‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 936 sur 1261 · SABI · texte numérisé non relu

SABI

rculuB, l’an 4 de Rome, eut lieu pendant une fête à laquelle il avait invité les Sabins ; Romulus voulait par là perpétuer la colonie qu’il avait fondée, et se venger du refus qu’avaient fait les peuples voisins de donner aux Romains leurs tilles en mariage. Cette insulte amena une guerre que termina l’intervention desSabines, qui, devenues épouses et mères, se jetèrent au milieu des combattants et les réconcilièrent ; les Romains et les Sabins de Cures ne firent plus qu'un seul peuple. David a peint 1 ’ En l'eu, des Sa /nues.

SAB1N1EN, pape de 60 4 à 006, succéda à Grégoire le Grand. C’est lui, dit-on, qui ordonna qu’on appelât le peunle à l’église par le son des cloches.

SABINIENS, école romaine de jurisconsultes, opposée à celle des Proculéiens, avait pour chefMasurius Sabinus, disciple de C. Ateius Capito.

SABINS, anc. peuple de l’Italie, voisin de Rome (Voy. Sabine). — Les Sabins eurent des guerres fréquentes avec Rome ; la 1 r« éclata après lenlèvement des Sabines par les Romains ; la dernière eut lieu peu après la prise de Rome par le Gaulois ; vaincus, ils furent incorporés aux Romains. Ils se soulevèrent pendant les guerres contre lesSamnites, mais furent bientôt soumis (290 av. J.-C.). Les Sabins, habitants des Apennins, avaient les mœurs agrestes , simples, vertueuses et sévères des peuples montagnards. Leurs dieux différaient de ceux de Rome. Les Sabins envoyèrent autour d’eux de nombreuses colonies. On a prétendu à tort que Rome était une colonie des Sabins. LesSamnites étaient de race sabine; ce qui les fait quelquefois appeler Sabelli (c.-à-d. petits Sabins).

SABINUS (Aulus), poôte latin, contemporain et émule d'Ovide. On n’a de lui auj. que 'à E pitres (on les trouve dans l’Ovide des Classiq. lai. de Lemaire).

sabinus (Masurius), jurisconsulte du temps de Tibère, disciple d’Ateius Capito, donna le premier des consultations écrites et fut le chef de l’école des Sabiniens. Les fragments de Sabinus ont été publiés à Venise, 1508, in-8. — Un autre jurisconsulte, nommé Cœlius Sabinus, souvent cité par Ulpien, vivait sous Vespasien.

sabinus (Julius), seigneur gaulois, né chez les Lingones (pays de Langres) , prit le titre de césar au commencement du règne de Vespasien , et fut vaincu. Pour se dérober à la poursuite du vainqueur, il se retira dans un souterrain d'une maison de campagne et répandit le bruit de sa mort. Eponine, sa femme, qui n’avait pas été mise dans le secret, fut inconsolable, jusqu’à ce que son mari, instruit de son désespoir, lui fit savoir où il était caché; elle alla le trouver, et mil au monde dans cette retraite 2 fils jumeaux. Sabinus échappa à toutes les poursuites pendant 9 ans; mais enfin, les fréquentes visites de sa femme découvrirent sa retraite. 11 fut saisi et conduit à Rome, chargé de chaînes , avec sa femme et ses deux enfants. En vain Eponine tenta d’exciter la compassion de Vespasien en se jetant à 6es pieds, et lui présentant ses deux enfants nés dans le souterrain; l’empereur eut la cruauté de les faire mourir avec Sabinus.

SABIONCELLO ou SABIONERO, presqu’île des Etats autrichiens (Dalmatie) , sur l’Adriatique, visà-vis des îles de Meleda et de Curzola : 80 kil. stgr 12. Ch.-L, Stagno. Sur la côte S. 0. est le village de Sabioncello, à 85 kil. N. O. de Raguse.

SAB10NETTA, ville du roy. Lombard- Vénitien, entre Crémone et Mantoue ; 6,500 hab. Citadelle. Patrie de Gérard de Crémone. Anc. principauté.

SABIRES, Sabiri , peuple de la Sarinatie mérid. ; aux v® et vi® siècles, il se trouvait encore au S. du Kouban (niais au N. du Caucase) ; il vint, vers le milieu du vie siècle, s’établir sur la Desna et aux environs du Dniepr, dans le pays qui prit de là le nom de Sébérie ou Sévérie. Vers 618, lléraclius accueillit eu Mésie des Sclavi Seberetises , c.-à-d. des Slaves de Sévérie : on ne sait si c’était un déta-

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chement de ces Sévériens ou bien d’autres Sabires. M ne faut pas du reste les confondre avec les Servions*

SARIS, nom latin de la sambre.

SABLÉ, ch.-l. de cant. (Sarlhe), sur la Sarthe et l’Erve, à 25 k. N. O. de La Flèche ; 4,188 h. Collège. Beau pont de marbre noir ; château qui domine la ville. Fabrique de gants; grand commerce avec le Mans, Mayenne, Angers. Aux environs, houille, marbre. Patrie d’Urbain Grandier. — Ville jadis très forte. Prise par les Normands en 869. Elle se rendit à Henri IV en 1589. On nomme paix de Sablé un traité conclu entre Charles VIH et la Bretagne en 1488.

SABLES D’OLONNE (lesL ch.-l. d’arr. (Vendée), à5 kil. O. d’Olonne, à 34kil. S. 0. de Bourbon-Vendée* 4,778 hab. Petit port de mer (privilégié pour l’exploitation des grains) ; pèche de sardines et expéditions à Terre-Neuve. — Celle ville est bâtie sur un sol sablonneux, d’où son nom : elle fut fondée par des pêcheurs espagnols vers le Xe siècle. Philippe de Comines, comte d’Olonne, fit accorder plusieurs privilèges à son port. Elle fut prise par les réformés en 1570; démantelée par la flotte anglo-hollandaise enl696,mais fortifiée dep. — L’arr.aiic. (les Sables, Beauvoir, Challans , l’lle-Dieu, la Motte-Achard, les Moustiers-lès-Maufaits, Noirmoutiers, Palluau, Saint-Gilles-sur-Vie, Sainl-Jean-de-Mont, Talmont), 79 comm., et 98,508 hab.

SABLIÈRE (Mme de la). Voy. la sablière.

SABLON (le), village du dép. de la Moselle, sur la Seille, à 2 kil. S. de Metz; immenses débris de constructions romaines (naumachie, thermes, etc.).

SABLONV1LLE, vill. du dép. de la Seine, contigu aux murs de Paris, à l’0., en face du bois de Boulogne ; 300 hab. 11 ne fait que de naître et occupe l’emplacement de l’ancien parc des Sablons.

SABOLCS, comitat de Hongrie. Voy . szabolcs,

SA BONDE (Raymond de). Voy . sébonde.

SABOU, riv. de Barbarie. Voy. seboü.

SABOUREUX DE LA BONNETERIE (Ch.-Fr.), avocat, né à Paris en 1725, mort en 1781, a laissé : Constitutions des Jésuites, 1762, 3 vol. in— 12 ; Manuel des Inquisiteurs , 1762, in-12. Il est surtout connu par une Traduction des anciens ouvrages latins relatifs à V agriculture et à la médecine vétérinaire, 1771-75, 6 vol. in-8.

SABRAO (île), une des îles de la Sonde, en Malaisie, à PE. de celle de Flores, par 121° 6’ long.E., 8° 15’ lat. S. : 50 kil. sur 20. Ch.-l. , Adenara. Les missionnaires portugais ont converti presque toute la population.

SABRES, ch.-l. de cant. (Landes), à 33 kil. N. O. de Mont-de-Marsan ; 2,200 liab.

SABR1NA, auj. la Severn , riv. de la Bretagne ancienne, dans la Bretagne 2«, se perdait à Isca dans le Sabrinœ œstuarium (canal de Bristol).

SACALA, ville du roy. d’Amhara en Abyssinie, à 4 kil. N. O. de la source du Bahr-el-Azrek, à 200 kil. S. O. de Gondar.

SACAN1E, nom donné au moyen âge à une partie de la Morée comprenant les anciens territoires de Sicvone, de Corinthe et d’Argos.

SACATEPËQUEZ ou SAN-JUAN, ville du Guatimala, à 40 kil. N. E. de Guatimala ; 8,600 hab.

SACCHi (André), peintre, né à Rome en 1598, m. en 1661, fut le dernier élève de l’Albane. il excella»! dans le genre grave et grandiose : on admire de •'ui S. Romuald(hi{omc),S. Grégoire, \nSag esse divine.

SACCHi (Juvénai), barnabite, né à Milan en 1726, m. en 1789, est auteur des Vies de Farinelli eide Marcello, et de plusieurs ouv. sur Phist. et la théorie de la musique, où il fait preuve d érudition et de critique.

SACCHIN1 (Ant.-Marie-Gasp.), compositeur célèbre, né à Naples en 1735, mort en 1786, élève de Durante, se distingua de bonne heure par ses œuvres dramatiques, commença sa réputation à Rome, parcourut P Allemagne, la Hollande, l’An-

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