DAVILA
AVILÈS, Flavionavia, ville d’Espagne (Oviédo), & 19 kil. N. d’Oviédo, à l’embouchure de l’Avilès dans le golfe de Gascogne; 3,000 hab. Mines de cuivre aux environs.
AVIS ou AVIZ, ville du Portugal (Al en téjo), à 53 kil. S. O. de Portalègre , sur l’Avis. Jadis ch.-l. des chevaliers de l’ordre d’Avis.
avis (ordre d’ ) ordre militaire fondé en 1146 par des particuliers à Coïmbre, puis organisé en 1 J 62 par Alphonse ï , qui , après la prise d’Evora (1166), chargea les chevaliers de cet ordre de la défense de cette place, et en 1181 leur céda La ville d’Avis. De là les noms de Nouvelle-Milice , ordre d'Evora, ordre d’Avis, successivement portés par ces chevaliers. Cet ordre remporta de grands avantages sur les Maures d’Espagne, et contribua puissamment à leur expulsion. 11 fut réuni em 1213 à celui de Calatrava. — La 2e dynastie des rois de Portugal (1385-1580) porte le nom de dynastie ou race d’Avis, à cause de Jean 1, chef de cette dynastie, qui était grand-maître de l ordre d Avis avant son avenement. Jean rendît è l’ordre son indépendance.
AVIT (saint). Voy. avttus (Sextus Aicimusl.
| AV1TÜS (Flavius), empereur romain, était né I dans la Gaule, chez les Arverni , au commencement du \f siècle, et jouissait parmi les Gaulois d’une grande réputation pour avoir aidé à repousser les Huns. Après la mort de Maxime, il fut proclamé empereur à Toulouse ( 455 ) ; mais il fut au bout de quatre mois déposé par le patrice Ricimer; fut battu près de Plaisance, et ne conserva la vie qu’en recevant les ordres. On le fit évêque de Plaisance. Ne se croyant pas encore en sûreté, il voulut retourner dans l’ Auvergne, mais il mourut dans le voyage (456). Sidoine Apollinaire était son gendre.
avitos (Sextus Alcimus Ecditius), dit saint Avit , archevêque de Vienne en Dauphiné, neveu du pré'* cèdent, fut sacré en 490, eut part à la conversion de Clovis et de Sigismond, roi des Bourguignons, et rendit de grands services à la religion et aux lettres. 11 était lui-même poète; on a de lui cinq petits poèmes sacrés : la Création , la Chute et la Punition d'Adam , le Déluge universel, le Passage de la mer Rouge, et une Epitre sur la chasteté. Il mourut en 525. On l’hon. le 5 fév. Ses Œuv. ont été publiées par le P. Sirmond, Paris, 1643, in-4. — Il ne faut pas le confondre avec un autre saint Avit, abbé de Micy près d’Orléans, qui vivait aussi sous Clovis. On célèbre la fête de saint Avit le 17 juin.
AV1ZE, ch.-l. de cant. (Marne) , à 8 kil. S. O; d’Epernay ; 1,500 hab. Commerce de vins de Champagne.
AVLONE, Aulon chez les Grecs, ville de Turquie, ch.-l. d’un livah de même nom (Roumélie), sur le golfe d’Avlone (dans la mer Adriatique), à 142 kil. N. O. deJanina; 6,000 hab. Marécages, rivières, air très malsain.
AVOGADOR , magistrature vénitienne , consistait en une sorte de tribunal composé de trois membres nommés par le grand-conseil sur la présentation du sénat, et chargés de maintenir l’exacte observation des lois. Ils pouvaient opposer leur veto pendant un mois et un jour aux résolutions du grand-conseil et du sénat quand elles leur paraissaient illégales, et étaient souvent en lutte avec le conseil des Dix. On fait remonter leur institution au xn« ou même au ix° siècle.
AVOGARDO ou AVOGRADO (le comte Louis), gentilhomme de Brescia, souleva en 1512 ses compatriotes contre les Français qui s’étaient rendus
AXIM — 143 — AYHA
maîtres de la ville, et conspira pour livrer la place aux Vénitiens. Gaston de Foix, averti à temps, réduisit les insurgés ; Avogrado fut pris et écartelé.
AVOLA ou AULÀ, ville de Sicile, à 6 kil. N. E. de Noto, sur la Méditerranée; 7,000 hab. Culture en grand de la canne à sucre. Route souterraine formée par le Cassibili.
AVON, riv. d’Angleterre, tombe dans la Manche à Christ-Church. — Deux autres rivières de ce nom, le B.-Avon, et le H.-Avon, coulent, l’une entre les comtés de Glocester et de Wilts, passant par Chippenham, Melksham, Bradford, Bath, Bristol, pour se jeter à 10 kil. N. O. de là dans la Saverne ; l’autre à Warwick, Stratford, Evesham, Tewksbury, où elle grossit la Saverne.
AVOUÉ, du latin advocatus, appelé au secours. On appelait ainsi dans l’origine ceux qui défendaient en justice les droits des églises, ils ne furent d’abord que de simples officiers de justice ; mais dans îa suite les seigneurs les plus puissants se glorifièrent de ce titre ; Robert, duc de Béthune, était avoué de l’évêché d’Arras. Pépin et Charlemagne portèrent le .iom d 'avoués de l’église de Rome. Ces avoués étaient dépositaires et défenseurs du Gonjalon de 1 église.
AVOYE (Ste). Voy. hedwige. I
AYOYER, nom que porte le premier magistrat de quelques cantons ou de quelques villes en Suisse. Lorsque la Suisse devint province de l’Empire, les empereurs envoyèrent dan9 les cantons des officiers appelés avoyers, qui exerçaient en leur nom le droit de glaive. Les vexations de ces officiers ayant causé le soulèvement de la Suisse, les avoyers impériaux furent chassés, mais le nom resta, et les avoyers devinrent des chefs élus. L’origine de ce mot parait être la même que celle d 'avoué [advocatus). Voy. ce mot.
AVRANCHES, Jngena , puis Abrincatui, ch.-l. J’arrond. (Manche), non loin de la mer, à 50 kil. S. O. de St-LÔ; 7,690 hab. Jadis évêché. Ancienne cathédrale. Collège comm. Dentelles, blondes, fil blanc; cidre, grains. Place forte au moyen âge. Prise à Jean-sans-Terre et rasée, 1203; elle fut fortifiée de nouveau par saint Louis ; reprise par les Anglais et gardée par eux jusqu’en 1450. — L’arr. d'Avranches a 9 cantons ( Brecey , Dueey , Granville , La Haye- Pesnel, Pontorson, St-James , Sartilly, Villedieu, plus Avranches), 127 communes et 110,825 hab.
AVRANCHIN, partie de la B.-Normandie, forme auj. les arrond. d’Avranches et de Mortain (Manche).
AVRENGABAD. Voy. àurengabad.
AVRIGNY ( Hyacinthe robillard d’ ) , jésuite , historien du siècle de Louis XIV, né à Caen en 1675, mort en 1719, a rédigé des Mémoires chronologiques pour servir à l’histoire ecclésiastique depuis 1600 usqu’en 1716, Paris 1720, 4 vol. in-12, et des Mémoires sur l'histoire universelle de l'Europe au xvir siècle, 1757, 5 v. in-12, ouvrages précieux par l'abondance des faits; mais où la critique est quelquefois outrée. Le premier fut mis à Y Index à Rome.
AVR1LLON (J.-B.-Elie), prédicateur, né à Paris en 1652, mort en 1729, était minime. 11 se distingua par ses sermons et par un grand nombre d’ouvrages de piété d’un style attachant et plein d’onction. On estime surtoutson Traité de l’amour de Dieu, se % Méditations sur la communion et ses Pensées de morale.
■ AX, jadis Aquœ Consorranorum. ville de France, eu.-l. de canton (Ariége), sur l’Ariége, à 25 kil. S. E. de Tarascon; 1,500 hab. ; 32 sources thermales réparties sur trois points, Teix, l’Hôpital, Couioubret. Patrie du médecin P. Roussel.
AXEL, ville forte de Hollande (Zélande), & 31 kil. N. O. d’Anvers, dans une île de l’Escaut.
AXIACÈS, nom anc. du Téligol, riv. de Sarmatie , tributaire du Pont-Euxin. — Ville de Sarmatie,
êUj. OTCHAKOV.
AXIÉROS, AXIOCERSE. Voy. cabires.
AXIM, comptoir hollandais (précédemment aux
Portugais), dans la Guinée, sur la côte d’Or. dans W.ff Achantis, à 44 kil. E. d’Apollonia. AXluS, riv. de Macédoine, auj. le vardari. — - Riv. de Syrie, la même que l’Oronte, est auj.
I AASI. J
AXONA, riv. de Gaule, auj. 1’ aisne.
AXOUM, Auxumum et Axum , ancienne cap. du roy. de Tigré en Abyssinie, à 1 87 kil. de la mer Rouge et 620 kil. E. de Sennaar, n’a plus auj. que 600 maisons. Belle église, bâtie en 1657, et où se conserve l’histoire authentique d’Abyssinie, dite Chronique d’Axoum , dont Bruce a rapporté un exemplaire en Europe. Ville très ancienne , centre du commerce de l’ivoire au temps de Strabon. Très florissante dans les IVe, ve, vie siècles, et capitale d’un roy. qui étendit sa domination sur une partie do 1 Arabie et même reçut un tribut des empereurs byzantins. Superbes ruines, parmi lesq. Sait découvrit en 18 10 la célèbre Inscription d’ Axum, en grec.
AXYLlS, Aziris dans Hérodote, petitpays de la Cyrénaïque sur les limites de la Pentapole, à 35 kil. S.Ë. de Derne. — Ville principale de ce pays, sur la côte.
AY, bourg du dép. de la Marne. Voy. aï.
AYACUCHO (la paz d’), ville de l’Amérique du Sud (Bolivie), ch.-l. du dép. de même nom, au S. E. du lac Titicaça, par 17° 30’ lat. S., 70° 45’ long. O., 20,000 hab. Évêché. Cette ville est célèbre par la victoire qu’y remporta le général colombien Sucre sur le vice-roi espagnol La Serna, victoire qui assura l’indépendance de la Bolivie (1824). — Le dép. d’Ayacucho, un des six de la Bolivie, renferme le célèbre lac Titicaca et les hauts pics nommés Nevada de Illimam et Nevada de Sorata ; ce dernier s’élève de 7,990 m.
AYALA (P. lopez d’), ministre et général espagnol, né en 1332, dans le roy. de Murcie, mort en 1407, servit sous 4 rois de Castille, Pierre-le-Crueî, Henri de Transtamare, Jean I et Henri III, se dis^ tingua dans les conseils comme à l’armée, fut ambassadeur d’Henri de Transtamare près de Charles V, roi de France, puis grand-chambellan et chancelier sous Jean I. Il cultiva les lettres, traduisit en espagnol plusieurs auteurs latins, entre autres Tite-Live (Salamanque, 1497), et rédigea une Chronique des rois de Castille (Madrid, 1779); on a encore de lui un recueil de vers intitulé : El Rimado de Palacio, et un Hymne national, devenu populaire.
AYAMONTE, ville d’Espagne (Séville), à 35 kil. N. O. de Huelva, près de l’embouchure de la Guaiiana ; 5,500 hab. Petit port.
AYAT, village du Puy-de-Dôme, à 30 kil. N. 0. de Riom ; 590 hab. Patrie de Desaix.
AYBAR, ville d’Espagne, à 26 kil. S. E. de Pampelune, sur l’Aragon. Victoire de Jean, roi de Navarre sur le prince de Viane. don Carlos, son fils, 1452.
AYDER . Voy. haïder .
AYEN-BAS, ch.-., de cant. (Corrèze), à 18 kil, N. O. de Brives; 950 hab; Cuivre, argent mêlé d’antimoine et de piomn.
AYERBE, ville d’Aragon (ïïuesca) ; 2,000 hab.
AYLESBURY, ville d’Ànglet. (Buckingham), à45 fe. N. O. de Londres, dans une vallée fertile; 5,000 h.
AYLESFORD , bourg du comté de Kent. V. ailsford.
ÀYMAR-VERNAY (Jacques), paysan de St-Véran en Dauphiné, qui vivait à la fin du xvne siècle, prétendait posséder la singulière faculté de découvrir, à l’aide d’une baguette de coudrier, dite baguette divinatoire, qui tournait entre ses doigts, non seulement les eaux souterraines et les métaux, mais même les malfaiteurs; il eut quelques succès étonnants, et déjà les savants disputaient sur les vertus de sa baguette ; mais le prince Henri de Bourbon, fils du grand Condé, ayant soumis Aymar à des épreuves régulières, on découvrit qu’iî n’était qu’un imposteur.
AYMAR DE Î50NTEIL. Voy. AWDÉWAR.
AZAR « — 144 — AZYM
AYMON (le duc), prince des Ardennes, Saxon d’origine, obtint de Charlemagne le gouvernement du pays dont Alby était la capitale, avec le titre de duc dé Dordogne, et fin père des quatre preux que nos romanciers ont célébrés sous le nom des quatre fils Aymon. Ils avaient pour nom Renaud, Guichard, Alard et Richardet; ils possédaient en commun, selon la légende, un seul cheval, qui est devenu célèbre 80U3 le nom de Bayard. C’est sous Charlemagne que Von place leur existence. On dit que l'aîné , Renaud de Montauban , qui a été immortalisé par l’Arioste, après s’être illustré par ses exploits guerriers , se fit moine. Froissard raconte leur histoire dans sa Chronique (tom. iii, ch. 18). 11 existe un ancien roman de Huon de Villeneuve, intitulé Histoire des quatre fils Aymon , dont M. Brès a publié une nouvelle édition, Paris, 1829, in-32.
aymon (Jean), curé du Dauphiné, embrassa le calvinisme et se réfugia en Suisse, puis en Hollande, où il se maria. 11 lit paraître à La Haye plusieurs écrits fort hostiles au Saint-Siège : Métamorphoses de l’Eglise romaine , 1700; Tableau de la cour de. Home, 1707 ; Des synodes des Églises réformées de France, 1710. Il a aussi publié à La Haye, en 1718, les Actes d’un concile tenu à Jérusalem en 1672 et 1673, dont il avait soustrait lesoriginaux à la bibliothèque du Roi.
AYOS ou EYOS, peuple de laNigritie maritime, au N., près des monts Kong. On dit que leur roi peut mettre 100,000 hommes sur pied.
AYOUBITES, dynastie turque qui régna sur l’Égypte et la Syrie, fut fondée en 1171 par Saladin, iils d’Ayoub, qui renversa les califes fatimites; elle fut renversée à 3on tour par les Mamelon ks-Baharites en 1254. Plusieurs princes de cette dynastie fond. desétatsindép.àAlep,Hama, Damas, en Annénie et dans l’Yémen.
AYR, Erigena , ville d’Écosse, ch.-l. d’un comté de tnême nom, à 108 kil. S. O. d’ Edimbourg ; 7,500 hab.
ayr (comté d’), en Écosse, entre ceux de Renfrew, Lanark, Dunfries, Galloway, la mer d’Irlande et le golfe de la Clyde; 90 kil. sur 42; 130,000 hab. Ch.-l. , Ayr. Agriculture florissante; beaucoup de bestiaux. Industrie métallurgique et autres.
AYRAUT (Pierre), Petrus Ærodius, savant jurisconsulte, ne à Angers en 1536, mort en 1601, fut d’abord avocat au parlement de Paris, puis lieutenant-criminel d'Angers. 11 a laissé des Plaidoyers , Paris, 1598, et des ouvrages de jurisprudence, dont le plus estimé est De l’ordre et instruction judiciaire chez les Grecs et les Romains. Un de ses fils s’étant fait jésuite sans son consentement, il composa à cette occasion un Traité de la puissance paternel le.
AYRER, ancien poète dramatique allemand, vivait à la fin du xvi* siècle à Nuremberg, où il était notaire et procureur. On a réuni ses œuvres à Nuremberg, 1618, in-folio. Ses pièces offrent une gaieté vive, mais souvent grossière.
AZAMOR, ville de l’empire de Maroc, sur la Morbéja, à son embouchure dans l’ Atlantique, est située par 10° 38’ long. O., 33° 16’ lat. N.; 1,000 hab. Port dangereux et peu propre au commerce.
AZAN1A , auj. côte d’Ajan. On l’appelait parfois Barbaria , d’où le nom de Barbaricus sinus donné à l’espèce de golfe qui commence au sud du cap Noti Cornu (auj. das Baxas), et qui s’étend audelà de la ligne.
AZARA (don Joseph-Nicolas, chevalier d’), diplomate espagnol, né en 1731, dans l’ Aragon, fut longtemps ambassadeur à Rome, où il exerça une grande influence, et où il protégea de tout son pouvoir les savants et les artistes ; il était particulièrement lié avec le cardinal de Bernis et le peintre Mengs. Dans ses dernières années, il fut chargé de l’ambassade de France, et mourut à Paris en 1804. Il a traduit en espagnol la Vie de Cicéron de Middleton, Madrid, 1790, 5 vol. m-4; la Géographie de l’Espagne
de Bowles, et a publié les écrits de Mengs avec une vie de ce peintre. — On doit à un de ses frères, don Félix, d'intéressants Voyages dans l’Amérique méridionale, publiés par Walkenaër, Paris, 4 vol. in-8.
AZARIAS, roi de Juda (803-752 av. J.-C.), défit les Philistins, vainquit les Arabes et les Ammonites, fit abattre les murs de Geth, de Janmie et d’Azoth. Ayant voulu s’attribuer les fonctions du sacerdoce, il fut frappé de la lèpre. On le nomme aussi Ozias.
AZAY-LE-RIDEAU, ch.-l. de cant. (Indre-et- Loire), sur l’Indre, à 22 kil. S. O. de Tours, à 24 kil. N. E. de Chinon ; 1,750 hab.
AZCOYTIA, ville d’Espagne. Voy. azpeytià.
AZERBAÏDJAN ou AZERBIDJAN , province de Perse. Voy. aderbidjan.
AZILLAH, ville d’Afrique (Maroc). Voy . arsille.
AZ1NCOURT , Azincurtum en latin moderne , village de France (Pas-de-Calais), à 10 kil. N. de Hesdin; env. 500 hab. Les Français y furent taillés en pièces, sous Charles VI, par Henri V, roi d’Angleterre, Je 25 octobre 1415.
AZIO, nom moderne d ’Aclium. Voy. actium.
AZNAR, comte de Vasconie (Gascogne), fut chargé en 824 par Pépin, roi d’Aquitaine, de réduire la Navarre; il réussit dans cette entreprise, mais il garda pour lui sa conquête (831). Il prit le titre de comte de Navarre que ses descendants changèrent en celui de roi, et fut ainsi la tige des rois de Navarre. M. en 837. Il descend. d’Hunald d’Aquitaine.
AZON, savant jurisconsulte du xne siècle, mort en 1200 ou 1225, enseigna le droit à Montpellier et à Bologne, peu après lrnérius; composa plusieurs savants ouvrages réunis sous le titre de Summa Azonis, et une Glose sur le Digeste et le Code (Spire, 1482), qui jouit longtemps d’une grande autorité.
AZOTH, ville de la Pentapole de Palestine, aux Philistins, sur la côte de la Méditerranée, au N. d'Ascalon et à 10. de Jérusalem. C’était là qu’on adorait l’idole de Dagon.
AZOV, ville de Russie d’Europe dans le gouvernement de Ekalérinoslav , sur le Don , à 32 kil. de l’embouchure de cette riv. dans la mer d’Azov, et à 1,750 kil. S. E. de Pétersbourg. Mauvaises fortifications; port ensablé. A peine 60 maisons ; 1,200 hab. Fondée au xne s., par les Génois, à l’O. de l’anc. Tanaïs, sous le nom de Tana. Prise par Tamerlan en 1392, par les Turcs en 1471, par les Russes en 1696, rendue aux Turcs en 1711, démantelée à la paix de Belgrade, 1739; cédée à la Russie en 1774.
Azov (mer d’), en latin Palus Mœotis, golfe de la mer Noire, à laquelle elle est unie par le détroit d Iénikaleh, et dont elle forme l’extrémité septentrionale ; elle prend son nom de la ville d’Azov.
AZPEYTIA ou AZCOYTIA, ville d’Espagne, à 13 kil. N. O. de Tolosa. Aux environs, hautes mont, doni une, l'Izaraiz, contient des carrières de jaspe.
AZRKK, riv. d’Egypte. Voy. bahr-el-azrek.
AZTEQUES, peuple indigène de l’ancien Mexique. Voy. MEXIQUE.
AZUELA, riv. de Colombie, naît sous l’équateur, court à l’E., puis au S. E., et tombe dans le Coca : cours, 480 kil.
AZUN (val d’), dans les H. -Pyrénées, débouche à l’O. du val d’Argelès, à 4 kil. S. O. d’ArgelèB. On l’a nommé l’Eden des Pyrénées.
AZYMES (c.-à-d. sans levain ), pains que les Israélites faisaient cuire la veille du jour de Pâques, en mémoire de ce que leurs ancêtres, au moment de quitter l’Égypte, avaient fait un repas avec du pain sans levain. On appelait ce jour la fête des Azymes. Un donne aussi le nom de pains azymes aux pains dont presque tous les Catholiques se servent pour la
consécration du très-saint sacrement de l’Eucharistie.
AZYMGOR, ville de l'Inde anglaise (Calcutta), à 59 k. N. E. de Djouanpour. Occ. par les Angl. en 180 t.
AZZON. Voy. azon et este.