‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 949 sur 1261 · ST-MAR — 1567 — ST-ÎIAR · texte numérisé non relu

ST-MAR — 1567 — ST-ÎIAR

SAINT-MALO, Macloviopolis en latin moderne, ch.-l. d’arr. fllIc-et-Vilaine) , à 70 kil. N. 0. de Rennes; 9,744 hab. Cette ville est sur un rocher, dans la presqu’île d’Aron, qui est liée au continent par une digue superbe de 200 mètres, dite le Sillon. Port grand, sûr, mais de difficile accès (le flux y atteint une des plus fortes hauteurs connues). Marine marchande très développée ; pêche de la morue, expéditions à Terre-Neuve. Tribunaux de lr® instance et de commerce ; collège communal; école de navigation. Chantiers de construction. Entrepôt de denrées coloniales et de sel. Murailles; tours Qui-qu' en-grogne et Solidor ; promenades délicieuses. Patrie de Maupertuis, Duguay-Trouin, Jacques Cartier, La Bourdonnais, Lamettrie, Surcouf, Châteaubriand, Broussais, LaMennais. Leshab. sont bons marins.— Fondée au vin* siècle par les hab. de Guich-Alet ( Aleturn ) , dont les ruines se voient encore au S. de Saint-Malo, et ainsi nommée de son premier évêque (Maelou ) ; elle fut bombardée par les Anglais en 1693, 1695, et 1758-1759. Saint-Malo a été le berceau de la Compagnie française des Indes. On connaît la singulière patrouille que les habitants faisaient faire autrefois autour de la ville par un certain nombre de dogues qu’on lâchait à l’entrée de chaque nuit. — L’arr. de Saint-Malo a 9 cant. (Saint- Malo , Cancale, Combourg, Châteauneuf, Dol, Pleine- Fougères, Pleurtuit, Saint-Servan, Tinténiac), 60 comm., et 118,243 hab.

saint-malo-de-la-lande , ch.-l. de cant. (Manche), à 10 kil. N. O. de Coutances; 421 hab.

SAINT-MAMERT, ch.-l. de cant. (Gard), à 10 kil. N. de Nîmes; 601 hab.

SA1NT-MAMET, ch.-l. de cant. ('Cantal), à 16 kil. S. O. d’Aurillac; 1,852 hab.

SAINT-MARC (Ch. -Hugues lefebvre de), littérateur, né à Paris en 1698, mort en 1769, servit d’abord comme sous-lieutenant dans un régiment d’infanterie, voulut ensuite suivre l’état ecclésiastique, et finit par se charger de quelques éducations particulières. On lui doit des éditions estimées de plusieurs ouvrages de divers auteurs, avec des notes, telles que les Mémoires de Feuquières, 1736 ; la Médecine des pauvres y par Ilecquet, 1745; Y Histoire d’Angleterre de Rapin-Thoyras, 1745-1749, 16 vol. in-4; les Œuvres de Boileau , 1747, 5 vol. in-8; les Œuvres de Pavillon, 1750; de Chaulieu , 1750; Voyage de Chapelle et Bachaumont , 1755; Poésies de Malherbe, 1757 , in-8; Poésies de Lalanne , de Montplaisir, de Saint-Pavin et de Charleval, 1759, 4 part, en 2 vol. in-12. L’ouvrage le plus important de Saint-Marc est Y Abrégé chronologique de l’histoire d'Italie , depuis la chute de l'empire d' Occident, Paris, 1761-70, 6 vol. in-8.

SAINT-MARC (Lion de), lion ailé, symbole de la république de Venise, qui a saint Marc pour patron (on représente ordinairement ce saint avec un lion). L’effigie de ce lion est placée sur une colonne au milieu de la place princip. de Venise, et se retrouve sur toutes les monnaies de la république avec cette devise : Pax tibi, Marce evangelisla . — Un ordre de chevalerie à Venise s’appelait Ordre de saint Marc , et le titre de fils ou fille de saint Marc était un titre d’honneur décerné par le sénat de Venise à ceux qui avaient bien mérité de la république.

SAINT-MARCEL-DE-PiERRE-BERNIS, ville du dép. de l’Ardèche, à 50 kil. S. de Privas ; 2,217 hab. Patrie du cardinal de Bernis.

SAINT-MARCELLIN , ch.-l. d’arr. (Isère) , à 52 kil. O. de Grenoble, sur l’Isère; 2,888 hab. Halle, belle place, fontaines d’eau vive, cours planté d’arbres, dehors charmants; 4 portes. Collège. Fabriques de toile, de soie écrue; commerce de vins. — L’arr. a 7 cant. (Saint-Marcellin, Pont-en-Royans, Rive, Roibon , Saint-Étienne-de-Saint-Geoire, Tullius, Vinay), 84 comm. et 85,267 hab.

SAINT-MARIN (république de), petitétat d’Italie, enclavé dans 1 Etat ecclésiastique, et placé sous sa protection, entre la légation de Forli et la délégation d’Urbin-ct-Pesaro : 9 kil. sur 7; 7 000 hab. Ch.-l., Saint-Marin (à 225 kil. N. de Rome,’ but une mont.; 6,000 hab.). La république de Saint- Marin est sous la protection du pape ; elle est gouvernée par un sénat de 60 membres que président deux gonfaloniers , élus pour trois mois. — Saint. Marin doit son origine à un tailleur de pierre dalmate , nommé Marin, qui, au vi* siècle , se retira dans cet endroit pour s-e consacrer à la prière, et qui y construisit un ermitage; un grand nombre de personnes, attirées par sa réputation de sainteté, vinrent s’établir aux environs, et leur nombre s’accrut bientôt au point de former une ville. L’indépendance des habitants fut toujours respectée et dut Bon affermissement à l’obscurité dans laquelle ils se maintinrent. César Borgia leur imposa un gouverneur, et Alberoni envahit leur territoire (1739); mais toujours leur soumission ne fut que passagère. Bonaparte, en 1797, fit proposer à la république un agrandissement de territoire ; elle refusa. Sous l’empire, elle resta nominalement indépendante , et fut enclavée dans le dép. du Métaure (appartenant au roy. d’Italie).

SAINT-MARS, gardien du Masque de fer. F.ce mot. SAINT- MARS-LA- JAILLE , ch.-l. de cant.

(Loire-Inlér.), à 19 kil. d’Ancenis; 1,095 hab.

SAINT-MARTIN , une des petites Antilles , par 18° 4’ iat. N. et 65° 34’ long. O., au N. O. de la Guadeloupe; environ 80 kil. de tour; elle appartient en commun à la France et à la Hollande. — La partie française, qui est au N., comprend les deux tiers de 111e ; ch.-l., Marigot : 3,500 hab. (dont 3,000 esclaves). La partie hollandaise, qui est au S., est plus peuplée proportionnellement à son étendue (3,680 hab., dont 2,700 esclaves) ; ch.-l. Philisbourg. Cette île est peu fertile ; le commerce consiste surtout en sucre, rhum et sel.

saint-martin-d’auxigny, ch.-l. de cant. (Cher), à 16 kil. N. de Bourges; 2,207 hab.

saint-martin-de-londres , ch.-l. de cant. (Hérault), à 28 kil. N. O. de Montpellier; 1,150 hab.

saint-martin-de-ré, ch.-l. de cant. (Charente- Infér.), dans l’île de Ré, à 22 kil. N. O. de La Rochelle ; 2,523 hab. Bon port, bonne citadelle. Eaude-vie. Commerce. Armements pour la pêche de la morue. Vainement assiégée parles Anglais en 1628. Fortifiée par Vauban en 1681.

saint-martin-de-seignaux (Landes), à 16 k. N. E. de Bayonne; 2,497 h.; érigé en ch.-l. de c. en 1858. saint-martin-de-toürs (abbaye de). Voy. tours, sàint-martin-de-valamas, ch.-l. de cant. (Ardèche), à 55 kil. S. O. de Tournon; 1,980 hab.

SAINT-MARTIN-DE-VALGALGUES, ch.-l. de Canton

(Gard), à 5 kil. d’Alais; 807 hab.

saint-martin-d’o, bourg du dép. de l’Orne, à 2 kil. N. E. de Mortrée ; 1,000 hab. Jadis marquisat.

saint-martin-en-bresse, ch.-l. de cant. (Saôneet-Loire), à 17 kil. E. deChâlons; 1,691 hab.

saint-martin-le-beau , village du dép. d’Indreet-Loire, sur le Cher, à 9 kil. S. O. d'Amboise ; 1,250 hab.; est célèbre par la victoire décisive que Charles-Martel y remporta sur les Sarrasins. saint-martin-d’olivet. Voy. olivet, SAINT-MARTIN (L.-Claude de), dit le philosophe inconnu, célèbre théosophe, né en 1743 à Amboise, ■ d’une famille noble, embrassa la profession des armes, se lia avec quelques mystiques pendant qu’il était en garnison à Bordeaux, et quitta bientôt le service pour se livrer tout entier à ses nouvelles idées. Il s’attacha successivement aux nouvelles doctrines de Martinez Pasqualis, de Swedenborg, puis se créa un système à lui, qui consistait en un spiritualisme pur, Il se fixai Paris, et s’y vit recherché par

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