COMM
d u, l'an lac de Corne, et l'antre lac de Lecco. B^rd» charmants ; eaux très poissonneuses, et couvertes d oiseaux aquatiques, c>gnes, pélicans, etc. ' COML. Voy. OOSMC.
COMENTl'S (Jean amos), grammairien, né en 1592
Couina en Moravie, d où il prit son nom, de la Meta des Frtrcj Marwet, l'occupa toute ia vie de perfectionner les méthodes d'instruction. Persécuté ;»mr ta religion et chassé de sa patrie par les puerroi qui la désolaient, il fut sans ce**.e obligé de changer de lieu. Il dirigea avec le plus grand suons de» écoles en Moravie, en Bohême, en Pologne, »ii Transvlvanie, et se fit bientôt une telle répulal on que d'un bout de l'Europe à l'autre, en Anglelent, en Suède, en Hollande, on l'appelait pour i former les éludes. Il finit par se fixer à Amsterdam, et y mourut en 1671. Pendant ses dernières innées, il tomba dans l'illuminisme. Coménius est ^ irtout connu par le petit ouvrage intitulé : Janua limjuarum reserata ou la Porte des langue* ( Lcsra, 1^31): il y a rassemblé en 1,000 phrases tous les n-ots usuels, de manière à donner à la fois, en un ti mp* li es court, la connaissance des mots et des choses. Cet ouvrage eut un succès prodigieux.: il a i >• suit vent réimpi imé et est traduit dans presque toutes les langue*. Coménius a complété cet ouvrage m donnant tfrbis sensualium pictus, Nuremberg, itiis, .««rte d encyclopédie où les mots sont accompagnée d im.ij.M-s qui les expliquent ; Grammatica januali.t; h xicon januale , où tous les radicaux sont réuni' et forment des phrases suivies. 11 a en outre écrit ?ur l'histoire, la religion, la philosophie, Quelques-uns de ses ouvrages sont en bohémien. Un a réuni ses traité* le* plu* importante pour l'éducation, ■Otia le titre d Opéra didactica, Amsterdam, II. 57.
COMKSIOR (Pierre), en français/* Mangeur, ?-\m>i appelé pan e qu i) avait lu et, pour ainsi dire, dévoré un grand nombre de livres, naquit à Troves au Ml* eièrle, fut doyen de Té^lise de cette ville, dirigea l'école de théologie de Paris pendant cinq «ns, puis se retira à I abbaye de Saiut-Yictor. où il mourut en 1178 ou 1185. On a de lui : Iltuoria trhola.utca, L'treeht, 1473. 2 vol. in-fol., et Paris, M!>5. C'esl un abrégé des Écritures sainte*, avec des gloses tirée* des auteurs ecclésiastiques et profanes.
COMICKS, assemblée du peuple romain pour l éleclion des magistrats. Ou assemblait les comices, tantôt par curies, tantôt par centuries, tantôt par tribus. Dans les premières, on votait par tètes ; dzns les Jeux autres. I on prenait les suffrages à la pluralité des centuries ou de* tribus. Les comice* jar curies ne s'assemblaient guère que pour l'élection du grand curion et des (lamines; les tribus rendaient les plébiscite* et nommaienl les magistrats secondaires; les consuls, censeur», préteurs, un tiers des tribuns
n,i!•AM,v^L•'':t•"",l ,,0'»«"''« w les centuries. M»»1I>KS. Voy. commises.
COMITAT, du latin comitatut, est le nom donné i indivisions civiU* et administratives de la Hongrie par la cour de Vienne. Les Hongrois les appellent larmegye ^de var, château, et megye, territoire). Ln ™™lUl Mt régi par un gespan et un vice-ge.\pan : de là le nom allemand des eomitata : gespann.u haflen. Le titre de ge*pan est héréditaire dans certains comitais : dans d'autres il est conféré par le roi.
COMITE DK SALUT PUBLIC. Ce comité, le pl célèbre de tous ceux que I on vit s'élever pend règne de la Terreur, fut créé le 6 avril 1793 par un décret de la Convention nationale que proposa le parti montagnard, et eut pendant plus d uneannee toute l'autorité en France. Il avait sous ses ordres le tributml révolutionnaire, chargé d'exécuter juridi- ES*"1 '** v»«"«'ine* suspectes au parti jacobin ; les 'i révolutionna <r, , établis dans toutes les corn-
us anl le
munes de la r rance pour recevoir les dénonciations, ment des prod •t le Comue de sûreté générale, chargé de la police. J la régularité, i
11 se composa d'abord de neuf membres , choisis
dans le sein de la Convention, et dont les principaux furent Danton, Barrère et Cambon. Le 10 juin 1193 on leur adjoignit trois autres membres, Sl-Just, Jean-Bon-Saint-André et Couthnn. Robespierre et Carnot, Collot-d Herl*>is et Blllaud- Varennes y entrèrent après eux. Ce comité couvrit le France d echafauds ; après s'être défait des ennemis du gouvernement révolutionnaire, il «'attaqua à ses propres membres, et l'on vit sucresilvement tomber les UHes d'Hébert, de Chaumetlc, de Danton, de Camille Desmoulins, etc. Knfln la scission qui s"o]x'ra entre Robespierre. Saint-Just. Couthon, et les autres membres, l'arrestation et le suppliée, des trois premiers le 27 juillet 1794 (9 thermidor an itl mirent un terme a la formidable influence du comité. Il ne fut pas attoli. mais dé.-organisé peu à peu par la Convention. Ainsi privé de ses membres les plus redoutables, il perdit tout son pouvoir; il di «parut tout à fait lors de l'établissement du Directoire (1795).
COMMA.NDKRJK. Dans l'ordre de Malte, on appelle ainsi certains domaines bénéficiaires, qui n'étaient qu'une subdivision d'un grand-prieuré. Ils ne portent ce nom que depuis la réforme de l'ordre en 12(»7 : auparavant on les nommait pnérepiorerfet. Il y avait aussi des commanderics dans les ordre* de Sl-I^zare. de Calalrava. d'Alcantara, de St-BernarJ et de St-Antuine. Voy. commandeur.
COMMANDEUR, chevalier de l'ordre de Malte pourvu d'une commander ie. On prenait souvent cette qualité sans titre légal. Les cadets de haute noblesse , les ecclésiastiques agrégés à l'ordre de Malle, les supérieurs des Mathurins et les religieux de la Mercv prenaient le titre de commandeur*. — i Crund-comtnandtur, première dignité de l'ordrt de Malle après celle de grand - ma'urt. II éLut président du commun trésor et de la chambre des complet. H résidait au couvent et ne pouvait en sortir tant qu'il exerçait sa charge. Il était pilier (chef) de la langue de Provence et pouvait posséder le grand-prieuré de Hongrie. — Le titre de commandeur désigne aussi, dans plusieurs ordres civils ou militaires, un grade plus ou moins élevé, mais purement honorifique. Dans l'ordre de la Légiond Honneur, ce grade est le troisième cl vient lmmédiaiement au-dessus de celui d'officier.
COMMELI1N (Jérôme), imprimeur, né à Douay, mort en 1597, « établit A Heidelheig, où il publia un grand nombre d éditions grecques et latines. Les plus estimées sont celles d Eunupe, d Uehodare et (l'Aptitloilore (avec notes de lui), 159.;, iu-8.
uimmklim Isaac), né à Amsterdam en 1598, mort en 1676. a écrit : Commencement et progrès de la Compagnie des Indes orientales, Amsterdam, 2 vol. ln-4. 1646 ; Vie du stathouder Frédéric-Henri, 1 vol. in-fol.. 1051 ; Vu» de Guillaume I et de Maurice, 1051, etc.
COHMXUM (Jean), botaniste, probablement de la même famille que le précédent, né à Amsterdam en 1629, mort en 1692, dirigea le jardin botanique de cette ville. On a de lui : Les Hespérides des Pays- Bas, 1690, In-fol.; Catalogus plantarum indigenarum Uollandiœ, 1083, in-l2; Uoni medici Amstelodamensis plantarum descriptio et icônes, 1698, in-8.
commklin (Gaspard), neveu du précédent, né en 1667, mort en 1751. docteur en médecine, membre de l'Académie des Curieux, et directeur du jardin botanique d'Amsterdam, a écrit : Uorti medsei Amstelodamensis planlœ rariores exoticee, Leyde, 1706, in-fol., et Flora Malaoarica, Levde, 16%, in-fol.
COMMEM)ATAIRK (abbé), abbé possédant un bénéfice en commende. Ces sortes d abbé» étaient uelquefois des séculiers, qui jouissaient seulement des produits du bénéfice, et qui, dispensée de
nt le pouvoir eorituel à