BARB
BARBERINO Dl VAL D'ELSA, bourg do grandduché de Toscane , à 25 kil. de Florence, a donné ion nom à la famille des Barberini qui en est sortie.
BARBEROUSSE , nom sous lequel on désigne vulgairement deux frère» qui régnèrent sur Alger dans le xvi* siècle ; ce nom Tient de la couleur du leur barbe. Ils étaient fils, dit-on, d'un renégat grec. Le 1", Aroudj, ou plutôt Orou.-h Barberousse, après avoir longtemps exercé le métier de corsaire, et s'être fait une grande réputation d'audace et d'habileté, s'empara de la ville d'Alger (1516) . en détrônant le cheikh arabe Sélim ou Salcm-ebn-Temi, choisi par les Maures pour dérendre la ville contre les Espagnols , et qui l'avait appelé à son secours. Il avait déjà fait de grandes conquêtes lorsque Charles-Quint, voyant ses possessions d'Afrique menacées , envoya contre lui une armée considérable : Barberousse fut battu et tué à Tlemcen par les Espagnols, l'an 1518. — Le 2*, Khaïr-Eddyn, dit ilariadan ou Chérédin, fut, avec Dur la, le plut grand marin de ton époque. Il succéda à Bon frère dans le gouvernement d'Alger ; mais craignant pour sa puissance, il se mit aous la protection de Sélim, sultan de Gonstanlinople, et le reconnut pour souverain d'Alger, tout en se réservant le gouvernement de la ville, boliman II le nomma amiral de toutes ses flottes. 11 fortifia Alger, soumit à la Porte Tunis, Biserte, et n« fut arrêté dans ses conquêtes que par les armes de Charles- Quint (1535). Il vint alors par représailles ravager l'Italie, remporta un avantage sur Doriaà A m brade, prit d'assaut Castel-Nuovo( 1539), battit les Chrétiens devant l'tle de Candie , et vint dans Marseille prêter le secours de sa flotte à François I contre Charles- Quint. 11 mourut à Constantinople en 1546, des eicès auxquels il se livrait. On a publié en 1781 une Vie de ce corsaire, où l'on cherche à prouver qu'il était d'origine française , gentilhomme de Saintonge et de la famille d'Authon. 11 a paru à Paris en 1839 une vieille traduction française d'une chronique arabe du xvi* siècle, renfermant une histoire des Barberousse, publiée sur un manuscrit de la Bibliothèque royale, par MM. Sander Rang et Ferdinand Denis.
barhkroiis.sk ( Frédéric ) , gne. Voy. Frédéric 1.
BARBESIEUX. Voy. barbez ielx.
BARBEU DU BOURG (Jacques), médecin et totalité, né à Mayenne en 1709, mort à Paris en 1779, exerça la médecine à Paris et publia plusieurs ouvrages , dont les pins estimés sont : U Botaniste français, 1767, 2 vol. In-12, où il expose une méthode de classification qui lui est particulière , et un traité Des usages des plantes, 2 vol. in-12. Il fut lié avec Bolingbroke et Franklin, et traduisit les Lettres sur t histoire uu premier.
BAR BEYRAC (Jean), moraliste etpubllclste, né en 1674 à Béliers, de parents calvinistes, quitta la France lors de la révocation de l'édit de Nantes , et
ftrofessa successivement les bellos-lcttres à Berlin, e droit et l'histoire à Lausanne, et le droit public à Gron;ngue;il fut nommé membre de l'Académie de Berlin , et mourut vers 1747. H a traduit en français: 1° Le Droit de la nature et des gens, de Puffendorf, 2 vol. in-4, Amsterdam, 1712, 1720, 1734 ; 2° Les Devoirs de Vhomme et du citoyen , du même, 1 vol. in-8 , Amsterdam, 1734; 3e le Traité du droit de la guerre et de la paix de Grotius, Amsterdam, 1724 ; 4° Les Lois de la nature expliquées, de Cumberland , 1744, in-4; 5* Du pouvoir des souverains et De la liberté de conscience, de Noodt, Amsterdam, 1714, 1731; U a accompagné tous ces ouvrages de notes qui sont presque aussi estimées que le texte. 11 est en outre auteur d'un Traité du jeu, 1737; d'un Traité de la morale des Pères , 1728 ( mis à Y Index à Rome ) ; l'une Histoire des anciens trailés, 1739; d'uuy tra-|
duction des Sermons de Tlllotson, 6 vol. ln-8, Amsterdam, 1722, et de quelques autres ouvrages moins Importante.
BARBEZ1EUX, ch.-l. d'arrond. (Charente), à 34 kil. S. 0. d Angoulême; 3,013 hab. Ruines d uo vieux château - fort qui sert auj. de prison. Toiles, tanneries. Commerce de truffes, chapons truffés, etc. Source minérale. C'était jadis une seigneurie de la Saintonge, avec titre de marquisat; elle fut longtemps possédée par la maison de la Rochefoucauld, d'où elle pa*sa dans celle de Louvois , qui donna à un de ses fils le titre de marquis de Barbexieux. — L arrund. de Barbexieux a 6 cant. (Aubeterre, Baie gnes , Broshac , Chalais, Monlmoreau, Barbexieux) , 88 communes et 55.532 hab.
BARBEZIEUX (Louis-François-Marie leteujer , marquis de), flls du marquis de Louvois, né en 16C8. Après la mort de son père, Louis XIV lui confia le ministère de la guerre, quoiqu'il n'eût encore que 23 ans; il se montra d'abord digne de ce choix, mais il négligea bientôt les affaire» pour les plaisirs, et mourut à 33 ans, épuisé par les excès, l'an 1701.
BARBIE DU BOCAGE, savant géographe , né à Paris en 1760, mort en 1825, fut l'élève de d Anville et l'ami de Barthélémy. Il fut d'abord attaché au cabinet des médailles de la Bibliothèque royale (1765), puis nommé géographe du ministère des relation* extérieures (1803), membre de l'Institut (1806), et enûn professeur de géographie à la faculté des lettres de Paris ( 1809). 11 a coopéré à preaque toutes les entreprises géographiques de quelque importance faites de son temps ; il est surtout connu par son bel Atlas du Voyage d'Anacharsis , Paris , 1789 et 1799, et par ses cartes du Voyage pitlore*que en Grèce de Choiseul-Gouffler.
BARBIER (Antoine-Alexandre), savant bibliographe, né àCouiommiers en 1765, mort en 1825, fut bibliothécaire particulier de Napoléon et de Louis XVI II | U est surtout connu par un Dictionnaire des anonymes et des pseudonymes, Paris, 1806-1808, 4 vol. in-8, réimprimé en 1822-27 avec de nombreuses additions. 11 a aussi publié la Nouvelle Bibliothèque de f homme de goût, 1808, 5 vol. in-8, et des Catalogues très estimés.
barbier d' accourt (Jean), avocat au parlement de Paris, né a Langres en 1641, mort en 1694, est surtout connu comme critique. Il a composé , entre autres écrits, les Sentiments de CléanUte , 2 vol. in-12. Paris, 1671, où il réfute avec beaucoup d'esprit les Entretiens d'Ariste du P. Bouhours : il n'épargna pas même Racine dans ses critiques. U fut reçu en 1683 à l'Académie Française. Barbier d' Ancourt était ardent janséniste, et il écrivit plusieurs pamphlets en prose et en vert contre les Jésuites.
BARBO, famille puissante de Venise qui a fourni à la république vénitienne et à 1 église plusieurs hommes distingués, entre autres Pierre Barbo, qui devint pape sous le nom de Paul 11.
BARBORA, ville de l'Afrique orient., sur la côte d'Adel, au fond d'une baie de la mer d'Oman , par 10° lat. N., 42° long. E.
BARBOSA. Ce nom a été porté par plusieurs savants portugais qui sesont distingués dans la juri?prudence ou dans les lettres. Le plus connu est Diégo Barbosa Machado. abbé de Sever, né à Lisbonne en 1682, mort en 1770, auquel on doit une Bibliothè-
Îtte portugaise ,' avec des notices sur les auteurs , ishonne, 1741-59, 4 vol. in-fol.
BARBOU, célèbre famille de libraires et imprimeurs, originaire de Lyon. Joseph Gérard Barbon, le plus connu , libraire et imprimeur à Pari» depuis t?46, publia, de 1755 à 1775, un grand nombre de classiques latins, qui forment U jolie collection dite Barbou , et à laquelle coopérèrent Lallemand, Brottier, Capperonnier, Beausee, etc. Cette collection avait été commencée dès 1743, d'après les conseils
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de Lenglet-Dufresnoy, par le libraire Coustelier. La eoUcclion complète se compose de 76 vol. in-12.
BARBOUDE (la), une det AnUIlcs anglaises, par 64» IO*long.0..l7«40' lat.N.;30 kil. sur 16; 1,500 hab. Très basse et sans ports ; cotes très dangereuses : coton, indigo, tabac, gingembre, canne à sucre. Elle appartient aux Anglais depuis 1728.
BARBY, Tille des États prussiens (Saxe), à 25 kil. S. E. de Magdebourg, sur l'Elbe, près de l'embouchure de la Saale ; 2,820 hab.
BARCA ou BARQUAH, Cyrinalque ou Libye Pentapole des anciens, vaste contrée des Etats barbaresques, le long de la Méditerranée et dans l'état de Tripoli. Elle s'étend du golfe de la Sidre à 10. jusqu'à l'Egypte a l'E. : au S. elle est bornée par les monts Gerbodah: 800 kil. de l'E. à 10., 400 du N. au S. Capit., Benghazy. Autres villes : Barca iPtotemaïs) , Grennah [Cyrtne) , Lebdah (Leptit Magna), Deme, Massakhil, etc. Les côtes et la partie occidentale sont assez fertiles : on y cultive du millet et du mais. L'intérieur est un vaste désert , habité par des Bédouins nomades et qui n'a point de villes. Le désert de Barca se confond vers le S. avec le
on y comprend leeomlé
grand désert de Sahara. On trouve cependant dans la partie mérid. les oasis d'Audgélah et de Syouah, dont fea habitants ont des demeures fixes et font quelque commerce avec le Feztan et le Mourxouk. Le bey
de Barca réside à Benghazy et dépend du bey de Tripoli.
BARCA, ramille de Carthage. Voy. barcine.
BARCELONA, ville de l'état de Vénéxuéla , à 70 kil. S. 0. de Cumana, sur le Neveri ; 5,000 hab. Jadis ch.-l. de la prov. de Barcclona, une des trois 'divisions du dép. de Malurin dans l'ancienne Colombie : 45,000 hab.
BARCELONE, Barcino, ville d'Espagne, capit. de la capitainerie-générale de Catalogne et de l'intendance de Barcelone, sur la mer, à 500 kil. N. E.de Madrid, par 0* 12' long. 0., 41» 23" lat. N.; 160,000 hab. (y compris ceux de Barcelone! t«\ son faubourg principal). Citadelle à l'E., fort Juich au S. Port grand, mais barré. Évêché; université; nombreuses écoles; ' académies, musées et biblioth. Monuments remarquables : palais de VAudïencia , bourse , hôtel-deville, hôtel de la douane, cathédrale, théâtre. Antiquités nombreuses Industrie active ; gr. commerce. —Fondée vers '230 av. J.-C. par Amilrar Iiurra, Barcelone npi^arlint successivement aux Carthaginois, aux Romains, auxl.ollut, aux Français sous Chariemagne ;puis fut le ch.-l. d'un comté tassai de la France jusqu'en 12.S8. Pris» par les Arabe* en 986, [«ar Ice Franc en 1697,171 i,i8"8.Ue»oléc par la fièvre jaune en 1821. Insurgée eu 1812, 181.1 et 1856.
Barcelone (comté de). 11 fut créé par Charlemagne après la conquête de l'Espagne sept., et fut | joint an roy. d'Aquitaine. En 843, le traité de Verdun le laissa à la France. En 888, il devint hé- ! réditaire en faveur du comte Geoffroi-lc-Velu. Les descendants de GeolTroi conquirent le reste de la Catalogne, acquirent la Provence, et enfin montèrent sur le trône d'Aragon en 1137, en la personne de Raymond-Bérenger, mais tout en continuant à relever, pour le comté de Barcelone, de la couronne de France. Alphonse II, fils de Baymond, se rendit, en 1182, indépendant de la France; mais cette usurpation ne fut sanctionnée qu'en 1258, par la paix de Coibeil. L'histoire du comte de Barcelone se confond désormais avec celle de l' Aragon. La dynastie de Barcelone régna sur l Aragon jusqu'en 1412. (Voy. aragon.) — L'étendue du comté de Barcelone varia beaucoup : il allait d'abord des Pyrénées à l'Ebre et de la Noguera à la mer; il se grossit sensiblement par la réunion de divers flefs et par quelques conquêtes sur les Arabes. On donne le nom de comté de Barcelone, tantôt au comté seul, tantôt à toute» les i»>M(»sioos de la maison de Barcelone au S. dea
Pyrénées ;i de Roussill
Barcelone (intendance de). Voy. catalogue.
Barcelone, village de France (Gers), sur l Adour. à 50 kil, N. 0. de Mirande; 840 hab.
BARCELONETTE, ch.-l. d'arr. (B.-Alpes), à 53 kil. N. E. de Diane; 2,154 hab. Collège. Cadis; commerce de blé et de moutons. Fondée vers 1225. par Raymond-Bérenger, comte de Provence, qui lui donna ce nom parce qu'il était lui-même issu des comtes de Barcelone. Elle fut plusieurs fois prise et reprise par les Français et les ducs de Savoie , et resta définitivement à la France en 1713. Patrie de l'orateur J.-A. Manuel. — L'arr. a 4 cant. (Aliox, le l<auiet, St. Paul, Barcelonetle), 20 comm. et 18,709 hab.— Un faubourg de Barcelone porte le nom de Barcclonette.
BARCELOR, ville de l'Inde anglaise (Madras), à 44 kil. S. 0. de Bcdnor, par 72» long. E., 13» lat. N. Riz, poivre, dattes, chevaux. Barcelor avait précédemment appartenu aux Portugais et aux Hollandais.
BARCELOS , ville du Portugal (Entre-Douro-e- MinhoJ.surleCavado, à 13 kil. 0. de Braga; 3,900 hab.
BARCHOCHEBAS , rameux imposteur juif qui parut sous le règne d'Adrien. De concert avec le rabbin Akiba, il se fit passer pour le Messie et excita parmi les Juifs une révolte contre les Romains. 11 fut vaincu et tué après une longue résistance, avec un nombre Immense de Juifs, l'an 135. Depuis cette époque, les Juifs furent à jamais chassés de Jérusalem.
BARCILONNETTE, ch.-l. de cant. (IL-Alpei), i 27 kil. S. 0. de Gap ; 500 hab.
BARCINE, nom d'une famille puissante de Carthage dont le chef était Amilcar Barra. Elle formait une faction opposée à celle de la famille Hannon, et ennemie jurée du nom romain. Asdrubal et le fameux Annibal appartenaient à cette famille.
BARCINO, ville d'Hispanie, auj. Barcelone.
BARCLAY(Alex.),traducteuranglaisduxvi'siècle, né vers 1470, mort en 1552 i Croydon, fut d'abord bénédictin, puis franciscain, et voyagea beaucoup. Il contribua par ses écrits à former la langue anglaise. Il traduisit du latin la Nef des fout {Navis tluttifera) de Brandi, ainsi que les Eglogues d /En cas Sylvius, et du français le Chdleau du Travail.
barclay (Jean), écrivain anglais du xvii* siècle, naquit en 1582 à Pont-a-Mousson en Lorraine, où >-oii père, G. B.,savaul juriscons. écossais, s\ Lut relu e pour se soustraire aux persécutions dont les Catholiques étaient alors l'objet dans sa patrie. Après la mort de son père (1605), il passa en Angleterre; il fut fort bien accueilli de Jacques I, qui lui donna une place lurrative. Il y publia un ouvr. de Bon père De fxitestatc pajxr, et eut à celle occasion une vive controverse avec Bellarmin, puis avec le jésuite Jean Eudxmon, qui l'accusait d 'hérésie. A la suite de ces querelles, il se relira à Rome. où il pnbl. de nouv. écrits (lan le but d'établir son orthodoxie. Il y m. en 1621. J. Barclay est surtout connu par une allégorie satirique écrite en latin avec beaucoup d élégance et d'originalité, YArgims. roman mêlé de prose et de vers, où il trace le Lableau des vices et des révolutions des cours, et qui faisait les délices de Richelieu. L'Argàiis parut d'abord à Paris en 1621 ; elle a été depuis fréquemment réimprimée, notamment i Leyde, Elzevir, 1630 et 1664, avec une clef des personnages. Elle a été traduite en français par de Longue, Paris, 1728, et par l'abbé Josse, Chartres, 1732, et dans presque toutes les langues de l'Europe. On a encore de Barclay : 1° Euphormio, autre satire allégorique, dirigée surtout contre les Jésuites, et qu'il écrivit fort jeune , Lond. 1C03 , et Leyde , 1637, avec clef, traduite en français par Drouet de Maupertuis, Anvers, 1711; 2» Icon animorum ou Portrait des âmes, Londres, 1614, traduit en français, Paris, 1625; *• Histoire de la consptrauon des
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