la Rouza (affluent de la Moskova) , à 90 kil. O. de Moscou ; 2,800 hab. Citadelle. Apanage pour les grands-ducs de Russie. Brûlée en 1619.

ROVATO, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 6 kil. N. E. de Chiari ; 4,900 hab.

ROVÈRE (la), maison italienne de l’origine la plus basse, paraît être issue d’une famille de pêcheurs de Savone. Elle a donné deux papes à l’Église, François de la Rovère, qui prit le nom de Sixte’ IV, et Julien de la Rovère, neveu de Sixte IV, nui prit le nom de Jules IL— Il y avait une autre famille du même nom, qui n’était qu’une branche de la

noble maison française du Roure [Voy. an roure] rovère (Jean de la), neveu de Sixte IV, et frère de Jules 11, fut prince de Sinigaglia eL Mondario épousa la fille du duc d’Urbin Frédéric, et eut pour fils Franç.-Marie de la Rovère, dont l’art, suit, rovère (Franç.-Marie I de la), fils du précédent, devint duc d'Urbin à la mort de Guid’Ubald I, eon oncle maternel, fut général des troupes de soii oncle Jules II, éprouva des revers, tua le cardinal François Alidosi, auquel il les attribuait, soumit depuis laRomagne et le territoire de Ferrare au pape, fut privé de ses états par Léon X (1M0), mais les recouvra à sa mort (1522), et fut empoisonné, dit-on, par ordre de P.-L. Farnèse, fils de Paul 111 (1538).

rovère (Guid’Ubald de la), fils du précédent et duc d’Urbin (1538-74), ne se distingua que par son amour effréné pour le plaisir et par la sévérité avec laquelle il punit ses sujets révoltés.

rovère (Fr.-Marie II de la), dernier duc d’Urbin, né vers 1551, protégea et cultiva les lettres, fut auteur de plusieurs ouvrages, et donna au naturaliste Aldrovandi les moyens de former son magnifique musée. Il perdit, en 1623, son fils unique Frédéric Ubald, victime de ses débauches , abdiqua en faveur du Saint-Siège, 1026, et m.en 1631. 11 laissait une petite-fille, qui épousa Ferdinand de Médicis et lui porta ses biens particuliers.

rovère (Guid’Ubald bonarelli de la), littérateur et diplomate italien, né à IJrbin en 1563 , d’up*1 autre famille que les précédents, fut chargé par let ducs de Ferrare et de Modène de plusieurs négociations, eut part à la fondation de l’Académie des Intrépides à Ferrare, et mourut en 1608, majordome du cardinal d’Este. Il est auteur de la Filli di Sciro (Ferrare, 1607), pastorale qui est placée après VAminta et le Pastor fido. Nous en avons 5 traductions (la dernière est de Dubois de Saint-Gelais, Bruxelles. 1707). — Prosper Bonarelli de la Rovère, frère du précédent, littérateur et poète dramatique, mori en 1659, fut le fondateur et le président de l’Académie des Caliginosi (1624); il s’attacha au duc de Toscane. Il a composé ; Il Solimano, tragédie, Florence, 1 620 ; des Drames en musique ; des Comédies , des Lettres et des Poésies diverses.

rovère (Joseph-Stanislas), démagogue, né vers 17*48 dans le comtat Venaissin, eut un commandement dans le département de Vaucluse, sous Jourdan Coupe-Tête (1791), vint à la barre de l’Assemblée Législative faire l’apologie du massacre de la Glacière (Avignon), fut nommé député des Bouches-du-Rhône à la Convention, alla organiser le régime de la Terreur dans le Midi, abandonna la cause de Robespierre dès qu’il le vit renversé, et n’en fut pas moins, au 18 fructidor, déporté à Sinnamary, où il mourut en 1798.

ROVEREDO, Rovereith en allemand, Roboreium en latin, ville des États autrichiens (Tyrol), ch.-l. d’un cercle, sur l'Adige, à 20 kil. S. de Trente; 7,200 hab. Académie dite degli Agiati (c.-à-d. des Gens à leur aise). Etoffes de soie; cuirs, jambons, etc. — Aux Vénitiens de 1416 à 1609 ; possédée ensuite par les Autrichiens. Prise par les Français en 1796, à la suite d’une victoire éclatante, remportée par Bonaparte. Elle fut comprise dans le dép. du Haut-Adige.

ROV1GNO ouTREVIGNO, Rivonium ou Rovinum.

ville des États autrichiens (Illyrie), près de la mer, à 85 kil. S. de Trieste; 9,600 hab. Cathédrale. Corderie navale. Commerce de vins, bois, poissons, etc.

ROVIGO, Rhodigium , ville du roy. Lombard-Vénitien, ch.-l. de la Polésine, sur l’Adigetto, à 62 kil. S. O. de Venise; 6,700 hab. Résidenoe de l’évêque d’Adria. Académies des sciences et arts. Salpêtre, tannerie. Commerce de grains, cuirs, lins, chanvre,etc. — Cette ville ne fut longtemps qu'une bourgade, appelée Buonvico ou Rodige.

ROVIGO (LA POLÉSINE DE). Voy. POLÉSINE-

ROXO

BOVIGO (savary, duc de). Yoy. sayàry.

ROYILLE, village du dép. de la Meurthe, à 24 kil. S. de Nancy, sur la Moselle ; 600 hab. Belle fermemodèle , créée en 1822 par Matthieu de Dombasle.

ROWE (Nie.), poète dramatique anglais, né en 1073, mort en 1718, fut d’abord destiné au barreau, mais ayant obtenu de bonne heure des succès littéraires, il renonça à cette destination. Il reçut le titre de poète lauréat à l’avénement de George I, ot devint secrétaire du conseil du prince de Galles. Ses Œuvres (Londres, 1733, 3 vol. in-12) consistent surtout en tragédies ( Tamerlan , Ulysse, Jeanne Grey, Jeanne Shore, etc.), dont plusieurs ont eu un grand succès. Jeanne Shore a été traduite par Andrieux dans le Théâtre étranger. Rowe est un des tragiques anglais qui se rapprochent le plus du genre classiq. Un lui doit une excell. éd. de Shakspeare.

rowe (Thomas), biographe et poëte anglais (1687- 1716), continua avec assez de succès les Vies de Plutarque, et publia celles d’Enée, Tullus Hostiiius, Aristomène, Tarquin-l’Ancien, Brutus, Gélon, Cyrus, Jason ; il a aussi laissé quelques poésies. — Sa femme, née Elisabeth Singer (1674-1737), était elle-même auteur, et ne se distinguait pas moins par son talent pour la poésie que par sa beauté et ses vertus.Elle a laissé Y Histoire de Joseph , en vers anglais, et divers autres ouvrages.

ROWLEY (William), poëte dramatique du temps de Jacques 1, était en même temps un excellent comédien. On a de lui : A new Wondcr , a Woman never vext (1632); All's losi by (1633) ; March al Midnight (1643), etc. — Cet auteur n’a rien de commun avec un prétendu poëte fort ancien, auquel Chatterton attribua les poésies qu’il disait avoir découvertes. Yoy. chatterton.

ROXANE, femme perse d’une grande beauté,

’ fille du satrape Oxyarte, fut épousée par Aîexandrele-Grand : elle était enceinte à la mort de ce prince, et mit au monde Alexandre dit Aigus. Aidée de Perdiccas, elle fit mourir Statira, autre veuve d’Alexandre, et fit cause commune avec Olympias contre Arrhidée et Eurydice ; puis elle se mit sous la protection de Polysperchon, s’enferma dans Pydna 'lors de l’arrivée de Cassandre, fut détenue par ce général après le meurtre d’Olympias, vit proclamer son fils seul roi après le traité de 311, mais fut bientôt mise à mort ainsi que lui par Cassandre.

ROXAS, bourg d’Espagne (Burgos), à 31 kil. N. E. de Burgos; 600 hab. 'Château aui appartint aux ducs de Lerme.

ROXBURGH, Marchenium , village d’Ecosse (Boxfiurgh), dans une presqu’île que forment la Tweed et le Teviot, à 5 kil. S. O. de Kelso ; 900 hab. A 3 kil. de là est l’emplacement d’une ancienne ville de Roxburgh, jadis très puissante, et résidence de plusieurs rois d’Ecosse, qui fut détruite en 1660 par 6Uite d’un traité entre l’Angleterre et l’Ecosse.

roxburgh (comté de), dit aussi Teviotdale , c.-à-d. vallée du Teviot, comté d’Ecosse, entre les comtés de Berwick au N. et N. O., de Dumfries, de Selkirk au S. O. et à 10., de Cumberland au S. : de 30 à 60 kil. sur 35 à 65: 43,700 h.; ch.-l., Jedburgb. Ruines romaines, vestiges druidiques.

ROXELANE (connue aussi sous le nom deKhourrem , c.-à-d. favorite), favorite, puis femme de Soliman II , avait d’abord été esclave, et était née en Galicie ou Russie-Rouge (d’où son nom de Roxelane ). Mère de Bajazet, de Sélim II et de la sultane Mirmah, elle donna celle-ci au célèbre Roustam, et, avec son aide, fit périr les deux fils que Soliman avait eus d’une autre femme, afin d’assurer le trône à ses enfants. Sa mort eut lieu en 1567.

ü ^OLANS, Roxolani , peuple de la Sarmatie d Europe, entre le Borysthène et le Tanaïs, semble | avoir résulté du mélange de deux peuples , dont j t un aurait été les Alains, tandis que l’autre se serait !

KOYO

nommé Ros ou Rossi ^ancêtres présumés des Russes,

ROY (P.-Ch.), poëte, né à Paris en 1683, mort en 1764, eut quelque succès dans la comédie et l’opéra, mais se ferma les portes de l’Académie Française par ses satires. On a de lui onze ballets (entre autres ceux des Eléments et des Sens), six opéras ( Calliroé , 1712; Sémiramis , 1718; Philomèle , Bradamanle, Hippodamie , Créuse), une comédie ( les Captifs ), imitée de Plaute, etc. Ses Œuvres forment 2 vol. grand in-8, Paris, 1727. — Yoy. leroy, regius, etc.

ROYAN, Novioregum, ch.-l. de cant. (Charente- Infér.), à 23 kil. S. de Marennes, à l’embouchure de la Gironde, rive droite; 2,689 hab. Petit port, pêche de sardines, bains de mer. Prise et presque détruite par Louis XI 11 (1622).

ROYANS ou ROYANEZ, ancien petit pays de France (avec titre de marquisat), dans le Dauphiné, sur la rive gauche de l’Isère. Ch.-L, Pont-en- Royans. Il est auj. compris dans les dép. de l’Isère et de la Drôme.

ROYAT, village du dép. du Puy-de-Dôme , à 2 kil. S. O. de Clermont-Ferrand. Grotte curieuse.

ROYAUMONT, village du dép. de Seine-et-Oise, à 24 kil. N. de Paris, à 6 kil. N. O. de Luzarches. Ancienne abbaye de l’ordre de Cîteaux, fondée en 1227 par saint Louis; auj. les bâtiments sont transformés en une magnifique filature de coton. — On connaît sous le nom de Bible de Royaumont un recueil de figures tirées de l’Ancien et du Nouveau-Testament, avec des explications ; cet ouvrage est communément attribué à Lemaistre de Sacy; mais il paraît plutôt être de Nie. Fontaine, qui le publia en 1694, sous le pseudonyme de Royaumont, prieur de Sombreval. Ce livre n’a du reste rien de commun avec le lieu nommé Royaumont.

ROY BON, bourg de France. Yoy. roibon.

ROYE, ville de l’anc. Picardie, auj. dans le dép. de la Somme, ch.-l. de cant., sur l'Aure, à 14 kil. N. E. deMontdidier ; 2,306 hab. Bas de laine, filature de coton, sucre de betterave. Commerce de grains.' — Roye est une des villes de la Somme qui furent un objet de litige entre Charles-le-Téméraire et Louis Xi, qui la céda, puis la reprit (1476). Elle a subi onze sièges, trois pestesel deux incendies.

ROYE (guy de), d’une illustre maison de Picardie, s’attacha aux papes Clément VII et Benoît XIII, occupa successivement les sièges de Verdun, Castres! Dole, Tours, Sens, Reims (1390); il se rendait au concile de Pise (1409), lorsqu’il fut tué d’un coup d’arbalète, dans une émeute suscitée contre ses gens à Voltri, près de Gênes. Il avait fondé le collège dit de Reims à Paris (rue de Reims, en face du collège Sainte-Barbe).

ROYER-COLLARD (Antoine-Athanase), médecin, né aux environs de Vitry-le-François en 1768, mort en 1825, avait étudié à l’Oratoire de Lyon, fut reçu docteur en 1808, devint médecin en chef de la maison d’aliénés de Charenton en 1806, fit avec succès un cours sur les maladies mentales, et exerça longtemps les fonctions d’inspecteur-général des écoles de Médecine (1809), et de professeur de médecine légale à la Faculté de Paris. On lui doit, outre divers articles et rapports, la fondation de la Bibliothèque médicale (1803), le meilleur de» journaux de médecine du temps.— (P.-P.). Voy. le Supplément.

ROYÈRE, ch.-l. de cant. (Creuse), à 17 kil. E. de Bourganeuf; 1,600 hab.

ROYOU (l’abbé Thomas-Marie), journaliste, né à Quimper en 1741, mort en 1792, beau-frère de Fréron, remplit 20 ans la chaire de philosophie du collège Louis-le-Grand, eut part à Y Année littéraire , et fonda en 1790 l’Ami du Roi, journal qui défendit avec courage la cause monarchique et qui lui attira des poursuites. Il mourut en 1792, pendant qu’on le recherchait. On a de lui : Le monde de verre réduit en poudre; c’est une réfutation des Epo-

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quasdela nature de M. de Buffon (Paris, 1780, in-12).

AOYOU (Jacq.-Corentin), historien, frère du précèdent, ne à Quimpervers 1745, mort en 1828, fut comme son frère journaliste, puis se fit avocat à Paris, arracha à la mort plusieurs accusés sous le Directoire, fut sous la Restauration censeur dramatique et pensionné du roi. On a de lui deux tragédies : Phocion (1817), la Mort de César (1825), une comédie, le Frondeur; mais il est plus connu par des compilations historiques, où il se montre à la fois le partisan du pouvoir royal et l’adversaire de la puissance du clergé ( Précis de l’Histoire ansienne d'après Rollin, 1802, 4 vol.; Histoire romaine jusqu’à Auguste , 1806, 4 vol.; Histoire des empereurs romains , 1808, 4 vol.; Histoire du Bas- Empire, 1803, 4 vol.; Histoire de France depuis Pharamond , 1819, 6 vol.).

ROZANS, ch.-l. de cant. (Hautes-Alpes), à 52 kil. S. O. de Gap ; 750 hab. Grosse draperie.

ROZE (Nie.), dit le chevalier Roze , né à Marseille en 1671, mort en 1733, servit Philippe V en Espagne, à la tète de deux compagnies levées à ses frais, puis fut consul à Modon, et revint à Marseille au moment où se déclarait la fameuse peste de 1720 et 21 ; Roze y déploya le dévouement et l’intrépidité les plus rares, éleva un hôpital a ses frais, et rendit le courage aux Marseillais ; comme Belzunce, son digne émule, il échappa au fléau.

ROZENDAEL, ville de Hollande (Brabant sept.), à 24 kil. S. O. de Breda: 4,500 hab.

ROZ1ER (l’abbé Franç.), agronome, né à Lyon en 1734 , mort en 1793 , fut professeur à l’école vétérinaire de cette ville, après la mort de Bourgelat, et directeur de la pépinière du Lyonnais; il fut nommé plus tard curé constitutionnel de Lyon, et périt dans son lit, tué par une bombe pendant le siège de celte ville par les troupes de la Convention. Od a de l’abbé Rozier : Cours complet d'agriculture, i0 vol. in-4, 1781-98 (il n’a rédigé que les 9 premiers).

ROZOY on ROSAY, ch.-l. de cant. (Seine-et- Marne), à 14 kil. S. O. de Coulommiers ; 2,700 hab. Anciens remparts flanqués de tourelles et piantés d’arbres. Vinaigre, huile de graines. — rozoy-surserre, ch.-l. dec. (Aisne), à40k. N. de Laon; 1,500 h.

RUAD, île de Turquie. Voy. rouad.

RUBEN, fils aîné de Jacob, empêcha ses frères de tuer Joseph, et leur conseilla de se contenter de le descendre dans une citerne, d’où il se proposait de venir le tirer. — Ses descendants formèrent la tribu de Ruben et occupèrent dans la Terre Promise la prov. qui était située à l’E. de la mer Morte et du Jourdain, au S. de la tribu de Gad, entre les torrents de Jabok et d’Arnon. Elle confinait au pays des Ammonites, et formait la pointe S. E. de la Palestine. On y trouvait les monts Nébo et Abarim.

RUBENACH , village des Etats prussiens (prov. Rhénane), à 3 kil. N. de Coblentz ; 700 hab. C’est là que le duc de Brunswick, sur le point d’envahir la France (août 1792), avait établi son quartier-général , et qu’il écrivit sa fameuse proclamation au peuple français.

RUBENS (P.-Paul), célèbre peintre flamand, né en 1577, à Cologne, ou à Siegen (Nassau), d’une fam. noble et aisée, fit des études littér. et fut d’abord destiné à la robe, mais il se sentit entraîné vers la peinture, étudia sous Otto Vænius, puis visita l’Italie (1600), séjourna successivement à Rome, à Florence, kMantoue, à Gênes, revinten Flandre vers 1 610, jouissant déjà d’une très grande réputation, fut appelé par l’archiduc Albert à Bruxelles, par Marie de Médicis à Paris, où il orna le palais du Luxembourg de ses peintures (1620) ; mais il habita presque continuellement Anvers, et enrichit de ses ouvrages la plupart des églises de cette ville. 11 fut comblé d’honneurs par l’archiduc Albert, gouverneur des Pays- Bas, et par son épouse l’infante Isabelle. Celle-ci

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